Catégorie : Social

  • GOUVERNANCE – Le suivi des projets liés au de développement rural financés par les partenaires renforcé

    GOUVERNANCE – Le suivi des projets liés au de développement rural financés par les partenaires renforcé

    Une action stratégique. Le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire entend renforcer le suivi des projets financés par les partenaires techniques et financiers (PTF). Ce point, considéré comme prioritaire, a été au cœur d’une réunion stratégique tenue mercredi avec la Plateforme de coordination stratégique pour le développement rural (PCS-DR).

    La plateforme PCS-DR a pour mission de coordonner et d’harmoniser les actions, projets et programmes en milieu rural. Elle vise à assurer la complémentarité des interventions, à améliorer leur efficacité sur le terrain et à éviter les doublons.

    La rencontre a permis d’avancer sur la mise en place d’outils de suivi, notamment l’élaboration d’une cartographie des activités et des interventions, afin de rendre le dispositif plus lisible et plus efficace. L’objectif est de garantir l’alignement des actions de la PCS-DR avec la Politique générale de l’État pour la Refondation (PGE-R) et les priorités gouvernementales, en vue de soutenir un développement rural durable et cohérent.

  • FESTIVITE – Neuf semaines pour préparer le 66e anniversaire de l’indépendance et la fête nationale

    FESTIVITE – Neuf semaines pour préparer le 66e anniversaire de l’indépendance et la fête nationale

    Le Comité technique national chargé de l’organisation de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance et de la fête nationale a tenu sa première réunion mercredi. Présidé par le général Tiana Dodo Andrianilaina, ce comité dispose d’environ neuf semaines pour les préparatifs.

    Cette première réunion, qui s’est tenue dans la salle de réunion du ministère des Forces armées, a permis au comité de présenter l’organigramme ainsi que la structure de gestion à mettre en place. Le président du comité a saisi cette occasion pour rappeler l’objectif, celui de “célébrer la fête nationale dans la paix et, surtout, raviver la fibre patriotique de chaque Malgache pour la fierté de Madagascar”.

    Présent lors de cette réunion, le général Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, a donné des instructions aux membres afin d’améliorer les méthodes de travail. Il les a invités à corriger les éventuelles lacunes des années précédentes.

  • TRAVAIL – Le montant du salaire minimum d’embauche de nouveau débattu, le décret attendu au plus tard le 1er mai

    TRAVAIL – Le montant du salaire minimum d’embauche de nouveau débattu, le décret attendu au plus tard le 1er mai

    De combien le salaire minimum d’embauche (SME) augmentera-t-il cette année dans le secteur privé? La question n’est pas encore tranchée. Le montant qui avait été convenu en février par les partenaires sociaux semble être remis en cause par le Conseil national du travail (CNT) qui s’est tenu vendredi. Alors que les groupements patronaux représentés par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement du patronat malgache (Fivmpama) et la confédération syndicale Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM) s’étaient mis d’accord sur la somme de 300 000 ariary, une nouvelle proposition a été mise sur la table du CNT.

    Si l’on en croit une source ayant participé à la réunion du CNT, des organisations syndicales ont proposé un SME à 360 000 ariary. Mais “les organisations patronales ont rejeté cette nouvelle proposition”, poursuit notre interlocuteur. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique se veut plus nuancé et indique que “le patronat a accepté d’examiner la proposition retenue par les organisations syndicales”. “Il est à espérer qu’un consensus sortira dans l’intérêt des travailleurs malgaches”, ajoute le ministère dans son communiqué relatif à la réunion du CNT. Le ministère n’en ajoute pas moins que l’entente doit tenir compte aussi bien de l’intérêt des travailleurs que des possibilités des entreprises.

    Selon le ministère, la réunion de vendredi est une étape importante du dialogue social précédant la phase d’élaboration du décret fixant le SME. Après l’entente des partenaires sociaux sur le SME à 300 000 ariary en février, le CNT devait valider le montant retenu avant que le texte ne soit transmis au Conseil de gouvernement. Pour l’instant, le CNT n’a donc encore rien validé, attendant un compromis entre le patronat et les organisations syndicales. Celles-ci espèrent qu’un accord soit trouvé au plus vite pour que le décret soit publié au plus tard le 1er mai.

  • CIRCULATION – “Tout le monde devra se conformer aux feux tricolores”, annonce le nouveau PDS d’Antananarivo

    CIRCULATION – “Tout le monde devra se conformer aux feux tricolores”, annonce le nouveau PDS d’Antananarivo

    Continuité. Feno Ralambomanana, président de la délégation spéciale (PDS) de la Commune Urbaine d’Antananarivo, entend poursuivre le programme de mise en place des feux de signalisation. Ceux-ci seront prochainement mis en service et s’imposeront autant aux automobilistes qu’aux piétons. Il ne donne cependant pas la date d’entrée en opération de ces dispositifs.

    “Tout le monde devra s’y conformer”, martèle le nouveau patron de l’Hôtel de Ville, en marge de la cérémonie de passation de pouvoir avec le maire par intérim, mardi à Analakely. Ces dispositifs de signalisation sont, pour la plupart, déjà installés dans plusieurs artères du centre-ville depuis quelques semaines. Il avait été annoncé quelques réajustements avant qu’ils ne soient fonctionnels.

    Pour l’ancien député du troisième arrondissement souligné “il est impératif de réorganiser la ville, car elle est actuellement plongée dans un véritable désordre”. Il pointe notamment du doigt l’anarchie des taxi-be et l’occupation des rues par les marchands ambulants. “Tout le monde sera soumis à cette réorganisation”, conclut-il, affirmant sa volonté de rendre à Antananarivo son statut de capitale digne de ce nom.

  • ACCÈS À L’EAU – Le projet PAAEP engage de nouveaux échanges avec les habitants d’Ambohitrimanjaka

    ACCÈS À L’EAU – Le projet PAAEP engage de nouveaux échanges avec les habitants d’Ambohitrimanjaka

    Itaosy Ambohidrapeto assoiffé d’eau potable en attente de l’accord d’Ambohitrimanjaka. La mise en oeuvre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les districts d’Ambohidratrimo et d’Atsimondrano continue de se heurter aux contestations de certains habitants de la commune rurale d’Ambohitrimanjaka. Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène engage alors de nouveaux échanges avec les habitants de cette localité afin de lever les points de blocage qui ralentissent les travaux d’un chantier dont l’objectif est de desservir des communes en forte croissance démographique, telles qu’Itaosy et Ambohidrapeto.

    Le ministère rappelle que des consultations en amont ont déjà eu lieu. Il indique néanmoins que ce dialogue complémentaire est nécessaire “pour assurer une mise en œuvre du projet dans un climat apaisé, conciliant intérêt collectif et respect des droits individuels”. Il vise surtout à clarifier les modalités techniques du projet et à assurer une compréhension commune des procédures d’indemnisation et de gestion des plaintes. Selon le ministère, les interrogations et les préoccupations exprimées par une partie des riverains portent surtout sur “les modalités de mise en œuvre et les aspects liés aux droits fonciers”.

  • AIDE HUMANITAIRE – 5 000 tonnes métriques de sorgho fournies par les Etats-Unis pour des victimes de la sécheresse dans le Sud de Madagascar

    AIDE HUMANITAIRE – 5 000 tonnes métriques de sorgho fournies par les Etats-Unis pour des victimes de la sécheresse dans le Sud de Madagascar

    Les Etats-Unis livrent un premier lot de 5 000 tonnes métriques de sorgho au port de Toliara. Cette aide humanitaire, destinée à soutenir 288 000 personnes directement affectées par la sécheresse persistante dans cette partie de l’île, a été réceptionnée en présence du président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina.

    Cette première livraison s’intègre dans une enveloppe globale de 11,65 millions de dollars débloquée par le gouvernement américain en mars 2026. Ce financement total permet au Programme alimentaire mondial (PAM) d’acquérir 7 100 tonnes métriques de vivres, dont le but final est de couvrir les besoins de plus de 560 000 bénéficiaires, précise l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar.

    L’exercice de Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC) mené par les Nations Unies avait fait ressortir que plus de 1,8 million de personnes devraient être confrontées à des niveaux de crise ou d’urgence en matière d’insécurité alimentaire. Cette aide alimentaire vient donc en réponse à des besoins critiques.

    Ce soutien ciblé est toutefois conçu pour être stratégique et temporaire. Pour la chargée d’affaires américaine Stephanie Arnold, il devra aider Madagascar à renforcer son autonomie et à réduire sa dépendance à long terme vis-à-vis des contribuables américains. “Nous sommes déterminés à aider Madagascar à prendre en main son avenir et à atteindre l’autosuffisance”, lance-t-elle.

    L’objectif final dépasse d’ailleurs le simple don alimentaire, précise l’ambassade des Etats-Unis. Il s’agit, via des projets d’accès à l’eau et de soutien aux moyens de subsistance, de permettre à Madagascar d’atteindre une autosuffisance durable et de réduire sa dépendance à long terme à l’aide étrangère.

  • HYGIÈNE INTIME – Près de neuf jeunes filles et femmes sur 10 utilisent des protections non hygiéniques durant leurs menstruations

    HYGIÈNE INTIME – Près de neuf jeunes filles et femmes sur 10 utilisent des protections non hygiéniques durant leurs menstruations

    Des protections de fortune. Faute d’accès à des protections adaptées, la majorité des jeunes filles et femmes à Madagascar utilisent des sachets, des bouts de tissu ou même des couches usagées pendant leurs menstruations. Ces pratiques ont pourtant des conséquences sanitaires préoccupantes, illustrant l’ampleur de la précarité menstruelle dans le pays.

    En termes de chiffres, seules 11 % des femmes disposent aujourd’hui de protections hygiéniques appropriées. Près de neuf femmes sur dix ont recours à des alternatives non hygiéniques, augmentant les risques d’infections et d’inconfort. Cette situation a également un impact direct sur leur quotidien. Une jeune fille ou femme sur dix déclare avoir manqué des activités scolaires ou économiques en raison de ses règles.

    Au-delà des contraintes matérielles, les menstruations restent un sujet tabou. Environ 39 % des jeunes filles interrogées reconnaissent la persistance de ce silence, qui limite l’accès à l’information et à une meilleure gestion de leur santé menstruelle.

    Pour Ornella Assimini, directrice de la santé de la reproduction et de la protection de la jeunesse au ministère de la Jeunesse et des sports, ce manque de sensibilisation contribue à entretenir ces pratiques à risque. Face à cette réalité, plusieurs milliers de jeunes filles vivent leurs règles dans des conditions difficiles, parfois au détriment de leur santé et de leur éducation.

    Engagée dans la lutte contre cette précarité, l’artiste Denise appelle à briser les idées reçues. “La menstruation n’est pas un cliché, c’est quelque chose de naturel. Pourtant, certaines femmes vivent encore chaque mois dans l’incertitude”, souligne-t-elle, évoquant les difficultés liées à la gestion et à l’élimination des protections de fortune.

    Une campagne de sensibilisation d’envergure est prévue les 23 et 24 avril à Antananarivo, Mahajanga, Antsiranana et Toamasina. Portée par le Réseau de jeunes bénévoles AfriYian en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des sports, elle ciblera directement 3 000 jeunes filles et garçons.

    Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’engagement de Softex, qui a choisi de reverser les bénéfices du concert de Denise et Shyn du 8 mars à la lutte contre la précarité menstruelle. Les organisateurs rappellent que “l’hygiène menstruelle n’est pas un luxe, mais un droit fondamental”, appelant à une mobilisation conjointe du secteur privé, de la société civile et des institutions publiques pour lever un frein majeur à l’épanouissement des jeunes filles malgaches.

  • SANTÉ PUBLIQUE – La société civile prévoit de relancer la création du fonds national pour la vaccination

    SANTÉ PUBLIQUE – La société civile prévoit de relancer la création du fonds national pour la vaccination

    Parmi les priorités du moment. Les organisations de la société civile comptent remettre sur le tapis la Loi n°2016 – 058 portant création du Fonds national pour la vaccination. Ce texte adopté en 2016, jusqu’ici inappliqué, vise à garantir un financement pérenne du programme de vaccination. “De nombreux régimes se sont succédé depuis 2016, mais la promulgation et la publication du décret d’application de cette loi restent bloquées à ce jour”, déplore l’assistant du programme de plaidoyer pour la vaccination au sein du Consortium composé de la plateforme Hina, du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) et NOSYW, Miarosata Rakotonirina.

    A en croire le responsable du Consortium, des stratégies sont actuellement en cours pour faire avancer le processus de relance de la loi 2016 – 058. “Des rencontres avec les parlementaires sont au programme afin de déterminer les démarches à suivre et de renforcer le plaidoyer au niveau du gouvernement”, avance le responsable au sein du consortium. Sur le terrain, plusieurs actions ont déjà été engagées, tant au niveau national que régional, pour renforcer le financement de la vaccination. Cette année, les acteurs de la société civile ont intensifié leurs efforts afin d’identifier des leviers d’augmentation budgétaire, que ce soit à travers la Loi de Finances ou au niveau des centres de santé de base et des hôpitaux.

    Le cofinancement de l’État dans le programme de vaccination est crucial pour garantir l’équité et élargir l’accès aux soins. Selon le coordinateur national du “Global Health Advocacy Incubator”, Dr Eli Ramamonjisoa, les dépenses annuelles du ministère de la Santé publique liées à la vaccination s’élèvent à 15 millions de dollars, dont 5 millions cofinancés par l’État à partir de ressources internes. Les 10 millions restants proviennent de financements extérieurs, ce qui crée une dépendance durable. “Augmenter la contribution de l’État s’avère indispensable, surtout dans un contexte où 70 % des programmes de vaccination dépendent encore des bailleurs de fonds”, précise t-il.

    L’investissement dans la vaccination représente un choix stratégique vu sa rentabilité. “1 dollar investi génère un retour de 23 dollars sur le plan économique. Ce n’est pas un programme budgétivore, mais un programme économique le plus performant”, conclut le Dr Ramamonjisoa. L’Etat malgache déjà pris l’engagement de disposer d’un fonds alimenté chaque année, spécifiquement dédié à la vaccination, mais celui-ci reste, pour l’instant sans concrétisation. Pour les organisations de la société civile, le blocage du texte pourrait s’expliquer par le manque de volonté politique, négligeant l’importance d’investir dans la vaccination.

  • AGRICULTURE – Le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire indique avoir maîtrisé l’invasion acridienne dans le Sud

    “Il n’y a plus de risque de propagation”. Le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire dresse un bilan de la lutte antiacridienne sur la saison 2025-2026. Et selon un communiqué publié dimanche par ce ministère, “il est désormais possible d’affirmer que l’invasion est maîtrisée et qu’il n’y a plus de risque de propagation à grande échelle”.

    Plus de 200 000 hectares ont été traités par voies terrestre et aérienne, rapporte le communiqué. Les deux tiers de cette superficie ont été traités par hélicoptère, poursuit encore le communiqué. C’est le Centre de la lutte antiacridienne de Madagascar (IFVM) qui mène cette lutte contre l’invasion de criquet.

    Mais bien qu’il assure que la situation est sous contrôle, le ministère entend rester vigilant. “Nous sommes toujours en plein combat”, souligne-t-il. Il rapporte alors l’appel du ministre Gaëtan Ramindo aux partenaires et aux producteurs “à poursuivre les efforts engagés et à informer les autorités compétentes en cas de situation suspecte, afin de prévenir la propagation des criquets”.

    La base aérienne sera transférée à Ankazoabo dans trois jours, la majeure partie des zones à traiter autour de Sakaraha étant désormais assainie. Pour le redressement, l’amélioration et la modernisation de l’IFVM, la Banque mondiale a alloué un soutien financier de 2 millions de dollars. Les retombées de cet investissement sont attendues dès cette année.

  • SANTÉ PUBLIQUE- La Mpox dépasse les 2000 cas notifiés et 1000 cas confirmés

    SANTÉ PUBLIQUE- La Mpox dépasse les 2000 cas notifiés et 1000 cas confirmés

    51 nouveaux cas confirmés et 10 cas suspects à la date du 18 avril. Le virus de la Mpox continue de circuler à Madagascar, avec des chiffres qui augmentent quotidiennement. Le dernier bilan du Centre opérationnel d’urgence en santé publique ( Cousp) fait état de 2091 cas cumulés et 1085 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. Sur les 812 personnes guéries, 8 ont été enregistrées le 18 avril.

     

    Face à la progression notable de la Mpox dans le pays, les autorités sanitaires intensifient les actions de prévention. Des campagnes de sensibilisation ont été menées auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo afin d’informer la population sur les modes de transmission, les symptômes et les gestes à adopter. Les gares routières de Maki et Fasan’ny Karana ont également été ciblées pour renforcer la vigilance des voyageurs et limiter les risques de propagation du virus.

     

    D’un autre côté, la collaboration avec la Croix-Rouge Malagasy a permis de consolider la riposte. Cette entité a déjà remis des équipements essentiels destinés à appuyer les équipes de santé dans la prise en charge des cas et la prévention.

     

    En parallèle, la vaccination contre la Mpox est désormais ouverte au public depuis quelques jours. Toutefois, les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans doivent obligatoirement passer par une consultation médicale préalable avant toute injection.

     

    Tous les sites de vaccination accueillent les personnes qui désirent être immunisées gratuitement de cette maladie. Les équipes de la direction du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique font également le tour des lieux à forte affluence et des institutions, tant pour les sensibilisations que pour la vaccination.

     

    Les autorités insistent sur la responsabilité collective pour contenir la propagation de la Mpox. La vigilance reste de mise pour se protéger. Le respect des gestes barrières s’avère indispensable, notamment le port de masque et le lavage fréquent des mains.

     

    Photo d’illustration : DRSP Atsinanana