Catégorie : Social

  • ACTIONS SOCIALES – La Première Dame Elisa Randrianirina au chevet des plus vulnérables lors de diverses mobilisations à Toliara

    ACTIONS SOCIALES – La Première Dame Elisa Randrianirina au chevet des plus vulnérables lors de diverses mobilisations à Toliara

    Consultations médicales et distribution de médicaments, opérations d’assainissement, actions de solidarité. La Première Dame Elisa Randrianirina a participé à diverses mobilisations en marge de son séjour à Toliara, du 17 au 19 Avril. Les populations vulnérables en sont les principales bénéficiaires.

     

    Avec l’équipe du ministère de la Communication et de la culture, l’épouse du président de la Refondation a pris part aux consultations et distributions de médicaments, organisées au profit des jeunes, des femmes et des enfants, accompagnées de campagnes de sensibilisation. A cela s’ajoute l’opération d’assainissement, notamment le nettoyage des plages de la Cité du Soleil, mobilisant responsables et volontaires.

     

    L’engagement citoyen a été encouragé durant ce séjour. À Ankilifaly, des actions de volontariat et d’assistance sociale ont permis la prise en charge de personnes âgées, de personnes en situation de handicap (PSH) et d’autres groupes vulnérables.

     

    Avec le ministère de la Population et des solidarités, les personnes vulnérables ont été dotés de médicaments et de produits de première nécessité, outre les béquilles et fauteuils roulants pour les PSH. Les femmes ont, quant à elles, reçu des kits de démarrage d’activités génératrices de revenus, dont des machines à coudre, glacières, mixeurs, marmites et réchauds ou encore des équipements de pâtisserie.

     

    “Nous avons des devoirs envers nos aînés ainsi qu’envers les femmes, force de la refondation. Ils doivent être soutenus afin de ne pas rester en marge”, déclare la Première Dame, insistant sur l’importance de l’inclusion sociale. Elle a également appelé à des actions concrètes. “Il est temps d’agir concrètement pour apporter des solutions durables aux problèmes sociaux”, encourage-t-elle, tout en promettant le soutien de l’Etat.

     

    En outre, Toliara enregistre chaque année environ 80 enfants victimes de violences sexuelles, qui sont pris en charge par le projet “Aid4Mada” au sein du centre “Trano bongo misy tantely” à Antsihanaky Betsinjaky. Le centre assure l’encadrement, l’éducation et le bien-être de ces victimes, avec ceux des orphelins ou enfants abandonnés. Lors de sa visite sur place, la Première Dame a remis des vivres, fournitures scolaires, vêtements, jouets et friandises pour les pensionnaires. Elle n’a pas manqué de les encourager à bien travailler pour garantir un meilleur avenir.

  • GASTRONOMIE – Deux jours de gourmandise, de découvertes et de moments partagés au “LaTabatra” Food Festival

    GASTRONOMIE – Deux jours de gourmandise, de découvertes et de moments partagés au “LaTabatra” Food Festival

    Forte affluence. Les organisateurs du “LaTabatra” Food Festival relèvent le défi pour la troisième édition de l’événement, organisée les 18 et 19 avril au Centre de conférences international (CCI) Ivato. Les amateurs d’aventures et de découvertes culinaires, ainsi que les passionnés de bonne cuisine, étaient au rendez-vous. Les organisateurs ont annoncé un “sold out” dans l’après-midi du dimanche, face à l’engouement des visiteurs

     

    Comme promis, le festival a offert aux visiteurs un véritable périple gustatif “aux quatre coins du monde, sans passeport”. Plus de cent stands ont dressé leurs étals, proposant un éventail de saveurs allant des spécialités coréennes et japonaises aux mets italiens, indiens et polynésiens, sans oublier les incontournables recettes malgaches. Les visiteurs ont pu déguster et découvrir une grande diversité de saveurs, entre plats salés, desserts, boissons et spécialités locales.

     

    Outre le côté gastronomique, la scène de ce food festival a accueilli des concerts et des performances live ainsi que diverses animations. Une occasion de mettre en lumière de nouveaux talents à travers le concept “révélations by LaTabatra”. La programmation artistique était destinée à accompagner l’expérience culinaire dans une ambiance conviviale. D’un autre côté, la présence du “Fun Zone” a ravi les visiteurs, lesquels ont profiter ou faire profiter à leurs enfants de divers jeux.

     

    “L’esprit du “LaTabatra” est bien passé, avec des inconnus qui se sont réunis autour d’une table, dégustant de bons plats tout en profitant des concerts”, confie un visiteur conquis. Même enthousiasme du côté de Lilou Rav, administratrice du groupe “Mes aventures culinaires et hôtelières” sur Facebook. “Je ne m’attendais pas à un événement de telle envergure, avec une foule immense et de belles surprises. Le Fun Zone constitue un plus, notamment pour les visiteurs accompagnés d’enfants”, lance-t-elle. “Nous avons dû faire deux réapprovisionnements en une journée face à la forte demande de nos produits, lancés durant ce festival”, s’exprime le responsable d’une calèche de glaces, visiblement dépassé par le succès.

     

    “LaTabatra a permis de mettre en avant le savoir-faire des cuisiniers et des participants à créer, avec un large espace dédié à l’innovation en matière de recettes et de cuisine”, se réjouit Fy Rasolofoniaina, représentant des organisateurs. “Les visiteurs ont pu créer des souvenirs inoubliables, partagés en famille, avec des amis et des proches”, ajoute-t-il, fier de cette expérience qui a nourri à la fois le corps, les yeux, les oreilles et l’esprit de tous ceux qui ont répondu à leur invitation.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Trois hémophiles sur quatre ignorent leur état faute de diagnostic

    SANTÉ PUBLIQUE – Trois hémophiles sur quatre ignorent leur état faute de diagnostic

    Petits saignements répétés, entre autres des gencives et du nez, apparition fréquente d’ecchymoses, présence de sang coagulé. Ce sont les signes fréquents de l’hémophilie, une maladie génétique rare, caractérisée par une incapacité du sang à coaguler correctement, entraînant des saignements prolongés. Selon le directeur du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA), les trois quarts des personnes hémophiles ignorent leur état, faute de diagnostic ou pour d’autres raisons. “Seulement 12% des hémophiles sont dépistés et pris en charge à Madagascar”, confirme le directeur de l’Institut nationale de santé publique et communautaire (INSPC), représentant la ministre de la Santé publique lors de la célébration de la journée mondiale de l’hémophilie, le 17 avril au CHU-JRA.

     

    “Un enfant sur 6000 à 10 000 est hémophile, selon les statistiques mondiales. A Madagascar, l’on estime 6000 à 8000, dont environ 10% diagnostiqués”, rapporte la Professeure Aimée Olivah Rakotoalison, responsable du centre de traitement de l’hématologie à l’HJRA. Au total, 116 personnes souffrant d’hémophilie A et 99 d’hémophilie B sont enregistrés et pris en charge.

     

    L’hémophilie représente un combat quotidien pour ceux qui en souffrent. Ces hémophiles luttent régulièrement contre la douleur et la peur en cas de blessure. Ils font également face à des difficultés liées à l’insuffisance de la prise en charge médicale, à en croire le président de l’association pour le bien-être des hémophiles, créée en 2010.

     

    La journée mondiale de l’hémophilie a été célébrée sous le thème “diagnostiquer, première étape du soin”. Une occasion de renforcer les sensibilisations et échanges autour de cette maladie génétique rare, caractérisée par une incapacité du sang à coaguler correctement, entraînant des saignements prolongés ou spontanés.

     

    L’importance du diagnostic précoce, lequel se fait gratuitement auprès du laboratoire d’hématologie à l’HJRA et dans tous les centres ayant des labos, a été mise en avant. Il en est de même pour les avancées dans la prise en charge et le suivi des patients. Des témoignages d’hémophiles et de leurs parents ont également été au programme. La célébration a été précédée par une marche et suivie par une conférence scientifique, afin de renforcer les connaissances des médecins issus de diverses spécialités.

  • SÉCURITÉ AÉRIENNE – L’Aviation civile de Madagascar (ACM) rappelle l’interdiction d’utilisation de drone sans son autorisation 

    SÉCURITÉ AÉRIENNE – L’Aviation civile de Madagascar (ACM) rappelle l’interdiction d’utilisation de drone sans son autorisation 

    L’utilisation non conforme des drones expose leurs utilisateurs à des sanctions administratives, civiles et pénales prévues par les textes en vigueur. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) publie une note de rappel sur l’interdiction d’utilisation de drones sans autorisation, aux lendemains des révélations faites par la présidence de la Refondation sur la découverte de cinq drones survolant le domicile présidentiel. Dans un avis officiel au public, “l’ACM rappelle que toute exploitation de drone demeure strictement subordonnée à l’obtention d’une autorisation préalable délivrée par l’ACM”.

     

    A l’exigence d’autorisation préalable s’ajoute le nécessaire respect des législations relatives à la protection de la vie privée, à la protection des données à caractère personnel et à la protection de domicile et de la propriété privée, ajoute encore l’autorité. Elle estime qu’au delà de la sécurité des opérations aériennes, le respect de ces dispositions constitue “une exigence essentielle pour garantir la protection des personnes et des biens ainsi que le respect des droits fondamentaux des citoyens”. “Tout manquement à ces obligations est susceptible d’engager la responsabilité de son auteur et de donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales”, poursuit-elle.

     

    Dans la foulée de sa déclaration, l’ACM appelle le public “à signaler sans délai toute utilisation irrégulière des drones aux autorités compétentes les plus proches, notamment la Gendarmerie nationale ou la Police nationale”. Elle invite également les utilisateurs de drones et le public en général à se rapprocher des services compétents pour toute information ou démarche relative à exploitation. Selon son communiqué, cette mesure concerne aussi bien les aéronefs non habités (UAS) à usage professionnel que ceux à usage commercial ou de loisirs.

     

    Le règlement aéronautique de Madagascar RAM 10 000 est entré en vigueur en février 2025. Selon cette réglementation, les exploitants de drones d’une portée de plus de 100 mètres et d’une masse de plus de 900 grammes au décollage, doivent s’enregistrer et enregistrer leur matériel au niveau de l’ACM. Ils doivent également élaborer des procédures opérationnelles standards et différents manuels garantissant la sécurité des vols et la sécurité des tiers. Sans oublier de souscrire à une assurance responsabilité civile pour couvrir les dommages qui peuvent être causés par l’utilisation des drones.

  • RECHERCHE SCIENTIFIQUE – La Faculté des lettres et des sciences humaines publique le 18ème numéro des Annales de la FLSH 

    RECHERCHE SCIENTIFIQUE – La Faculté des lettres et des sciences humaines publique le 18ème numéro des Annales de la FLSH 

    Les Annales de la FLSH reviennent. Après des années d’interruptions, une nouvelle édition de cette revue scientifique éditée par la Faculté des lettres et des sciences humaines voit le jour. Ce 18ème numéro est officiellement sorti, mercredi, à l’Université d’Antananarivo.

     

    “Cette nouvelle publication est le fruit des recherches et des efforts de jeunes chercheurs”, rapporte Roland Rakotovao, doyen de la Faculté. Pour lui, il s’agit de “la preuve que la recherche au sein de la FLSH est de nouveau vivante et florissante, en offrant une nouvelle tribune aux jeunes chercheurs pour exprimer leur talent et présenter les résultats de leurs travaux”

     

    Ils sont 18 chercheurs à avoir participé à la rédaction des articles sur les 167 pages de l’ouvrage.

    Le premier numéro des Annales de la FLSH a vu le jour en 1963. Après 17 éditions, la publication a été interrompue en 2015.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Le financement alloué à la vaccination passe de 3 milliards en 2025 à 23 milliards d’ariary dans la Loi des Finances 2026

    SANTÉ PUBLIQUE – Le financement alloué à la vaccination passe de 3 milliards en 2025 à 23 milliards d’ariary dans la Loi des Finances 2026

    Une avancée significative pour la santé publique. Le budget alloué à la vaccination connaît une hausse notable, passant de 3 milliards d’ariary en 2025 à 23 milliards cette année, comme indiqué dans la Loi de Finances Initiale 2026. Les organisations de la société civile saluent cette progression.

     

    “Cette hausse du financement alloué à la vaccination constitue un résultat concret de nos plaidoyers, menés ces trois dernières années”, se réjouit Miarosata Rakotonirina, assistant du programme de plaidoyer pour la vaccination au sein du Consortium composé de la plateforme Hina, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes ainsi que NosyW, qui a mené des années de plaidoyer pour ce faire. Cette avancée résulte d’une collaboration entre les organisations de la société civile et les parlementaires engagés dans la promotion de la santé, y compris la vaccination, confie-t-il.

     

    Malgré cette bonne note donnée par les organisations de la société civile, les défis persistent. Le retrait annoncé de certains bailleurs de fonds, notamment des États-Unis lors du Sommet de Gavi en juin 2025, fragilise l’équilibre du financement. “Cela crée des défis opérationnels qui nécessitent d’identifier des solutions de compensation”, avertit-il.

     

    Les indemnités des agents communautaires mobilisés durant les activités de recouvrement sur terrain sont le plus touchées. Des efforts restent ainsi à déployer pour augmenter le budget et améliorer l’utilisation des ressources disponibles, afin de maintenir les acquis de ces dernières années.

     

    En outre, la question de la sécurisation du budget reste également essentielle. Les retards accusés dans le déblocage des fonds, observés notamment en 2023 et 2025, ont impacté sur les commandes de vaccins. “Le budget a été révisé à la hausse, mais l’arbitrage budgétaire reste un défi majeur”, précise Miarosata Rakotonirina.

     

    Pour sa part, le Coordinateur national du Global Health Advocacy Inclubator (GHAI), Dr Eli Ramamonjisoa, reconnaît que le budget alloué à la santé et à la vaccination reste encore faible à Madagascar. “Seulement 5,4 % du budget général de l’État est alloué au ministère de la Santé publique. Pourtant, il s’agit d’un investissement économique stratégique puisqu’une population en bonne santé est plus productive”, s’exprime-t-il.

     

    Face à ces enjeux, le renforcement du financement national et la sécurisation durable des ressources apparaissent comme des priorités pour garantir la continuité et l’efficacité des programmes de vaccination.

  • Travailleurs malgaches à Maurice : pourquoi de plus en plus basculent dans l’illégalité ?

    Travailleurs malgaches à Maurice : pourquoi de plus en plus basculent dans l’illégalité ?

    Savez-vous que de plus en plus de Malgaches sont en situation irrégulière à l’île Maurice ces derniers temps? Bon nombre d’entre ces clandestins n’ont pas pu renouveler leurs contrats de travail mais refusent de rentrer à Madagascar, au point de se mettre en fuite. D’autres viennent dans cette île avec des complices mauriciens et y restent dans l’illégalité. Certains Malgaches y viennent en tant que touristes, à travers des voyages organisés par exemple, avant d’opter pour la clandestinité. Selon la presse mauricienne, près d’une trentaine de travailleurs malgaches en situation irrégulière ont été arrêtés à Maurice et y sont détenus ces trois dernières semaines. Outre l’emprisonnement, le rapatriement et l’interdiction de retour sur le territoire mauricien sont les sanctions qui les frappent.

  • COMMERCE DE RUE – Le PDS d’Antananarivo étend provisoirement jusqu’à 8h les horaires des marchands de produits de confection de Behoririka

    COMMERCE DE RUE – Le PDS d’Antananarivo étend provisoirement jusqu’à 8h les horaires des marchands de produits de confection de Behoririka

    Statu quo à Behoririka. Les marchands de produits de confection textile peuvent continuer à étaler leurs marchandises sur les trottoirs et les rues de Behoririka jusqu’à 8h. Du moins pour l’instant. Le nouveau président de la délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo les autorise à rester sur place jusqu’à cette heure de la matinée jusqu’à nouvel ordre. Il n’en indique pas moins que le sujet devrait encore être discuté avec la municipalité.

    “Pour l’instant, vous êtes autorisés à vendre ici jusqu’à 8h du matin, mais nous devrons impérativement nous concerter pour organiser cela”, indique Fenoherintsoa Ralambomanana qui est descendu sur place avec le responsable des marchés, ce vendredi alors que les marchands ont contesté une décision antérieure de la Commune urbaine d’Antananarivo. Il dit vouloir attendre sa prise de fonction officielle avant de prendre toute décision.

    “Laissez-moi d’abord prendre officiellement mes fonctions, et je vous recevrai”, déclare le PDS devant les marchands. A l’entendre, il n’envisage pas l’éviction des marchands, mais souligne qu’il “ne peut laisser cet endroit aussi encombré qu’il l’est actuellement”. Par ailleurs, il a ordonné que toutes les marchandises saisies par les agents de la CUA soient restituées à leurs propriétaires.

    Depuis le début de la semaine, une décision de la CUA avait limité jusqu’à 7h les activités des marchands de produits de confection textile. Contestant cette mesure, des commerçants ont manifesté ce vendredi, bloquant la circulation.

    Depuis lundi, et suite à une nouvelle organisation au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo, les marchands de produits de confection textile sont tenus de libérer les lieux à 7h, alors qu’ils avaient jusqu’à 8h auparavant. Ce vendredi, les agents municipaux avaient procédé à des saisies à l’encontre de ceux qui n’avaient pas dégagé la voie publique à l’heure prescrite, conduisant à la colère des marchands. La circulation au niveau de Behoririka a ainsi été interrompue par les manifestations.

  • CONDITIONS DE VIE – 66,5 % des Malgaches sous le seuil de l’extrême pauvreté en 2025, selon les estimations de la Banque mondiale

    CONDITIONS DE VIE – 66,5 % des Malgaches sous le seuil de l’extrême pauvreté en 2025, selon les estimations de la Banque mondiale

    Un chiffre en léger retrait mais une réalité toujours alarmante. Le taux de pauvreté de Madagascar en 2025, basé sur le seuil de 3 dollars par jour, seuil de pauvreté international en parité de pouvoir d’achat 2021, est estimé à 66,5% contre 69% en 2021. Ces chiffres sont de la Banque mondiale, rapportés dans sa publication semestrielle “Macro poverty outlook”, publié en ce mois d’avril, dans le cadre de ses Réunions de printemps avec le Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

    La situation sociale à Madagascar demeure ainsi critique, avec ce taux d’extrême pauvreté qui stagne à un niveau alarmant. Si la pauvreté demeure particulièrement aiguë en milieu rural, le niveau de vie en zone urbaine s’est également dégradé de manière marquée, note la Banque mondiale. Cette détérioration reflète notamment la faiblesse de la création d’emplois, l’augmentation du coût de la vie et une vulnérabilité croissante face aux chocs économiques et climatiques, expose-t-elle.

    Le PIB par habitant, en dollars constants de 2015, a également chuté, passant de 812 dollars en 1960 à 456,5 dollars en 2025. Ce chiffre montre que, mathématiquement, le Malgache moyen est deux fois plus pauvre aujourd’hui qu’il ne l’était au moment de l’Indépendance. La croissance économique, qui s’établit en moyenne à environ 3 % par an depuis les années 2010, s’est révélée également insuffisante pour générer des emplois ou réduire la pauvreté de manière significative, face à une croissance démographique annuelle de 2,4 %, explique l’institution de Bretton Woods.

    Pour la Banque mondiale, plusieurs facteurs ont bridé cette croissance et limité les résultats en matière de développement. Elle cite entre autres la prédominance d’activités à faible productivité, la faiblesse des infrastructures, la lenteur de l’accumulation du capital humain et les faibles recettes fiscales, qui sont restées inférieures à 11 % du PIB au cours de la dernière décennie.

    La réduction de la pauvreté et la promotion d’une croissance forte et résiliente passent alors par plusieurs mesures, exhorte-t-elle. La Banque mondiale recommande l’amélioration de la gouvernance, des réformes structurelles dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les mines et les télécommunications, ainsi qu’une accumulation plus rapide de capital humain et physique. Accélérer les gains de productivité dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre est par ailleurs essentiel. Ce qui contribuera à la création davantage d’emplois de meilleure qualité, pour absorber les 420 000 nouveaux entrants qui arrivent chaque année sur le marché du travail, lance-t-elle.

  • INFRASTRUCTURES – Le ministère des Travaux publics sollicite l’appui logistique de la Chine pour les interventions d’urgences

    INFRASTRUCTURES – Le ministère des Travaux publics sollicite l’appui logistique de la Chine pour les interventions d’urgences

    Madagascar et la Chine veulent renforcer leur coopération en matière d’infrastructure. Le sujet relatif au soutien logistique dans le cadre des interventions d’urgence à l’échelle nationale a été évoqué lors d’une rencontre entre Richard Rafefimanana Sambilason, ministre des Travaux publics, et Ji Ping, ambassadeur de Chine à Madagascar.

     

    L’un des points centraux des échanges a porté sur la dotation en équipements au ministère. Cette rencontre a ainsi posé les jalons d’un appui destiné à transformer la capacité de réaction de l’État, notamment face aux situations d’urgence.

     

    En complément du matériel de chantier classique, le ministère a sollicité également un appui en équipements énergétiques. Ces derniers sont jugés essentiels pour garantir l’autonomie des bases opérationnelles et assurer une mise en œuvre fluide des projets dans les zones reculées.

     

    Dans l’optique d’accroître la résilience du réseau routier malgache, le ministère des Travaux Publics mise sur la modernisation de ses moyens techniques. La restructuration de la Société de maintenance des travaux publics (SMATP) figure également au cœur de cette feuille de route commune. La Chine a exprimé sa volonté de soutenir la réforme de cette société nationale, principalement à travers la fourniture de nouveaux engins de génie civil, indispensables pour assurer l’entretien permanent des axes routiers.