Catégorie : Social

  • PROTECTION SOCIALE – Un mois d’actions pour présenter le registre social unique et renforcer le soutien aux ménages les plus vulnérables

    PROTECTION SOCIALE – Un mois d’actions pour présenter le registre social unique et renforcer le soutien aux ménages les plus vulnérables

    Le lancement officiel du mois de la protection sociale s’est déroulé ce 15 mai au Parvis de l’Hôtel de ville Analakely. Une occasion pour les autorités présentes de rappeler l’importance du renforcement des mécanismes de soutien aux populations vulnérables. Au cœur de la cérémonie figure la présentation du Registre Social Unique (RSU), exposé comme un outil stratégique pour améliorer l’efficacité des politiques de protection sociale à Madagascar.

     

    Plus de 2,6 millions de ménages sont déjà inscrits dans le RSU, couvrant 1 381 Communes, 119 districts et les 23 régions du pays, rapporte la ministre de la Population et des solidarités, Voahanginirina Cathia Rakotoniaina. Environ 35 % des ménages malgaches sont inscrits dans ce registre, avec une extension prévue à l’échelle nationale jusqu’à la fin de cette année 2026. Pour ce faire, la collecte des données auprès des ménages dure entre 20 à 30 minutes. En plus du RSU, les guichets sociaux, des bureaux de proximité, sont opérationnels pour communiquer avec la population.

     

    Selon le vice-président de l’Assemblée nationale, Fidèle Razara Pierre, beaucoup de travail reste à accomplir en matière de protection sociale, car les difficultés auxquelles font face les ménages sont déjà à un stade critique. Le Haut Conseiller de la Refondation, le médecin Général Manantenasoa Marcellin Zafitasondry, confirme ce fait, en soulignant que près de la moitié de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté et 55 personnes sur 100 souffrent de malnutrition. Il reconnaît toutefois les efforts déployés par les acteurs sociaux et les partenaires techniques et financiers, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile, de la nutrition et de l’amélioration des conditions en milieu scolaire.

     

    Partages d’expériences, formations et renforcements de compétences d’une part et campagnes de sensibilisation et d’éducation civique, de l’autre, seront au programme au long de ce mois de la protection sociale. Des aides directes et des dotations d’équipements seront également destinées aux ménages vulnérables, notamment au profit des femmes et des personnes en situation de handicap. Plus de 120 d’entre ces derniers ont reçu leur part en marge de la cérémonie de ce vendredi.

  • PROTECTION SOCIALE – Plus de 2,6 millions de ménages inscrits dans le registre social unique

    PROTECTION SOCIALE – Plus de 2,6 millions de ménages inscrits dans le registre social unique

    Un outil stratégique. Madagascar se dote d’un registre social unique (RSU) afin de coordonner et d’optimiser les programmes de protection sociale mis en œuvre à Madagascar. Celui-ci vise à identifier avec précision les ménages les plus précaires afin de garantir un accès équitable et inclusif aux programmes sociaux. Le RSU compte aujourd’hui plus de 2,6 millions de ménages inscrits à travers Madagascar, si l’on en croit le directeur général des solidarités auprès du ministère de la Population et des solidarités, Sylvestre Rajaonary. Une campagne d’enregistrement massif sera menée dans 99 districts jusqu’en décembre 2026. Une extension qui vise à atteindre une couverture nationale pour le RSU.

     

    “Registre social unique : pour une protection sociale plus juste et inclusive” sera le thème adopté pour le mois de la protection sociale. Le lancement officiel de la célébration, qui se fera tout au long de ce mois, est prévu pour ce 15 mai à Analakely. Au programme figurent des partages d’expériences, des formations et renforcements de compétences, ainsi que des campagnes de sensibilisation et d’éducation civique visant à promouvoir un changement de comportement durable. Des aides directes et des dotations d’équipements seront également destinées aux ménages vulnérables, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes en situation de handicap.

     

    Parmi les initiatives phares du mois de la protection sociale figure le “Sabotsin’ny Fanavaozana ifotony”. Il s’agit d’un programme d’accompagnement des jeunes et des femmes issus des quartiers défavorisés d’Antananarivo, à travers des formations favorisant l’entrepreneuriat et la création d’emplois. En plus de cette initiative, des actions de proximité seront également déployées dans chaque région afin de démontrer de manière concrète l’impact direct des programmes de protection sociale non contributive. Ces derniers sont mis en oeuvre par le ministère de la Population et des solidarités avec ses partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial, l’Unicef et le Fonds d’intervention pour le développement (FID).

  • UNIVERSITÉ D’ANTANANARIVO – La Faculté EGS et la Maison de l’entrepreneuriat s’allient pour lier formation académique et culture entrepreneuriale

    UNIVERSITÉ D’ANTANANARIVO – La Faculté EGS et la Maison de l’entrepreneuriat s’allient pour lier formation académique et culture entrepreneuriale

    Un partenariat formel. La Faculté d’Économie, de Gestion et de Sociologie (EGS) et la Maison de l’Entrepreneuriat (MDE) signent une collaboration sur le campus d’Ambohitsaina. Le partenariat entre les deux établissements vise à établir une passerelle entre les enseignements théoriques de l’Université d’Antananarivo et les réalités du secteur privé.

    En signant cet accord, les deux institutions s’engagent à faciliter l’insertion professionnelle des étudiants par le biais de l’auto-création d’emploi et du développement de compétences pratiques. L’enjeu de ce rapprochement repose sur une immersion concrète des jeunes diplômés dans l’écosystème économique.

    À travers un accès direct aux masterclass, aux hackathons et aux sessions d’accompagnement technique de la MDE, les étudiants de la Faculté EGS sortent du cadre strictement académique. Cette initiative permet de confronter les projets des porteurs d’idées aux conseils d’experts et de coachs, transformant ainsi l’apprentissage en une expérience de terrain axée sur les défis sociaux et économiques actuels de Madagascar.

    Ce programme de coopération, qui bénéficie de l’appui technique de partenaires comme l’Agence française de développement (AFD), l’Economic development board of Madagascar (EDBM), et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), renforce la mission d’animation de la MDE auprès de la jeunesse. Pour la Faculté EGS, il s’agit d’un prolongement de son offre éducative, visant à doter ses effectifs d’outils concrets pour transformer des concepts en activités viables. En occupant ce terrain de la sensibilisation et de l’incubation, les deux entités entendent structurer durablement le passage de la vie étudiante à la vie active.

  • EDUCATION – Le suivi scolaire passe à l’ère digitale avec le numéro unique d’identification pour chaque élève

    EDUCATION – Le suivi scolaire passe à l’ère digitale avec le numéro unique d’identification pour chaque élève

    Plus qu’une procédure de recensement. En attribuant un numéro unique d’identification scolaire des élèves malgaches, les autorités ne veulent pas se limiter à une opération statistique. Elles entendent également faciliter le suivi du parcours scolaire de chaque enfant, depuis le préscolaire jusqu’au lycée. Quel que soit l’établissement que l’élève fréquentera et quel que soit le niveau scolaire qu’il atteindra, il pourra toujours être identifié grâce à son NUIS, un identifiant individuel, permanent et sécurisé attribué à chaque élève.

    Selon le ministère de l’Education nationale, l’objectif sera d’enrôler 4,2 millions d’élèves provenant de 19 303 établissements scolaires publics et privés répartis dans 48 CISCO et 17 régions de Madagascar jusqu’au 12 juin, soit avant le départ des grandes vacances. La phase pilote qui a eu lieu dans la circonscription scolaire d’Atsimondrano a déjà permis de procéder à l’enrôlement numérique de 180 000 élèves issus de 792 établissements publics et privés entre mars et avril de cette année. Le lancement de la mise à l’échelle de l’opération s’est tenu ce 11 mai au Collège d’enseignement public d’Ambodifarihy, dans la Cisco d’Ambatolampy, région du Vakinankaratra.

    Le recensement numérique des élèves s’inscrit dans le cadre du projet Projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malgache (Prodigy). Il est réalisé par le ministère de l’Education nationale et l’Unité de gouvernance digitale, avec l’appui du Programme de réformes de l’administration (Prea). Il marque l’engagement du ministère en faveur de la modernisation de l’éducation et de l’amélioration de la qualité des données scolaires à Madagascar, à travers la digitalisation.

  • L’Etat cherche l’entreprise qui assurera l’opérationnalisation, la gestion et l’exploitation de la gare routière d’Amoronakona

    L’Etat cherche l’entreprise qui assurera l’opérationnalisation, la gestion et l’exploitation de la gare routière d’Amoronakona

    L’Etat avance dans ses démarches devant permettre l’entrée en service de la gare routière d’Amoronakona. L’appel à manifestation d’intérêt relatif à la mise en concession de cette infrastructure a été publié dimanche par l’Agence des transports terrestres (ATT), autorité de tutelle. Il s’agit de trouver l’entreprise ou le consortium qui sera chargé de l’opérationnalisation, de la gestion et de l’exploitation de cette infrastructure.

    Les personnes intéressées sont ainsi invitées à soumettre leur dossier avant le 8 juin 2026. En visite sur place la semaine dernière, le ministère des Transports et de la météorologie avait indiqué souhaiter que la gare puisse fonctionner avant le 26 juin 2026. L’objectif est, entre autres, d’y transférer les coopératives de taxi-brousse opérant sur la route nationale RN 7 et sur la RN2 et dont une bonne partie est actuellement stationnée du côté du Fasankarana.

    Le ministère, à travers l’ATT, affiche ainsi sa volonté d’avancer malgré le refus de certaines coopératives à quitter l’ancienne gare routière. Dans son communiqué après la visite du ministre Herizo Andrianavalona Ramanambola, il avait déjà signalé que “nous allons lancer l’appel à manifestation d’intérêt très vite parce que les transporteurs se sont dit prêts à venir travailler sur ce site”.

    Pour les autorités, cette mise en concession vise à améliorer l’accès des usagers à des infrastructures de transport “modernes, sûres, sécurisées et conformes aux normes en vigueur”, dans le cadre de la mise en place d’un réseau de transport terrestre de référence à Madagascar. Les candidats intéressés doivent ainsi justifier d’expériences dans la gestion des infrastructures publiques ou privées, la gestion administrative, financière et des ressources humaines, ainsi que dans la gestion des parcs roulants.

    Si le projet du ministère des Transports et de la météorologie aboutit, la gare routière devrait être fonctionnelle huit ans après que les travaux de construction ont été achevés. Snobée par l’équipe d’Andry Rajoelina depuis son retour au pouvoir en 2019, celle-ci est restée déserte pendant huit ans, à la grande satisfaction de certaines coopératives qui n’avaient pas voulu changer leur habitude ni celle de leurs clients.

  • CIRCULATION – La Mairie d’Antananarivo annonce une réouverture partielle et temporaire de la route à Anosy pour les festivités de l’Indépendance

    CIRCULATION – La Mairie d’Antananarivo annonce une réouverture partielle et temporaire de la route à Anosy pour les festivités de l’Indépendance

    Une suspension des travaux à prévoir du côté d’Anosy. La Commune urbaine d’Antananarivo annonce ce dimanche que la route à Anosy sera partiellement ouverte avant le 26 juin et devrait à nouveau être fermée après les célébrations de la fête nationale. Les travaux qui y sont menés dans le cadre du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo seront ainsi suspendus le temps des festivités. Une fois les fêtes terminées, “la route sera de nouveau fermée afin de poursuivre les travaux”, souligne le communiqué de la CUA.

     

    Cela fait quelques semaines que la circulation est perturbée du côté d’Anosy et de Mahamasina, notamment devant le commissariat de police du 5ème arrondissement. Des travaux de mise en place de canaux d’évacuation y sont en cours dans “l’objectif d’améliorer la gestion des eaux pluviales et des eaux usées afin de prévenir les inondations de manière durable”, comme le souligne la CUA. la coupure de la circulation sur cet axe a créé d’importants embouteillages autour d’Anosy, d’Ambohidahy et de Mahamasina ces dernières semaines, au grand dam des usagers de la route.

  • METEO – La montée inhabituelle de la mer sème la panique à Masindrano et Ankadirano Mananjary

    METEO – La montée inhabituelle de la mer sème la panique à Masindrano et Ankadirano Mananjary

    Panique à Masindrano et Ankadirano, à l’Est de la ville de Mananjary, dans la région de Vatovavy. Les habitants se sont inquiétés de la montée inhabituelle de la mer dans leurs quartiers depuis la soirée du 8 mai jusqu’à la matinée du 9 mai. L’eau a même pénétré jusque dans certaines habitations et est arrivée jusque dans les rues, atteignant même les chevilles, selon les témoignages. Ce phénomène a provoqué de la peur et de l’incompréhension des riverains.

     

    Cette montée de la mer a commencé vers 19 heures, mais c’est surtout aux alentours de 23 heures que la majorité des habitants a pris conscience de l’ampleur de la situation. Beaucoup ont été surpris de voir la mer avancer aussi loin sur la terre ferme alors qu’aucune pluie, aucun mauvais temps ni vents violents n’étaient signalés dans la région. Certains habitants ont toutefois affirmé avoir déjà vécu un phénomène similaire il y a plusieurs années.

     

    Face à la panique suscitée par cette montée des eaux, les techniciens du service régional de la météorologie de Vatovavy ont tenu à rassurer la population. Selon leurs explications, il s’agit d’un phénomène naturel lié à la combinaison d’une marée haute et d’une houle modérée venant du Sud au large de Mananjary. Les prévisions maritimes faisaient état d’une mer forte à agitée sur la côte Est, avec des vagues pouvant atteindre jusqu’à 2,5 mètres vers Tolagnaro.

     

    En outre, les experts soulignent le rôle de la lune dans ce phénomène. En fait, la pleine lune du 1er mai continue d’exercer une influence gravitationnelle sur les océans durant cette période dite du “dernier quartier”, favorisant une élévation du niveau de la mer. La marée haute enregistrée à 1h44 du matin aurait ainsi accentué l’avancée des eaux sur les zones côtières basses de Mananjary.

     

    Les autorités appellent les habitants du littoral à rester vigilants puisque le risque de nouvelle montée des eaux pourrait persister jusqu’au 17 mai. Les riverains sont ainsi priés de suivre les consignes données par les autorités locales.

     

    Photo : Meteo Vatovavy

  • DIGITALISATION- 4,2 millions d’élèves à doter de numéro unique d’identification scolaire cette année

    DIGITALISATION- 4,2 millions d’élèves à doter de numéro unique d’identification scolaire cette année

    Un système pour mieux suivre le parcours scolaire des enfants à Madagascar. Le ministère de l’Education nationale, avec le projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malgache (Prodigy), accélère la digitalisation du système éducatif avec l’enrôlement massif des élèves issus des établissements publics et privés. Cette opération permettra notamment l’attribution d’un Numéro unique d’identification scolaire (NIUS) à chaque élève, du préscolaire jusqu’au lycée. 4,2 millions d’élèves, du préscolaire jusqu’au lycée, issus de 19 303 établissements publics et privés, auront leur NIUS cette année même.

     

    Ce projet marque le début de la digitalisation de l’administration scolaire dans 17 régions et 48 circonscriptions scolaires (Cisco) des grandes villes. Il s’agit toutefois d’un enrôlement simple et non biométrique. Seules les informations figurant sur l’acte de naissance de l’élève seront collectées, sans empreintes digitales ni photographie.

     

    Dans une note circulaire officielle publiée le 17 avril 2026, des consignes précises ont été adressées aux établissements scolaires, zones administratives pédagogiques, circonscriptions scoliares et directions régionales. Une copie originale intégrale de l’acte de naissance, lisible, est exigée à chaque élève. Cependant, il n’est pas obligatoire qu’elle soit récente, contrairement à certaines pratiques administratives habituelles.

     

    Les photocopies ou certificats de résidence ne seront acceptés qu’en dernier recours pour les élèves ne disposant pas d’acte de naissance. « Aucun élève ne devra être exclu de l’école ni empêché de participer aux examens faute de l’acte de naissance », précise le ministère de tutelle. Pour toute information complémentaire, le numéro vert 644 est opérationnel pour les établissements scolaires.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Une plateforme numérique pour renforcer la visibilité des recherches scientifiques à Madagascar

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Une plateforme numérique pour renforcer la visibilité des recherches scientifiques à Madagascar

    Une innovation au profit de la recherche. La plateforme numérique de la recherche vient d’être lancée officiellement le 7 mai, lors de l’ouverture de la 8è édition du salon de la recherche au service de l’économie et de l’emploi (SREE 2026). Placé sous le thème “innover pour une recherche garante de la qualité de production”, cet événement de deux jours, tenu à l’esplanade de l’Université d’Antananarivo, entend valoriser la recherche scientifique à Madagascar.

     

    La plateforme numérique de la recherche permet d’identifier les chercheurs, les laboratoires, les domaines de recherche ainsi que les résultats scientifiques produits au sein de l’université. Sur un financement de l’académie de recherche et de l’enseignement supérieur, son opérationnalisation vise à renforcer la visibilité des chercheurs tout en facilitant les collaborations entre le monde académique, le secteur privé et les acteurs du développement.

     

    Selon le directeur de la recherche à l’Université d’Antananarivo, Professeur Rivo Randriamaroson, cette plateforme numérique a été créée pour connecter les chercheurs, les étudiants et les résultats de recherche. Il a également invité les enseignants-chercheurs, les chercheurs et les doctorants à y intégrer leurs profils et leurs travaux afin de mieux faire connaître les compétences scientifiques nationales. “Cette initiative ne profite pas uniquement à l’Université, mais à tous ceux qui participent à la recherche à Madagascar”, souligne-t-il.

     

    La cheffe du projet “Plateforme numérique de la Recherche”, Rinah Ravelojaona, estime quant à elle que cette plateforme contribuera au développement socio-économique et environnemental du pays, en rapprochant la recherche des besoins de la société. Le développement de cet espace numérique qui s’est fait en trois ans, a débuté par des consultations et collecte des besoins auprès des acteurs et parties prenantes, permettant l’élaboration du cahier des charges. La plateforme est désormais accessible via l’adresse recherche.univ-antananarivo.mg

  • TRAVAIL – Le gouvernement attendu pour trancher sur le montant du salaire minimum d’embauche

    TRAVAIL – Le gouvernement attendu pour trancher sur le montant du salaire minimum d’embauche

    Les divergences sur les montants du salaire minimum d’embauche proposés persistent. Les discussions ont officiellement pris fin le 6 mai, selon une annonce de la confédération des syndicats des travailleurs malgaches révolutionnaires (Fisemare), publiée sur sa page Facebook. Cela fait suite à plusieurs séances de concertation réunissant les représentants du patronat, des syndicats de travailleurs et ceux du gouvernement, à travers le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique.

    Les organisations patronales, notamment le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement du patronat malgache (Fivmpama), proposent une augmentation progressive de 20 % du salaire minimum d’embauche (SME) pour l’année 2026. Leur proposition prévoit une première hausse à 300 000 ariary à compter de mars 2026, ainsi que cela a été convenu lors du dialogue social de février, comme le rappellent les deux organisations dans une lettre adressée au Premier ministre et publiée par Fisemare. Celle-ci sera ensuite suivie d’un second ajustement à 315 000 ariary en octobre de la même année. Le patronat insiste, par ailleurs, sur la nécessité de préserver la stabilité économique, l’emploi et la compétitivité des entreprises.

    De leur côté, des syndicats de travailleurs, parmi lesquels la Fisemare, le Syndicat chrétien de Madagascar (Sekrima), la Confédération des travailleurs malgaches (Fisema) et le SVS Randrana Sendikaly, plaident pour une revalorisation plus importante afin de faire face à la hausse du coût de la vie. Ils proposent un SME fixé à 360 000 ariary pour la catégorie M1, avec une progression de 10 000 ariary selon les catégories socioprofessionnelles, pouvant aller jusqu’à 430 000 ariary pour l’OP3.

    Face à ces deux positions, la décision finale revient désormais au gouvernement, à travers le ministère en charge du Travail, qui a déjà joué un rôle de médiateur ces derniers temps. Il devra trancher sur le montant à appliquer. Les représentants des travailleurs ont d’ailleurs exprimé leur confiance envers l’État et attendent la publication prochaine du décret d’application officialisant le nouveau SME. “Quelle que soit la décision prise et publiée, nous la respecterons”, ont indiqué les représentants des travailleurs dans leur communication sur les réseaux sociaux.