Catégorie : Social

  • PROTECTION SOCIALE – Les gens de maison ne représentent que 0,67 % des nouveaux affiliés à la Cnaps en 2025

    PROTECTION SOCIALE – Les gens de maison ne représentent que 0,67 % des nouveaux affiliés à la Cnaps en 2025

    La formalisation des emplois domestiques demeure un défi important. Le secteur “gens de maison” n’a enregistré que 547 nouveaux travailleurs affiliés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) en 2025. Ce volume extrêmement faible représente à peine 0,67% de l’ensemble des immatriculations de l’année dernière, qui s’élèvent à 81 074. Ces chiffres de la Cnaps ont été rapportés par l’Institut national de la statistique (Instat) dans son Tableau de bord économique.

    L’affiliation des gens de maison restait ainsi sous le seuil de 1%, malgré les enjeux cruciaux de décence du travail. Cette situation souligne la difficulté persistante à intégrer cette catégorie de travailleurs dans le système de protection sociale, loin derrière les secteurs moteurs comme l’industrie ou les services.

    L’affiliation s’entend de la démarche administrative et de la situation de droit qui s’ensuit, permettant à la personne concernée d’être rattachée à la Cnaps, mais aussi de bénéficier des prestations de sécurité sociale que celle-ci sert. Les gens de maison désignent pour leur part toute personne attachée au service personnel d’un maître ou de sa famille en qualité de domestique. Il désigne notamment les cuisiniers, les gardiens de maisons, les concierges, les majordomes, les gouvernantes, ou encore les femmes de ménage.

    L’année 2025 a enregistré un total de 81 074 nouveaux travailleurs affiliés à la Cnaps. L’essentiel repose sur une concentration massive au sein de trois secteurs piliers, dont le secteur des industries qui s’affirme comme le principal moteur de croissance avec un cumul de 21 349 affiliations. Il capte alors à lui seul environ 26,3 % du volume annuel total.

    Les industries sont talonnées de près par le pôle services, banques et assurances, qui affiche une dynamique soutenue marquée par des pics de recrutement significatifs en janvier et en juillet. Et puis, il y a le secteur commerce, transports et activités connexes qui constitue le troisième pilier majeur de cette concentration, et dépassant régulièrement le seuil des 2 000 immatriculations mensuelles, notamment lors des mois de janvier et mai.

  • ÉPIDÉMIE – Le quatrième décès de la Mpox concerne un nouveau-né dans la région Boeny

    ÉPIDÉMIE – Le quatrième décès de la Mpox concerne un nouveau-né dans la région Boeny

    Un petit garçon de 11 jours succombe à la variole du singe ou Mpox dans la région de Boeny. Il s’agit du quatrième décès enregistré à Madagascar depuis le début de l’épidémie, et le deuxième dans cette région. Selon l’incident manager du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria, ce nouveau décès est survenu le 3 mai dans l’épicentre de l’épidémie. A cette même date, 24 nouveaux cas notifiés et 25 cas confirmés ont été recensés, avec 13 guérisons. Au total, 54 districts sanitaires sont touchés.

     

    Depuis le début de l’épidémie en décembre 2025, 2 462 cas de Mpox ont été notifiés, dont 1 335 confirmés, et 1 071 personnes en sont guéries. Concernant les quatre décès enregistrés, le premier était une fillette de 3 ans originaire de Toamasina. Cette victime a succombé entre le 28 février et le 1er mars 2026 à Antananarivo après une détresse respiratoire et un choc infectieux. Un homme de 56 ans est également décédé le 27 mars à Ambanja, suivi d’un jeune homme en situation de vulnérabilité, emporté le 9 avril à la suite d’une surinfection. Ces deux hommes avaient une faible immunité, selon les informations recueillies. Quant au nouveau-né, les circonstances de son décès n’ont pas encore été communiquées.

     

    Le Pr Mamy Randria confirme la circulation persistante du virus de la Mpox et appelle à un renforcement des mesures de prévention. L’épidémie touche particulièrement les groupes vulnérables, dont les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes à faible immunité et les personnes vivant avec le VIH. Ces groupes à risque doivent redoubler de vigilance, éviter les contacts étroits avec des personnes suspectes ou infectées, et consulter rapidement en cas de symptômes.

     

    Le spécialiste met également en garde contre les comportements à risque. “Les relations sexuelles non protégées favorisent la propagation de la maladie. Un changement de comportement s’impose”, avertit- il. Le respect des mesures barrières, notamment le port de masque et le lavage fréquent des mains, est aussi recommandé.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La hausse des allocation étudiantes et le paiement digitalisé via le Trésor public désormais effectifs

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La hausse des allocation étudiantes et le paiement digitalisé via le Trésor public désormais effectifs

    Une hausse de 20% pour les bourses d’étude et de 51,51% pour les allocations d’équipement. Cette annonce du président de la Refondation de la République au mois d’avril, lors d’une rencontre avec les étudiants de l’université de Toliara, se concrétise. Désormais, le montant des bourses pour les bénéficiaires en L1 et en L2 passent de 22 000 à 26 400 ariary par mois. Pour les L3, les bourses mensuelles passent de 36 600 à 43 600 ariary. Quant aux boursiers en M1, M2 et aux doctorants, ils encaissent maintenant 58 100 ariary contre 48 400 ariary auparavant. L’allocation d’équipement, perçue à chaque début d’année universitaire, passe de 66 000 à 100 000 ariary.

    Cette hausse de la somme perçue par les étudiants s’accompagne de la digitalisation du paiement, désormais confiée au Trésor public. Le paiement digital se fait à travers le “Wallet Trésor”, une plateforme numérique conçue et élaborée entièrement par des techniciens malgaches. Selon le directeur général du Trésor public, Mbinison Dorette Ratsiavahana, “chaque étudiant dispose d’un compte individuel sécurisé, accessible via identifiant et mot de passe. Les bénéficiaires reçoivent des notifications en temps réel et doivent valider la demande de paiement avant réception des fonds. Ce système élimine les bons de caisse physiques, réduisant ainsi les risques de falsification et les lourdeurs administratives”.

    Le paiement des trois mois de bourses ainsi que l’équipement pour l’année universitaire en cours a débuté la semaine dernière. Les doctorants ont été les premiers servis dans toutes les Universités, Universités de proximité et Instituts supérieurs de technologie (IST). Les étudiants en Master vont suivre cette semaine, et ainsi de suite. Outre les postes comptables où les boursiers peuvent être payés, des caisses de proximité sont également mises en place. A l’exemple de l’école supérieure polytechnique de Vontovorona, les boursiers n’auront plus à se déplacer à Antananarivo puisque les caisses de proximité se trouvent dans l’enceinte même du campus.

    Selon le directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Angelo Raherinirina, la réforme du paiement des bourses répond aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières années, notamment les doublons et erreurs liés au traitement manuel. La digitalisation permet également d’éviter les irrégularités dénoncées par le dernier rapport de la Cour des Comptes, avec plus de transparence côté budget. Une fois les listes des bénéficiaires établies par la commission de bourses de chaque université, le ministère de l’Enseignement supérieur se charge de leur compilation et validation, avant de les transmettre auprès du Trésor public. Lors de leur passage à la chaîne nationale, les responsables sollicitent davantage de patience, de compréhension et de sérieux des boursiers, notamment pour compléter les informations requises dans la plateforme digitale.

  • CONCOURS – Le lycée SFX Ambatomena de Fianarantsoa sacré champion national de débat interlycée Volamena

    CONCOURS – Le lycée SFX Ambatomena de Fianarantsoa sacré champion national de débat interlycée Volamena

    Et le gagnant est le lycée … Saint François Xavier Ambatomena de Fianarantsoa. Les trois lycéens fianarois remportent la grande finale nationale du concours de débat interlycée Volamena 2025, qui s’est tenue samedi dans les locaux de l’Alliance française d’Antananarivo. La joute finale les a opposés aux élèves de l’Esca Antanimena qui n’ont pas démérité. “Le jury a longuement débattu pour départager les finalistes”, confie Tambiniaina David Ramaheninarison, membre du jury et fondateur du Journal de l’Etudiant, organisateur de l’événement.

     

    Dans la catégorie éloquence, le prix de la meilleure oratrice a été attribué à Antsan’ny Tia, élève du lycée Les Joyeux Lurons de Besarety à Antananarivo. Elle s’est imposée en finale face à Mamizaratina Narvin Andrianotahina, élève du lycée Raherivelo Ramamonjy à Anjomà Fianarantsoa. Le titre de meilleur coach est revenu à Prométhée, de l’Université catholique de Madagascar.

     

    Au total, 12 lycées de Fianarantsoa et 16 d’Antananarivo ont pris part à la compétition. Les participants étaient encadrés par des coaches issus des clubs de débat de leur ville. Au-delà du concours, Volamena by Le JE a permis de former de nombreux lycéens à l’arto oratoire. Comme le rappelle Tambiniaina David Ramaheninarison, la compétition a été précédée de plusieurs séances de formation de lycéens, puis de la sélection par lycée des trois meilleurs orateurs qui représenterait chaque établissement.

  • MEDIA – La RNM célèbre son 95ème anniversaire non loin de son ancienne maison à Antaninarenina

    MEDIA – La RNM célèbre son 95ème anniversaire non loin de son ancienne maison à Antaninarenina

    En 1931, Radio Tananarive émettait pour la première fois sur les ondes. Son siège se trouvait alors du côté d’Antaninarenina, dans ce bâtiment qui jouxtait la poste. 95 ans plus tard, la RNM a déménagé du côté d’Anosy depuis plusieurs décennies, et le bâtiment qui avait récemment abrité l’Office national de l’environnement n’est plus que ruines et cendres. Mais c’est à proximité de ce site qui a marqué ses premières années que la RNM a tenu à lancer officiellement la célébration de son 95ème anniversaire.

     

    La cérémonie a réuni autorités, responsables du secteur et figures emblématiques de la radio publique. Plusieurs personnalités ayant marqué l’âge d’or de la RNM ont pris part à l’événement, partageant sur scène leur expérience et leur talent d’animateurs et de journalistes à travers des séquences en direct inspirées des formats qui ont fait la notoriété de la station. Pour l’occasion, le ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony a tenu à rendre hommage à ceux qui ont contribué au développement de la radio nationale.

     

    Au-delà de l’hommage au passé, les interventions ont également mis en avant les évolutions engagées, notamment en matière d’ouverture éditoriale, de modernisation des équipements et de développement de la diffusion numérique, alors que la RNM poursuit son adaptation aux mutations du paysage médiatique.

  • AMÉNAGEMENT – Les remblais à Antananarivo soumis à autorisation ministérielle

    AMÉNAGEMENT – Les remblais à Antananarivo soumis à autorisation ministérielle

    Les remblais ne sont plus strictement interdits dans la Capitale et ses agglomérations. Un décret pris en Conseil des ministres énonce toutefois des mesures strictes pour tout remblayage. Le Général Lylison René De Roland, ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers (MATSF), déclare en conférence de presse jeudi, à Anosy, que “toute personne entreprise souhaitant effectuer un remblai doit impérativement détenir une autorisation délivrée par le ministère”.

     

    L’ancien gouverneur de Sofia indique alors que “lorsqu’un remblai est envisagé sur un site, une demande doit être envoyée au ministère”. Celle-ci sera ensuite examinée par une commission comprenant des techniciens de l’aménagement du territoire, des travaux publics, de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture, de l’environnement et des communes.

     

    Cette commission étudie, entre autres, l’assainissement dans la zone à remblayer et l’évacuation d’eau, puis émet un avis. C’est sur cette base que le ministère délivre l’autorisation administrative. Si cette autorisation des techniciens fait défaut, aucun remblai n’est autorisé. Le ministre indique que les communes concernées n’ont plus le pouvoir de délivrer d’autorisation.

     

    Pour les autorités, l’objectif est d’empêcher les inondations dans la capitale et ses environs. Le Général Lylison René De Roland souligne que “l’application de ces lois sera très stricte”. Il a, par ailleurs, rappelé que le remblaiement est formellement interdit dans les zones où l’eau stagne, classées comme zones inondables et inconstructibles. Par contre, il est possible pour le rehaussement de terrains et sur des zones sèches. Toutefois, cette opération ne peut être envisagée qu’après une inspection technique confirmant que le site est bien une zone constructible.

     

    Pour les camions qui ne possèdent pas cette autorisation, des sanctions sont mentionnées dans le décret, indique le ministre. Outre la mise en fourrière du véhicule, il ne peut plus obtenir d’autorisation à l’avenir.

  • MOBILITÉ – La circulation à Andavamamba et Anjezika perturbée ce week-end pour des travaux menés dans la cadre du projet Produir

    MOBILITÉ – La circulation à Andavamamba et Anjezika perturbée ce week-end pour des travaux menés dans la cadre du projet Produir

    Travaux à Andavamamba et Anjezika. Un remplacement d’un réseau de canalisations d’évacuation d’eau dans ces quartiers entraînera des perturbations de la circulation en cette fin de semaine, annonce la Commune urbaine d’Antananarivo. Ces travaux entrent dans le cadre du Projet de développement urbain intégré et de résilience (Produir).

     

    La coupure temporaire concerne l’axe reliant l’agence Drym au rond-point situé près de l’agence de la Jirama. Une déviation est mise en place pour que les voitures puissent circuler. Les véhicules en provenance d’Anosipatrana et se dirigeant vers Ampefiloha – Cenam 67ha doivent passer par la station Shell Tsiferana à Andavamamba. Par ailleurs, les lignes de bus 154, 138 et 009 sont concernées par ces modifications de circulation.

     

    En plus de l’axe Andavamamba, une perturbation de la circulation devrait aussi avoir lieu sur les axes Andraharo, Andohan’Analakely, samedi. La Commune urbaine d’Antananarivo lance en collaboration avec le club Runmada un grand « Roadshow » de mobilité urbaine ce samedi 2 mai 2026, à partir de 8h.

     

    Cet événement, placé sous le signe du dynamisme et de la visibilité, promet de traverser Andraharo pour sillonner Ankazomanga, Ankorondrano, avant de se diriger vers La City Ivandry.

     

    Le parcours prévoit ensuite un retour par Ankorondrano, pour remonter vers Ankadifotsy, Antaninandro , Ambondrona, Mandrosoa Ambohijatovo, pour enfin s’achever à Andohan’Analakely, avec une arrivée finale sur le Parvis de l’Hôtel de Ville.

     

    La municipalité a tenu à apporter une précision qu’aucune rue ne sera coupée durant le passage du convoi. La circulation reste fluide et les activités habituelles pourront se poursuivre sans interruption.

  • TRAVAIL – Le Premier Ministre évoque des négociations en cours pour trouver un consensus avant la sortie du décret fixant le salaire minimum d’embauche

    TRAVAIL – Le Premier Ministre évoque des négociations en cours pour trouver un consensus avant la sortie du décret fixant le salaire minimum d’embauche

    Le décret sortira bientôt. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison ainsi que le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Mac Denis Franconio, l’ont tous les deux confirmé ce vendredi 1er mai, lors de la célébration de la journée mondiale du travail, au gymnase couvert de Mahamasina. Selon le chef du Gouvernement, un consensus est nécessaire pour éviter tout problème dans la mise en œuvre de ce décret d’application sur le salaire minimum d’embauche (SME), tant attendu ces derniers jours.

    “Les négociations sont encore en cours. Il n’est donc pas encore possible d’annoncer le pourcentage d’augmentation ni le montant exact. Ces informations seront communiquées une fois le décret publié”, avance le locataire du Palais de Mahazoarivo. Il a toutefois rassuré que le montant ne sera pas très éloigné des revendications. Au gymnase couvert, les banderoles érigées par les syndicalistes sollicitent l’application immédiate d’un SME à 360 000 ariary. Le ministre de tutelle affirme, pour sa part, que “nous sommes actuellement dans une situation particulière, car le Conseil national du travail et de l’emploi (CNTE) n’est pas encore mis en place alors que son avis est nécessaire. Cela ne constitue toutefois pas un obstacle puisque la révision du SME doit avancer”, poursuit-il.

    Par ailleurs, les revendications de ce 1er mai ne se limitent pas aux salaires, mais concernent aussi les conditions de travail et la protection sociale. “Les travailleurs malgaches sont en difficulté et ce depuis longtemps. Ces problèmes peuvent toutefois être résolus”, avance le ministre du Travail. Tout comme le Premier ministre, le ministre rappelle aussi l’importance du dialogue social. Selon leurs dires, les syndicats ne sont pas des ennemis du gouvernement, mais des partenaires. D’ailleurs, la demande d’un représentant des syndicats à la Primature sera réalisée, à en croire Mamitiana Rajaonarison.

    La célébration du 1er mai de cette année s’est démarquée par la participation du Premier ministre, de divers membres du gouvernement, des parlementaires, des autorités et de milliers de travailleurs issus de divers syndicats. Placée sous le thème “Les travailleurs malgaches, piliers d’une véritable refondation, garants du développement”, l’événement a débuté par un carnaval depuis Ambohijatovo jusqu’au gymnase couvert de Mahamasina, en passant par Ambohidahy et Anosy. Projection audiovisuelle, débats thématiques et plaidoyer des partenaires étaient également au programme.

  • DISTINCTION – Le dessinateur Pov décroche le Prix d’excellence 2026 au Canada

    DISTINCTION – Le dessinateur Pov décroche le Prix d’excellence 2026 au Canada

    Le monde de la presse et de la caricature internationale tourne son regard vers William Rasoanaivo, dit POV. Lors du 26e Concours international de dessin éditorial, dont les résultats ont été officialisés récemment, le dessinateur a reçu le prestigieux « Prix d’excellence » décerné par l’organisation Liberté de la presse Canada. Cette récompense vient saluer une œuvre qui s’inscrit dans la défense acharnée du droit à l’information et de la liberté d’expression, des valeurs de plus en plus menacées à l’échelle mondiale.

     

    Le dessin lauréat se distingue par une composition graphique d’une sobriété percutante. On y observe un personnage aux yeux bandés et aux mains liées, une silhouette évoquant immédiatement la figure universelle du prisonnier d’opinion ou du condamné. L’élément central de l’œuvre réside dans l’instrument de ce supplice, le poteau de détention est ici remplacé par une plume de dessinateur monumentale, plantée fermement dans le sol. Cette métaphore visuelle illustre la vulnérabilité du journaliste, dont l’outil de travail, sa plume , devient paradoxalement la source de son asservissement ou de son danger.

     

    Cette reconnaissance internationale place à nouveau le talent malgache au sommet du journalisme satirique mondial, rappelant que derrière chaque trait d’encre se cache un combat pour la transparence et la démocratie, au-delà des frontières et des censures.

  • TRAVAIL – La publication du décret d’application du salaire minimum d’embauche ajournée à une date ultérieure

    TRAVAIL – La publication du décret d’application du salaire minimum d’embauche ajournée à une date ultérieure

    Une attente supplémentaire. Le décret d’application du salaire minimum d’embauche n’a finalement pas pu être examiné lors du dernier Conseil des ministres en date du 28 Avril. Ce texte devait fixer le montant final à adopter après validation de l’accord passé entre les partenaires sociaux par le Conseil national du travail (CNT). Des syndicats ayant remis en cause la somme de 300 000 ariary convenue entre les groupements patronaux et la Confédération des travailleurs de Madagascar (CTM), aucune entente n’a été trouvée, repoussant sine die la décision gouvernementale.

     

    Alors que la hausse initiale du SME convenue en février avec le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement du patronat malgache (Fivmpama) était de 14%, des syndicats ont demandé une hausse de 37%, soit le montant de 360 000 ariary. La proposition a été soumise au cours d’une consultation élargie tenue en avril, mais les organisations patronales n’ont pas donné leur accord. L’Etat, membre du CNT à travers le ministère en charge du Travail, doit ainsi jouer le rôle de médiateur.

     

    Le directeur général du travail (DGT), Rojomampionona Ravelomahatratra évoque encore quelques ajustements techniques à effectuer, d’où l’ajournement. Il indique également qu’une grille salariale est déjà prête pour accompagner la hausse dans les autres catégories.

     

    La publication du décret était pourtant attendue avant la fête du Travail. Ce report alimente l’impatience des travailleurs, qui attendent une décision ou une déclaration officielle pour ce 1er Mai, selon une source auprès de la conférence des travailleurs de Madagascar.