Catégorie : Social

  • COVID-19 – 28 nouveaux cas confirmés positifs à Madagascar

    COVID-19 – 28 nouveaux cas confirmés positifs à Madagascar

     
    Antananarivo, 15 Janvier, 15h01 – Une légère hausse des nouveaux cas de Covid-19. Madagascar a enregistré 28 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus durant la semaine du 7 au 13 janvier dernier, selon le bilan hebdomadaire du ministère de la Santé publique publié ce dimanche.
     
    ⭕Ces nouvelles contaminations ont été détectées sur 449 tests. Ce qui donne un taux de positivité de 6%. Une légère hausse est ainsi enregistrée par rapport à la semaine précédente.
     
    ⭕Selon le nouveau bilan épidémiologique, le pays compte actuellement 39 malades dont cinq patients présentant une forme grave de la maladie. Aucun décès n’est par ailleurs à déplorer durant cette période.
     
    Répartition des cas par région :
    20 dans l’Analamanga,
    Trois la Haute Matsiatra
    Un dans l’Itasy
    Un dans le Vakinankaratra
    Un dans le Diana
    Un dans l’Atsimo Andrefana
    Un dans l’Atsinanana
  • EGLISE CATHOLIQUE – Francis Donatien Randriamalala consacré évêque d’Ambanja

    EGLISE CATHOLIQUE – Francis Donatien Randriamalala consacré évêque d’Ambanja

    C’est la fête à Ambanja. Le stade municipal de la ville était plein à craquer ce dimanche pour accueillir un événement exceptionnel. C’était le site où a eu lieu la consécration épiscopale de Mgr Donatien Francis Randriamalala, le quatrième évêque de ce diocèse situé au Nord du pays.
    La messe solennelle présidée par Mgr Fabien Raharilamboniaina, président de la Conférence des évêques de Madagascar, a vibré au son de la musique traditionnelle et sous le rythme des danses traditionnelles de cette localité. De quoi montrer leur foi et leur joie à la nomination de ce nouvel ordinaire du diocèse.
    Tous les évêques de Madagascar étaient présents à cette cérémonie à l’exception de quelques évêques émérites. Il s’agit aussi de la première sortie du nouveau Nonce Apostolique, Mgr Thomaz Grysa. Le prélat polonais a eu la chance de voir de près la vie de l’Eglise locale et à Madagascar. Les membres de la conférence épiscopale ont rallié Nosy Be par avion. Ils ont effectué une traversée d’Ankify avant de rejoindre Ambanja.
    Depuis une semaine, le diocèse d’Ambanja était en effervescence. Les fidèles catholiques étaient impatients d’accueillir leur nouvel évêque. Tout a commencé mardi à Andrevorevo Anahidrano, sur la route nationale 6, le point d’entrée du diocèse. La population locale a réservé un accueil chaleureux au nouveau prélat d’Ambanja. Et à chaque étape de son trajet sur cette route nationale à Antsohihy, Befotaka, Maromandia, Ankaramibe, une immense joie se découvre sur le visage de la communauté catholique locale.
    Samedi, Donatien Francis Randriamalala a reçu la bénédiction de la population locale. Les notables de la ville lui ont donné le « tsara joro”, la bénédiction traditionnelle, samedi à la cathédrale Saint Joseph, au cours d’une cérémonie traditionnelle présidée par le Professeur Robert Jaovelo Dzao. Ce prêtre, titulaire d’un doctorat en ethnologie, considéré par la population locale comme une encyclopédie vivante de la tradition locale, est professeur en anthropologie et histoire contemporaine à l’Université d’Antsiranana.
    Mgr Donatien Francis Randriamalala, un religieux de la congrégation des missionnaires de Notre Dame de la Salette, a été nommé comme ordinaire de ce diocèse par le Pape François le 11 novembre dernier. Né le 6 janvier 1971 à Antsirabe, il était le vicaire général du diocèse de Morondava et en même temps curé de la paroisse de la ville avant cette nomination.
    Situé au Nord de Madagascar, ce diocèse a une histoire des plus mouvementées et des plus riches. Les premiers prêtres malgaches sont des natifs de ce diocèse et qui font la fierté de la communauté catholique locale jusqu’à maintenant. Il s’agit du Père Basilide Rahidy et de son neveu Venance Manifatra. Parmi ceux qui ont déjà dirigé ce diocèse figurent Ferdinand Botsy, Odon Marie Arsène Razanakolona, Rosario Vella. L’évêque émérite de Port Bergé, Armand Toasy est un originaire de ce diocèse.
  • ENVIRONNEMENT – Le WWF regrette que Madagascar brûle plus d’arbres qu’il n’en plante

    ENVIRONNEMENT – Le WWF regrette que Madagascar brûle plus d’arbres qu’il n’en plante

    « Nous perdons plus que nous ne plantons ». Le Fonds mondial pour la nature (WWF) regrette que malgré une bonne performance en matière de reboisement, la Grande île perd des arbres en les brûlant. Saluant la performance obtenue par Madagascar durant la campagne de reboisement en 2022 ayant permis de reboiser plus de 73 000 hectares, le WWF déplore dans la même foulée que les statistiques de l’année dernière fassent état de 90 000 hectares de forêts brûlées durant les huit premiers mois de l’année.
    Madagascar doit ainsi redoubler d’efforts pour protéger ses forêts naturelles qui restent, pour restaurer ce qui est dégradé, planter plus que ce qui est brûlé et s’assurer que ce qui est planté deviennent des forêts, exhorte Voahirana Andriambola du WWF. « Si tout ceci appelle au courage et au dévouement des défenseurs de la nature, il n’en demeure pas moins qu’il faut aussi prendre les mesures et mettre les moyens pour pérenniser le fruit de tous ces efforts », poursuit-elle.
    Ce genre de message des organisations de défense de l’environnement intervient à un moment où le pays prépare sa campagne de reboisement national, dont le lancement officiel est prévu dans le district de Vatomandry le 19 janvier. Les directions régionales de l’Environnement et de développement durable s’y sont déjà préparées et des pépinières ont été mises en place dans certaines régions pour fournir des jeunes plants à ceux qui souhaitent planter ces arbres.
    Le WWF appelle alors à une mobilisation nationale et à une stratégie efficace pour un reboisement durable. Il explique que reboiser ne consiste pas uniquement à mettre en terre des jeunes plants. « Il faut réunir toutes les conditions favorables à leur pousse et suivre les différentes étapes qui garantiront un résultat concret d’ici quelques jours, mois et années », rappelle cette organisation. Le tout « pour que 2023 ne soit pas une année de reboisement « selfie », mais une année pendant laquelle nos arbres réussissent à pousser », lance le WWF.
    Credit Photo : WWF
  • SANTE PUBLIQUE – Les centres de santé publique à court de doses de vaccin contre la tuberculose, le BCG

    SANTE PUBLIQUE – Les centres de santé publique à court de doses de vaccin contre la tuberculose, le BCG

    Antananarivo, 12 Janvier, 16h00 – Un père de famille qui voulait faire administrer le vaccin BCG à son enfant est rentré bredouille mercredi. Après avoir fait le tour de plusieurs centres de santé publics de la capitale, il n’a pas pu en trouver un où le vaccin était disponible. Le cas de ce père de famille n’est pas isolé. Depuis quelques mois, de jeunes parents ont des difficultés à mettre la main sur une dose de BCG pour leur enfant. Les centres de santé de base (CSB) et les centres de vaccination publics sont dans l’incapacité d’administrer le seul vaccin antituberculeux disponible à Madagascar. La situation ne concerne pas uniquement Antananarivo, mais également certains centres de santé en provinces.

    ⭕“Nous avons fait le tour de plusieurs centres de santé de la capitale ce matin. Les explications varient d’un centre à l’autre. Certains ne disposent plus de doses, d’autres de seringues pour administrer le vaccin”, confie le jeune père de famille. Dans la région de Fitovinany, un membre du personnel médical d’un centre de santé affirme que cela fait plusieurs semaines que son centre n’a plus de dose de BCG. « Nous sommes en rupture de stock. La dernière fois que nous en avons eu en notre possession c’était en novembre. Nous en avions une dose à l’époque, maintenant nous n’en avons plus », confie-t-elle. A l’entendre, le centre devait être à nouveau approvisionné ce jeudi.

    ⭕Du côté de la direction du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique, on tente de rassurer les parents. « Il ne s’agit pas de rupture de stock de vaccins BCG. Il se peut que les CSB aient des problèmes d’approvisionnement de seringue, ce qui entraîne l’indisponibilité du vaccin”, explique le Dr Rivo Rakotonavalona joint au téléphone. Il indique que 1 000 000 de doses devraient bientôt arriver sur la Grande île sans pour autant donner de date précise.

    ⭕Selon l’Unicef, l’un des principaux partenaires de Madagascar dans l’approvisionnement en vaccins, la problématique de la pénurie est mondiale et ne se limite pas à Madagascar. L’organisation onusienne évoque des perturbations liées à la faible production du BCG par les fabricants. Afin de s’assurer que la pénurie n’impacte pas sur le taux de vaccination sur la Grande île où le BCG est fortement recommandé, l’Unicef a récemment doté le pays de 2 234 000 doses de ce vaccin antituberculeux, « de quoi assurer les 20 prochains mois », indique-t-il.

    Photo d’illustration : Freepik

  • IKONGO – Le Conseil des ministres annonce des mesures contre ceux qui ont lancé des rumeurs sur des ventes d’enfants

    IKONGO – Le Conseil des ministres annonce des mesures contre ceux qui ont lancé des rumeurs sur des ventes d’enfants

    Antananarivo, 12 Janvier, 7h10 – Des enquêtes en cours et des sanctions en vue. Le Conseil des ministres de mercredi annonce que « les forces de l’ordre mènent actuellement des investigations pour connaître les sources des rumeurs sur l’existence de ventes d’enfants » à Ikongo. « Des mesures strictes seront prises à l’encontre de ceux qui sont à l’origine de ces fausses nouvelles qui créent des troubles à l’ordre public », poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Pour le Conseil des ministres, « il n’est pas du tout vrai que des ventes d’enfants ont lieu dans certaines communes du district d’Ikongo compte tenu des difficultés que vivent les habitants ». Des vérifications ainsi que des recoupements sur cette affaire ont été menées, souligne le communiqué publié mercredi soir. « Des explications qui infirment ces rumeurs ont d’ailleurs été faites par le chef de l’Organe mixte de conception de la région de Fitovinany, ainsi que par les maires des communes citées et par les acteurs locaux de lutte contre l’insécurité alimentaire », poursuit encore le texte du Gouvernement.

    Le Conseil des ministres évoque également les résultats d’une investigation qui a été menée par la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) qui « indique clairement qu’il n’y a pas de cas de ventes d’enfants ». Dans un communiqué publié mercredi, l’organe national de défense des droits de l’homme évoque plutôt les cas de « certains parents [qui] sont obligés de placer leurs enfants auprès des familles ayant les capacités de s’occuper de ces enfants durant la période de famine ». La commission soulève également l’existence de cas d’abandons d’enfants en 2022.

    Selon le communiqué de la CNIDH, ils sont 15 enfants à avoir dû être placés par leurs parents « suite aux difficultés économiques et à l’insécurité alimentaire qui sévissent à Ikongo après le passage de la tempête Batsirai et les dégâts qu’elle a laissés ». « Ces enfants commencent aujourd’hui à revenir auprès de leur famille nucléaire avec l’arrivée de la période des récoltes », poursuit encore le communiqué.

    Les enfants abandonnés, eux, sont au nombre de trois, précise encore la CNIDH. Selon les informations que cette organisation indique avoir obtenues, deux petits garçons de six et de quatre ans ont été abandonnés par leur mère qui aurait des problèmes de santé mentale. « Ils ont dû être accueillis et éduqués par les services de la Population sur place », rapporte-t-elle. Elle fait également état de l’abandon d’une fillette âgée de cinq ans pour cause de pauvreté. « Les autorités locales s’activent pour retrouver les parents afin de pouvoir leur rendre l’enfant », précise encore la CNIDH.

    Photo : Ikongo

  • FILETS SOCIAUX – 11% des Malgaches les plus vulnérables bénéficient actuellement de programmes de protection sociale 

    FILETS SOCIAUX – 11% des Malgaches les plus vulnérables bénéficient actuellement de programmes de protection sociale 

     

    Antananarivo, 12 Janvier, 06h30 – La protection sociale des plus vulnérables progresse à Madagascar. En 2022, 11% des Malgaches les plus vulnérables bénéficient de filets sociaux et de programme de protection sociale, selon le dernier bilan dressé par le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme et le Fond d’intervention pour le developpement (FID). La progression a été fulgurante depuis 2016 où seuls 2% de la population cible ont bénéficié des programmes.

     

    ⭕En nombre entier, les chiffres avancés par le ministère représentent 1 454 283 ménages bénéficiaires de programmes de protection sociale réguliers et de programmes de protection sociale réactive au choc. Dans les programmes de protection sociale réguliers mis en œuvre par le FID, 250 000 ménages bénéficient par exemple de transfert monétaire en tout genre, 117 000 ménages bénéficient de programmes de filets sociaux productifs, des programmes de travail contre rémunération. Dans les programmes en réaction aux chocs, près de 425 338 ménages ont bénéficié d’appui dans le cadre du Contingent emergency response component (CERC), un programme d’appui aux ménages les plus vulnérables impactés par la crise sanitaire de la Covid-19.

     

    ⭕D’ici la fin de l’année le ministère et ses partenaires, notamment le Programme alimentaire mondiale ou encore l’Unicef et la Banque mondiale, espèrent réussir à couvrir 15% de la population cible. “Dans la stratégie nationale qui court jusqu’en 2023, on a pour objectif d’atteindre 15% des Malgaches les plus vulnérables”, explique Patricia Rakotonirina, secrétaire général du ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme. “Actuellement on tourne autour de 12% mais on espère atteindre notre but cette année”, ajoute-t-elle. Dans la nouvelle stratégie, qui prendra place entre 2024 et 2028, les acteurs visent 85% de la population cible. La vision pour le programme national de protection sociale table sur une couverture sociale pour 50% des malgaches les plus vulnérables d’ici 2030.

  • CLIMAT – Météo Madagascar lance une alerte à la vigilance fortes pluies pour les régions du Centre et du Sud-Est de Madagascar

    CLIMAT – Météo Madagascar lance une alerte à la vigilance fortes pluies pour les régions du Centre et du Sud-Est de Madagascar

    Antananarivo, 10 Janvier, 10h00 – Les pluies reviennent sur les Hautes terres centrales et pas qu’un peu. Les orages qui vont tomber dans les prochains jours vont être importants si l’on en croit les prévisions des services météorologiques. Leur intensité sera telle qu’elles risquent de laisser quelques dégâts, prévient Météo Madagascar. « Avec le retour prévu des activités orageuses sur les terres centrales et la partie Est du pays au cours des prochains jours, un risque de perturbations des activités quotidiennes de la population est possible du 10 au 12 janvier », signale-t-elle. Elle parle de « crues éclairs, de stagnation d’eaux, d’orages sévères et même de glissement de terrain ».

    ⭕Face à ses risques, Météo Madagascar appelle à la vigilance des populations locales. Les régions du Sud-Est, Vatovavy, Fitovinany et Atsimo Atsinanana, ainsi que la partie Sud des Hautes Terres centrales, la Haute Matsiatra et l’Amoron’i Mania en l’occurrence, sont ainsi placées en vigilance jaune avec avis de menace. Vakinankaratra, Analamanga et Alaotra Mangoro, pour leur part, reçoivent un avis d’avertissement et sont placées en vigilance verte.

    ⭕Pour cette semaine, à partir de mercredi, les pluies devraient tomber sur l’ensemble du pays à l’exception du Grand Sud.

  • ÉPIDÉMIE – 10 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus durant la semaine du 31 décembre 2022 au 6 janvier 2023

    ÉPIDÉMIE – 10 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus durant la semaine du 31 décembre 2022 au 6 janvier 2023

    Antananarivo, 8 Janvier, 18h15 – La tendance à la baisse se confirme. Le bilan épidémiologique publié par le ministère de la Santé publique ce dimanche fait état de 10 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus durant la semaine du 31 décembre 2022 au 6 janvier 2023. Ces cas ont été détectés sur 393 tests. Ce qui donne un taux de positivité de 2,5%. Le chiffre continue à baisser par rapport à la dernière semaine de 2022 où 15 cas avaient été rapportés et la semaine précédente où 51 nouveaux cas avaient été décelés sur l’ensemble du territoire national.

     

    ⭕Aucun décès n’est à déplorer cette semaine après les deux décès rapportés en fin d’année. Quatre patients présentent néanmoins la forme grave de la maladie.

     

    ⭕Répartition des cas par région :

    ????Neuf dans l’Analamanga,

    ????Un dans l’Atsinanana.

     

     

  • ARMEE – Mariage civil pour 24 soldats du premier bataillon des parachutiste d’Ivato dans le cadre du deuxième anniversaire de sa création 

    ARMEE – Mariage civil pour 24 soldats du premier bataillon des parachutiste d’Ivato dans le cadre du deuxième anniversaire de sa création 

     

     

    Antananarivo, 8 Janvier, 16h05 – Des militaires formalisent leur union. 24 soldats du premier bataillon des parachutiste d’Ivato sautent le pas et se sont mariés lors d’une cérémonie à la mairie d’Ivato vendredi.

     

    ⭕La cérémonie qui a été à l’initiative du bataillon et organisée entièrement par celui-ci s’est tenue dans le cadre de la célébration du deuxième anniversaire de sa création. Tous les soldats qui ont effectué au moins cinq années de service étaient autorisés à participer.

     

    ⭕Le deuxième objectif des mariages était de formaliser le statut social des militaires. « Lorsqu’il ne sont pas en mission, ils doivent se préparer mentalement et socialement aussi. Les droits de leurs femmes et enfants sont perdus s’ils ne sont pas mariés officiellement », explique à la presse le colonel Moussa Hassini, commandant du bataillon.

     

    ⭕A part la cérémonie de mariage, une messe et des activités sportives en tout genre a marqué la célébration du deuxieme anniversaire du premier bataillon des parachutiste. Le premier bataillon des parachutistes, autrefois dénommée 1er RFI a vu le jour il y a deux ans après la restructuration de l’armée.

     

    Photo : Ministère de la Défense nationale

     

  • CRISE ALIMENTAIRE – 2,23 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée dans le sud de Madagascar selon l’ONU 

    CRISE ALIMENTAIRE – 2,23 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée dans le sud de Madagascar selon l’ONU 

     

     

    Antananarivo, 8 Janvier, 10h52 – Une insécurité alimentaire moins intense que ces dernières années, mais toujours présente. Selon un bilan dressé par les agences humanitaires de l’Organisation des nations unies, 2,23 millions de personnes seraient actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée (IPC Phase 3) dans le Sud et le Sud-Est de Madagascar. Ce chiffre correspond à 36% de la population des 21 districts analysés.

     

    ⭕Pour le moment, aucun district n’est classé en situation de catastrophe (IPC phase 5). Environ 250.000 personnes, soit 4%, sont toutefois en situation d’urgence (IPC Phase 4). Une dégradation de la situation reste toujours à craindre pendant le pic de cette période de soudure qui court jusqu’au mois de mars 2023.

     

    ⭕Les districts d’Ikongo et de Bekily avec 15% de leur population en Phase 4 de l’IPC, suivis de Befotaka et d’Ampanihy (respectivement 10%) sont les plus affectés. Dans les districts d’Amboasary-atsimo, d’Ambovombe-androy, d’Ampanihy et de Bekily pour le Grand Sud et de Befotaka pour le Grand Sud-Est, ce sont 50% à 65% des populations qui sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée Phase 3 de l’IPC.

     

    ⭕L’amélioration de la situation actuelle est surtout due à une amélioration de la situation météorologique dans les régions concernées, indiquent toujours les experts de l’ONU. Les pluies ont été plus abondantes cette année ce qui a permis une bonne récolte. Selon les projections la situation devrait continuer à s’améliorer du mois d’avril à juillet 2023 grâce notamment à l’arrivée des récoltes de la grande saison agricole. Dans le Sud, les autorités régionales, dont celles de l’Androy, espèrent déjà que cette année sera exemptée de « kere ».