Catégorie : Social

  • UNIVERSITÉ – La FLSH réaffirme son rôle “indispensable pour l’avenir” face au culte de l’instantané

    UNIVERSITÉ – La FLSH réaffirme son rôle “indispensable pour l’avenir” face au culte de l’instantané

    Dans un contexte où la société exige des réponses immédiates et se tourne de plus en plus vers l’intelligence artificielle, la Faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’Université d’Antananarivo défend la nécessité du temps long. Rolland Rakotovao, doyen de l’établissement, a souligné lors du colloque international organisé depuis mercredi que la recherche en lettres et sciences humaines demeure la boussole incontournable d’une société en mutation rapide.

    “Notre société moderne est entrée dans l’ère de l’instantanéité, une culture du “tout, tout de suite” qui pousse parfois la communauté à s’interroger sur la pertinence des disciplines littéraires et humaines”, souligne l’enseignant-chercheur du département d’Histoire de cette faculté.

    La FLSH, selon lui, “est absolument indispensable”. À l’en croire, “c’est elle qui analyse en profondeur et qui se projette sur le long terme”. Il estime que “si notre société ne réfléchit pas ainsi et se contente de gérer le quotidien au jour le jour, elle ne pourra pas progresser”.

    C’est dans ce cadre qu’un colloque international, clôturé par une table ronde ce vendredi, a été organisé. Le doyen indique que la FLSH doit prouver son importance dans la société moderne, d’où le thème, “Lettres, sciences humaines et sociales : rôles dans une société en mutation”.

    Toutefois, “il est impératif de s’efforcer de s’adapter et de définir les actions à mener. Il s’agit de former les jeunes pour qu’ils puissent s’insérer et évoluer dans cette société en mutation rapide”, explique le doyen. Cette feuille de route moderne intègre de fait les outils contemporains, y compris l’utilisation de l’intelligence artificielle.

  • La CMIL insiste sur l’importance de la protection des données personnelles 

    La CMIL insiste sur l’importance de la protection des données personnelles 

    Nom, numéro de la carte d’identité nationale, photo, empreintes digitales, coordonnées téléphoniques. Ces données personnelles peuvent être exploitées à des fins malveillantes en cas de fuite ou d’utilisation sans autorisation. L’usurpation d’identité, le chantage en ligne ou encore la revente illégale d’informations figurent parmi les principales menaces évoquées à Antsiranana, lors d’une conférence-débat organisée par la Commission malagasy de l’informatique et des libertés (Cmil). Cette institution a pour mission d’assurer la protection des données personnelles.

     

    “Chaque fois que nous utilisons les réseaux sociaux, nous laissons des traces nous concernant, et certaines personnes peuvent exploiter ces données personnelles, “avertit la Vice-présidente de la Cmil, Liva Ratsimbazafy. Selon ses dires, la collecte d’informations personnelles, notamment lors de l’ouverture d’un compte bancaire ou de certaines démarches administratives, nécessite obligatoirement le consentement de la personne concernée. Celle-ci devrait connaître ses droits quant à l’utilisation de ses informations personnelles, à l’exemple du droit d’opposition, de suppression, etc.

     

    Avec les réseaux sociaux, mobile money, enrôlement biométrique et démarches administratives, les citoyens partagent quotidiennement des informations sensibles, parfois sans mesurer les risques liés à leur utilisation abusive. Cependant, toute manipulation de ces données personnelles nécessite obligatoirement une autorisation préalable de la Cmil. Ladite commission regroupe des représentants des parlementaires, de la société civile, de la Cour suprême ainsi que de l’Ordre des ingénieurs de Madagascar, nommés par décret pris en Conseil des ministres.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Bâtiment réhabilité et nouveaux équipements pour le CSB II de Sahamadio Fandriana

    SANTÉ PUBLIQUE – Bâtiment réhabilité et nouveaux équipements pour le CSB II de Sahamadio Fandriana

    Construit en 1904, le Centre de santé de base niveau II (CSB II) de Sahamadio, dans le district de Fandriana, retrouve un nouveau souffle grâce à une réhabilitation complète. Après plus d’un siècle d’existence, cet établissement, qui dessert plus de 20 000 habitants, n’avait encore jamais bénéficié de travaux de rénovation majeurs.

    Les travaux, réalisés grâce à la collaboration entre l’État malgache et l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, ont permis la construction de nouveaux bâtiments comprenant une maternité, des salles de consultation, des logements, des toilettes ainsi qu’une salle d’attente pour les patients et leurs accompagnants. Le centre a également reçu plusieurs équipements médicaux, dont 40 concentrateurs d’oxygène, huit bouteilles d’oxygène et 20 potences. Leur remise a eu lieu le 23 mai, lors de l’inauguration du CSB II réhabilité par une délégation conduite par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina.

    Autrefois, il fallait parcourir 45 km à pied avant de trouver un centre de santé avec des offres plus larges, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, confie le maire de la commune de Sahamadio, Rakotoniaina Randriamanalinarivo. Les infrastructures vétustes et le manque criant d’équipements sont également désormais résolus grâce aux nouvelles dotations.

    Selon la cheffe du CSB II de Sahamadio, Christine Fenohasinjanahary, cette réhabilitation complète devrait encourager davantage de femmes à venir accoucher au centre. “Le nombre de femmes venant accoucher est déjà élevé, avec plus de 15 accouchements par mois, mais il pourrait encore augmenter maintenant que les infrastructures et l’environnement se sont améliorés”, assure-t-elle.

    Malgré l’absence de médecin et de laboratoire, le centre continue d’assurer les consultations externes, les vaccinations, la prise en charge des enfants malnutris ainsi que les consultations prénatales.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’échec de la malgachisation évoqué lors du colloque international de la FLSH d’Antananarivo à Ankatso

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’échec de la malgachisation évoqué lors du colloque international de la FLSH d’Antananarivo à Ankatso

    Pourquoi la malgachisation de l’enseignement a-t-elle été un échec ? Le Professeur Jeannot Fils Ranaivoson, enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo, apporte des éléments de réponse lors du colloque international organisé par la Faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’Université d’Antananarivo à Ankatso, ce mercredi.

    À en croire ce chercheur de la mention Malgache de l’établissement, “la malgachisation s’est faite sans préparation”. Il évoque notamment le manque d’outils didactiques, mais aussi les lacunes liées au facteur humain. “On a construit beaucoup d’écoles, mais les enseignants manquaient, d’où le recours aux SN (Service National) pour assurer les cours”, soulève-t-il.

    Dans sa communication, l’enseignant chercheur rappelle que ces jeunes appelés en service national hors forces armées, n’étaient pas formés au métier d’enseignant. Cette situation a également été exacerbée par l’effondrement de l’économie malgache, poursuit-il. “Autrefois, les écoles regorgeaient de livres ; par la suite, les manuels sont venus à manquer”, précise-t-il.

    Ce colloque international se poursuivra jusqu’à vendredi. Une table ronde clôturera cet événement qui rassemble des chercheurs malgaches et étrangers, indique le Dr Rolland Rakotovao, doyen de la FLSH. Une cinquantaine d’enseignants et de doctorants y présentent leurs travaux de recherche autour du thème “Lettres, sciences sociales et humaines : rôles et place dans une société en mutation”.

  • ÉPIDÉMIE – La barre des 3 000 cas notifiés de Mpox atteinte, 1 773 cas confirmés enregistrés

    ÉPIDÉMIE – La barre des 3 000 cas notifiés de Mpox atteinte, 1 773 cas confirmés enregistrés

    Une évolution inquiétante. L’épidémie de Mpox reste active à Madagascar, selon le dernier bilan publié par le Centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national. La barre des 3 000 cas a été franchie le 25 mai. Sept nouveaux cas ont été notifiés, dont cinq cas confirmés dans la ville d’Antananarivo. Deux personnes ont également été déclarées guéries, tandis qu’aucun nouveau décès n’a été enregistré au cours de cette journée.

    Depuis le début de l’épidémie, en décembre 2025, le pays totalise 3 005 cas notifiés. Parmi eux, 1 773 cas ont été confirmés. Le nombre total de personnes guéries s’élève à 1 341. Concernant les décès, six cas ont été enregistrés jusqu’à présent, dont les deux derniers remontent respectivement aux 17 et 18 mai.

    Face à cette progression continue des chiffres, l’Incident Manager du Cousp national, le Pr Mamy Randria, rappelle que le virus de la Mpox circule encore activement dans plusieurs localités. Il insiste ainsi sur le renforcement des mesures de prévention et de vigilance afin de limiter la propagation de la maladie.

    Il met particulièrement l’accent sur les risques liés aux rapports sexuels non protégés, qui favorisent la transmission du virus. “Évitez d’avoir des rapports sexuels si vous ne connaissez pas l’état de santé de votre partenaire. S’il s’agit d’une personne inconnue ou présentant des symptômes, il vaut toujours mieux se protéger”, recommande le responsable.

    Il lance également un appel à la population à adopter des comportements responsables afin de freiner la propagation de la maladie.

  • CIRCULATION – La Police nationale confirme le retour des sanctions pour les usagers de la route

    CIRCULATION – La Police nationale confirme le retour des sanctions pour les usagers de la route

    La Police nationale annonce la fin de la période de sensibilisation auprès des usagers de la route. “Les six mois accordés expirent demain, les forces de l’ordre vont désormais passer aux sanctions”, déclare le contrôleur général de police, Hercule Seraly, directeur général adjoint auprès du ministère de la Sécurité publique.

    “On dirait que les gens ne respectent pas les règles pour autant. Malgré cela, les actions de sensibilisation vont se poursuivre afin d’éduquer les usagers sur la conduite à tenir sur la voie publique et sur le respect des lois”, poursuit le contrôleur général de police. Malgré les actions menées, la Police nationale constate encore un grand laisser-aller et de nombreuses infractions, ce qui l’a conduite à sévir.

    Cette annonce a été faite ce mardi lors de la remise de matériel par le ministère des Transports et de la Météorologie aux autorités en charge de la sécurité routière. 300 éthylotests et dix pèse-essieux mobiles, permettant de vérifier que le poids des véhicules ne dépasse pas la limite autorisée, ont été remis à la Gendarmerie, à la Police nationale et au Centre de sécurité routière. À cette occasion, la Police nationale a souligné la nécessité de renforcer la législation à l’encontre des personnes qui conduisent en état d’ébriété ou sous l’emprise de l’alcool.

  • ENVIRONNEMENT – Près de 150 longrines illégales saisies au cœur de l’Aire protégée de Mikea

    ENVIRONNEMENT – Près de 150 longrines illégales saisies au cœur de l’Aire protégée de Mikea

    Un pillage des ressources forestières dans le Sud-Ouest de Madagascar découvert. Les autorités locales rapportent la saisie de 147 longrines, des pièces de bois équarries destinées à la construction, issues de coupes réalisées au sein de l’Aire protégée de Mikea. Les saisies ont été opérées dans la commune de Milenaka et dans la localité d’Ampihamy An’Ala lors d’une double opération menée les 19 et 20 mai, indique la direction régionale de l’environnement et du développement durable (Dredd) d’Atsimo Andrefana.

     

    Ce succès est le résultat d’une action concertée associant les forces de l’ordre et les acteurs de la protection de l’environnement. L’opération a mobilisé les officiers de police judiciaire forestiers de la Dredd, les forces de l’ordre locales, les équipes de Madagascar National Parks (MNP), gestionnaire de l’Aire protégée de Mikea, ainsi que les membres de l’association Farafatsi.

     

    L’affaire ne s’arrête pas à la seule saisie du bois. Les enquêtes préliminaires ont rapidement conduit à l’interpellation des auteurs présumés de cette exploitation illégale. Déférés devant le parquet, ils ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.

     

    Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, l’Aire protégée de Mikea abrite une biodiversité exceptionnelle. Les autorités rappellent que l’exploitation illicite du bois et la dégradation des forêts constituent une menace pour la conservation de cet écosystème et pour les moyens de subsistance des populations locales.

  • VATICAN – “Magnifica Humanitas, la première encyclique du Pape Léon XIV portant sur la dignité humaine à l’ère de l’IA attendue ce lundi

    Un rendez-vous majeur. Le Pape Léon XIV est prévu présenter lui-même ce lundi à 12h30 heure de Madagascar, 9h30 heure GMT, sa première encyclique intitulée « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique en latin). Ce document de premier plan est consacré à la protection de la dignité humaine face à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) à l’échelle mondiale. Pour cette première, le Souverain Pontife sera entouré de hauts responsables du Saint-Siège et d’experts de l’IA, dont le co-fondateur de la start-up américaine Anthropic.

     

    Depuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l’Histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l’IA, notamment son usage dans la sphère militaire. Il dénonce, au passage, les « ravages environnementaux » de la « course effrénée » aux terres rares, essentielles à l’électronique moderne.

     

    En y consacrant une encyclique, le pape envoie un message fort: adressée à l’ensemble des fidèles, elle fixe une position de référence sur des questions sociales, morales, politiques ou théologiques et sert généralement de base à l’enseignement et aux débats à plus long terme. Les experts estiment que l’impact de « Magnifica Humanitas » pourrait être comparable à celui de l’encyclique Laudato Si’, manifeste du pape François sur l’écologie intégrale qui avait, dès sa publication en 2015, entraîné une vague de réactions politiques et associatives dans le monde.

     

    Le Vatican a tenu secret ce nouveau texte consacré à la « protection de la personne humaine à l’ère de l’IA ». Mais il l’inscrit dans la continuité de son enseignement social. Il a été signé le 15 mai, date du 135e anniversaire de Rerum Novarum (1891), encyclique de Léon XIII qui a posé les fondements de la doctrine sociale de l’Eglise face à la révolution industrielle.

     

    Le chef de l’Eglise catholique a notamment souligné la nécessité d’une « alphabétisation numérique (…) pour comprendre comment les algorithmes modèlent notre perception de la réalité » et appelé à davantage de transparence dans ces systèmes qui régissent le fonctionnement des différents chatbot. En décembre, Léon XIV avait dénoncé la course à l’IA dans le domaine militaire, voyant dans « la délégation aux machines des décisions concernant la vie et la mort des personnes humaines » une « spirale destructrice ».

     

    « Humanité magnifique » parachève plusieurs années de réflexion par l’Eglise sur les technologies liées à l’IA: dès 2020, le Saint-Siège avait lancé, avec des entreprises du numérique et des institutions académiques, l’ »Appel de Rome pour une éthique de l’IA », plaidant pour un développement des technologies respectueux de la dignité humaine. Le pape François lui-même avait multiplié les prises de parole sur le sujet, appelant à encadrer ces technologies et à éviter qu’elles n’accentuent les inégalités.

  • ÉPIDÉMIE – Plus de deux cents morts probablement liés à l’Ebola en RDC, un risque de propagation signalé dans dix pays d’Afrique

    ÉPIDÉMIE – Plus de deux cents morts probablement liés à l’Ebola en RDC, un risque de propagation signalé dans dix pays d’Afrique

    L’épidémie de maladie Ebola a causé 204 décès sur 867 cas suspects en République démocratique du Congo (RDC), selon un dernier bilan du ministère de la Santé publié samedi, les autorités sanitaires mettant en garde contre un risque de propagation dans dix pays africains. L’Ouganda, frontalier de la RDC, a confirmé samedi trois nouveaux cas, portant le total à cinq dont un décès. Un précédent bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) faisait état vendredi en RDC de 177 décès probablement liés à Ebola sur 750 cas suspects.

     

    En RDC, peu de tests en laboratoire ont été menés à ce stade, le foyer de l’épidémie se trouvant dans une zone reculée difficilement accessible et en proie à des groupes armés. Le nombre de décès officiellement confirmés monte à dix et le nombre de cas confirmés à 91, précise le ministère de la Santé.

     

    Le virus y est par ailleurs déjà présent dans trois provinces. Partie de l’Ituri (nord-est), région aurifère connaissant d’intenses mouvements de population liés à l’activité minière, l’épidémie s’est rapidement propagée dans les régions voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où le groupe armé antigouvernemental M23, soutenu par le Rwanda, contrôle de vastes pans de territoire.

     

    La RDC a déclaré le 15 mai une épidémie de maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu’à 50%. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale même si, toujours selon l’OMS, l’épidémie qui pourrait durer plus de deux mois, présente un risque faible au niveau mondial.

     

    « Nous avons dix pays à risque » d’être touchés par l’épidémie, a cependant alerté samedi Jean Kaseya, patron de l’Africa CDC, l’Agence sanitaire de l’Union africaine, lors d’une conférence de presse dans la capitale ougandaise Kampala. Il s’agit du Soudan du Sud, du Rwanda, du Kenya, de la Tanzanie, de l’Éthiopie, du Congo-Brazzaville, du Burundi, de l’Angola, de la Centrafrique et de la Zambie. « La mobilité et l’insécurité » facilitent la propagation de l’épidémie, a souligné Jean Kaseya.

     

    Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années avec une mortalité fluctuant entre 25% et 90%, selon l’OMS. L’épidémie la plus meurtrière en RDC, vaste pays d’Afrique centrale comptant plus de 100 millions d’habitants, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades entre 2018 et 2020.

     

    La maladie provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse et reste redoutable, malgré de récents vaccins et traitements efficaces uniquement contre le virus Zaïre, à l’origine de la plupart des épidémies recensées par le passé.

     

    Des dizaines de tonnes de matériel ont été envoyées et des équipes de l’OMS déployées, mais dans le foyer de l’épidémie, la riposte tarde à s’organiser. Mal desservie par les routes et déchirée par des violences, l’Ituri est l’une des provinces les plus troublées de la RDC. Sa population est estimée à plus de 8 millions d’habitants parmi lesquels plus d’un million de déplacés entassés dans des camps.

     

    Les veillées mortuaires sont interdites dans plusieurs provinces touchées et les rassemblements publics limités. La circulation sur certains axes routiers est également réduite aux déplacements essentiels. Samedi, les autorités congolaises ont annoncé suspendre les vols vers et depuis Bunia, capitale provinciale de l’Ituri.

     

    Le Rwanda voisin a interdit depuis vendredi les ressortissants étrangers passés en sol congolais d’entrer sur son territoire et imposé une quarantaine aux Rwandais en provenance de la RDC. Les États-Unis ont renforcé les contrôles sanitaires aux frontières pour les voyageurs aériens en provenance des pays africains touchés.

     

    Cette épidémie d’Ebola, la 17e en RDC, survient au moment où les ONG sont confrontées à une baisse générale des aides internationales, en particulier des États-Unis, qui se sont retirés de l’OMS.

  • TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE – Une journée chargée pour la visite du Colonel Michaël Randrianirina à Fandriana

    TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE – Une journée chargée pour la visite du Colonel Michaël Randrianirina à Fandriana

    Contrôle de chantier, inaugurations, rencontres avec les habitants. Le président de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM), le Colonel Michaël Randrianirina, et son épouse, sont en visite à Fandriana ce samedi 23 Mai. Une visite marquée par un programme chargé, assuré en compagnie de deux Hauts Conseillers, le Général Lucien Rabearimanana et le Colonel Thierry Rampanarivo, ainsi quede quelques membres du Gouvernement, parlementaires et autorités locales.

    Après la cérémonie à la base vie à Andidy, la visite du chantier de la Route nationale secondaire RNS41, reliant Ikelikampona à Fandriana, a débuté la tournée. Les travaux affichent actuellement un taux d’avancement de 16 %. A cette occasion, le PRRM a procédé symboliquement à la mise en œuvre de l’étalage de la couche de base.

    Le programme s’est poursuivi par un culte œcuménique organisé au temple FLM Antetezantany. Le couple présidentiel et les invités ont ensuite participé au “Velatsihy”, suivie du traditionnel “nofokena mitam-pihavanana” au SFM Fandriana, un moment de partage et de convivialité avec la population locale.

    Dans l’après-midi, plusieurs infrastructures doivent être inaugurées, notamment le CSB II de Sahamadio ainsi que la route intercommunale d’Andranokely. La journée se terminera par un grand meeting au stade d’Ankeniheny, où le Président s’adressera à la population pour clôturer cette visite officielle à Fandriana