Catégorie : Social

  • Digue d’Anosizato : circulation partiellement coupée pendant 48 heures pour les travaux du flyover

    Digue d’Anosizato : circulation partiellement coupée pendant 48 heures pour les travaux du flyover

    Plus que quelques heures et les travaux de construction du flyover d’Anosizato seront lancés. Une cérémonie officielle de premier coup de pelle est annoncée vendredi après-midi en présence du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina. Pour préparer l’événement et pour permettre l’installation du chantier, la circulation sur la route nationale RN58A entre Ampasika et le pont d’Anosizato sera partiellement interrompue à tout type de véhicule à partir de ce jeudi 30 juillet à 1h du matin. Elle ne reviendra à la normale que le samedi 1er août à 10h du matin.

     

    Les véhicules qui viennent d’Ampasika pour rejoindre le pont d’Anosizato devront alors faire le détour vers Anosipatrana et passer par Anosibe pour rallier le rond-point d’Anosizato Atsinanana. Les agents de la Commune urbaine d’Antananarivo et l’Agence des transports terrestres (ATT) assureront la gestion de la circulation pendant ces plus de 48 heures de coupure partielle de la circulation.

     

    Du Caire où il se trouve pour une visite officielle, le président de la Refondation, le Colonel Muchaël Randrianirina, se félicite déjà du lancement de ces travaux, “annoncés depuis plusieurs années” par d’autres mais que “nous avons enfin osé lancer”. Il confirme sa présence à la cérémonie de premier coup de pelle de ce vendredi après-midi devant les membres de la diaspora malgache en Egypte.

     

    Les travaux seront menés par l’entreprise China Geo-Engineering Corporation. Ils démarreront par la construction du premier des deux ponts de deux voix chacun qui remplaceront le pont actuel traversant l’Ikopa.

     

    Réunis mardi au ministère des Travaux publics à Anosy, les principaux acteurs du projet ont validé les dernières dispositions techniques et organisationnelles avant le démarrage effectif du chantier. Parmi les étapes déjà franchies figure l’ouverture, le 27 juillet, du compte de consignation, destiné au versement des indemnisations, une condition préalable au lancement des travaux, souligne un communiqué.

     

    En parallèle, les autorités annoncent le renforcement de la communication autour du projet afin de préparer les riverains et les usagers aux changements à venir. Des séances d’information seront organisées avec les responsables locaux, tandis qu’une émission spéciale sera diffusée à la télévision pour présenter les différentes phases du chantier et les dispositions mises en place pendant les travaux.

  • INSERTION PROFESSIONNELLE – Un accompagnement vers l’emploi adapté à leurs besoins pour 3 500 jeunes de 46 fokontany dans le cadre du projet Anjara

    INSERTION PROFESSIONNELLE – Un accompagnement vers l’emploi adapté à leurs besoins pour 3 500 jeunes de 46 fokontany dans le cadre du projet Anjara

    Un autre moyen d’insertion professionnelle pour les jeunes. Environ 3 500 jeunes en situation de vulnérabilité issus de 46 fokontany des régions Analamanga et Vakinankaratra bénéficieront d’un accompagnement vers l’emploi dans le cadre du projet “Anjara – Actions novatrices”. Le programme repose sur une approche participative visant à adapter les formations aux besoins du marché et aux aspirations des jeunes bénéficiaires.

    Mis en œuvre depuis septembre 2024 par SOS Villages d’Enfants Madagascar, avec l’appui financier de l’Union européenne et de SOS Villages d’Enfants Danemark, le projet est conduit en partenariat avec Aide et Action ainsi que la Plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE). Il a pour objectif de renforcer la protection des droits de l’enfant et de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes vulnérables.

    Selon le directeur national de SOS Villages d’Enfants Madagascar, Felamboahangy Ratsimisetra, les partenaires ont associé les parents, les jeunes et les responsables des fokontany à l’identification des besoins. Les bénéficiaires ont notamment été consultés afin de déterminer les filières porteuses correspondant à leurs attentes. L’élevage figure parmi les secteurs les plus demandés.

    Dans le cadre de ce projet, une convention de partenariat a été signée le 27 juillet 2026 entre le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle et SOS Villages d’Enfants Madagascar. L’accord prévoit des formations professionnelles, des actions d’orientation vers les métiers, des stages en entreprise ainsi qu’un accompagnement à l’entrepreneuriat.

    Le partenariat prévoit également l’organisation d’un forum des métiers, baptisé “Ny Anjara Asako”, destiné à rapprocher les jeunes du monde professionnel et à leur faire découvrir les opportunités offertes par l’enseignement technique et la formation professionnelle.

  • ÉLECTRICITÉ – La Jirama effectue une opération de pluies provoquées du côté d’Andekaleka

    ÉLECTRICITÉ – La Jirama effectue une opération de pluies provoquées du côté d’Andekaleka

    Une hausse constatée sur la rivière qui fait tourner la centrale hydroélectrique d’Andekaleka. La Jirama ne donne pas le niveau actuel de l’eau sur place, mais confie que l’opération de pluies provoquées qui y a été menée lundi a permis une amélioration de la production de la centrale. Bien que l’opération n’ait pas causé un important orage dans le bassin versant, “les pluies fines qui sont tombées ont eu des impacts”.

    D’autres opérations devraient encore avoir lieu dès que les conditions météorologiques seront favorables. L’objectif, selon la compagnie nationale d’eau et d’électricité, est de permettre à la centrale hydroélectrique de fournir le maximum qu’elle puisse produire en ces périodes d’étiage.

    Parallèlement à la provocation des pluies, la Jirama mobilise l’ensemble des centrales thermiques raccordées au réseau interconnecté d’Antananarivo, dont la turbine à combustion TAC3 d’Ambohimanambola, d’une capacité de 18 MW, afin de compenser la baisse de la production hydraulique. La société d’Etat indique également disposer des financements nécessaires pour assurer le fonctionnement des centrales thermiques alimentées en carburant.

    Selon le directeur général de la Jirama, le Général Hajatiana Rasolomanana, la compagnie dispose d’une capacité de production suffisante pour répondre à la demande durant cet étiage 2026, dans une situation qu’il estime mieux maîtrisée que l’an dernier. A l’entendre, les prévisions établies en juin indiquent que le déficit de production sur le RIA devrait être ramené à 19,9 MW en août, contre 30,67 MW à la même période en 2025.

    Par ailleurs, le directeur du Réseau interconnecté d’Antananarivo, Solofonantenaina Rakotonandraina, assure que les coupures observées ces derniers jours ne traduisent pas un retour du délestage. “À l’heure actuelle, la puissance dont nous disposons est suffisante pour répondre à la demande. Les coupures qui peuvent survenir sont essentiellement liées à des incidents techniques ponctuels sur les installations. Mais en cette fin juillet, et nous espérons que cela se poursuivra jusqu’en août, notre capacité reste suffisante”, déclare-t-il.

  • PRÉVOYANCE SOCIALE – La CNaPS revalorise plusieurs de ses prestations à la suite de la hausse du salaire minimum d’embauche

    PRÉVOYANCE SOCIALE – La CNaPS revalorise plusieurs de ses prestations à la suite de la hausse du salaire minimum d’embauche

    Les prestations servies par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) revues à la hausse. La décision a été prise à la suite de l’augmentation du salaire minimum d’embauche (SME), porté de 262 680 ariary à 300 000 ariary. Cette révision concerne notamment les allocations familiales, les prestations de maternité, les pensions de retraite et les rentes d’accidents du travail. Les bénéficiaires percevront également des rappels couvrant les mois précédents.

     

    Selon les informations recueillies auprès de la CNaPS, 280 000 enfants bénéficiaires des allocations familiales, 97 000 pensionnés et 4 300 rentiers périodiques sont concernés par cette révision à la hausse des prestations. A cela s’ajoutent les affiliés apériodiques, dont l’effectif change fréquemment selon les demandes. Ainsi, les allocations familiales passent de 10 000 ariary à 11 000 ariary par enfant. Les bénéficiaires percevront ce nouveau montant à partir du mois prochain, avec un rappel de cinq mois couvrant la période de mars à juillet, soit 5 000 ariary supplémentaires par enfant.

     

    Les prestations de maternité connaissent également une hausse. L’allocation prénatale passe de 90 000 ariary à 99 000 ariary, tandis que celle de maternité connaîtra une hausse de 12 000 ariary, de 120 000 à 132 000 ariary. Le remboursement des frais d’accouchement s’élève désormais jusqu’à 120 000 ariary, contre 106 000 ariary auparavant. Selon le communiqué de la caisse, les adhérents et les ayants droit qui ont déposé une demande y afférente depuis le mois de mars devraient se rendre auprès du bureau de la CNaPS le plus proche afin d’effectuer les formalités nécessaires au versement des rappels.

     

    La révision concerne également les pensions de retraite et les rentes d’accidents de travail. Pour les bénéficiaires dont le paiement est prévu en juillet, la pension revalorisée sera versée en octobre, accompagnée d’un rappel correspondant aux mois d’avril, mai, juin et juillet. Les paiements du mois d’août incluront le nouveau montant ainsi que le rappel des mois d’avril et mai, tandis que ceux du mois de septembre comprendront un rappel couvrant avril, mai et juin.

  • Madagascar- Près de 11 000 candidats des options professionnelles et technologiques poursuivent les épreuves du baccalauréat

    Madagascar- Près de 11 000 candidats des options professionnelles et technologiques poursuivent les épreuves du baccalauréat

    Deuxième semaine d’épreuves. Après une première phase achevée le 24 juillet, ils sont 10 426 candidats au baccalauréat professionnel et 433 candidats au baccalauréat technologique à poursuivre cette semaine l’examen officiel pour l’obtention de leur premier diplôme universitaire. Un diplôme qui facilite la poursuite des études supérieures et l’insertion professionnelle dès son obtention.

    La deuxième partie des épreuves du baccalauréat professionnel et technologique 2026 se tient du 27 au 30 juillet dans les 66 centres d’examen répartis à travers Madagascar. Près de 11 000 candidats composent dans des filières couvrant six secteurs d’activité et 21 spécialités pour le Bac professionnel, ainsi que trois secteurs et trois spécialités pour le Bac technologique. Selon le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, toutes les dispositions ont été prises afin que les examens se déroulent dans les meilleures conditions.

    Une fois le diplôme décroché, les perspectives offertes aux titulaires du baccalauréat technique sont nombreuses, si l’on en croit le directeur des examens auprès du ministère, Jean Rémi Randriantsivery. Il souligne que les titulaires de ce diplômes peuvent poursuivre leurs études dans diverses écoles et facultés, à l’exemple de la polytechnique, les sciences et technologies, les Instituts supérieurs de technologie, mais aussi dans des filières comme la gestion ou l’agronomie.

    “Les bacheliers issus de l’enseignement technique disposent de solides compétences techniques, renforcées par des connaissances scientifiques et des compétences transversales acquises durant trois années de formation”, souligne-t-il. Ces compétences facilitent l’insertion professionnelle dès l’obtention du diplôme. Outre cette option, de nombreux bacheliers techniques poursuivent aussi leurs études à l’étranger grâce à des bourses internationales. Les lauréats ayant obtenu les mentions Très Bien et Bien sont privilégiés, avec des mesures d’encouragement récompensant leur excellence académique.

  • Une task force créée face à l’implantation des réseaux de scamming à Madagascar

    Une task force créée face à l’implantation des réseaux de scamming à Madagascar

    Madagascar renforce son dispositif de lutte contre la traite de personnes alors que le pays figure parmi les pays de destination du scamming. Le Conseil des ministres de mardi a adopté deux décrets créant deux task forces distinctes mais liées, la première pour lutter contre la traite des êtres humains, la deuxième pour lutter contre le développement des réseaux de scamming. Ces deux structures devraient renforcer les réponses de la Grande île face à l’implantation des réseaux criminels transnationaux, en attendant l’adoption de la nouvelle loi sur la traite des êtres humains.

    Selon le Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH), l’ouverture du pays et le développement du tourisme ont favorisé l’installation de ces réseaux criminels. Ceux-ci recrutent leurs victimes au moyen de fausses offres d’emploi promettant des opportunités professionnelles légitimes, avant de les contraindre, une fois arrivées à destination, à participer à des opérations d’escroquerie en ligne. Cette pratique est qualifiée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de traite des êtres humains à des fins de criminalité forcée, les personnes recrutées par tromperie étant privées de leur liberté.

    A Madagascar, les victimes de telles pratiques ne sont pourtant pas encore considérées comme telles. Lorsqu’un réseau de scamming avait été démantelé en juin et que plus de 700 ressortissants étrangers en situation irrégulière avaient été interpellés, trois à quatre personnes ont été accusées de traite d’êtres humains. Les autres, elles, sont poursuivies pour des faits d’escroquerie et ne sont pas qualifiées de victimes de traites de personnes à des fins de criminalité forcée, regrette Eric Ramahandrisoa, secrétaire exécutif du BNLTEH, au cours d’une rencontre avec la presse vendredi.

    La loi actuellement en vigueur réprime notamment la traite à des fins d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude, de mendicité ou encore de trafic d’organes, mais ne prévoit pas le cas des personnes exploitées pour être contraintes à commettre des infractions. Le projet de révision de cette loi, actuellement en attente d’examen à l’Assemblée nationale, entend combler cette lacune. Il élargit la définition de la traite des êtres humains en y intégrant l’exploitation à des fins d’activités délictuelles ou criminelles. Selon le BNLTEH, cette évolution permettra notamment de mieux prendre en compte les victimes exploitées dans les réseaux de scamming.

    Les questions liées au scamming seront au centre de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains, célébrée le 30 juillet sous le thème “Pièges derrière l’escroquerie”. Cette édition mettra l’accent sur les risques liés aux fausses offres d’emploi, sur la protection des victimes et sur le renforcement de la coopération entre les services chargés de démanteler ces réseaux criminels.

  • EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine, plus de 3 000 cas confirmés en quelques mois

    EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine, plus de 3 000 cas confirmés en quelques mois

    21 décès depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre 2025. Le nombre de personnes touchées par la Mpox ne cesse de croître ces derniers jours. Les bilans émanant du centre d’opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national rapportent trois décès enregistrés au cours de cette semaine. Parallèlement, plus de 3 000 cas confirmés et plus de 2 000 personnes guéries sont recensées.

     

    Le premier décès de la semaine concerne une femme de 29 ans dans la région d’Androy, compté le 21 juillet. Initialement classé comme cas suspect, son décès est survenu quelques jours avant que les analyses ne confirment que la Mpox en était la cause. Le deuxième a été signalé le 22 juillet à Vavatenina, où une femme de 48 ans a succombé à la maladie. Le dernier décès remonte au 24 juillet, sans informations complémentaires. La majorité des décès concernent des personnes vulnérables ou immunodéprimées.

     

    Selon le dernier bilan du 24 juillet, 4 715 cas suspects de Mpox ont été notifiés depuis le début de l’épidémie, dont 3 086 cas confirmés en laboratoire. Au total, 2 153 patients sont déclarés guéris, tandis que 21 décès ont été enregistrés. À ce jour, 40 districts demeurent actifs sur les 70 touchés par l’épidémie. Les districts de Toamasina I, Taolagnaro, Antsiranana I, Antananarivo-ville et Toliara II figurent parmi les plus affectés au cours des dernières semaines.

     

    Le Cousp national, à travers son incident manager, le professeur Mamy Randria, rappelle que la Mpox continue de progresser à Madagascar. Cette maladie peut entraîner des complications graves lorsqu’elle n’est pas prise en charge rapidement. Face à cette situation, la vaccination reste le principal moyen de prévention. Ainsi, la population est invitée à se faire vacciner, d’autant plus que le vaccin est gratuit et accessible au grand public, afin de limiter la propagation du virus et de réduire les risques de formes graves.

  • CIRCULATION – Cinq jours pour retirer les éclairages non conformes avant le début des sanctions

    CIRCULATION – Cinq jours pour retirer les éclairages non conformes avant le début des sanctions

    Ultimatum. Les automobilistes et les motocyclistes disposent de cinq jours, à compter de ce samedi, pour retirer les dispositifs d’éclairage non conformes installés sur leurs véhicules. À l’issue de ce délai accordé par la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), des contrôles renforcés seront menés et les contrevenants s’exposeront à des sanctions.

    Cette période de grâce intervient après la publication, la semaine dernière, d’un communiqué du ministère des Transports et de la météorologie rappelant l’interdiction d’utiliser des éclairages non conformes à la réglementation. La DGSR a réitéré cette interdiction samedi, en précisant qu’elle s’appuie notamment sur le nouveau code de la route ainsi que sur les textes réglementaires encadrant les équipements d’éclairage des véhicules.

    Selon le lieutenant-colonel Rija Alberto Rakotomampianina, responsable des opérations et des contrôles techniques inopinés sur route, tous les dispositifs d’éclairage ajoutés qui ne sont pas prévus par le constructeur sont concernés par cette interdiction. Il cite notamment les projecteurs installés à l’arrière des camions, les antibrouillards non homologués, les lampes LED ajoutées, les feux stroboscopiques ainsi que les éclairages clignotants ou à forte intensité.

    Le chef d’escadron Jacques Didier Rakotondramanana, chef du service de la communication du Centre de visite technique, explique que ces équipements peuvent éblouir les autres usagers de la route et accroître les risques d’accident.

    Dans son communiqué publié sur sa page Facebook, la DGSR indique que ces dispositifs sont généralement retirés avant les visites techniques obligatoires, mais qu’ils sont souvent réinstallés une fois le contrôle effectué, en violation de la réglementation. Elle invite ainsi les propriétaires de véhicules et de deux-roues à les enlever dans le délai de cinq jours, avant le lancement des opérations de contrôle et l’application des sanctions prévues.

     

    Photo : DGSR Madagascar

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – L’Arai rappelle que les véhicules saisis peuvent être utilisés par les administrations sous son contrôle strict

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – L’Arai rappelle que les véhicules saisis peuvent être utilisés par les administrations sous son contrôle strict

    Une mise à disposition temporaire et sous contrôle. Un décret adopté en mars 2025 prévoit la possibilité pour les services de l’administration publique d’utiliser les véhicules saisis dans le cadre de procédures judiciaires mais uniquement sous le contrôle de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) et dans le respect de conditions prévues par la réglementation. Le directeur général de l’Arai, Rado Rajohnson, a présenté les modalités d’application de ce décret au cours d’une formation organisée par l’Association des femmes journalistes la semaine dernière.

     

    Ce décret autorise l’Arai, qui assure la gestion des biens saisis, à mettre en usage des véhicules au profit des services de l’État, des collectivités territoriales décentralisées, des organes de lutte contre la corruption et des institutions de contrôle, rappelle son directeur général. Celui-ci souligne que cette mesure vise à éviter que les véhicules immobilisés pendant plusieurs années ne se dégradent et ne perdent de leur valeur avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue.

     

    Cette mise à disposition n’est toutefois pas automatique. Les organismes demandeurs doivent démontrer leur capacité à assurer l’entretien et la bonne gestion des véhicules. Ceux-ci doivent être immatriculés avec une plaque rouge et restent soumis à des contrôles périodiques de l’Arai afin de vérifier leur état ainsi que les conditions de leur utilisation.

     

    Si l’on en croit toujours Rado Rajohnson, “le véhicule est immédiatement retiré en cas d’abus”. “Les sanctions ne concernent pas uniquement l’utilisateur fautif, mais l’ensemble de l’institution bénéficiaire peut perdre le droit d’utiliser tous les véhicules mis à sa disposition”, précise-t-il. Il ajoute que “le décret prévoit également que la responsabilité personnelle de l’auteur des faits peut être engagée”.

     

    Selon le directeur général de l’Arai, le véhicule est ensuite restitué à son propriétaire si une décision de justice définitive ordonne sa restitution. A l’entendre, plusieurs pays appliquent déjà ce mécanisme afin de préserver la valeur des biens saisis dans l’attente de l’issue des procédures judiciaires. Créée en 2022, l’Agence de recouvrement des avoirs illicites indique avoir actuellement sous sa gestion 192 véhicules saisis. D’autres véhicules déjà saisis par l’Arai ont, pour leur part, fait l’objet de ventes aux enchères publiques, cette procédure entrant toujours dans le cadre de la conservation des biens saisis.

  • EXAMEN OFFICIEL – Six candidats accidentés privés de leur examen du baccalauréat, des épreuves spéciales à Miandrivazo pour quatre autres victimes du même accident 

    EXAMEN OFFICIEL – Six candidats accidentés privés de leur examen du baccalauréat, des épreuves spéciales à Miandrivazo pour quatre autres victimes du même accident 

    Ils étaient partis avec l’espoir de décrocher leur baccalauréat. Mais le voyage vers le centre d’examen a viré au drame. Dix-neuf élèves d’un lycée privé de Dabolava, dans la région du Menabe, ont été victimes d’un accident de la circulation alors qu’ils rejoignaient Miandrivazo pour passer les épreuves du baccalauréat. Six d’entre eux, grièvement blessés, n’ont finalement pas pu composer. Quatre autres, hospitalisés puis revenus à temps, ont bénéficié d’épreuves spéciales.

     

    L’accident s’est produit le 19 juillet, aux environs de 14h, à une cinquantaine de kilomètres de Miandrivazo, sur un tronçon de route particulièrement dégradé. Les candidats avaient affrété un véhicule pour effectuer le déplacement. Le bilan est lourd. Neuf élèves, légèrement blessés, ont pu poursuivre leur route jusqu’au lycée privé Saint-Pierre de Miandrivazo où ils ont participé normalement aux épreuves. Les dix autres ont été évacués vers un établissement hospitalier d’Antsirabe pour recevoir des soins adéquats.

     

    Parmi ces derniers, quatre ont pu revenir au centre d’examen après leur hospitalisation. Leur retour tardif leur a toutefois fait manquer certaines épreuves. Selon le chef de centre à Miandrivazo, Célin Daudet Tovohery, trois candidats sont arrivés après le début de la philosophie, tandis qu’un autre n’a pu assister à aucune des deux épreuves du premier jour. Face à cette situation, des épreuves spéciales leur ont été accordées ce vendredi, la philosophie pour les quatre et l’anglais pour le quatrième, arrivé à Miandrivazo mardi matin. Les six autres candidats, gravement blessés, ont dû renoncer à l’examen.

     

    Selon toujours le chef de centre, certains de ces candidats présentent des fractures du bras, des plaies à la tête ou des traumatismes crâniens. Leur prise en charge médicale était prioritaire, mais ils ont quand-même pu rejoindre Miandrivazo pour poursuivre les épreuves. Leur volonté de ne pas abandonner malgré les circonstances leur ont valu une session spéciale. Cette situation exceptionnelle rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés certains candidats, contraints de parcourir de longues distances sur des infrastructures routières parfois précaires pour accéder aux centres d’examen.