Catégorie : Social

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La plateforme “Habilitation, Accréditation et Équivalence” mise sur la transparence et la digitalisation des procédures

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La plateforme “Habilitation, Accréditation et Équivalence” mise sur la transparence et la digitalisation des procédures

    Une nouvelle plateforme pour soutenir la digitalisation des procédures d’habilitation et d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur publics et privés. Présentée officiellement le 3 août au siège du ministère, la plateforme numérique Habilitation, Accréditation et Équivalence (HAE) ambitionne de permettre le suivi des dossiers en temps réel, de réduire les risques de fraude et d’accélérer le traitement des demandes.

    La plateforme centralise désormais les demandes d’habilitation, d’accréditation et d’équivalence des établissements d’enseignement supérieur. Selon le directeur de l’accréditation et de l’assurance qualité (DAAQ) auprès du ministère, Bearisoa Rakotoniaina, elle permet aux responsables d’établissements de suivre chaque étape du traitement de leur dossier, sans avoir à multiplier les déplacements ni les démarches administratives.

    Au-delà de la simplification des procédures, la mise en service de cette plateforme vise également à renforcer la transparence. Grâce au suivi numérique, les établissements peuvent connaître à tout moment l’état d’avancement de leur demande. Le système entend aussi limiter les manipulations, réduire les irrégularités et rendre chaque étape du processus plus traçable, selon le DAAQ. Au 10 juillet 2026, le Mesupres avait reçu 546 demandes. Environ 250 d’entre elles devraient être examinées lors de la prochaine session de la Commission nationale d’habilitation (CNH), prévue à partir du 21 septembre.

    La séance de présentation de la plateforme HAE, dirigée par le secrétaire général du ministère, le professeur Jaona Harilala Andriamaniraka a réuni les responsables des établissements d’enseignement supérieur publics et privés. À travers cette innovation, le ministère entend moderniser et digitaliser la gestion des procédures académiques, tout en renforçant les exigences de qualité dans l’enseignement supérieur.

  • ECOLE DE LA MAGISTRATURE – Epreuves écrites à refaire du 1er au 4 septembre pour la filière judiciaire du concours d’entrée à l’ENMG

    ECOLE DE LA MAGISTRATURE – Epreuves écrites à refaire du 1er au 4 septembre pour la filière judiciaire du concours d’entrée à l’ENMG

    Les autorités tranchent sur la suite du concours d’entrée à l’Ecole nationale de magistrature et du greffe (ENMG). La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, annonce lundi que les épreuves écrites de la filière judiciaire organisées en décembre 2025 sont annulées après la confirmation des suspicions de fuite de sujets. De nouvelles épreuves se tiendront du 1er au 4 septembre 2026. Le concours devrait néanmoins se poursuivre pour les deux autres filières, administrative et financière, avec la tenue des épreuves orales du 17 au 20 août.

    Près de cinq mois après la décision de suspension du concours, les autorités décident de ne refaire que les épreuves où des irrégularités ont été formellement établies. La ministre de la Justice évoque le respect de l’égalité de chance des candidats pour expliquer la décision.

    Le 15 mars 2026, à la veille de la tenue des épreuves orales, les autorités avaient annoncé que les concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) sont suspendus en urgence. Une dizaine de jours plus tard, le Bureau indépendant anti-corruption avait parlé d’un système bien rodé de fuite de sujets où ceux-ci avaient été vendus jusqu’à 1 million d’ariary. Le’dossier avait été transmis au Pôle anti-corruption et six personnes avaient été inculpées. Trois d’entre elles avaient été placées en détention préventive à l’époque.

    Des suspicions de présence de signes distinctifs sur certaines copies d’examen avaient également été évoquées, mais à en croire la ministre, les enquêtes n’ont pas permis de prouver ces allégations. Dans son allocution vidéo, la Garde des Sceaux a tenu à clarifier que le rôle du ministère de la Justice est de garantir la régularité des concours mais que leur organisation technique reste du ressort de l’ENMG.

  • SANTÉ – Madagascar interdit temporairement l’entrée aux étrangers non-résidents venant des pays touchés par Ebola et suspend les voyages vers ces pays

    SANTÉ – Madagascar interdit temporairement l’entrée aux étrangers non-résidents venant des pays touchés par Ebola et suspend les voyages vers ces pays

    Madagascar prend des mesures de prévention face à l’Ebola. La Grande île annonce, dans une note interministérielle publiée le 19 août, l’interdiction temporaire d’entrée sur le territoire malgache des étrangers non-résidents ayant séjourné ou transité au cours des 21 derniers jours dans des pays touchés par l’Ebola. Les Malgaches et les étrangers résidents sur la Grande île, ou encore les diplomates et autres travailleurs étrangers expatriés des organisations et ONG internationales, eux, peuvent entrer à Madagascar après un séjour ou un transit dans ces pays mais ils doivent se soumettre à une quarantaine obligatoire de 21 jours. Par ailleurs, pour ceux qui se trouvent à Madagascar, “tout déplacement vers les pays affectés par l’Ebola est temporairement suspendu”.

    Selon une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique, seule la République démocratique du Congo (RDC) est concernée par ces mesures. Selon la note interministérielle, la liste des pays concernés devrait évoluer en fonction de “la situation épidémiologique”. Le rapport de situation numéro 14 publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du 16 août indique que seule la République démocratique du Congo (RDC) a signalé de nouveaux cas confirmés du 27 juillet au 16 août. L’Ouganda n’a plus signalé de nouveau cas depuis la sortie du dernier patient le 16 juillet, tandis que la France, qui a signalé un cas importé le 24 juin, n’en a plus enregistré aucun depuis le 4 juillet, date de sortie de son unique patient atteint d’Ebola au retour d’un déplacement en RDC.

    Par ailleurs, toute personne entrant à Madagascar, de quel pays qu’il vienne, doit remplir une fiche de déclaration sanitaire dans laquelle elle doit signaler tout séjour ou transit dans un pays affecté par Ebola au cours des 21 derniers jours. Les voyageurs sont également soumis à un contrôle documentaire, une prise de température et une évaluation du risque sanitaire. Une évaluation clinique peut être effectuée si nécessaire. Les personnes présentant des signes suspects sont immédiatement orientées vers les services compétents.

    Madagascar impose également aux compagnies aériennes et maritimes la transmission de la liste complète des passagers et des membres d’équipage à la Police aux frontières et aux responsables du contrôle sanitaire avant l’atterrissage ou l’accostage. Celles-ci doivent informer les voyageurs des mesures en vigueur et distribuer les fiches de déclaration sanitaire, qui doivent progressivement être remplacées par un système numérique.

    Ceux qui sont ensuite soumis à la quarantaine de 21 jours doivent prendre en charge eux-mêmes les frais liés à leur hébergement, restauration et transferts vers le site désigné. sont à la charge des personnes concernées. Une attestation officielle leur est délivrée au début et à la fin de la période de quarantaine par les autorités sanitaires, qui peuvent être soit le Centre opérationnel des urgences de santé publique (Cousp) soit les directions régionales de santé publique (DRS) et les services de district de santé publique (SDSP).

  • EPIDEMIE – Des milliers d’étudiants et agents de l’université d’Antananarivo sensibilisés, plus de 200 vaccinés contre le Mpox durant deux jours de campagne

    EPIDEMIE – Des milliers d’étudiants et agents de l’université d’Antananarivo sensibilisés, plus de 200 vaccinés contre le Mpox durant deux jours de campagne

    Des images chocs avec des messages clés. Les équipes médicales et les agents de sensibilisation les ont brandi à l’université d’Antananarivo pendant les deux journées de sensibilisation et de vaccination gratuite contre la Mpox, les 30 et 31 Juillet. Des informations qui ont capté l’attention des étudiants, membres du personnel administratif et technique ainsi que des enseignants-chercheurs. Des milliers d’entre-eux ont été touchés par la campagne, dont des centaines de vaccinés et d’enquêtés.

     

    Selon le bilan du directeur du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique, Dr Paubert Tsivahiny, 3 800 personnes ont pu être sensibilisées, dont 206 vaccinées contre la Mpox à Ankatso. 200 personnes ont également été interrogées sur leurs connaissances de la maladie et des comportements à adopter, entre autres. Les supports contenant des images illustrant les manifestations de la maladie et les informations essentielles sur la Mpox, présentés aux populations universitaires, ont retenu leur attention. Ils ont participé aux séances de questions-réponses, lesquelles ont permis de répondre aux interrogations des étudiants et de dissiper les idées reçues autour de cette maladie, encore souvent entourée de fausses informations.

     

    La campagne avait pour objectif de renforcer la prévention de la Mpox au sein de la communauté universitaire, considérée comme particulièrement exposée en raison de la vie en collectivité, notamment dans les résidences universitaires. Les deux journées leur ont rappelé que la prévention de cette épidémie repose avant tout sur une bonne connaissance des modes de transmission, des symptômes et des mesures de protection. La vaccination, proposée gratuitement, constitue un moyen supplémentaire de réduire le risque de propagation du virus au sein de ladite communauté.

     

    Cette initiative a été menée conjointement par le ministère de la Santé publique, à travers ses directions et organismes rattachés, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’université d’Antananarivo ainsi que les partenaires techniques et financiers.

  • INFRASTRUCTURE – La bretelle reliant Ambohimahitsy à Ambatobe inaugurée officiellement ce vendredi

    INFRASTRUCTURE – La bretelle reliant Ambohimahitsy à Ambatobe inaugurée officiellement ce vendredi

    Fin officielle des travaux. La coupure de ruban marquant la réception officielle de la bretelle reliant Ambohimahitsy à Ambatobe se tient ce vendredi après-midi. La cérémonie devrait avoir lieu juste avant celle qui aura lieu à Anosizato pour le premier coup de pelle des travaux de construction du flyover. Longue de 2,468 km, cette infrastructure doit faciliter les déplacements entre Ambatobe, Soamanandrariny, Ambohimahitsy et Ilafy, tout en offrant un meilleur accès à la Rocade et aux ponts de la capitale.

    Financés par le Fonds routier à hauteur d’environ 7 milliards d’ariary, les travaux ont porté sur l’élargissement et la réhabilitation de la route reliant Ambatobe à Soamanandrariny via Ambohimahitsy, l’aménagement du carrefour d’Ambatobe ainsi que la construction de la bretelle d’Ambohimahitsy. Pour le ministère des Travaux publics, cette nouvelle liaison devrait constituer un itinéraire alternatif permettant de fluidifier la circulation dans cette partie de la Capitale, et ainsi de réduire les temps de trajet des usagers.

    Outre la réhabilitation de la chaussée, le projet comprend la réalisation de plusieurs ouvrages d’assainissement et de protection, notamment des dalots, caniveaux, radiers, murs de soutènement, gabions, enrochements et dispositifs d’évacuation des eaux pluviales afin d’assurer la durabilité de la route face aux intempéries.

  • MÉTÉO – Des températures un peu plus élevées qu’en 2025 en cette fin juillet à Antananarivo en raison d’un front nuageux qui bloque l’alizée

    MÉTÉO – Des températures un peu plus élevées qu’en 2025 en cette fin juillet à Antananarivo en raison d’un front nuageux qui bloque l’alizée

    Un juillet moins frais que d’habitude, ou du moins plus chaud qu’en juillet 2025, sur les Hautes terres centrales, notamment à Antananarivo. Les températures devraient encore rester relativement élevées à Antananarivo dans les prochains jours, malgré la saison hivernale. Selon la direction générale de la météorologie, cette situation s’explique par un front nuageux stationné au sud de Madagascar, qui bloque les alizés, vents dominants de l’hiver, et modifie les conditions météorologiques sur une partie de l’île.

    Pour ce vendredi, les prévisions annoncent un brouillard matinal qui laissera place à une alternance de nuages et d’éclaircies dans la capitale. Les températures devraient osciller entre 12 et 25°C. À la même période en 2025, elles étaient comprises entre 10 et 18°C, avec un temps annoncé comme frais tout au long de la journée.

    Selon Zo Rakotomanana, prévisionniste à la direction générale de la météorologie, le front nuageux favorise des précipitations dans le sud de Madagascar tout en empêchant les alizés de circuler normalement. “Ce phénomène entraîne une instabilité des conditions météorologiques, donnant l’impression d’une période d’intersaison plutôt que d’un hiver”, explique-t-il.

    Le prévisionniste précise toutefois que les températures observées restent relativement proches des normales saisonnières, dont les maximales avoisinent généralement 18°C à la fin du mois de juillet. D’après les prévisions de la direction générale de la météorologie, cette configuration devrait se maintenir jusqu’au début du mois d’août. Les matinées resteront marquées par le brouillard avant un retour d’un temps plus ensoleillé au cours de la journée.

  • ÉPIDÉMIE – Un nourrisson d’un mois succombe à la Mpox à Toamasina

    ÉPIDÉMIE – Un nourrisson d’un mois succombe à la Mpox à Toamasina

    Une nouvelle victime de la Mpox à Madagascar. Un nourrisson de sexe masculin, âgé d’un mois, est décédé le 28 juillet au Centre de traitement et d’isolement (CTI) de Toamasina, dans la région Atsinanana. Les nouveaux-nés et enfants de moins de 5 ans sont très sensibles aux formes graves de cette maladie, selon les spécialistes. Des précautions doivent ainsi être prises pour les protéger, à commencer par le respect des gestes barrières.

    Selon les informations émanant d’un responsable auprès du ministère de la Santé publique, le bébé aurait été contaminé par sa mère, qui présentait déjà des signes évocateurs de la Mpox. La mère aurait même eu recours à l’automédication. Les premières éruptions cutanées sont apparues chez le nourrisson à son 14ᵉ jour de vie, mais la maladie n’a été diagnostiquée que tardivement. Avant son admission au CTI, l’enfant aurait été transporté dans plusieurs endroits alors que son état de santé était déjà très dégradé. Une investigation est toujours en cours afin de déterminer si la mère fait partie des personnes vulnérables.

    Ce nourrisson à Toamasina est le troisième nouveau-né à succomber de la Mpox depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre. Un bébé âgé de seulement 11 jours dans la région Boeny et un autre de 22 jours à Antananarivo en faisaient  également partie, sans oublier la fillette de 3 ans originaire de Toamasina, le premier décès enregistré. Selon notre source, les nouveau-nés et enfants de bas âge demeurent particulièrement exposés aux formes graves de la maladie. Chez ces patients, la prise en charge est souvent plus complexe en raison de leur jeune âge.

    “Les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes atteintes de maladies chroniques font partie des groupes les plus vulnérables. Lorsqu’ils sont infectés, le risque de complications est plus élevé et peut conduire au décès”, alerte l’incident manager du centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria. Il recommande à ces personnes de consulter immédiatement un établissement de santé dès l’apparition de signes suspects.

    Le spécialiste insiste également sur les précautions à adopter pour protéger les nouveau-nés. Selon ses dires, il est conseillé de limiter le nombre de personnes qui manipulent les nourrissons et de restreindre les visites après la naissance. “Les personnes qui s’occupent d’un bébé doivent se laver soigneusement les mains. Toute personne malade ou présentant des symptômes évocateurs d’une quelconque infection ne doit en aucun cas le toucher”, conclut-il.

  • DROITS HUMAINS – Le mouvement Nifin’Akanga mise sur l’art pour sensibiliser aux droits des femmes et prévenir les violences basées sur le genre

    DROITS HUMAINS – Le mouvement Nifin’Akanga mise sur l’art pour sensibiliser aux droits des femmes et prévenir les violences basées sur le genre

    La musique, le théâtre, le slam et la danse serviront d’outils de sensibilisation aux droits des femmes et à la prévention des violences basées sur le genre (VBG) dans plusieurs villes de Madagascar. À travers une tournée nationale, le mouvement Nifin’Akanga entend utiliser l’art pour favoriser le dialogue avec les communautés autour de l’égalité entre les sexes, des droits humains et de la participation citoyenne.

    Présentée comme une première grande expérience d’artivisme à Madagascar, cette tournée a débuté à Antalaha en mai dernier. Elle se poursuivra à Antsiranana, Toamasina, Fianarantsoa, Mahajanga, Toliara, Taolagnaro et Antananarivo jusqu’au début de l’année prochaine.

    Selon un communiqué de Nifin’Akanga, le projet réunit des artistes, des jeunes et des communautés autour d’activités artistiques destinées à ouvrir le dialogue sur des questions de société. En amont de la tournée, des musiciens, slameurs, comédiens et danseurs ont participé à une résidence artistique au cours de laquelle ils ont créé des œuvres inspirées de leurs expériences et de leur engagement en faveur de la sensibilisation.

    Les créations seront présentées lors de restitutions publiques dans chacune des villes-étapes. Ces événements seront accompagnés d’espaces d’échanges avec les habitants sur les droits des femmes, l’égalité de genre et la prévention des violences basées sur le genre.

    Le projet comprend également des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires. Des concours inter-lycées inviteront les élèves à réaliser des œuvres artistiques autour de l’égalité, des droits humains et de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.

    Pour Mbolatiana Raveloarimisa, cofondatrice de Nifin’Akanga, l’art constitue un moyen de créer un dialogue avec les communautés et d’aborder des sujets parfois difficiles à exprimer par les seuls mots. “L’art permet parfois d’exprimer ce que les mots seuls ne peuvent pas dire. Il crée un lien avec les communautés et ouvre un espace d’échange”, souligne-t-elle. 

    Le mouvement affirme vouloir démontrer, à travers cette initiative, que l’art peut contribuer à la transformation sociale en offrant aux citoyens, notamment aux jeunes, un espace d’expression et d’engagement.

     

  • SANTÉ PUBLIQUE – Une prévalence de 1,1% du VIH chez les femmes enceintes, indiquant une épidémie désormais généralisée à Madagascar

    SANTÉ PUBLIQUE – Une prévalence de 1,1% du VIH chez les femmes enceintes, indiquant une épidémie désormais généralisée à Madagascar

    Le VIH ne circule plus uniquement au sein des populations les plus exposées à Madagascar. Selon les résultats de l’enquête nationale de séroprévalence 2024-2025 présentés par le ministère de la Santé publique, 1,1 % des femmes enceintes sont porteuses du virus. Pour les autorités sanitaires, ce niveau de prévalence chez cette catégorie de la population constitue un indicateur montrant que l’épidémie est désormais généralisée dans le pays.

    Présentés lors d’un atelier de plaidoyer destiné aux parlementaires, organisé les 28 et 29 juillet à Antananarivo, ces résultats marquent une évolution de la situation épidémiologique. Sur les quelque 90 000 personnes vivant avec le VIH estimées à Madagascar, les femmes enceintes représentent un groupe particulièrement surveillé, car elles sont considérées comme représentatives de la population générale.

    “Les femmes enceintes constituent un indicateur représentatif de la population générale. Leur taux de prévalence de 1,1 % montre que le virus circule désormais au-delà des seules populations les plus exposées”, explique la cheffe du Programme national de lutte contre les IST, le VIH et le Sida (PNLS), le Dr Norosoa Ratokoherimora. Selon elle, le renforcement de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des femmes enceintes est essentiel afin de protéger à la fois les mères et leurs enfants et de limiter la transmission du virus de la mère à l’enfant.

    L’enquête confirme toutefois que l’épidémie demeure particulièrement concentrée au sein des populations clés. Les taux de prévalence varient entre 13 % et 23 % chez les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les usagers de drogues injectables. Les personnes détenues, les jeunes vulnérables et les enfants figurent également parmi les groupes concernés.

    Face à cette évolution, le ministère de la Santé publique prévoit d’adapter sa stratégie. “Des stratégies plus efficaces sont désormais nécessaires, car l’épidémie peut être considérée comme généralisée. Les interventions ne peuvent plus se limiter aux populations clés”, indique le directeur général de la médecine préventive, le Dr Andrianina Désiré Rakotoarimino. Cette riposte est menée avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds mondial. Le soutien du gouvernement américain se poursuit également à travers d’autres mécanismes malgré le retrait de l’USAID.

    Le président de la Commission de la santé publique et de la planification familiale à l’Assemblée nationale, le Dr Lova Herizo Rajaobelina, appelle, de son côté, à des réformes législatives pour renforcer la lutte contre le VIH/sida et améliorer les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Il souligne que toutes les personnes vivant avec le VIH ne bénéficient pas encore d’une prise en charge.

    Les responsables sanitaires rappellent enfin que le dépistage du VIH et le traitement antirétroviral sont gratuits dans les centres spécialisés et les hôpitaux, un dispositif que les autorités entendent renforcer pour freiner la progression de l’épidémie.

  • EDUCATION – Les métiers de l’assurance bientôt intégrés dans les cursus de formation des établissements de formation professionnelle

    EDUCATION – Les métiers de l’assurance bientôt intégrés dans les cursus de formation des établissements de formation professionnelle

    De nouvelles filières spécialisées en assurance à intégrer dans les établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle. Une convention de partenariat en ce sens a été signée en ce sens entre le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) et l’Association professionnelle des entreprises d’assurances à Madagascar (APEAM), lundi. L’objectif est de former une nouvelle génération de professionnels tout en répondant aux besoins croissants des compagnies d’assurance en compétences qualifiées.

    L’accord prévoit également l’adaptation des programmes de formation aux besoins des entreprises, le développement des stages en milieu professionnel, la facilitation de l’insertion des apprenants, la formation des formateurs, la reconnaissance des certifications délivrées par l’APEAM ainsi que la valorisation des acquis de l’expérience des professionnels du secteur.

    Selon le directeur général de l’APEAM, Nanjatiana Razakamanana, Madagascar ne dispose actuellement d’aucun établissement spécialisé dans les métiers de l’assurance. Si l’association assure déjà des formations destinées à ses membres, elle souhaite désormais que les certifications qu’elle délivre soient officiellement reconnues.

    Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la culture de l’assurance reste peu développée à Madagascar. D’après les données de l’APEAM, le taux de pénétration de l’assurance représente 0,55 % du produit intérieur brut (PIB), contre 13 % pour le secteur bancaire et 21 % pour la microfinance. Les deux partenaires entendent ainsi renforcer les compétences disponibles dans le secteur tout en contribuant à une meilleure connaissance de l’assurance auprès de la population.

    Pour le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, cette collaboration répond aux besoins du marché de l’emploi. Il rappelle que l’assurance ne concerne pas uniquement les véhicules, mais aussi les habitations, la santé, la vie, les activités professionnelles ou encore la mobilité, des domaines où une meilleure connaissance des mécanismes de couverture pourrait renforcer la résilience des ménages et des entreprises.