Catégorie : Social
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ÉDUCATION – Le malgache et le français retenus comme langues d’enseignement selon le projet de loi portant orientation générale sur le système éducatif
Antananarivo, 1er Novembre, 14h20 – Le bilinguisme pour acquérir les connaissances. Selon le projet de loi portant orientation générale sur le système éducatif, « les langues d’enseignement sont le malgache et le français ».Le texte ne dit cependant pas encore à partir de quel niveau le bilinguisme est utilisé. Les détails et les modalités d’application de cette disposition doivent encore être précisés dans la politique linguistique d’enseignement adoptée en Conseil de gouvernement.Dans la version initiale du Plan sectoriel de l’éducation (PSE), le malgache, ou plutôt la langue maternelle, devait être la seule langue d’enseignement durant les trois premières années du primaire. Le français n’est que progressivement utilisé pour la transmission des connaissances de base à partir de la quatrième année de l’éducation fondamentale.Le projet de loi en cours d’examen à l’Assemblée nationale prévoit par ailleurs que « d’autres langues interviennent comme disciplines d’enseignement dans les établissements scolaires et universitaires ». -

INFRASTRUCTURES – Le marché public de la construction du pipeline Efaho-Ambovombe octroyé à l’entreprise chinoise Top international Engineering corporation
Antananarivo, 1er Novembre, 12h51 – L’Etat révèle le nom de l’entreprise qui va effectuer les travaux de construction du pipeline Efaho-Ambovombe. Il s’agit de l’entreprise chinoise Top international engineering corporation, indique Fidiniavo Ravokatra, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène lors du forum des investissements à Ivato. La signature d’un protocole d’accord a marqué le début de la collaboration sur ce projet entre cette compagnie et l’Etat malgache. Selon le ministre, cette signature n’est pas le fruit de négociations durant le forum. « Cela fait des années que l’Etat travaille là-dessus », explique-t-il dans son discours.
« Nombreux sont les disciples de Thomas Monsieur le président. Ils ne croient pas sans avoir vu. Ils verront aujourd’hui que le projet de construction de pipeline sera réellement réalisé », souligne encore le ministre devant l’assemblée à Ivato. Le pipeline Efaho-Ambovombe, long d’environ 70km est prévu traverser une soixantaine de villages, dont Maroalomainty, Maroalifotsy et Sampoina. Cette infrastructure n’est pas seulement censée approvisionner ces villages en eau potable, mais elle devrait permettre de ravitailler en eau les cultures et l’élevage dans cette partie du Sud.
Le budget alloué au projet est estimé à 80 millions de dollars, indique encore Fidiniavo Ravokatra. « Une partie du budget est déjà inscrit dans la loi de finance rectificative 2022 et une autre partie dans la loi de finance 2023 », annonce encore le ministre. Il évoque des efforts propres de l’Etat malgache. Selon la loi de finances rectificative de 2022, le projet devrait être financé par un prêt à des conditions commerciales auprès de la Trade and bank development (TDB). En Septembre 2021, le président de la République avait évoqué la mobilisation d’une partie des allocations de droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI). -

HABITAT – Le SENVH annonce l’ouverture des inscriptions pour l’acquisition d’une parcelle de terrain sur les 875 parcelles de 200 à 250 m2 mises à disposition par l’Etat à Ampaharemahitsy Mahajanga
Antananarivo, 31 Octobre, 18h15 – Encore plus de terrains prêts à construire mis à disposition du grand public. Le SENVH a officiellement ouvert les inscriptions pour l’acquisition de l’une des 875 parcelles de terrain viabilisé à Ampaharemahitsy Mahajanga ce lundi. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 novembre.
Ces parcelles viabilisées ont une superficie allant de 200 à 250 m2. Chaque terrain est mis à disposition de tout Malgache entre 25 et 55 ans, prêt à construire directement sur la parcelle. Le titre de propriété sera octroyé au contractant lorsque ce dernier aura érigé une construction aux normes requises sur le terrain.
La viabilisation et la mise en vente de ces parcelles de terrain entrent dans le cadre du programme One Titel – One Housing (OTOH) promu par le SENVH qui vise la construction de 40.000 logements en cinq ans sur la Grande île. Des lotissements viabilisés sont également mis en place à Fianarantsoa ou à Taolagnaro.
Outre les parcelles viabilisées, la mise en place d’une nouvelle ville à Ampaharemahitsy est toujours d’actualité. Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’Habitat actuellement en visite dans la région Boeny a réaffirmé ce qu’avait indiqué Andry Rajoelina lors de son passage sur place qu’une nouvelle ville de 300ha y sera implantée. Il en est de même pour la poursuite de la construction de 55 villas à Amborovy.Photo : Région Boeny -

EDUCATION – Les calendriers scolaires et universitaires à fixer chaque année par les ministères en charge de l’Education et de la formation
Antananarivo, 26 Octobre, 17h12 – Le projet de loi sur l’orientation générale de l’éducation ne donne pas de calendriers précis pour les années scolaires et universitaires. Il laisse aux ministères en charge de l’Education, de l’enseignement et de la formation le soin de fixer chaque année les périodes et les dates de la rentrée et des vacances scolaires. Il indique juste que « l’année scolaire comporte quarante semaines réparties en cinq périodes de travail de durées comparables, entrecoupées par des pauses », tandis que « l’année universitaire comporte deux semestres répartis en deux périodes ».
Les calendriers scolaires peuvent néanmoins ne pas être identiques pour chaque région. Selon le projet de loi en cours d’examen à l’Assemblée nationale, « ils peuvent être adaptés, dans des conditions fixées par voie réglementaire, pour tenir compte des situations locales ». Un décret devrait ainsi fixer les détails et les critères qui permettent qu’une région ou une localité ait des dates de rentrée ou de départ en vacances scolaires différentes de l’ensemble du territoire.
Pour cette année scolaire, le calendrier scolaire proposé par le ministère en charge de l’Education a encore dû être approuvé par le Conseil des ministres. Comme l’année dernière la rentrée a été fixée en Septembre et l’année scolaire devrait se terminer en Juin. Dans la version initiale du plan sectoriel de l’éducation (PSE), il était prévu que l’année scolaire commence en Mars et que les cours n’aient pas lieu durant les périodes de fortes pluies, notamment en Janvier, Février et Mars.
Dans leur déclaration à l’issue du Forum national sur l’éducation en Août, les jeunes ont émis le souhait d’un « calendrier scolaire adapté à nos conditions socio-économiques et climatiques ». Ils ont également demandé au président de la République à « respecter la continuité de l’Etat » et à « faciliter l’adoption de la loi d’orientation de l’éducation et appliquer le PSE ». -

TRANSPORT PUBLIC – Les chauffeurs de taxi manifestent contre une nouvelle consultation du conseil municipal de la commune urbaine d’Antananarivo sur la légalisation des taxi-motos.
Antananarivo, 30 Aout, 14h15 – Les taxis expriment leur colère. Quelques taxis de la capitale ont défilé dans les rues ce lundi pour contester la décision du conseil municipal de la commune urbaine d’Antananarivo d’aborder à nouveau le cas des taxi-motos. Le sujet et la délibération est à l’ordre du jour de la session extraordinaire du conseil municipal de ce lundi.
Les associations de chauffeurs de taxi de la capitale refusent catégoriquement la légalisation des taxi-motos qui leur semblent une menace directe à leur gagne-pain. Ils ont initié un cortège depuis Ankorondrano, en passant par l’Hôtel de ville d’Analakely jusqu’à Anosy pour manifester leur mécontentement.
« La session du conseil municipal du 31 Août 2021 avait déjà rejeté à une grande majorité de voix la légalisation des taxi-motos, alors nous ne comprenons pas pourquoi le sujet doit de nouveau être délibéré », s’insurge Jules Lanto Ratsimbazafy président des chauffeurs de taxi, devant le Lycée Jean-Joseph Rabearivelo.Clémence Raharinirina, conseillère municipale et présidente d’une association de taxis compte défendre jusqu’au bout sa position de refus d’autoriser les taxi-motos d’exercer. « Une décision, une fois prise, doit être effective », souligne-t-elle. -

JUSTICE – Trois agents de fokontany interpellés par la gendarmerie à Vohémar à la suite d’un vindicte populaire lié à l’application d’un « dina » non homologué par le tribunal
Antananarivo, 25 Août, 14h55 – Les enquêtes sont ouvertes à Vohémar. Trois personnes employées dans le fokontany d’Ankapila, commune d’Antsirabe Nord, ont été interpellées par la gendarmerie. Selon les explications du capitaine Raymond Zaidou Donatien, commandant de groupement de Vohémar, ces trois agents sont soupçonnés d’avoir « entrainé les habitants de la localité à appliquer un vindicte populaire sur une femme suspectée de vol ». Ces personnes interpellées font actuellement l’objet d’une enquête et leur dossier devrait ensuite être transmis au parquet, explique le responsable.
A en croire notre source, quatre personnes sont soupçonnées d’avoir initié le « dina », une forme de convention villageoise pour lutter contre les infractions, mais « l’un d’entre eux est encore recherché ». Enduire de piments les personnes accusées de vol fait partie des sanctions prévues par le dina lancé par les quatre suspects, sauf que la mesure n’a pas été homologuée comme un « dinam-paritra » par le tribunal, poursuit encore notre source. Celle-ci indique avoir pris connaissance de la situation via les réseaux sociaux.
Par ailleurs, les habitants du fokontany d’Ankapila ont eu droit à une séance de sensibilisation sur les lois en vigueurs, indique encore le responsable. Le but est de leur apprendre « que cet acte de barbarie est contraire à la loi », souligne notre interlocuteur. La femme qui avait été ointe de piment ainsi que la personne qui l’a accusée de vols sont également interrogées par les gendarmes.Photo : Mcdelano Njeva Zoralianho -

ACTION HUMANITAIRE – Appel à don de sang par l’organisation internationale Who is Hussain pour enrichir la banque de sang de Madagascar et pour marquer le dernier jour de l’Arbeen
Antananarivo, 25 Août, 14h05 – Un samedi sous le signe de la solidarité. Vous voulez contribuer à sauver des vies ? Venez donner votre sang lors de la campagne organisée par l’organisation internationale Who is Hussain ce samedi 27 Août, de 10 heures à 16 heures au Tanà Water Front, Ambodivona. Cette action consiste à collecter le maximum de sang possible en une journée. Les poches de sang récoltées seront ensuite données à la banque de sang de l’hôpital Ravoahangy Andrianavalona, pour enrichir son stock, mais aussi pour soutenir tous ceux qui ont besoin de transfusion.
Cette action entre aussi dans le cadre de la célébration du dernier jour de l’Arbeen, quarantième jour de la mort du martyr Imam Hussain. Cette journée est marquée chaque année par des actions de bienfaisance. Cette année, l’organisation Who is Hussain basée à Londres a lancé le défi d’atteindre 50.000 donneurs de sang dans le monde entier, notamment au Royaume Uni, à Maurice et à Madagascar.
L’Imam Hussain est le fils d’Ali et le petit fils de Muhammad. Il a refusé de se soumettre à la dictature du calife Yazid, celui qui a pris le contrôle de la foi islamique un peu plus de 50 ans après la mort de Muhammad. Hussain s’est insurgé contre la corruption qui avait régné à l’époque. Sa déclaration, « je désire seulement répandre les bonnes valeurs et empêcher le mal », est restée comme un héritage pour la prospérité. Cette résistance lui a couté la vie, mais sa postérité a décidé d’honorer son nom en faisant connaitre son histoire au monde entier, à travers des actes de bienfaisance. -

AGRICULTURE – Hausse de 200.000 tonnes de la production de paddy en 2022 par rapport à 2021, selon le ministre de l’Agriculture
Antananarivo, 22 Août, 11h18 – Une hausse notable. La production de paddy en 2022 est estimée à 4.800.000 tonnes selon Harifidy Ramilison, ministre de l’agriculture et de l’élevage. Une hausse de 200.000 tonnes par rapport à 2021 ou la production était de 4.600.000 tonnes. Ce chiffre est le résultat d’un sondage de rendement menée dans les 23 régions de Madagascar, affirme le membre du gouvernement lors de son passage sur la chaîne nationale samedi soir.
La hausse de la production du riz était attendue. Une hausse de 9,8% de la production du riz était anticipée dans la loi de finance rectificative. Le surplus de pluie en début aurait bénéficié aux régions productrices, peut-on y lire.
Même si une hausse de la production a été notée, le chemin vers l’autosuffisance alimentaire reste compliqué, déplore le ministre. « Des gros efforts ont été mené durant deux ans et demi mais ils ont été compliqués par les crises, notamment l’épidémie de Covid 19, le manque de pluie, les inondations provoqués par les cyclones successifs ou encore la guerre en Ukraine », se désole le ministre.
Par ailleurs, malgré la croissance, Harifidy Ramilison pointe également du doigt l’immensité des pertes post-récoltes qui touche le riz. Les pertes commencent dès la récolte puis se poursuit lors du séchage et durant la mouture du riz. Selon le ministre, près de 20% des récoltes se perd durant ces étapes.
Dans ses efforts, le ministère poursuit l’aménagement de zones arables irriguées. Le ministre parle notamment du réaménagement de 100.000 hectares de zones irrigués et de 28.000 ha nouvellement aménagés, ce qui boostera la production d’environ 640.000 tonnes de riz supplémentaires prochainement. -

RELIGION – Culte sous tension mais sans affrontements au temple Jesosy Mamonjy d’Ankorondrano dimanche, rendez-vous vous des fidèles et des pasteurs au tribunal ce vendredi 26 Août
Antananarivo, 22 Août, 8h15 – Les fidèles de l’Eglise Jesosy Mamonjy n’en ont pas encore fini avec leurs conflits post-électoraux. Aucun affrontement n’a eu lieu hier dans l’enceinte du temple d’Ankorondrano, mais la tension n’en était pas moins palpable. Une fouille a eu lieu à l’entrée du temple avant que le culte ne démarre.
Et pendant que le culte se déroulait à l’intérieur, des paroissiens qui ne souhaitaient pas y communier avec les autres fidèles se sont attroupés à l’extérieur, gênant parfois la circulation autour du site. « Certains ont préféré assister au culte auprès d’une autre paroisse », confie un fidèle.
Autour du site, des éléments des forces de l’ordre patrouillaient, prêts à intervenir en cas d’affrontements. Des civils en charge de la sécurité du site étaient également sur le qui-vive. Mais le culte a finalement pu se dérouler sans incident.
Le prochain rendez-vous des fidèles aura lieu devant la barre, vendredi, suite à la plainte déposée par le pasteur Raymond Randrianatoandro, récemment élu président du Conseil d’administration de l’Eglise mais contesté, d’où d’ailleurs le conflit ouvert au sein de la Communauté. Certains fidèles espèrent une conciliation et une entente entre les protagonistes avant le procès prévu le 26 Août. -

CRIME – Des militaires soupçonnés d’implication dans le meurtre d’un gendarme à Imerintsiatosika dans la nuit du vendredi à samedi, le ministre de la Défense nationale pointe du doigt des éléments sortis irrégulièrement de leur camp
Le ministre de la défense nationale enfonce le clou. Les quatre militaires soupçonnés d’implication dans l’homicide par arme blanche d’un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi à Imerintsiatosika sont sortis irrégulièrement de leur camp, explique le général Richard Rakotonirina en marge de la cérémonie de pose de première pierre d’une chapelle militaire au sein de l’école militaire nationale à Fianarantsoa ce dimanche. « Ils étaient dans une situation irrégulière et sont sortis irrégulièrement de leur camp », explique le ministre.
Selon les informations fournis par le groupement de la gendarmerie de Miarinarivo Itasy, deux militaires issus du régiment d’artillerie lourde (RAL) ont été arrêtés dans cette affaire et sont actuellement détenus au sein de la brigade d’Imerintsiatosika. « L’enquête se poursuit et s’il y a d’autres militaires impliqués dans cette affaire, une négociation sera fait avec le régiment et ils seront arrêtés », indique le commandant du groupement. Les suspects arrêtés seront déférés devant le parquet dans le courant de la semaine, ajoute-t-il.
Pour le général Richard Rakotonirina, l’acte « perpétrée de façon insensée qui a causé la mort » par de jeunes soldats « ternit l’image de l’armée ». « Des mesures sont prises à tous les niveaux à leur encontre », poursuit le ministre. L’Etat-major a déjà pris des mesures contre d’autres militaires qui ont fait des actes répréhensibles, ajoute-t-il encore.
Dans la nuit de vendredi à samedi, un gendarme avait été poignardé à mort alors qu’il tentait de défendre plusieurs jeunes femmes lors d’une cérémonie de retournement des morts à Imerintsiatosika. Selon la gendarmerie, quatre militaires issus du RAL sont soupçonnés d’avoir commis l’acte. Les soupçons sont appuyés par le ministère de la Défense nationale qui parle de « comportement et d’attitude insensés faits par des militaires censés défendre leurs compatriotes ».