Catégorie : Social

  • SANTE PUBLIQUE – L’ONG Médecins de l’océan Indien prépare sa 70ème mission à Madagascar

    SANTE PUBLIQUE – L’ONG Médecins de l’océan Indien prépare sa 70ème mission à Madagascar

    Antananarivo, 3 Novembre, 12h30 – Le compte à rebours est lancé pour l’ONG Médecins de l’océan Indien. A moins de dix jours de sa 70ème mission sur la Grande île, l’organisation présente ses partenaires et ses actions très prochaines à Tolagnaro. Du 11 au 22 novembre, une cinquantaine de missionnaires, médecins, infirmiers, logisticiens et autres seront déployés à Tolagnaro pour soigner et prendre en charge plus de 10 000 patients de la capitale de l’Anosy et des communes environnantes.

    Comme à chaque mission, les missionnaires seront répartis en deux équipes: une équipe hospitalière qui sera exclusivement affectée au centre hospitalier de Tolagnaro et une délégation itinérante qui fera le tour de quatre centres de santé de base implantés dans le district de Tolagnaro. Outre les quatre chirurgiens qui prendront en charge des opérations chirurgicales lourdes, la délégation hospitalière compte une diversité de spécialistes, tels que des cardiologues, des ophtalmologues, des gastroentérologues, des opticiens, des ORL, des échographes et des radiologues.

    L’équipe ambulatoire, elle, sera composée de quatre médecins généralistes, d’une pédiatre, de chirurgiens dentistes, de prothésistes, ainsi que d’une antenne de chirurgie ambulatoire. Cette équipe interviendra auprès des centres de santé de base de Bazaribe de Tolagnaro, de Nahampona, d’Ankaramena et de Manambaro, des localités qui ont été choisies en concertation avec les autorités sanitaires locales, comme le précisent les responsables de l’ONG.

    Pour cette mission de Tolagnaro, la compagnie minière Rio Tinto QMM s’est fortement impliquée dans l’appui à l’ONG MOI. Mais d’autres partenaires, comme la famille Meralli-Ballou du groupe Madecasse, la société de courtage Ascoma, et les partenaires traditionnels de MOI dont le Département de La Réunion, le groupe Inviso, et les donateurs habituels s’associent également à l’organisation. “Sans financement il n’y a pas de mission”, rappelle d’ailleurs Danil Ismaël, qui succède au Dr Firoze Koytcha à la présidence de MOI.

    Mais le président de MOI a également tenu à souligner devant la presse, samedi, l’implication étroite des autorités locales, élues et désignées, dans l’organisation de la mission. “La gouverneure de la région d’Anosy, les députés élus dans le district de Tolagnaro et le maire de Tolagnaro qui nous ont beaucoup facilité et aidé dans la mise en place de cette mission”, souligne-t-il. Sans oublier le ministère de la Santé publique qui a été représenté samedi par le Dr Rivomalala Rakotonavalona, directeur général de la médecine préventive, ou encore le ministère de la Population et de la solidarité dont c’est la ministre en personne qui est venue à la conférence de presse de présentation.

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  • SOINS DE PROXIMITE – La dernière caravane médicale de 2024 prend la direction de la RN7

    SOINS DE PROXIMITE – La dernière caravane médicale de 2024 prend la direction de la RN7

    Antananarivo, 3 Novembre, 14h35 – Une énième caravane médicale sur la route. Samedi, la « Caravane médicale Faradoboka 2024 » a pris le départ au niveau du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona Anosy. Cette caravane du ministère de la Santé publique et ses partenaires va prendre la direction de trois régions à savoir Vakinankaratra, Matsiatra Ambony et Atsimo Andrefana.

    Comme lors des précédentes éditions, elle va offrir des soins de proximité gratuits pour les populations des villes qui seront sillonnées. Les véhicules équipés vont proposer des consultations mais également des dépistages en tout genre et même de la chirurgie. Il y aura également une prise en charge des cas de malnutrition. Pour cette édition, ce sont les districts d’Antsirabe, Ambalavao, Sakaraha, Toliara et la ville d’Antanimeva qui seront les bénéficiaires.

    La caravane ambitionne aussi de faire connaître aux populations leurs droits en matière de santé et sensibiliser les ménages à la lutte contre les violences en tout genre. A noter que la police nationale via la brigade féminine de proximité va faire des sensibilisations et des prises en charge des violences basés sur le genre.

    Photo : Ministère de la Santé publique

  • PARTENARIAT – Des cadeaux d’Inviso Group et de l’ONG Inviso pour le 35ème anniversaire d’Akamasoa

    PARTENARIAT – Des cadeaux d’Inviso Group et de l’ONG Inviso pour le 35ème anniversaire d’Akamasoa

    Antananarivo, 2 Novembre, 9h05 – Des vêtements. Des citernes. Des savons Baobab. De la farine précuite “Koba Fenosoa”. Des sandales. Des semences. Un motoculteur avec grue. Inviso Group et l’ONG Inviso ont remis de nombreux cadeaux aux habitants d’Akamasoa vendredi à l’occasion du 35ème anniversaire de l’association créée par le père Pedro. Une façon pour les deux entités de s’associer à la célébration et d’exprimer leur reconnaissance “pour le parcours remarquable et exceptionnel” de l’association qui a “transformé des milliers de vies”. “Nos dons sont un témoignage de notre gratitude et de notre volonté de poursuivre, ensemble, ce combat pour un avenir meilleur », déclare Shaima Ismael-Mohaboubaly, présidente de l’ONG Inviso.

    Plus qu’une simple donation, les cadeaux offerts par Inviso Group et l’ONG Inviso s’inscrivent dans une démarche destinée à préserver la dignité des bénéficiaires. Ainsi, les vêtements visent à préserver la dignité des plus vulnérables. Les citernes devraient contribuer à faciliter l’accès des habitants à l’eau potable. Les paires de sandale “kiranyl” leur serviront quand ils effectueront leurs activités à l’extérieur ou par temps humide. Les savons ménagers Baobab les aideront à préserver leur hygiène et à prendre soin de leur santé. La farine améliorée koba Fenosoa participera à équilibrer leur alimentation. Les semences leur permettront d’avoir plus de produits à cultiver dans le potager de l’association sis à Ankazobe. Le motoculteur avec grue devrait enfin faciliter leurs travaux agricoles.

    A ces dons matériels devrait s’ajouter l’envoi de techniciens dans deux centres d’Akamasoa, dont le centre d’expérimentation agricole d’Ankazobe qui s’étend sur 100ha. pour partager des savoir-faire en matière d’agriculture et d’élevage. Inviso Group se propose même d’acheter les produits auprès de l’association pour que ses membres puissent accéder au marché et avoir des revenus réguliers. “Nous comptons soutenir ces agriculteurs et achèterons ensuite leurs produits pour la transformation, » explique Danil Ismaël, président directeur général d’Inviso Group. Il évoque un “circuit économique vertueux, où les fruits du travail des agriculteurs sont valorisés sur le marché, leur garantissant ainsi une source de revenus stable”. Car selon le Père Pedro, l’objectif d’Akamasoa est de “permettre aux habitants de cultiver leur propre terre pour qu’ils puissent y rester et subvenir à leurs besoins”,

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  • ENERGIE – Enième panne d’électricité à la sous-station Tana-Sud

    ENERGIE – Enième panne d’électricité à la sous-station Tana-Sud

    Antananarivo, 2 Novembre, 7h15 – La coupure d’électricité sera longue dans de nombreux quartiers du Centre, du Sud et du Sud-Ouest d’Antananarivo ce samedi. La Jirama annonce ce samedi l’explosion d’un transformateur 25MVA de la sous-station Tana-Sud Anosizato. L’incident a entraîné “une interruption de l’approvisionnement en électricité” dans un certain nombre de localités de la Capitale et ses environs.

    A en croire la Jirama, l’explosion du transformateur s’est produite vers 22h30 dans la nuit de vendredi à samedi. La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité est sur place pour réparer les dégâts, mais en attendant la fin de l’intervention, “des coupures alternées sont prévues certains quartiers alimentés par ce transformateur”, prévient la Jirama.

    Têtes de câbles grillées, disjoncteur défaillant, transformateur foudroyé, surcharge. Les pannes subies par la sous-station Tana Sud Anosizato sont fréquentes ces dernières années, entraînant une irrégularité de l’approvisionnement en électricité dans les quartiers qu’elle alimente. Pour l’explosion du transformateur survenue samedi, la Jirama indique vouloir boucler les travaux de réparation en moins de 24 heures.

     

    Photo : Jirama

  • EGLISE CATHOLIQUE – Mgr Marcellin Randriamamonjy nommé évêque à Farafangana

    EGLISE CATHOLIQUE – Mgr Marcellin Randriamamonjy nommé évêque à Farafangana

    Antananarivo, 31 Octobre, 14h55 – Un nouvel évêque pour Farafangana. Le Pape François accède à la démission de Mgr Gaetano Di Pierro. Celui-ci, âgé de 76 ans, a renoncé à sa charge pastorale comme tout évêque catholique atteignant l’âge canonique de 75 ans. Pour le remplacer, le Souverain Pontife a nommé Mgr Marcellin Randriamamonjy, l’actuel évêque de Fenoarivo Atsinanana.

    Le nouveau pasteur de Farafangana a été ordonné prêtre le 30 août 1992 pour le compte du diocèse d’Ambositra. Après son ordination, il a exercé le ministère pastoral dans deux districts de Fianarantsoa. Ensuite, il poursuit des études en théologie à l’Institut catholique de Madagascar de 1996 à 1998 avec un diplôme de licence. Puis s’est envolé à Lyon en France de 1998 à 2001, pour approfondir ses connaissances dans ce domaine où il décroche le diplôme de licence en théologie.

    De retour au pays en 2001, le désormais ancien évêque de Fenoarivo Atsinanana a été envoyé au Grand Séminaire de Vohitsoa à Fianarantsoa où il a occupé divers postes. Il était éducateur, puis préfet des études pour devenir ensuite le recteur de 2003 à 2008. “ En juillet 2008, il quitte la charge de Recteur et entame une année sabbatique de remise à niveau”, comme l’indique son curriculum vitae partagé par le service presse de Vatican. Le 10 février 2009, le Pape Benoît XVI l’a nommé évêque de Fenoarivo Atsinanana.

    Mgr Marcellin Randriamamonjy est le sixième évêque de ce diocèse situé dans le Sud-Est de Madagascar. Avant lui, il y avait le lazariste Camille Antoine Chilouet, premier évêque de Farafangana, de 1957 à novembre 1970. Après son décès, c’est le jésuite Victor Razafimahatratra qui a été nommé à ce poste en janvier 1971. Il n’est resté que cinq ans à Farafangana. Il a été transféré à Antananarivo en avril 1976 par le Pape Paul VI qui l’a élevé quelques mois plus tard au cardinalat.

    Après le départ de Victor Razafimahatratra, c’est un autre jésuite qui le remplace à Farafangana. Il s’agit de Charles Rémy Rakotonirina. Celui-ci est resté pendant près de 30 ans à la tête de ce diocèse, de octobre 1976 jusqu’à sa mort en août 2005. Le poste n’a été laissé vacant que quelques mois car le Pape Benoît XVI a nommé Mgr Benjamin Marc Ramaroson comme nouvel évêque de ce diocèse en novembre 2005 jusqu’à son transfert à Antsiranana en novembre 2013. Après plusieurs années de vacances du siège espicopal, le Pape François a nommé Gaetano Di Pierro à la tête du diocèse en mars 2018, juste à la veille de la béatification de Lucien Botovasoa.

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  • ANDRY RAJOELINA : “Nous allons réduire le budget pour les écoles afin d’acheter des carburants pour les groupes et réduire le délestage”

    ANDRY RAJOELINA : “Nous allons réduire le budget pour les écoles afin d’acheter des carburants pour les groupes et réduire le délestage”

    “Nous brûlons de l’argent” et “cela fait mal”. L’Etat ne semble avoir d’autres solutions d’urgence et à très court terme pour réduire le délestage que de faire fonctionner les centrales thermiques. Pour la énième année, il décide de creuser au fond de ses poches pour subventionner la Jirama de façon à ce que celle-ci puisse acheter les carburants. Pour le président de la République, cet argent sera, entre autres, retiré du budget destiné aux écoles. Et “cela fait mal”, regrette-t-il. La seule autre solution trouvée est de provoquer des pluies de façon artificielle toutes les fois que la météo le permet. Extrait des déclarations présidentielles faites à Ambohimanambola ce mercredi 30 octobre.

    L’Etat propose deux solutions d’urgence contre le délestage : les pluies provoquées toutes les fois que la météo le permet, et les centrales thermiques qui fonctionnent au fuel lourd et au gasoil. Cela nécessite beaucoup d’argent, mais l’Etat est prêt à sacrifier certains secteurs. Au grand regret du président de la République, Andry Rajoelina.

    “Sur le court terme, pour supprimer le délestage, et je m’adresse au directeur général et au ministre, si nous utilisons les TAC (turbines à combustion), nous dépensons 300 millions d’ariary par jour. Alors que la nature nous a gâtés. Souvent, la météo nous permet de provoquer des pluies de façon artificielle. Provoquer des pluies de façon artificielle coûte 40 millions d’ariary. Donc, que faire: dépenser 40 millions pour provoquer des pluies de façon artificielle ou dépenser 300 millions d’ariary pour du gasoil. Donc, ce que l’on va faire, monsieur le ministre, monsieur le directeur général, toutes les fois que nous pouvons provoquer des pluies de façon artificielle, nous devons le faire. Je viens de demander à la météo. Et si je ne me trompe pas, monsieur le ministre, le 31, aujourd’hui ou demain, en tout cas, ce week-end, la météo est favorable pour provoquer des pluies de façon artificielle. Donc, nous allons le faire. Pour réduire le délestage, nous allons utiliser tous les groupes. Tous les opérateurs sont là: nous devons utiliser au maximum le fuel lourd pour faire tourner [les centrales thermiques] et arrêter le délestage. Donc, nous allons, une fois de plus, réduire le budget pour les écoles, pour confectionner les tabliers, parce que nous allons acheter des carburants. Cela fait mal. Parce que nous brûlons de l’argent. Nous brûlons de l’argent. C’est pourquoi nous devons voir tous ces projets. On va les utiliser, nous avons un certain nombre de groupes qui fonctionnent, nous allons les visiter tout à l’heure. Mais nous allons aussi utiliser les groupes qui fonctionnent au gasoil pour en finir avec le délestage. L’Etat va vous aider, vous à la Jirama, ce n’est pas grave. Nous allons voir ce qui peut être mis de côté dans les dépenses publiques pour qu’il n’y ait pas de délestage à Antananarivo.

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  • ENERGIE – Andry Rajoelina annonce une visite à la centrale d’Ambohimanambola pour trouver des solutions au délestage

    ENERGIE – Andry Rajoelina annonce une visite à la centrale d’Ambohimanambola pour trouver des solutions au délestage

    Antananarivo, 30 Octobre, 8h10 – “Je ne partirai de là que si les responsables proposent des solutions”. Le président de la République annonce une visite à la centrale de production d’électricité d’Ambohimanambola ce mercredi. Dans une publication postée en story sur sa page Facebook, il indique vouloir “effectuer une descente auprès de la Jirama face au problème de délestage qui fait beaucoup souffrir la population” ce mercredi, et cela, bien qu’il vient de terminer une longue journée de Conseil des ministres mardi. “Je vais voir de près le réel problème et je n’en partirai que si les responsables proposent des solutions”, écrit-il.

    Le délestage s’est intensifié ces derniers jours dans la capitale et ses environs, amenant les habitants de nombreux quartiers à descendre dans la rue pour manifester leur mécontentement. Les forces de l’ordre, de leur côté, ont indiqué être obligées d’intervenir car “ces manifestations terrorisent les habitants qui ne font pas de revendication”. La gendarmerie estime que “beaucoup, déjà épuisés par leur gagne-pain quotidien, souhaitent vivre en paix”.

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  • ANTANANARIVO – Près de 10.000 contribuables se sont acquittés de leur impôt foncier en trois semaines

    ANTANANARIVO – Près de 10.000 contribuables se sont acquittés de leur impôt foncier en trois semaines

    Antananarivo, 29 Octobre, 17h10 – Encore loin des objectifs affichés. Trois semaines après le début de la campagne de masse de paiement de l’impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB) initiée par la commune urbaine d’Antananarivo environ 10 000 contribuables se sont déjà acquittés de leur obligation. “Ce n’est pas encore notre objectif car il y a près de 200 000 contribuables qui sont concernés par cette opération”, selon Hanitriniaina Rakotoarisoa, coordinatrice de la campagne ce mardi.

    Sur les neufs sites où la commune a installé ses guichets uniques dans le cadre de cette campagne, deux sites connaissent une affluence assez significative. Environ 100 contribuables par jour sont notamment recensés au niveau des sites de Nanisana et d’Isotry. Au niveau des autres sites, le chiffre peine à atteindre les 50 contribuables par jour.

    “Nous avons cette habitude d’attendre toujours vers la fin, par exemple depuis hier on a vu une importante hausse du nombre des personnes venues s’acquitter de leurs impôts, lundi ils étaient 300 à Nanisana” ajoute la coordinatrice. “Nous invitons ainsi la population à venir dès maintenant afin de pouvoir être reçue en toute sérénité”, enjoint-elle.

    La campagne de masse initiée par la CUA a débuté le 7 octobre et se conclura le 7 novembre prochain. Afin d’inciter la population à s’acquitter de leurs obligations, la commune et l’Etat ont décidé d’appliquer un dégrèvement d’office afin d’alléger le montant à payer par le contribuable dans le cadre de cette campagne. La commune rappelle que le paiement des impôts n’est pas seulement un devoir pour la communauté mais une obligation fixé par la loi et des mesures peuvent être prises contre les contrevenants.

  • LUTTE CONTRE LE PALUDISME – La campagne de pulvérisation d’insecticide intra-domiciliaire lancée

    LUTTE CONTRE LE PALUDISME – La campagne de pulvérisation d’insecticide intra-domiciliaire lancée

    Antananarivo, 29 Octobre, 7h30 – Outre la distribution de moustiquaires qui a débuté samedi dernier, une campagne de pulvérisation d’insecticide a aussi été lancée pour lutter contre le paludisme à Madagascar. Cette campagne annuelle a été lancée lundi dans quatre districts à haut risque, en l’occurrence Ivohibe, Isandra, Ankazoabo et Ikalamavony. En tout, ce seront 109 292 foyers qui vont bénéficier de cette campagne qui devrait protéger environ 560.000 personnes.

    La campagne sera menée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et va s’étendre du 28 octobre au 22 novembre. Les insecticides, approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vont être appliqués sur les murs et les plafonds des ménages cibles. La campagne bénéficiera également d’un suivi permanent afin de s’assurer que l’insecticide reste efficace au fil du temps, conformément aux réglementations environnementales.

    L’année dernière, la campagne de pulvérisation intra-domiciliaire menée à Ankazoabo a permis de couvrir 94% des maisons d’habitation du district. D’après les statistiques partagées par les autorités, cela a permis de protéger plus de 85 000 personnes et a entraîné une réduction de plus de 50% des cas de paludisme dans la région.

    Cette campagne vient en complément de la campagne de distribution de moustiquaire qui est revenue cette année après trois ans. En tout, ce seront 14,9 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée qui seront distribués cette année dans 105 districts de l’île. Cela permettra de protéger 6 177 931 ménages cibles.

    Sur ces deux campagnes, le ministère de la Santé publique bénéficie de l’appui de ses partenaires notamment le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme qui va octroyer 12 millions de moustiquaire tandis que le gouvernement américain, via l’initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (PMI), va fournir 2,9 millions de moustiquaire.

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  • ELECTRICITÉ – Des kiosques énergétiques à installer dans les zones rurales en collaboration avec Power Africa

    ELECTRICITÉ – Des kiosques énergétiques à installer dans les zones rurales en collaboration avec Power Africa

    Antananarivo, 28 Octobre, 11h45 – De nouvelles initiatives pour répondre aux défis énergétiques à Madagascar. Power Africa, l’initiative du gouvernement américain pour améliorer l’accès des pays subsahariens à l’électricité, s’est engagé en fin de semaine dernière à soutenir la Grande île à atteindre ses objectifs d’électrification. Power Africa et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) ont ainsi signé une lettre de collaboration qui a pour objectif d’accélérer les projets d’énergie propre dans les zones agricoles à fort potentiel de Madagascar.

    Dans les faits, le gouvernement américain, via Power Africa, va octroyer des dons pour le déploiement de kiosques énergétiques alimentés par l’énergie solaire dans des fokontany identifiés pour permettre aux paysans d’avoir de l’électricité pour leurs activités. Des activités essentielles telles que le décorticage du riz, la mouture du grain, le pompage de l’eau ou encore la conservation de la fraîcheur des produits seront ainsi facilitées. Outre la fourniture d’électricité aux entreprises, les kiosques offriront également des services tels que la location de lampes solaires, les recharges de téléphone ou encore les services d’impression et d’Internet.

    La signature entre le MEH et Power Africa s’est tenue lors de la réunion annuelle de coordination des donateurs organisée par le ministère. La réunion a rassemblé plus de 100 participants et avait pour objectif de renforcer la coordination entre les partenaires et l’Etat mais aussi à aligner les efforts sur les priorités du secteur de l’énergie à Madagascar. Le MEH a mis en avant durant la réunion l’importance du passage à la cuisson propre dans la grande île. Des initiatives dans ce sens ont été présentées afin d’attirer les partenaires à appuyer ces secteurs.

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