Catégorie : Social
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RAPPORT – Environ 180 millions de dollars d’aides et de financements humanitaires pour les secteurs de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition en 2022
Les financements d’aides et les financements humanitaires dont a bénéficié Madagascar pour les secteurs de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition ont tourné autour de 180 millions de dollars l’année dernière. Le montant des financements d’aides pour ces trois secteurs était de 97,8 millions de dollars si les financements humanitaires s’élevaient à 81,9 millions de dollars, selon le tableau de bord de l’Alliance mondiale pour la sécurité alimentaire (GAFS).
Sur ces 97,8 millions de dollars de financement d’aides, 65,7 millions de dollars ont été affectés pour l’agriculture. La Banque africaine de développement (BAD) a été le plus grand donateur dans ce secteur avec ses 39,1 millions de dollars. 28,3 millions de dollars ont été affectés pour le financement de l’aide à la sécurité alimentaire, et c’est l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) qui a été le plus grand donateur avec ses 26,3 millions de dollars. Quant aux 3,1 millions de dollars qui ont été affectés à la nutrition, 2,9 millions de dollars proviennent du Fonds central pour les interventions d’urgences (CERF). La GAFS précise que les données sont auto-déclarées par les donateurs à l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA), qui se charge ensuite de les publier.
Pour ce qui est des 81,7 millions de dollars de financements humanitaires, le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique a été le plus grand contributeur. Celui-ci a contribué à hauteur de 24,4 millions de dollars sur les 29,3 millions de dollars de financements humanitaires pour la nutrition, et a contribué à hauteur de 28,6 millions de dollars sur les 52,5 millions de dollars pour la sécurité alimentaire. Les données sur le financement de l’aide humanitaire sont pour sa part obtenues auprès du Service de suivi financier du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (Unocha).
Selon le tableau de bord de la GAFS, 2,23 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aigüe élevée (IPC Phase 3) de novembre 2022 à mars 2023, représentant 36% de la population analysée. D’avril 2023 à juillet 2023, 1,54 million de personnes devraient être confrontées aux mêmes conditions de crise ou pires, soit 25,00% de la population analysée.
La Présidence de la République a récemment indiqué avoir obtenu 534 millions de dollars en marge du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur la souveraineté alimentaire de Dakar Sénégal. Une enveloppe obtenue auprès de la BAD et du Fonds international de développement agricole (Fida) pour le financement du Pacte national sur l’alimentation et l’agriculture de Madagascar. Le pacte national sur l’alimentation et l’agriculture figure parmi les engagements des dirigeants africains pour l’atteinte de l’objectif d’élimination de l’extrême pauvreté et de la faim d’ici 2030. Il définit les travaux que chaque pays aura à entreprendre pour assurer sa sécurité alimentaire. -

Antananarivo – La régularisation de l’activité des taximotos prend son temps
La régularisation des taxi-moto sur la table des discussions. Le sujet a été abordé à l’occasion de la présentation des voeux de la Vondron’ny Mpitatitra Taxi Moto (VMTM) auprès de Naina Andriantsitoaina, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) mercredi,. « La formalisation de leur métier (taxis motos) au sein de la ville via l’attribution de statut et de licences a été évoquée », indique le premier magistrat de la ville sur sa page Facebook.
Quatre mois après le feu vert du conseil municipal d’Antananarivo, la formalisation de l’activité de transport par motocyclette prend son temps. Jusqu’ici rien n’est encore défini au niveau de la commune. Contacté, le commissaire Albert Estel Ainanirina, directeur du transport et la mobilité urbaine auprès de la Commune d’Antananarivo confie que « aucune résolution n’a été prise lors de cette rencontre ». Il indique que « seul le texte adopté en délibération communale régit cette activité à l’heure actuelle ».
Au téléphone, Hilda Hasinjo Ravelonahina, conseillère municipale, indique que le texte adopté le 30 septembre 2022, « ne dispose que de l’autorisation d’exercice d’activité des taxis motos. Il ne fixe ni les règles ni les modalités de cette activité ». Elle rappelle que selon ce texte, « un comité aurait dû être mis sur pied afin de définir les normes liées à cette activité ».
En attendant leur régularisation, les taxis motos remplissent déjà les abords des arrêts de bus de la capitale. Joint au téléphone, Tsiresy Rabeharisoa, directeur de la communication de la CUA assure qu’ « un cahier de charge sera élaboré afin de remédier à la situation d’ici quelques mois ». En attendant les taxis motos continuent de contribuer à la mobilité urbaine d’Antananarivo.
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INTEMPERIES – Le bilan humain de Cheneso s’alourdit à 16 morts
Le bilan du passage de Cheneso ne cesse de s’alourdir. Le point de situation provisoire du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) publié ce jeudi à 16h déplore 16 décès et 19 personnes portées disparues. Le pays recense par ailleurs plus de 55 000 sinistrés répartis dans 15 régions et plus de 15 500 personnes déplacées réparties dans 100 sites d’hébergement.
Le passage de ce système dans le pays a laissé beaucoup de dégâts. Plus de 13 300 cases sont sous les eaux et 500 cases sont complètement détruites. Le réseau routier malgache a subi de nombreux dégâts avec un nombre considérable de routes coupées et de ponts endommagés. Ce jeudi matin, par exemple, le pont d’Ambalavola, sur la route nationale 6, situé entre Antsohihy et Port Bergé s’est effondré.
Le centre de Cheneso se trouvait à 175 Km à l’Ouest de Morondava ce jeudi à 15h. Il est accompagné de vents moyens estimés à 110km/h avec des rafales de 155km/h près du centre. Le système poursuit son déplacement vers le Sud-Ouest à une vitesse de 7 Km/h, selon le bulletin cyclonique publié par Meteo Madagascar. -

INTEMPERIES – Sept morts et 13 disparus après le passage de la tempête tropicale Cheneso selon le bilan publié mardi par le BNGRC
Le bilan humain laissé par la tempête tropicale Cheneso continue de s’alourdir. Le point de situation publié mardi soir par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de sept morts et de 13 disparus. Les décès sont soit dus à l’écroulement de maison, comme cela a été le cas à Kianjavato-Mananjary, ou à Brieville-Tsaratanana, soit après que les victimes ont été emportés par les eaux. La plupart des disparus sont également signalés emportés par les eaux.
⭕Dans son bilan, le BNGRC rapporte 500 cases détruites et plus de 10 000 autres inondées. Cheneso a fait jusqu’à mardi 35 000 sinistrés. Plus de 14 400 personnes sont actuellement déplacées et accueillies au sein de différents sites d’hébergement, notamment des établissements scolaires.
⭕Sortie en mer en fin de semaine, Cheneso a regagné en intensité. Mardi, la tempête, avec ses vents moyens de 80km/h et ses rafales de 110km/h se trouvait à 180 km à l’Ouest-Nord-Ouest de Morondava où elle était déjà signalée dans la matinée. « Elle était restée quasi-stationnaire durant les six dernières heures », signale Météo Madagascar qui maintient l’alerte verte pour les districts de Belon’i Tsiribihina, Morondava, Manja, Morombe et Toliara I et II.
⭕La tempête continue aussi d’influencer le temps qu’il fait dans de nombreuses localités du pays où une vigilance fortes pluies reste en vigueur. L’alerte concerne notamment les régions du Melaky, de Menabe, d’Atsimo Andrefana, de Boeny, de Sofia, de Betsiboka, de Fitovinany et d’Atsimo Atsinanana.
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TRANSPORT PUBLIC – Le paiement digitalisé des frais de transport en phase d’essai sur la ligne Tana – Ivato
Finie la galère des monnaies sur les taxi-be. Depuis quelques mois, Kanto Razanadrakoto teste un nouveau système de paiement de ses frais de transport.Au lieu de débourser l’argent comme tout le monde, elle paie ses frais directement à partir d’une carte numérique. Pour l’instant, elle semble satisfaite du système et de son utilisation. Elle n’y voit que des avantages.“Je n’ai plus besoin de chercher la petite monnaie lorsque je vais prendre le bus. Je n’ai plus besoin de réclamer la monnaie aussi”, indique Kanto Razanadrakoto – Testeur.Ce tout nouveau système encore en phase de test est l’œuvre de CPP système. Cette entreprise travaille dans la digitalisation à Madagascar. L’objectif consiste à fournir une autre alternative à l’utilisation de l’argent liquide dans le paiement des frais de transport à Madagascar.Une dizaine de mini-bus de la ligne Tana – Ivato en sont actuellement équipée. Le système fonctionne comme au guichet automatique de banque. L’usager commence par s’inscrire et obtient une carte personnelle. Cette carte peut être alimentée via mobile money ou auprès des kiosques de la société. Une fois la carte chargée, elle peut être utilisée dans tous les bus équipés du système. En un seul passage de la carte sur le terminal TPE, le tour est joué. “Lorsque le bus n’est pas bondé, la personne entre, elle badge et en trois secondes le tour est joué », explique Severin Vahanjakoto de CPP System.Révolutionner le transport public à Madagascar
Le système ne compte pas remplacer le paiement par cash. Le but est de proposer les deux modes de paiement et de permettre aux usagers d’en avoir le choix.Le système intègre d’ailleurs un paiement par cash pour les usagers qui ne se sont pas souscrits à la carte: un ticket est fourni à l’usager qui utilise le système de paiement habituel. “Si la personne donne un billet de 500 ariary, le receveur appuie ici et choisit entre payer par carte ou par cash. Lorsqu’il dit cash, le receveur appuie ici et le TPE délivre un ticket », a fait savoir Severin Vahanjakoto.Les promoteurs en sont convaincus, ce système peut révolutionner le transport public à Madagascar.S’il facilite la vie des usagers du transport public, il offre aussi de nombreux avantages pour rendre facile celle des professionnels du secteur, notamment les propriétaires de bus mais aussi les coopératives.Parmi les avantages, le suivi en temps réel de toutes les activités du bus. “Au niveau des coopératives, elles peuvent surveiller si les voitures respectent les cahiers des charges. Elles peuvent contrôler leurs membres grâce à ce TPE. Pareil pour les propriétaires des bus qui peuvent savoir à tout moment où sont leurs véhicules. Ils peuvent aussi connaitre leurs recettes à tout moment », soutient Severin Vahanjakoto.Pour les promoteurs, les gains des propriétaires des bus peuvent monter jusqu’à 10 % de plus par rapport au système actuel.Finis les petits larcins. La formalisation des métiers de receveur et de chauffeur lesquels deviendront des salariés fixes, est même envisageable.Le système a aussi été conçu pour faciliter au maximum son utilisation.Des chauffeurs réticents
La transition vers le système s’est passée comme sur des roulettes, indique Jean Claude Rijaniaina, receveur. “La base, pour des gens qui ont fait des études, n’est pas réellement difficile, mais pour des gens qui n’ont pas fait des études cela peut être compliqué. Personnellement, je n’ai trouvé aucun problème », continue-t-il d’expliquer.Mais si certains sont convaincus, d’autres restent encore réticents à l’idée de migrer vers le système, notamment les chauffeurs et les receveurs habitués à gagner de l’argent au quotidien.Bien que la formalisation de leurs métiers ne soit à ce stade qu’une hypothèse, certains sont assez perplexes. Tovo Ratsirahonana déclare que “ Il y a des bus où les employés sont payés au mois. Mais pour nous on est payés au surplus du versement. Donc si on utilise le système par carte cela peut être préjudiciable pour nous ».CPP système espère bientôt en terminer avec la phase de test qui a commencé au mois de Juin 2022. Ils espèrent pouvoir entamer la phase commerciale dès cette année sur la ligne Tana – Ivato. Plus tard, ils espèrent vulgariser le système sur tous les bus de la capitale. -

INFRASTRUCTURES – Des perturbations sur les routes nationales après le passage de la tempête tropicale Cheneso
Les routes nationales ont été parmi les infrastructures ayant le plus souffert du passage de la tempête tropicale Cheneso. Dans son bilan pos-catastrophe, le ministère des travaux publics rapporte des coupures de route sur la RN4, reliant Antananarivo à Mahajanga, et sur la RNS25, entre les communes rurales de Ranomafana et de Vohiparara.
Pour ce qui est de la route nationale RN4, les autorités locales ont décidé de suspendre toute circulation. Le ministère des travaux publics signale des effondrements de chaussée au PK 432+700 au croisement d’ Anjiajia et au PK 483+200 à Ankazomborona. »Les fissures au PK 483+200 à Ankazomborona, ont été provisoirement réparées. « Les techniciens sont déjà sur place pour remettre en état les axes routiers au croisement d’Anjiajia. », précise Mokhtar Salim Andriantomanga, gouverneur de la Région Boeny, joint au téléphone ce jour.
Du côté de la RNS25, le ministère des Travaux publics évoque « un éboulement à Tsararano, dans la commune rurale de Ranomafana au sein du District d’Ifanadiana ». En attendant les travaux de réhabilitation provisoire, le ministère invite « les usagers à ne plus emprunter les routes nationales en cas de montée des eaux, et de ne reprendre la route qu’après l’évacuation des eaux et les précisions des techniciens sur l’absence de risque d’éboulement ».Photo : Ministère des Travaux publics -

HUMANITAIRE – Sept tonnes de médicaments et 25 tonnes de nourriture remis au BNGRC par le sultanat d’Oman pour faire face aux conséquences des intempéries de la saison cyclonique
Antananarivo, 24 Janvier, 14h57 – Les premiers appuis internationaux de la saison cyclonique arrivent. Dimanche, un avion-cargo spécial affrété par le sultanat d’Oman a débarqué à l’aéroport d’Ivato sept tonnes de médicaments et 25 tonnes de nourriture, dont du riz, de la farine, de l’huile et du sucre.
La cargaison, destinée à « faire face aux conséquences des intempéries de la saison cyclonique qui débute », selon un communiqué conjoint du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), du ministère des Affaires étrangères et du consulat du sultanat d’Oman, a été directement remise au BNGRC. Le communiqué indique d’ailleurs que l’aide humanitaire a été octroyée suite à l’appel de cet organisme.
La délégation omanaise, qui est venue remettre les dons, a été reçue lundi par le ministre des Affaires étrangères par intérim, le général Léon Richard Rakotonirina. Les deux parties ont eu l’occasion de discuter de la mise en place d’un cadre de coopération permettant d’anticiper les interventions humanitaires à long terme. -

EDUCATION – Plus de 400 salles de classe construites en 2022, plus de 330 en cours de construction, plus de 400 en attente de construction, selon le bilan du ministère de l’Education nationale
Le ministère de l’Education nationale à l’heure du bilan. Sur les 1 372 salles de classe qu’il avait prévu de construire en 2022, 405 salles ont pu être achevées. 334 salles sont encore en cours de travaux tandis que 414 devraient commencer à être en chantier en 2023.
⭕Les deux tiers des salles en projet pour le compte de 2022, soit 922 salles, sont censés faire partie des établissements scolaires manara-penitra (ESM). 225 d’entre elles ont pu être achevées en 2022, 114 sont encore en cours de construction tandis que 364 n’ont pas encore démarré. Mais « leur construction est programmée en 2023 », précise le ministère.
⭕Les autres salles, soit les 450 salles qui avaient été prévues dans le plan de travail du ministère en 2022, sont financées par la Banque mondiale via le Projet d’appui à l’éducation de base (PAEB). Moins de la moitié des travaux, soit la construction de 180 salles, a pu être achevée. Une grande partie, soit 220 salles, est encore en cours de construction. Il reste 50 salles dont les travaux doivent démarrer en 2023 mais qui sont attribuées au titre du marché de 2022.
Photo : Présidence de la République
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AGRICULTURE – Les récoltes fortement menacées par le phénomène de « tiomena » dans l’Androy, le Gouverneur appelle les autorités centrales à provoquer les pluies en urgence dans la région
Antananarivo, 23 Janvier, 11h22 – Les espoirs de bonnes récoltes dans l’Androy douchés par les chasse-sables. Depuis une semaine, le phénomène de « tiomena », ces vents qui soulèvent sable et poussière est revenu dans la région au grand désespoir des autorités et des habitants. Soja Lahimaro, le gouverneur de la région, ne cache pas ses inquiétudes face à une telle situation.
A entendre le gouverneur, le sable et la poussière rouge emportés par les vents détruisent les jeunes pousses, alors que les épis de maïs commencent à flétrir. Il appréhende la perte des récoltes qui ont pourtant montré des signes positifs ces derniers mois.
Face à la situation, Soja Lahimaro, qui avait fait preuve de beaucoup d’optimisme il y a encore quelques jours, lance ainsi un appel d’urgence qu’il qualifie d’absolue. « S’il n’y a pas de pluie cette semaine, ou au plus tard la semaine prochaine, le phénomène pourrait plonger l’Androy dans le Kere », alerte-t-il. Il demande ainsi que les pluies soient provoquées de façon artificielle dans sa région.
Depuis novembre et durant les deux premières semaines de janvier, la pluie n’a pas cessé de tomber dans le Sud de Madagascar et dans l’Androy en particulier. Les agriculteurs ont repris leur travail, de la verdure ont commencé à recouvrir le paysage. La région a repris des couleurs jusqu’à ce que le tiomena réapparaisse et tende à couvrir de rouge les diverses localités. -

ÉDUCATION – Plus de 2 000 élèves affectés par la tempête Cheneso suite aux dégâts sur leurs salles de classe, des écoles fermées pour accueillir les sinistrés et suite à la persistance des pluies et à la montée des eaux
Antananarivo, 23 Janvier, 8h15 – Des élèves doivent manquer l’école après le passage de la tempête tropicale Cheneso. Le bilan provisoire publié dimanche soir par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 89 établissements scolaires touchés par les effets de la tempête et de 2 022 élèves affectés par les dégâts. Dans les détails, il est mentionné 73 salles de classe détruites, dont 15 le sont complètement. 27 salles de classe sont également totalement décoiffées tandis que 43 écoles se retrouvent sous les eaux en raison de la montée des eaux.
Aux dégâts subis par les salles de classe s’ajoute le recours aux établissements scolaires pour accueillir les sinistrés, ne permettant pas aux élèves d’avoir cours ou du moins de poursuivre les classes dans des conditions optimales. Selon le bilan du BNGRC publié dimanche soir, au moins dix établissements scolaires publics sont utilisés comme sites d’hébergement des sinistrés. Certains des 7 240 personnes déplacées suite aux intempéries sont provisoirement accueillies dans des salles de classe à Mahajanga, Befandriana Nord, Mananjary, Manjakandriana, Marovoay et Ambato Boeny.
Par ailleurs, la persistance des pluies ainsi que la montée des eaux ont amené des autorités locales à suspendre les cours dans leurs circonscriptions scolaires jusqu’à mardi ou mercredi. C’est par exemple le cas dans le Boeny et le Betsiboka placés en alerte jaune fortes pluies. Les districts riverains du fleuve Betsiboka ont également reçu dimanche un avis de vigilance alerte rouge suite à une hausse importante du niveau des eaux signalé dimanche à 9h.