Catégorie : Social

  • HUMANITAIRE – Le Père Pedro Opeka incite la jeunesse à poursuivre son combat lors de la célébration du 35e anniversaire de Akamasoa

    HUMANITAIRE – Le Père Pedro Opeka incite la jeunesse à poursuivre son combat lors de la célébration du 35e anniversaire de Akamasoa

    Antananarivo, 21 Octobre, 8h32 – Le grand stade d’Akamasoa à Andralanitra était rempli comme un œuf dimanche lors de la célébration du 35ème anniversaire de l’œuvre humanitaire du Père Pedro Opeka. La célébration, qui a eu pour thème « Roso ny dia, Aina no fetra », a été marquée par l’engagement du missionnaire lazariste à poursuivre son combat débuté il y a déjà plus de trois décennies. Ce fut aussi l’occasion pour le prêtre argentin d’appeler les jeunes d’Akamasoa à continuer ce qu’il a commencé.

    ⭕« A vous jeunes d’Akamasoa, continuez votre combat vos efforts sans relâche, réalisez vos rêves », lance l’humanitaire dans son allocution. « Vous êtes notre espérance et notre fierté. Vous continuerez ce combat après nous pour la justice, la dignité de chaque enfant, chaque personne », poursuit-il.

    ⭕Le Père Pedro Opeka s’est réjoui du travail accompli jusqu’ici par Akamasoa. Pour l’homme d’église, l’objectif fixé il y a 35 ans est en partie réalisé. L’objectif qui était de sortir les jeunes de la décharge d’Andralanitra de la misère et leur redonner leur dignité et leur place dans la société.

    ⭕« Il y a 35 ans j’étais choqué par la misère sur ce lieu, alors on s’est mis au travail avec un groupe de jeunes Malgaches et qui m’ont suivi », se remémore le prêtre. « Je me suis dit que, de cette décharge sortira des jeunes avec des idéaux qui auront l’idée de développer leur patrie. Après 35 ans, ce rêve se réalise en partie », se réjouit le père Pedro. « Vous voyez ici des milliers de jeunes heureux de vivre. Ils ont compris que ce sont des citoyens exemplaires et ont le droit, le devoir et la responsabilité dans leur pays », conclut-il.

    ⭕Comme il y a cinq ans lors de la célébration du 30ème anniversaire d’Akamasoa, Andry Rajoelina, le président de la République a assisté à la célébration de dimanche. Une fois de plus, le locataire d’Iavoloha a remercié le père Pedro Opeka pour son oeuvre salvatrice. « Lors du 30ème anniversaire, je vous ai remis la plus haute distinction de l’ordre national malgache, la Grand croix de seconde classe. Il n’y a rien au-dessus de cela, le plus grand cadeau que je peux vous offrir c’est la prière et la reconnaissance », souligne le président de la République. Andry Rajoelina a également lancé un appel à tout les ressortissants malgaches et les entreprises à soutenir Akamasoa.

    ⭕L’après-midi de célébration au stade d’Akamasoa a été marquée par les performances chorégraphiques des jeunes élèves des écoles et lycées d’Akamasoa.

  • Le Groupement des forces spéciales d’intervention fête son premier anniversaire

    Le Groupement des forces spéciales d’intervention fête son premier anniversaire

    Antananarivo, 20 octobre, 7h30 – “Avons-nous des commandos à Madagascar? Les Malgaches disposent-ils de commandos ? La réponse est oui. Ils sont là, devant nous”. Le président de la République Andry Rajoelina a dirigé la cérémonie de célébration du premier anniversaire du Groupement des forces spéciales d’intervention (GFSI) samedi.

    Ce Groupement, créé en octobre 2023, est composé d’éléments de l’armée “spécialement sélectionnés pour leurs forces physiques, leur force mentale mais surtout la spécificité de leur formation”, indique le chef de l’Etat dans son discours. Leurs premières missions avaient alors été de “défendre les institutions en place et la souveraineté nationale”, précise le communiqué de la présidence de la République.

    La cérémonie qui s’est tenue samedi a été l’occasion pour le président de la République de leur assigner de nouvelles missions. “En plus de vos premières raisons d’être, qui sont celles de protéger les institutions en place et de lutter contre les ‘dahalo’, vous allez aussi particulièrement vous battre contre le kidnapping et les différents réseaux de pilleurs de nos richesses nationales”, martèle le chef de l’Etat. Il pointe notamment du doigt “différents responsables, élus ou désignés qui exploitent de façon illicite et injuste nos richesses”.

    Pour marquer le premier anniversaire du GFSI, le président de la République a reçu le brevet de mérite. “Cette distinction marque ma volonté de continuer à vous soutenir et à vous faire confiance”, souligne Andry Rajoelina. En matière de soutien, il évoque des “améliorations continues aussi bien en matière de formation qu’en matière de logements et d’équipements”.

    Outre le chef de l’Etat, les autres hauts responsables impliqués dans la mise en place du GFSI ont également reçu des insignes de distinction durant la cérémonie. Les éléments du GFSI, formés au Centre national d’entraînement commando (Cnec) d’Ambatolaona, eux, ont reçu leur “brevet spécial Apinga”.

     

    Photo : Présidence

     

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ENERGIE – Perturbation sur l’approvisionnement en électricité dans de nombreux quartiers d’Antananarivo depuis samedi

    ENERGIE – Perturbation sur l’approvisionnement en électricité dans de nombreux quartiers d’Antananarivo depuis samedi

    Antananarivo, 20 Octobre, 6h30 – Quand les pannes techniques se mêlent avec le délestage, cela donne de très fortes perturbations sur l’approvisionnement en électricité. La coupure d’électricité a duré particulièrement longtemps dans de nombreux quartiers de la capitale et ses environs depuis samedi. Dans d’autres localités, quand l’électricité revient, c’est la tension électrique qui est instable.

    Dans des publications postées samedi, la Jirama évoque “des problèmes techniques sur le réseau électrique” pour expliquer les coupures d’électricité dans les quartiers des zones Ouest, Sud et Est d’Antananarivo. Vendredi, elle a également mis en avant des problèmes techniques sur le disjoncteur.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

     

  • SÉCURITÉ SANITAIRE – 30 nouveaux épidémiologistes de terrain certifiés à Madagascar

    SÉCURITÉ SANITAIRE – 30 nouveaux épidémiologistes de terrain certifiés à Madagascar

    Antananarivo, 19 Octobre, 12h10 – Plus de ressources pour assurer la sécurité sanitaire de Madagascar. Vendredi, 30 nouveaux épidémiologistes de terrain ont été certifiés après avoir suivi 13 semaines de formation en épidémiologie de terrain à travers le réseau Sega One Health de la Commission de l’océan Indien (COI) et l’Institut national de santé publique et communautaire (INSPC). Le réseau Sega One Health est une plateforme de coopération sanitaire de la COI qui regroupe plus de 500 professionnels de santé. La cérémonie de remise des certificats s’est tenue au sein du Laboratoire d’analyses médicales à Androhibe.

    Ces épidémiologistes de terrains font partie de la quatrième cohorte nationale. Suite à cette certification, le nombre d’épidémiologistes de terrain certifiés et mobilisables à Madagascar s’élève à 119. Au niveau de l’océan Indien, ce sont actuellement 257 épidémiologistes qui ont été formés et certifiés.

    A part les épidémiologistes, de nombreuses autres disciplines ont été renforcées à travers le réseau SEGA One Health. En deux ans, un millier d’agents de santé malgache ont bénéficié de formations sur divers sujets tels que la santé animale, le diagnostic de maladies, ou encore la surveillance communautaire. L’objectif est de répondre aux besoins des zones isolées à l’instar de Nosy Varika où une centaine d’agents communautaires ont bénéficié de formations.

    Outre la formation des agents, le réseau a également offert différents matériels qui ont été remis vendredi aux autorités malgaches. Parmi les dons d’une valeur totale de 5,5 milliards d’ariary, il y a des motos, des équipements informatiques, des réactifs ou encore des matériels de laboratoire offert notamment aux laboratoires nationaux mais également à la Direction des services vétérinaires et à la Direction de la veille sanitaire, surveillance épidémiologique et riposte.

    Photo : Sega one health

  • La lutte contre la spoliation foncière à intégrer dans la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption

    La lutte contre la spoliation foncière à intégrer dans la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption

    Antananarivo, 18 Octobre, 12h05 – La corruption à de nombreux niveaux, notamment au niveau du secteur foncier, est entre autres un des facteurs qui renforcent les réseaux de spoliateurs de terrain. C’est bien la raison pour laquelle des dispositions spéciales pour venir à bout de ce phénomène devront être intégrées dans la prochaine stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC).

    “ll faut améliorer la gestion des services des domaines pour y garantir la transparence”, indique Hasina Andriamampiandra, directrice des études juridiques auprès de la présidence de la République lors de l’atelier sur la gouvernance foncière et état civil qui s’est tenu ce jeudi dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle SNLCC. “L’existence de ces réseaux à divers niveaux est indéniable, que ce soit au niveau des services étatiques ou au niveau des communes, au niveau de la justice et les divers arrondissements administratifs ou au niveau du privé”, ajoute-t-elle.

    La responsable évoque “des bandes organisées” dont les membres “se manifestent et indiquent être les propriétaires des terrains une fois que le propriétaire veut y bâtir quelque chose”, ajoute-t-elle. “S’ils y arrivent c’est parce qu’ils ont des soutiens derrière. “Cela existe depuis longtemps et dans cette stratégie, il est temps d’en finir car la population souffre”.

    Mardi, lors de l’inauguration du tout nouveau tribunal d’Avaradrano, Andry Rajoelina, le président de la République avait déjà lancé les hostilités dans la lutte contre la spoliation foncière. Le président de la République parle d’une grande bataille à mener. “Nous devons définir une stratégie spéciale pour en finir avec cela” avait lancé le président en prônant la pénalisation de ces actes. “Il faut en finir avec ces réseaux de spoliateurs de terrain de la population”, avait-il lancé à son ministre de la Justice. “ Les coupables de vols de terrains doivent encourir des sanctions pénales”, avait conclu le locataire d’Iavoloha.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • APPROVISIONNEMENT – 150 personnes mobilisées autour du Centre opérationnel Rano

    APPROVISIONNEMENT – 150 personnes mobilisées autour du Centre opérationnel Rano

    Antananarivo, 18 Octobre, 6h15 – Mobilisation générale pour faire face à la crise de l’eau. Les autorités mobilisées au plus haut niveau pour assurer que les bonbonnes installées dans les divers quartiers d’Antananarivo et ses environs soient correctement approvisionnées.

    Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi, pas moins de 150 personnes, provenant de l’administration mais aussi des partenaires, sont affectées autour du Centre opérationnel Rano (COR) pour “soutenir ses travaux et renforcer la distribution”.

    Des éléments des forces de défense et de sécurité sont aussi mis à contribution pour “assurer la protection des actions” menées dans le cadre des opérations d’urgence et pour “prévenir toute éventuelle perturbation des activités de distribution d’eau”.

    Outre les ressources humaines, le Centre opérationnel Rano chargé de coordonner les opérations de distribution d’eau dans les quartiers est également doté de nombreux équipements. Cela inclut “des véhicules, des motopompes, des ordinateurs, des tentes mais aussi d’autres matériels destinés à garantir la réussite des opérations”.

    A en croire le Conseil des ministres, les premières actions ont déjà porté leurs fruits. Avec les 25 camions-citerne mobilisés, “le volume d’eau livré dans les bonbonnes de quartiers est passé de 200m3 à 1 000m3”. “Le temps d’attente au niveau de ces points de distribution a également diminué”, tandis que “moins de 50 bidons sont maintenant dans la file autour de ces fontaines à eau”, poursuit encore le compte-rendu du Conseil des ministres.

    Le Conseil des ministres se satisfait également de l’absence de manifestations liées à l’eau depuis mercredi dernier (la semaine dernière). Pour l’Exécutif, la multiplication du nombre de camions a surtout permis d’améliorer la distribution et de mieux répondre aux besoins de la population”.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • NAISSANCE – De nouveaux bébés siamois pris en charge à  l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona

    NAISSANCE – De nouveaux bébés siamois pris en charge à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona

    Antananarivo, 17 Octobre, 14h40 – Un nouveau cas de jumeaux siamois au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA). Il s’agit de Sandainaina et Sandanantenaina Andriamihaja, de jumeaux de sexe différents qui viennent de Soamahamanina dans la région Itasy.

    Les deux bébés sont nés au sein du centre de santé de base de cette commune lundi dernier. Vu leur cas, ils ont été transférés le lendemain à Antananarivo pour être pris en charge au sein du CHU JRA. “Ces jumeaux sont actuellement sous observation médicale en vue d’une possible intervention chirurgicale”, indique le service communication de cet établissement hospitalier de la capitale.

    Ces jumeaux siamois sont reliés par une zone complexe. D’après les informations obtenues auprès de l’hôpital, une partie où se trouve l’appareil génital du garçon est fusionnée avec la fesse de la fille. Ce qui rend la situation délicate sur le plan médical. Les spécialistes du CHU HJRA procèdent actuellement à des examens approfondis pour évaluer leur état de santé général et déterminer les étapes à suivre. Avant toute opération, des critères précis doivent être remplis, notamment en ce qui concerne la viabilité des organes et des systèmes vitaux partagés.

    Ce nouveau cas constitue la quatrième prise en charge de jumeaux siamois dans le pays. Le premier remonte à 2011, suivi d’un autre en 2018. En août dernier, une opération de séparation particulièrement complexe a été réalisée avec succès au CHU HJRA. Deux frères siamois, âgés de trois mois et demi et originaires de la commune rurale d’Antsimadilo, dans le district d’Arivonimamo, ont été séparés après neuf heures d’opération.

    Dans le cas de Sandaniaina et Sandanantenaina, les médecins prennent actuellement toutes les précautions pour garantir la sécurité de l’opération à venir. En fonction des résultats des examens en cours, l’équipe médicale décidera du moment opportun pour procéder à la séparation. Une opération de cette envergure demande non seulement des compétences chirurgicales avancées mais aussi une coordination étroite entre les différents spécialistes impliqués.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Une première partie de session principalement dédiée à l’orientation des nouveaux députés et la constitution des commissions

    ASSEMBLEE NATIONALE – Une première partie de session principalement dédiée à l’orientation des nouveaux députés et la constitution des commissions

    Antananarivo, 17 Octobre, 12h30 – L’Assemblée nationale continue à se préparer. L’ordre du jour adopté mercredi tard dans la soirée fait la part belle à la poursuite de la constitution des différentes commissions de cette institution. Ce jeudi, hormis la séance à huis clos qui se tiendra avec Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des Finances, la journée sera dédiée à la constitution des commissions et des membres du bureau de chaque commission permanente. Cela va se poursuivre vendredi.

    Le lundi 21 octobre, la journée sera dédiée à la constitution du bureau des groupes d’amitié parlementaire. La finalisation de la création des commissions et des membres du bureau se poursuivra le mardi 22 octobre et le jeudi 24 octobre. Le lundi 28 et le mardi 29 octobre seront dédiés à l’orientation des nouveaux députés élus.

    Le passage en commission et l’adoption de plusieurs textes sont également au menu. Parmi cela le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du projet Aménagement du Fly-Over « Maki » croisement entre la Route « Francophonie » et le Boulevard de “l’Europe” ou encore le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi sur la lutte contre le VIH/SIDA et la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

    A part cela, cette première partie sera également marquée par l’organisation du forum de la SADC le mercredi 30 et le jeudi 31 octobre. Il y aura également la présentation du rapport sur l’évaluation du Système National de Lutte Contre la Corruption « SNLCC » 2015-2025 par le Comité de sauvegarde de l’intégrité et la présentation du rapport de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme le 22 octobre.

    Aucune séance de questions-réponses avec le gouvernement n’est prévue à l’ordre du jour de ces trois premières semaines de session. Selon la Constitution, une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires, est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement. La dernière séance ayant mis les députés et le gouvernement face à face remonte à 2022. Depuis, les séances uniques par session ont été soit annulées, soit non inscrites à l’ordre du jour.

  • EPIDEMIE –  Madagascar ferme à nouveau ses frontières maritimes avec les Comores

    EPIDEMIE – Madagascar ferme à nouveau ses frontières maritimes avec les Comores

    Antananarivo, 17 Octobre, 7h30 – Le trafic maritime avec les Comores est de nouveau suspendu. La décision a été prise en Conseil des ministres mercredi. Le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif annonce la fermeture temporaire de la liaison maritime avec cet archipel face à la “résurgence de l’épidémie”. “L’épidémie du choléra est toujours d’actualité en Afrique de l’Est et dans les pays du Corne de l’Afrique. Elle commence à resurgir aux Comores”, souligne le communiqué.

    Le compte-rendu du Conseil des ministres précise toutefois que les navires transportant des marchandises stratégiques sont autorisés. Mais le débarquement du personnel de ces navires de marchandises est interdit.

    Le Conseil des ministres rappelle également le maintien des mesures sanitaires au niveau des aéroports, surtout à l’aéroport de Mahajanga, notamment en ce qui concerne l’administration des traitements chimio-prophylactiques aux passagers en provenance des pays touchés par l’épidémie de choléra.

    Cette décision intervient moins de deux mois après la levée de la fermeture des frontières avec l’archipel des Comores. Le conseil des ministres du 28 août a décidé de rétablir la liaison maritime entre les deux pays après avoir noté l’absence de nouveau cas de choléra aux Comores depuis le 29 juillet.

    Le 20 septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) aux Comores annonce que “une résurgence de cas de choléra a été observée ces derniers jours à Ngazidja”. La réouverture de deux unités de traitement du choléra avait alors été décidée d’urgence et les autorités de l’archipel et leurs partenaires sont à nouveau mobilisés contre l’épidémie.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • CONDITION DE VIE – Madagascar parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde

    CONDITION DE VIE – Madagascar parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde

    Antananarivo, 17 Octobre, 6h15 – Un statut dont Madagascar peine à se défaire. Avec un score GHI de 36,3, la Grande île se trouve 124ème sur les 127 pays disposant de suffisamment de données pour être classés dans l’Indice mondial de la faim (GHI) 2024. Madagascar figure parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde, aux côtés de la Somalie, du Yémen, du Tchad, du Burundi et du Soudan du Sud. Leur niveau de faim est catégorisé “alarmant”, indiquant “une misère humaine, une sous-alimentation et une malnutrition généralisée”, comme défini par l’organisation Welthungerhilfe (WHH) qui a établi ce classement sorti en ce mois d’octobre.

    La Grande île améliore toutefois son classement. Elle était 124ème sur 125 pays avec un score de 41, dans le GHI 2023. Le niveau de faim étant considéré comme faible au fur et à mesure que le score diminue. Ainsi, un score inférieur à 10 indique un niveau de faim faible, tandis qu’un score entre 20 et 34,9 indique un niveau de faim grave. Entre 35 et 49,9, le score indique un niveau de faim alarmant.

    L’Indice de la faim dans le monde est un outil utilisé pour mesurer et surveiller l’évolution de la faim aux niveaux mondial, régional et national. Les scores de GHI sont calculés à l’aide d’une formule regroupant quatre indicateurs qui, ensemble, permettent de cerner la nature multidimensionnelle de la faim, à savoir la sous-alimentation, le retard de croissance, l’émaciation infantile (la proportion d’enfants de moins de cinq ans avec un faible poids par rapport à la taille et reflétant une sous-nutrition aiguë) et la mortalité infantile.

    Dans l’indicateur “sous-alimentation”, qui détermine la part de la population qui est sous-alimentée, reflétant un apport calorique insuffisant, il est indiqué dans la GHI 2024 que 39,7% des malgaches sont sous-alimentés. Une amélioration a été cependant notée puisque ce taux était de 51% dans l’édition GHI 2023.

    Les scores de Madagascar pour les trois autres indicateurs n’ont pas bougé. Sur le “retard de croissance”, 39,8 % des enfants malgaches de moins de cinq ans en souffrent. Ce sont des enfants avec une taille inférieure à leur moyenne d’âge et c’est un état qui démontre une sous-nutrition chronique.

    7,2 % des enfants de moins de cinq ans à Madagascar souffrent également “d’émaciation”. Cet indicateur mesure la proportion d’enfants avec un faible poids par rapport à la taille, qui reflète une sous-nutrition aiguë. Et pour la “mortalité infantile”, il y est indiqué que 6,6 % des enfants malgaches meurent avant leur cinquième anniversaire.

    Sur les six pays avec les niveaux de faim alarmants, la Somalie et le Tchad sont tous deux confrontés aux effets conjugués des conflits, du changement climatique et de la récession économique. Le Yémen est particulièrement affecté par les conflits et les extrêmes climatiques. Et Madagascar est confronté à des défis extraordinaires posés par le changement climatique.

    Ce cas de la Grande île, qui est en première ligne de la crise climatique, est largement exposé dans le GHI 2024. Il y est exposé que Madagascar est confronté à une sécheresse prolongée, et est également durement touché par la faim et la malnutrition en raison des extrêmes climatiques et des chocs économiques. Et ces défis sont aggravés par l’inégalité généralisée entre les sexes.

    D’après le GHI, qui reprend des données de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les femmes malgaches sont plus susceptibles que les hommes d’être confrontées à l’insécurité alimentaire, et elles semblent être disproportionnellement vulnérables aux impacts du changement climatique sur leur charge de travail et leur santé.

    D’après la GHI 204, la situation à Madagascar “n’est qu’une illustration de la manière dont l’inégalité entre les sexes, l’insécurité alimentaire et le changement climatique convergent pour placer les ménages, les communautés et les pays dans une situation de stress extrême”.