Catégorie : Social

  • INTEMPÉRIES – Les cours suspendus dans la région Boeny

    INTEMPÉRIES – Les cours suspendus dans la région Boeny

     

    Les élèves de la région Boeny doivent rester chez eux pendant trois jours. Les cours sont suspendus dans cette région du Nord-Ouest du pays, annonce ce dimanche le gouverneur Mokhtar Salim Andriatomanga sur sa page Facebook. La reprise est annoncée pour ce jeudi.

     

    ⭕La région de Boeny est placée en alerte vigilance jaune de fortes pluies. La dégradation des conditions météorologiques ces derniers jours a provoqué des inondations dans de nombreuses localités de la région, notamment la capitale régionale Mahajanga où des quartiers comme Tsararano, Fiofio et Ambalavola sont victimes de la montée des eaux.

     

    ⭕Outre la montée des eaux qui frappe de nombreux quartiers, des salles de classe accueillent aussi des sinitrés. Selon un communiqué du gouvernorat, des familles sinistrées sont hébergés dans les locaux de l’école primaire publique de Fiofio. A Mahajanga, « le bilan provisoire du point focal du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) sur place indique 437 familles sinistrées, dont 135 issues du fokontany Ambalavola, 121 de Tsararano et 181 de Fiofio », poursuit encore le communiqué.

     

    ⭕D’après les prévisions de Météo Madagascar, des pluies pouvant atteindre 70 à 100mm/24h sont encore prévues sur le Nord-Ouest, Centre Ouest et Sud-Est du pays ainsi que sur quelques parties des hautes terres. Le mauvais temps devrait notamment concerner les districts d’Ambanja, Bealanana, Analalava, Antsohihy, Boriziny, Mampikony, Miandrivazo,Belo sur Tsiribihina, Farafangana, Vondrozo, Vangaindrano et tous les districts de Boeny, Melaky, Vatovavy, Fitovinany et Analamanga jusqu’au 26 janvier.

     

    Photo : Mokthar Salim Andriatomanga

  • ÉPIDÉMIE – Un décès et 29 nouveaux cas de Covid-19 recensés du 14 au 20 Janvier

    ÉPIDÉMIE – Un décès et 29 nouveaux cas de Covid-19 recensés du 14 au 20 Janvier

    Les cas de Covid 19 persistent à Madagascar et surtout dans la région ‘Analamanga. Le bilan épidémiologique publié ce dimanche par le ministère de la Santé publique fait état de 29 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus entre le 14 et le 20 Janvier 2023. 24 d’entre eux sont répertoriés dans la région Analamanga.

    ⭕Le taux de positivité est en hausse. Les cas detectés cette semaine ont été détectés sur 321 tests effectués, donnant un taux de positivité de 9,03%.

    ⭕Un décès a aussi été recensé cette semaine, portant à 1 419 le nombre de décès recensés sur la Grande île depuis le début de l’épidémie.

    ⭕Le nombre de cas actifs s’élève à 55 personnes et cinq patients présentent la forme grave de la maladie.

    ⭕Répartition des cas par région
    ????24 dans l’ Analamanga,
    ????Un dans l’Amoron’i Mania,
    ????Un dans la Haute Matsiatra,
    ????Un dans l’Atsinanana,
    ????Un dans l’Itasy,
    ????Un dans le Boeny.

  • INTEMPÉRIES – Mahajanga sous les eaux après le passage de Cheneso

    INTEMPÉRIES – Mahajanga sous les eaux après le passage de Cheneso

    La région Boeny n’est épargnée par le passage du cyclone Cheneso. Les fortes pluies qui ont accompagné le système ont inondé de nombreuses localités de la région, notamment la capitale régionale Mahajanga où des quartiers comme Tsararano, Fiofio et Ambalavola sont victimes de la montée des eaux.

     

    ⭕La région Boeny fait partie des localités placées sous vigilance fortes pluies. Météo Madagascar y annonce des pluies pouvant atteindre 70 à 100mm en 24 heures. Des risques de crues éclairs, de stagnation ou de montée des eaux ou encore de glissement de terrain y sont signalés.

     

    ⭕La pluie devrait persister jusqu’à mardi selon les prévisions des services météorologiques ce dimanche. Outre les districts de Boeny, Ambanja, Bealanana, Analalava, Antsohihy, Boriziny, Mampikony, Besalampy, Mahanoro, Marolambo et tous les districts de Vatovavy, de Fitovinany et d’Analamanga.

     

    Photo Mokhtar Andriantomanga

  • COOPÉRATION – De l’énergie solaire, de l’eau potable et de la technologie de l’information et de la communication pour assurer une « Transformation rurale rapide » dans le Grand Sud 

    COOPÉRATION – De l’énergie solaire, de l’eau potable et de la technologie de l’information et de la communication pour assurer une « Transformation rurale rapide » dans le Grand Sud 

    Le projet de « Transformation rurale rapide » a été l’un des sujets abordés entre le président de la République Andry Rajoelina et le directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), Manoj Juneja, lors de leur rencontre à Iavoloha, samedi. Ce « projet innovant visant à développer les communautés rurales dans les régions d’Androy et d’Anosy, au Sud de Madagascar », selon le PAM, est conjointement mis en œuvre par l’agence onusienne et le gouvernement malgache.

     

    ⭕Dans le cadre de ce projet, « des centres alimentés à l’énergie solaire d’une puissance de 25 kW, une source d’eau durable et des équipements de technologies de l’information et de la communication (TIC) » sont mis en place « dans les zones reculées » de façon à fournir à leurs habitants les « services essentiels tels que l’énergie, l’eau et les plateformes numériques aux membres de la communauté, d’une manière écologiquement responsable et durable ». Ces « services intégrés sont nécessaires à la transformation rurale dans les zones géographiquement éloignées », indique le PAM.

     

    ⭕A en croire la présidence, des sites pilotes de ce programme sont déjà mis en place dans les régions d’Androy et d’Anosy. Mais « le plan est d’étendre l’initiative à d’autres villages et régions », souligne Pasqualina di Sirio, directrice pays du PAM à Madagascar. qui indique que « cette initiative change la donne ». Elle parle d’une approche qui « aide à stimuler le développement à la base, tout en répondant aux besoins les plus urgents des communautés rurales ».

     

    ⭕Outre le directeur exécutif du PAM, le président de la République a également reçu Menghestab Hailé, directeur régional du PAM pour l’Afrique Australe, Pasqualina Disirio, représentante du PAM à Madagascar et IIssa Sanogo, le Coordonnateur résident des nations Unies à Madagascar.

     

    Photo : Présidence

  • INTEMPERIES – Le nombre de décès suite au passage de Cheneso passe à trois

    INTEMPERIES – Le nombre de décès suite au passage de Cheneso passe à trois

    Le bilan de la tempête tropicale Cheneso s’alourdit. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes fait état d’un décès supplémentaire à Andapa, après celui d’un enfant d’un an et demi dans la même localité, et celui d’un homme emporté par les eaux à Vavatenina.

     

    ⭕Le nombre des personnes disparues est également en hausse selon le bilan provisoire publié samedi par le BNGRC. Après le garçon de dix ans porté disparu après un naufrage à Antsiranana, deux disparitions sont signalées à Andapa et une autre à Befandriana Nord.

     

    ⭕En tout, le BNGRC dénombre 7 334 personnes sinistrées provenant 2 123 ménages. 1 973 personnes sont actuellement déplacées, la plupart d’entre elles se trouvant à Mananjary. A Maroantsetra où les eaux ont connu une montée importante, 1 555 cases se trouvent inondées.

  • TRAVAUX PUBLICS – Les travaux de réhabilitation du tronçon de la route nationale 6 reliant Ambondromamy à Ambanja lancés

    TRAVAUX PUBLICS – Les travaux de réhabilitation du tronçon de la route nationale 6 reliant Ambondromamy à Ambanja lancés

    Le ministre des Travaux publics, Jerry Hatrefindrazana assiste ce samedi au lancement des travaux de réhabilitation d’une portion de la RN6. Ces travaux sont possibles grâce aux financements de la Banque mondiale à travers ses programmes Projet de développement durable des routes (PDDR) et Composante d’intervention d’urgence et de contingence (CERC).

     

    ⭕Annoncés depuis octobre 2022, les travaux sont lancés. Cette portion de route de plus de 460km reliant Ambondromamy à Ambanja est dans un état de dégradation avancé. Plusieurs points noirs ont causé des problèmes aux usagers de cette route, en particulier entre Antsohihy et Ambanja.

     

    ⭕Lors de sa rencontre avec l’entreprise ISO Construction en charge des travaux, le ministre a fait savoir qu’il espère un maintien des qualités de la route et des normes de construction en vigueur comme prévu dans le contrat entre l’Etat et cette entreprise. Ces travaux de réhabilitation devraient prendre environ 10 mois.

     

    Photo : MTP

  • Antananarivo – Curage d’un canal souterrain de 600 m à Andravoahangy

    Antananarivo – Curage d’un canal souterrain de 600 m à Andravoahangy

    Quand la pluie tombe sur la ville d’Antananarivo, le quartier d’Andravoahangy n’est pas épargné par la montée des eaux. Afin de lutter contre cette montée d’eau et la stagnation notamment aux environs du rondpoint de ce quartier populaire du troisième arrondissement, l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA), organisme rattaché au ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers, et la Commune urbaine d’Antananarivo, à travers la Société municipale d’assainissement, ont procédé au curage d’un canal souterrain de 600m au niveau de la rue Ramanankasina.

     

    ⭕Même si la responsabilité appartient à la commune urbaine d’Antananarivo, l’Apioa a accepté d’aider la commune a indiqué Tojo Andry Tiana Rafidimanantsoa, son directeur général. A en croire ce responsable, cela fait déjà 20 ans que ce canal n’a plus été curé. Alors que les techniciens décrivent comme à l’origine des problèmes de montée des eaux dans ce quartier et ses environs.

     

    ⭕Le directeur général de l’Apipa espère que ce curage d’un canal au niveau du rond point d’Andravoahangy aura d’impact sur la montée des eaux. Outre ce canal de 600 mètres, le curage de la chambre à sable a Behoririka est aussi envisagé.

  • TRANSPORT – Les routiers annulent leur grève prévue à partir de lundi

    TRANSPORT – Les routiers annulent leur grève prévue à partir de lundi

    Les transporteurs routiers suspendent leur mouvement. Après une rencontre de trois heures avec les représentants du ministère des Travaux publics vendredi, ils décident de reporter la grève qu’ils avaient annoncée en attendant les actions du ministère. “Notre grève est reportée car on a convenu avec le ministère du début immédiat du traitement des points noirs sur les routes nationales”, rapporte José Henri Rakotoarisoa, vice-président de l’Association transporteur camionneur (ATC), présent lors de la rencontre.

     

    ⭕Lors du Conseil des ministres de mercredi, le gouvernement avait validé l’autorisation d’engagement préalable pour les travaux de réfection de certaines routes nationales endommagées à Madagascar. Cette décision autorise toutes les dépenses liées à la réfection des routes nationales indiquées dans le rapport sans suivre les procédures habituelles requises par le marché public.

     

    ⭕Bien que ni la RN2 ni la RN4 ni la RN7 n’aient figuré dans la liste, les transporteurs assurent que le traitement immédiat des points noirs sur ces axes a aussi été convenu lors de cette rencontre. Joint au téléphone, un responsable auprès du ministère des Travaux publics confirme aussi que le traitement des points noirs sur la RN2 est concerné par la décision prise durant la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    ⭕« La décision du Conseil des ministres avait aussi pour but de rassurer les entreprises sur l’engagement des fonds, en l’occurrence les ressources propres internes de l’Etat dans la réfection des routes en contournant les procédures habituelles », indique notre source. « Les entreprises peuvent ainsi débuter de suite les travaux de réfection des points noirs », ajoute-t-elle.

     

    ⭕Pour les routes nationales dont la réfection est assurée par les bailleurs de fonds, il n’y a aucun moyen de contourner les procédures d’usage à en croire notre source. « On n’attendra pas les bailleurs de fond, lorsque les procédures de décaissement de leur côté seront achevées, ils prendront le relais », explique-t-elle.

     

    ⭕Face à la presse mercredi, les quatre grandes associations de transporteurs camionneurs de Madagascar ont réitéré leur demande au ministère des travaux publics concernant la réfection sans délai des routes nationales, en particulier la RN2. Les transporteurs ont demandé principalement le début du terrassement des points noirs.

  • INTEMPERIES – La tempête Cheneso tue un enfant d’un an et demi

    INTEMPERIES – La tempête Cheneso tue un enfant d’un an et demi

     

    Drame à Ambalamanasy II à Andapa. Un enfant d’un an et demi, qui a échappé à la vigilance de sa mère, est mort noyé suite au passage de la tempête tropicale Cheneso dans la région de la Sava, jeudi. « Sa mère était occupée à préparer les affaires qu’elle voulait amener avant de quitter leur domicile où l’eau avait commencé à entrer quand l’enfant est sorti dans la cour et est tombé dans l’eau », raconte une source sur place. Le temps que la mère se rende compte de l’absence de son fils à ses côtés, celui-ci s’est noyé. « Le petit garçon a été emmené à l’hôpital mais n’a pas survécu », poursuit notre source.

    ⭕Cette mort par noyade est le seul rapporté par le premier point de situation rapporté jeudi soir par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Outre ce décès, le BNGRC rapporte également la disparition d’un autre garçon de 10 ans suite au naufrage d’une barque dans la commune rurale d’Ambolozobe à Antsiranana II. Celui-ci se trouvait avec trois autres personnes quand il est sorti en mer mercredi soir. Si les trois autres ont pu être retrouvées saines et sauves, l’enfant est encore signalé disparu.

    ⭕En tout, la tempête tropicale Cheneso qui a touché terre jeudi vers 10h45 a tué un enfant, causé la disparition d’un autre et fait 2 224 sinistrés à Maroantsetra dans l’Analanjirofo. 214 personnes provenant de 72 ménages ont dû être préventivement déplacées dans deux sites d’hébergement à Maroantsetra. 738 cas d’habitation ont par ailleurs été inondées et la route reliant Sambava et Andapa a été coupée à 10km d’Andapa suite à un éboulement.

    ⭕Poursuivant son périple sur la Grande île, Cheneso ne devrait sortir en mer que dimanche ou même lundi. « Le système très affaibli poursuit sa route sur la Grande Terre en direction du Sud-Ouest et avec une très forte incertitude, il pourrait ressortir dans le Canal de Mozambique par la côte Centre-Ouest en fin de week-end », indique le bulletin cyclonique de Météo France Réunion publié à 6h de Madagascar. Le dernier bulletin cyclonique de Météo Madagascar publié jeudi après-midi évoque même une sortie en mer en début de semaine prochaine.

    Photos: Des quartiers sous les eaux à Andapa

  • PREVENTION – Un bloc de rocher de 30 tonnes à démolir à Volosarika Ambanidia jusqu’à samedi

    PREVENTION – Un bloc de rocher de 30 tonnes à démolir à Volosarika Ambanidia jusqu’à samedi

    Pour démolir un bloc de rocher de 30 tonnes qui menace le quartier de Volosarika Ambanidia, les responsables du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes ont fait appel à des travailleurs de pierre. Les travaux seront faits de manière artisanale. Les prestataires ont jusqu’à samedi pour terminer le travail en utilisant la méthode de déroctage manuel.

     

    Des maisons vides, des portes fermées.  Depuis quelques jours, des familles habitant à Volosarika Ambanidia ont été contraintes de quitter leur domicile. Un bloc de rocher d’environ 30 tonnes, qui n’est pas attaché à la roche mère, menace de tomber dans le quartier.
    Une dizaine de maisons, érigées en contrebas de la pente où le bloc de pierre se trouve, sont menacées.
    Mercredi, des travailleurs de pierre munis des burins, de la masse, des barres à mine et d’eau en bouteille ont commencé à détruire cette menace.
    Le choix de recourir à des artisans est quasiment technique, indique le bureau national de la gestion des risques et catastrophes.

    Général Elack Andriakaja,  Directeur général du BNGRC : « Nous avons discuté avec les militaires, et il est apparu qu’il est difficile de démolir le rocher avec des matériaux qu’ils utilisent. Après des études, il n’y a pas d’autre moyen que de la démolir de façon artisanale. Nous sommes obligés d’évacuer les habitants des environs. Ils sont au nombre de 82. Nous voulons les déplacer, mais ces personnes ont des familles pour les recevoir. Nous pensons qu’au plus tard ce rocher sera démoli samedi. »

    Situé sur une pente, incliné d’à peu près 30°, et sur une hauteur de 50 à 100m, le rocher constitue un réel danger. Le BNGRC a donc pris les devants en procédant à un déroctage avant que le pire ne se produise.

    Dr Lalah Andriamirado, Chef de service d’étude et de veille auprès du BNGRC : « Une fois que le BNGRC entre en scène, il faut procéder à l’étude de faisabilité. L’objectif est de finir le travail. Mais, il faut aussi limiter les impacts par rapport aux habitants et leurs biens. »

    Le BNGRC, en collaboration avec l’université d’Antananarivo, a commencé à des études sur les rochers qui peuvent présenter des risques.
    Il s’agit notamment d’évaluer le risque d’éboulement en utilisant des méthodes géophysiques.

    L’idée est de déceler ce qui se passe dans le sol.  « Il y a des résultats. Nous avons relevé les zones à risques. Il s’agit pour nous de prendre des mesures, mais surtout de surveiller les indicateurs qui indiquent que la zone est vraiment à risque. C’est celui-ci que nous avons détecté. Parmi les critères figure aussi l’état du sol, si cela est très humide ou non. Si la partie en dessous d’un rocher est très humide, il n’est plus possible de démolir le rocher. Cela dépend de l’état du sol et du climat.