Catégorie : Social

  • EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox comptabilisés en quelques jours

    EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox comptabilisés en quelques jours

    Une épidémie discrète mais dont le virus continue de circuler à Madagascar. La Mpox enregistre deux nouveaux décès en l’espace de quelques jours, portant à six le nombre de morts liés à cette maladie. Le premier cas, comptabilisé le 17 mai, concerne un jeune homme de 22 ans dans la région d’Analamanga. Un second décès, signalé le 18 mai dans la région Diana, s’agit d’une femme âgée de 38 ans.

     

    Selon le dernier bilan présenté par la porte-parole du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) national, le Pr Diavolana Andrianarimanana Köcher, quatorze nouveaux cas ont été notifiés, dont onze confirmés, à la date du 21 mai. A cela s’ajoutent quatorze guérisons. Depuis le début de l’épidémie, Madagascar totalise désormais 2 858 cas cumulés, parmi lesquels 1 658 sont confirmés. Au total, 1 307 personnes ont pu guérir. Le nombre de districts touchés est passé de 54 à 61 en quelques semaines, témoignant de la circulation persistante du virus sur le territoire national.

     

    Parmi la prévention préconisée figure la vaccination. À ce jour, plus de 56 000 personnes ont pu être vaccinées contre la Mpox dans le pays, dont près de 52 000 pour la première dose et plus de 4 600 pour la deuxième dose, à en croire le directeur du programme élargi de vaccination, Dr Paubert Tsivahiny. Les personnes âgées de 18 à 50 ans en sont les principales bénéficiaires. Outre la vaccination, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, notamment pour protéger les personnes les plus vulnérables. Des cas ont notamment été recensés chez des enfants, dont un enfant de sept ans infecté et un nourrisson de onze mois décédé.

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – L’approche par les compétences mise sur des formations tournées vers l’emploi

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – L’approche par les compétences mise sur des formations tournées vers l’emploi

    Près de 500 apprenants issus de la première promotion formée selon l’approche par les compétences (APC) se préparent à passer les examens nationaux de l’enseignement technique cette année. Parmi eux, près de 300 sont inscrits au Brevet d’études professionnelles (BEP), prévu du 6 au 9 juillet, tandis qu’environ 200 candidats se présenteront au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), organisé du 13 au 16 juillet.

    Ces apprenants, issus d’établissements publics et privés répartis dans plusieurs régions du pays, sont les premiers à avoir bénéficié de l’application effective de cette nouvelle méthode pédagogique. Celle-ci vise à rapprocher davantage la formation des besoins du marché du travail.

    Selon Jean Rémi Randriantsivery, directeur des examens auprès du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, l’APC permet de développer des formations qualifiantes répondant directement aux attentes des employeurs. “Le secteur privé et les entreprises participent à l’élaboration des référentiels, des curricula et même à l’évaluation des apprenants”, explique-t-il.

    L’une des particularités de cette approche réside dans la collaboration étroite entre l’État, les centres de formation et les professionnels. Les enseignements théoriques sont dispensés dans les Centres de formation professionnelle (CFP) et les Lycées techniques professionnels (LTP), tandis que les travaux pratiques sont réalisés sur des plateaux techniques ou au sein d’entreprises partenaires, avec l’appui de professionnels du secteur. Les sujets d’examen sont également élaborés à partir des compétences recherchées par les entreprises avant d’être validés par le METFP.

    Les filières concernées comprennent notamment le textile, le tourisme, l’industrie et le génie civil dans les régions Analamanga, Boeny, Haute Matsiatra et Atsimo-Andrefana. À terme, le ministère envisage d’étendre cette approche au baccalauréat technique, au BTS et aux licences professionnelles. L’objectif est de former des diplômés rapidement opérationnels et mieux adaptés aux besoins du tissu économique.

  • CIRCULATION – Le ministère des Travaux publics annonce une amélioration de la circulation sur la RN7 entre Antananarivo et Ambatolampy

    CIRCULATION – Le ministère des Travaux publics annonce une amélioration de la circulation sur la RN7 entre Antananarivo et Ambatolampy

    Un soulagement. Après des mois de difficultés pour les usagers, la circulation sur l’axe reliant Antananarivo, Ambatolampy et Antsirabe connaît une nette amélioration. Le ministère des Travaux publics annonce l’achèvement d’une grande partie des travaux de réhabilitation routière sur ce tronçon de la route nationale RN7.

    Les usagers de cette route peuvent désormais se réjouir de l’état de la route qui réduit la durée de trajet entre Antananarivo et Ambatolampy, ainsi que la baisse importante des coûts liés à la maintenance et à l’entretien des véhicules, jusqu’ici lourdement éprouvés par la dégradation de la chaussée. Afin de s’assurer de l’effectivité des travaux et du respect des engagements, Richard Sambilason Rafefimanana, ministre des Travaux publics, a effectué une descente sur le terrain accompagné de ses équipes techniques pour superviser de près le chantier et veiller à ce que le rythme ne faiblit pas.

    Durant sa visite de chantier, le ministre a émis des directives fermes et sans équivoque à l’endroit de l’entreprise prestataire. Il s’agit de l’accélération de cadence sur les travaux qui ne sont pas encore achevés, le respect des clauses techniques pour garantir une infrastructure durable, conforme aux normes exigées par le cahier des charges.

    Le ministère ne compte pas relâcher la pression. Il entend envoyer ses techniciens se relayer régulièrement sur l’axe pour effectuer des contrôles de routine. Ces inspections visent à valider la qualité des matériaux utilisés et la conformité des réalisations.

  • FORMATION – L’éducation à l’entrepreneuriat intègre le curriculum de formation des lycées et centres de formation professionnelle

    FORMATION – L’éducation à l’entrepreneuriat intègre le curriculum de formation des lycées et centres de formation professionnelle

    Une réforme pour renforcer l’employabilité des jeunes et développer l’auto-emploi. Le Conseil des ministres de mardi vient d’approuver l’intégration de l’éducation à l’entrepreneuriat dans la formation professionnelle initiale et dans la formation professionnelle qualifiante. Selon le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, le thème sera intégré comme module transversal auprès des apprenants et apprentis inscrits dans les FPI et FPQ. Il s’agira de donner à ces jeunes des compétences de base, notamment en montage de projet, en gestion simplifiée ou encore en intégration et création de coopératives.

    Les programmes pourraient également évoluer vers des dispositifs d’incubation pour accompagner les jeunes porteurs de projets. À long terme, l’objectif est de former une génération capable non seulement de répondre aux besoins des entreprises, mais aussi de créer des emplois et de contribuer au développement économique du pays. Avec “une culture et un esprit entrepreneurial, les apprenants ne vont plus dépendre uniquement du salariat. Ils pourront envisager de créer leurs propres activités”, confie une source au sein du ministère.

    La FPI ou formation aux filières est dispensée dans les lycées techniques et professionnels, avec des compétences techniques plus approfondies. Elle conduit au baccalauréat et prépare surtout des cadres moyens appelés à intégrer rapidement le marché du travail. La FPQ ou formation aux métiers est, quant à elle, proposée au sein des centres de formation professionnelle. Cette formation de courte durée, de trois à six mois, est plus orientée vers l’apprentissage direct d’un métier précis, à l’exemple de l’informatique, la cuisine, la couture. Elle forme principalement des ouvriers qualifiés, immédiatement opérationnels dans les entreprises.

  • DROIT D’AUTEUR – L’Omda appelle à la vigilance des chaînes audiovisuelles sur les contenus artistiques diffusés sous peine de sanctions

    DROIT D’AUTEUR – L’Omda appelle à la vigilance des chaînes audiovisuelles sur les contenus artistiques diffusés sous peine de sanctions

    Mise en garde formelle. L’Office malgache des droits d’auteur rappelle aux chaînes de télévision et aux stations de radio le nécessaire “respect scrupuleux des droits d’auteur”. A l’heure où la génération et la modification par intelligence artificielle d’œuvres, d’images, de voix et de contenus artistiques se multiplient, il les invite à “une vigilance rigoureuse quant à la provenance des contenus mis à l’antenne”. Dans un communiqué diffusé mardi sur la page Facebook du ministère de la Communication et de la culture, l’Office souligne que “toute diffusion portant atteinte à l’intégrité de l’œuvre, au droit à l’image ou à la voix des personnes concernées expose les auteurs et les diffuseurs à des poursuites”. 

    Se positionnant dans une posture préventive et de sensibilisation, l’Omda appelle les diffuseurs à effectuer “une vérification systématique que les contenus diffusés disposent des autorisations nécessaires”. Il n’en soulève pas moins que la réponse judiciaire demeure une option réelle pour les créateurs lésés. Joint au téléphone, Haja Andriamiharimanana Ranjarivo, directeur général de l’office, précise que si “l’Omda ne procède pas directement aux sanctions, privilégiant la pédagogie, tout artiste se sentant spolié par la diffusion d’une œuvre déformée ou modifiée par IA dispose du droit d’ester en justice”. Il revient alors aux tribunaux de prononcer les peines et les sanctions contre ceux qui s’adonnent à ce que l’Omda qualifie de “pratiques illicites [qui] s’effectuent trop souvent sans l’autorisation ni le consentement préalable des auteurs, artistes-interprètes ou titulaires de droits”. 

    La mise en garde de l’Omda intervient après que l’alerte a été lancée sur les réseaux sociaux par des artistes se sentant lésés par la diffusion de leurs œuvres modifiées par intelligence artificielle. L’Office rappelle alors que la législation malgache sur le droit d’auteur fait bénéficier à toute œuvre de l’esprit d’une “protection légale dès l’instant de sa création”. L’oeuvre originale demeure ainsi “protégée contre toute reproduction, adaptation, diffusion ou exploitation non autorisée”, souligne-t-elle. La loi sur la propriété littéraire et artistique prévoit des peines de prison et d’amende en cas de contrefaçon d’œuvres protégées, ainsi que toute utilisation, reproduction, communication ou diffusion au public sans autorisation de son auteur”. Les auteurs et les personnes lésées peuvent également réclamer des dommages-intérêts en réparation du préjudice.

  • ECONOMIE – Une enquête nationale pour la mise à jour des statistiques du marché du travail en cours de préparation

    ECONOMIE – Une enquête nationale pour la mise à jour des statistiques du marché du travail en cours de préparation

    Des chiffres et des données à actualiser. Plus de dix ans après les dernières grandes enquêtes nationales sur le marché du travail qui remontent à 2012 et à 2015, Madagascar lance son enquête nationale sur l’emploi et le secteur Informel (ENESI 2026). Portée par l’Institut national de la statistique (Instat), avec l’appui de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de plusieurs partenaires techniques, cette opération vise à fournir des données fiables, actualisées et conformes aux normes internationales.

    Selon le directeur des statistiques et des conditions de vie des ménages auprès de l’Instat, Iary Rakotondradany, les anciennes statistiques ne reflètent plus les réalités actuelles du marché du travail. En une décennie, le paysage économique malgache a profondément évolué sous l’effet des avancées technologiques, de l’essor des emplois numériques et des transformations provoquées par la pandémie de Covid-19. Les centres d’appels, les activités en ligne ou encore les métiers liés à l’intelligence artificielle illustrent cette mutation.

    Il est important de bien mesurer l’ampleur des changements survenus au cours des dix dernières années, d’où l’importance de l’ENESI 2026, souligne le responsable. Il indique alors que les nouvelles données tirées de l’enquête vont permettre d’orienter les politiques publiques, notamment en matière d’emploi et de formation professionnelle.

    Atelier préparatoire

    L’Enesi 2026 sera menée dans 23 régions à partir du second semestre 2026. Il s’agira d’une enquête par échantillonnage, ciblant notamment les salariés et les personnes en âge de travailler au sein des ménages d’une part ainsi que les petites entreprises informelles de l’autre. Réalisée en deux phases de deux à trois mois chacune, elle permettra notamment de mesurer le chômage, les revenus, les qualifications, les conditions de travail et la performance des petites entreprises informelles.

    En prélude à cette enquête nationale, un atelier préparatoire de quatre jours se tient au Motel Anosy, avec la participation de techniciens, partenaires et comités de validation. Les travaux portent notamment sur la maîtrise de la méthodologie de l’enquête et l’adaptation des outils de collecte aux réalités malgaches, conformément aux résolutions et standards de l’OIT.

  • ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 22 ans décède de la Mpox dans la région Analamanga

    ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 22 ans décède de la Mpox dans la région Analamanga

    Cinq décès enregistrés depuis le début de l’épidémie. Le dernier décès lié à la Mpox concerne un jeune homme de 22 ans, survenu dans la région Analamanga, selon le dernier bilan dressé par la porte-parole du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr Diavolana Andrianarimanana Köcher. Ce cinquième décès est comptabilisé à la date du 17 Mai, en plus de 16 nouveaux cas notifiés, dont cinq confirmés, ainsi que 13 patients guéris.

    La première victime décédée de la Mpox est une fillette de 3 ans originaire de Toamasina. Elle est décédée entre le 28 février et le 1er mars 2026 à Antananarivo, après une détresse respiratoire associée à un choc infectieux. Le 27 mars, un homme de 56 ans a succombé à Ambanja. Quelques jours plus tard, le 9 avril, un jeune homme en situation de vulnérabilité est décédé à la suite d’une surinfection. Les informations recueillies indiquent que ces deux patients présentaient une faible immunité. Un nouveau-né figure également parmi les victimes, le 3 mai, bien que les circonstances de son décès n’aient pas encore été communiquées par les autorités sanitaires. Il en est de même pour la dernière victime, décédée dimanche.

    Depuis l’apparition de l’épidémie, en décembre 2025, Madagascar totalise 2 788 cas notifiés, dont 1 604 confirmés, tandis que 1 245 personnes ont pu guérir de l’infection. Le Cousp rappelle l’importance des mesures de prévention, notamment le lavage fréquent des mains, le port de masque, l’isolement des personnes présentant des symptômes suspects ou encore la consultation rapide dans les centres de santé et la vigilance accrue au sein des communautés. La vaccination contre le Mpox, gratuite dans plusieurs sites et centres de santé, constitue également une meilleure prévention face à la propagation du virus, lequel continue de circuler dans 54 districts sanitaires.

  • EDUCATION – 250 enseignants vacataires à recruter “en public” au sein du ministère de l’Enseignement technique

    EDUCATION – 250 enseignants vacataires à recruter “en public” au sein du ministère de l’Enseignement technique

    Pas de concours mais des sélections “en live”. Ils seront 250 enseignants vacataires sur 1 300 à pouvoir être recrutés en tant que fonctionnaires cette année au sein du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Leur recrutement se fera en direct et en public, en présence des postulants, des directeurs régionaux ainsi que les représentants des autorités locales et ceux des entités de lutte anticorruption. Les candidats auront la possibilité de demander des explications ou de signaler d’éventuelles informations erronées durant le “live”.

    Selon le ministre Todisoa Andriamampandry, ce recrutement “ampahibemaso” repose sur cinq critères précis, notamment l’ancienneté, l’âge, le diplôme, le volume horaire assuré ainsi que la spécialité ou la matière enseignée par l’enseignant vacataire postulant. Chaque candidature est évaluée à travers un système de comptage de points, permettant de classer les postulants selon leur profil et leur expérience professionnelle. Les candidats obtenant le plus grand nombre de points sont retenus.

    Des séances de recrutement ont déjà eu lieu dans plusieurs régions du pays, dont Itasy, Ihorombe, Amoron’i Mania, Alaotra Mangoro, SAVA, Ambatosoa. Le recrutement “en live” va s’enchaîner progressivement sur l’ensemble des régions, selon le calendrier établi par chaque direction régionale.

    606 postes budgétaires sont ouverts cette année au niveau du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. 250 d’entre eux vont ainsi être ouverts aux enseignants vacataires dont une première vague va intégrer la fonction publique cette année afin de renforcer les effectifs des agents l’État dans le secteur de l’enseignement technique et professionnel.

  • PROTECTION SOCIALE – Des personnes vulnérables formées pour créer leurs activités génératrices de revenus et devenir autonomes

    PROTECTION SOCIALE – Des personnes vulnérables formées pour créer leurs activités génératrices de revenus et devenir autonomes

    Des formations du samedi pour des personnes en situation de vulnérabilité. Une centaine d’individus ont bénéficié d’une formation pour créer leurs activités génératrices de revenus, dans le cadre des “Sabotsy ho an’ny Fanavaozana ifotony” ou les “Samedis de la Refondation de base”. Le projet, porté par le ministère de la Population et des solidarités, est organisé dans le cadre du mois de la protection sociale, et a été lancé le 16 mai au Lycée moderne Ampefiloha. L’activité vise, entre autres, à renforcer l’autonomisation économique de ces personnes en situation de précarité. Les bénéficiaires des formations sur la fabrication de savon, d’une part, et sur le montage de projets, de l’autre, ont été sélectionnés à travers le système du registre social unique.

    Parmi les bénéficiaires, Perline Rasoanirina et Jeannine Rambeloarimanana espèrent un avenir plus stable après la formation. Les acquis peuvent être pratiquées à la maison et pour gagner un peu d’argent, afin de devenir indépendante à son âge, confie la doyenne de 70 ans, habitante d’Andohanimandroseza. L’autre femme, âgée de 60 ans, se réjouit des explications et techniques de fabrication de savon apprises durant la séance. Elle compte même les transmettre aux femmes de son quartier à Ankazotokana Ambony.

    Véronique Rasoamanantena a, pour sa part, suivi la formation en montage et gestion de projets. “J’ai compris qu’il n’est pas nécessaire de commencer avec de gros moyens. L’on peut débuter petit à petit”, rapporte-t-elle. Auparavant bénévole dans une garderie dans son quartier à Ampefiloha Ambodirano, elle envisage de lancer un projet de couture afin d’améliorer les revenus de sa famille. De son côté, Olivier Raherinjatovo souhaite développer une activité de fabrication de charbon de bois. Il ambitionne d’en devenir grossiste et générer un revenu complémentaire grâce aux compétences acquises durant la formation.

    Outre les formations, des aides directes ont également été remises aux participants de cette première séance des “Sabotsy ho an’ny Fanavaozana ifotony”, pour répondre à leurs besoins quotidiens. D’autres formations, notamment sur la pâtisserie, seront encore organisées la semaine prochaine. L’objectif étant d’améliorer les conditions de vie de la population, particulièrement celles des jeunes et des femmes cheffes de familles, dans le cadre des actions de protection sociale.

  • CIRCULATION – Le ministère des Travaux publics annonce la fin définitive des travaux de réparation du passage à gué d’Ifasy

    CIRCULATION – Le ministère des Travaux publics annonce la fin définitive des travaux de réparation du passage à gué d’Ifasy

    Fin du calvaire. Les usagers de la route nationale RN6 peuvent enfin souffler, du moins jusqu’à la prochaine saison des pluies. Le ministère des Travaux publics vient d’annoncer que la réfection du passage à gué sur la rivière d’Ifasy, au niveau de Beramanja à Ambanja, est totalement achevée.

     

    Depuis novembre 2025, la traversée de la rivière d’Ifasy se faisait uniquement par des embarcations, qu’il s’agisse de bacs ou de petits pirogues. Les automobilistes et les transporteurs étaient contraints de patienter de longues heures avant de pouvoir passer d’une rive à l’autre.

     

    Bien que le passage à gué ait été rouvert à la circulation il y a deux semaines, les équipes techniques ont maintenu les travaux sur place afin de fortifier cette infrastructure provisoire. Désormais, depuis ce vendredi matin, la circulation est totalement fluide et sans interruption selon le ministère.

     

    Cette coupure majeure de la RN6 avait été provoquée à la fin de l’année dernière par une forte crue de la rivière d’Ifasy, consécutive aux intempéries de la saison cyclonique, qui avait lourdement endommagé la déviation et paralysé cet axe économique vital pour le Nord de la Grande Île.

     

    Le pont d’Ifasy, comme celui de Mahavavy, avait été emporté par les eaux en mars 2024 lors du passage dévastateur du cyclone Gamane dans la région Nord de Madagascar. Alors que la traversée de la rivière de Mahavavy peut désormais se faire par le nouveau pont métallique provisoire, celle d’Ifasy doit encore se faire par le passage à gué.

     

    Photo : Ministère des Travaux publics