Catégorie : Social

  • AIDE FINANCIÈRE – Le BNGRC évoque un “élargissement” des bénéficiaires des “cash transfer” pour aider les familles à se relever après les cyclones

    AIDE FINANCIÈRE – Le BNGRC évoque un “élargissement” des bénéficiaires des “cash transfer” pour aider les familles à se relever après les cyclones

    La liste des bénéficiaires des transferts monétaires après le passage du cyclone Gezani révisée. Le nombre de ceux qui percevront les cash transfer octroyés par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds d’intervention pour le développement (FID) a été ajusté pour permettre à plus de personnes d’en bénéficier, si l’on en croit le directeur général du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le Général Gabriel Ramanantsoa.

     

    “Le nombre des bénéficiaires des transferts monétaires a été revu à la hausse. Le PAM et le FID ont accepté”, souligne le Général Gabriel Ramanantsoa au cours d’une rencontre avec la presse la semaine dernière. Il rappelle, dans sa déclaration, que “le BNGRC ne détient ni ne distribue du cash”. Et que les transferts monétaires relèvent essentiellement du PAM et du FID qui disposent déjà d’une liste des familles vulnérables en amont de la catastrophe.

     

    “Le programme de transferts monétaires, ou cash transfer, n’a pas été mis en place spécifiquement après le passage du cyclone. Le Programme alimentaire mondial (PAM) avait déjà effectué un ciblage avant même que le cyclone Gezani ne survienne”, souligne le DG du BNGRC. Il insiste sur le critère “vulnérabilité” des bénéficiaires pour expliquer que les cash transfer aient alors été limités à certaines catégories de familles.

     

    Cette situation a cependant créé des incompréhensions, voire des tensions. Le Général Gabriel Ramanantsoa donne l’exemple de “certains quartiers où sur 1 000 familles sinistrées, seuls environ 200 ménages initialement identifiés pouvaient bénéficier des transferts monétaires”. C’est ainsi que la réorganisation, avec l’accord des partenaires, a été décidée et que des ajustements ont été effectués.

     

    Les enquêtes se poursuivent actuellement afin d’identifier les personnes en situation d’extrême vulnérabilité et de leur apporter des aides adaptées, qu’il s’agisse de vivres ou de transferts monétaires. Jusqu’au samedi 14 mars, 19 670 foyers du district de Toamasina I ont bénéficié chacun d’un cash transfer de 280 000 ariary provenant du FID. 3 022 ménages ont, quant à eux, profité du système “argent contre travail”. Dans le cadre de ce programme, le FID cible plus de 50 000 familles pour une distribution qui devrait s’étaler sur une période de six mois.

  • Josiane Yaguibou : “Actuellement, 49 % de la population en âge de procréer ont accès à des contraceptifs et à des méthodes modernes”

    Josiane Yaguibou : “Actuellement, 49 % de la population en âge de procréer ont accès à des contraceptifs et à des méthodes modernes”

    La planification familiale n’est pas seulement une question de santé. C’est un véritable levier de développement pour Madagascar. Lors d’une table ronde réunissant des hautes autorités du pays et les partenaires techniques et financiers, la mobilisation des fonds domestiques était au cœur des échanges. Josiane Yaguibou, représentante résidente de l’UNFPA à Madagascar, rappelle que l’investissement dans la planification familiale n’est pas une dépense, mais une économie qui peut sauver des milliers de vies et renforcer le capital humain du pays.

    Pourquoi cette table ronde sur la planification familiale est importante ?

    Je trouve que c’est une excellente opportunité qui a mobilisé l’engagement aussi bien du ministère de la Population et des solidarités que du ministère de la Santé. Cette mobilisation a été faite au plus haut niveau, avec les deux ministres, ce qui démontre un engagement très fort pour ce type d’activité et de mobilisation de fonds.

    Quels sont les avantages de mobiliser des fonds domestiques pour la planification familiale ?
    L’un des avantages, c’est vraiment les économies que cela peut générer. Il faut considérer que l’investissement dans la planification familiale n’est pas une dépense, mais plutôt une économie qui correspond à plusieurs millions d’ariary si cette mobilisation de fonds domestiques est réalisée correctement. »

    Quel impact cet investissement peut-il avoir sur la vie des Malgaches ?
    « En termes de vie humaine, nous pouvons estimer à 44 000 le nombre de décès maternels qui seront évités et à 590 000 le nombre de décès infantiles qui seront évités. Cela correspond à des personnes qui pourront contribuer activement à l’économie et au développement du pays. C’est donc un véritable investissement dans le capital humain de Madagascar.

    Comment évaluez-vous l’engagement du gouvernement malgache dans ce domaine ?

    Il est extrêmement important que le gouvernement malgache puisse continuer à investir des fonds domestiques. C’est l’occasion de féliciter le gouvernement, car depuis plusieurs années, la mobilisation des fonds domestiques a été faite à des niveaux très importants. »
    « Près de 15 millions de dollars ont été mobilisés au cours des deux dernières années pour l’achat de contraceptifs. Cette mobilisation a été saluée par les plus hautes autorités du fond des Nations Unis pour la population (UNFPA), car Madagascar fait partie des rares pays ayant atteint ce niveau de mobilisation. »

    Quel rôle jouent les partenaires internationaux dans cet effort ?

    C’est vraiment important que le gouvernement puisse continuer à mobiliser les partenaires, dont l’UNFPA, chef de file en matière de planification familiale, mais aussi d’autres institutions financières comme la Banque mondiale, qui contribuent à travers leurs appuis au pays à l’achat de contraceptifs à travers leurs mécanismes de financement.

    Où en est-on en matière d’accès aux contraceptifs ?
    « Actuellement, 49 % de la population en âge de procréer, c’est-à-dire de 15 à 49 ans, ont accès à des contraceptifs et à des méthodes modernes. L’objectif est d’atteindre 60 %. Pour qu’il soit atteint, il faut que cet investissement soit maintenu, que le gouvernement continue à être mobilisé et qu’il continue à nous mobiliser, en tant que partenaires pour les appuis pour atteindre cet objectif extrêmement important. »

  • RÉPONSES D’URGENCE – Les interventions post-cycloniques de relèvement à Toamasina principalement financées par les ressources propres internes, selon le BNGRC

    RÉPONSES D’URGENCE – Les interventions post-cycloniques de relèvement à Toamasina principalement financées par les ressources propres internes, selon le BNGRC

    Le BNGRC apporte des précisions. Les financements annoncés par les partenaires internationaux pour soutenir les réponses d’urgence n’ont pas encore été débloqués, du moins jusqu’à jeudi, assure le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes. A en croire son directeur général, le Général de division Gabriel Ramanantsoa, les montants évoqués ne sont pour l’instant que des chiffres en attente de positionnement sur le compte de son Bureau.

    “Les interventions postcycloniques menées jusqu’à présent ont principalement été financées grâce aux ressources propres internes, crédits inscrits dans la loi de Finances 2026”, souligne le DG du BNGRC au cours d’une rencontre avec la presse jeudi. “Depuis que le cyclone Fytia a été évoqué en décembre, les actions menées ont été financées par ces ressources internes, et non par les aides annoncées par les donateurs”, poursuit-il.

    Si l’on en croit le Général Gabriel Ramanantsoa, des aides parviennent quand même sur les comptes bancaires du BNGRC et sont gérés par les services financiers de l’organisation. Mais il s’agit principalement des contributions versées et octroyées par les citoyens malgaches. “Concernant les annonces faites par certains partenaires, comme les Chinois ou les Mauriciens, la majorité de ces contributions financières ne sont pas encore versées sur notre compte”, ajoute-t-il.

    Il souligne néanmoins que les dons en nature ont tous été bien reçus et que leur distribution a bien commencé.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle les étudiants des établissements supérieurs publics à ne pas se laisser acheter

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle les étudiants des établissements supérieurs publics à ne pas se laisser acheter

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République appelle les étudiants des universités publiques à ne pas se laisser corrompre, et à ne pas accepter de l’argent en échange de se lancer dans des revendications auxquelles ils ne croient pas. “Si aujourd’hui vous acceptez déjà de vous laisser acheter pour 50 000 ou 100 000 ariary afin de descendre dans la rue et défendre une idée que votre conscience elle-même n’approuve pas, une idée dont vous n’êtes même pas convaincus qu’elle soit juste, alors que deviendra Madagascar lorsque ce sera vous qui serez aux commandes”, leur demande-t-il dans son discours à l’occasion de la cérémonie de rentrée solennelle des universités et des instituts supérieurs technologiques (IST) publics de Madagascar qui s’est tenue vendredi à l’Université d’Itasy, à Soavinandriana.

    ⭕Le chef de l’Etat ne les empêche cependant pas de revendiquer leurs droits. “S’il manque quelque chose dans votre formation, demandez-le, c’est votre droit de le réclamer”, souligne-t-il. Mais il les invite à ne se battre que pour les causes qui en valent la peine et pas pour des raisons politiques ou autres. “N’acceptez pas de vous laisser acheter pour 50 000 ou 100 000 ariary ; même pour deux millions, ne trahissez pas votre patrie”, insiste-t-il. Il les appelle plutôt à « se concentrer sur les études », et à « étudier pour l’avenir de leur localité, de leur région, de leur province, et de leur pays ».

    ⭕Dans la foulée de son discours, le président de la Refondation invite également les enseignants, les enseignants-chercheurs et le personnel administratif et technique à être des modèles pour les étudiants. “Ne soyez pas seulement des transmetteurs de connaissances, soyez la lumière qui guident leurs pas”, appelle-t-il. “Aidez-les à ne pas se laisser embarquer ni emmener dans des idées fausses”, ajoute-t-il encore. “C’est vous qui formez ces étudiants de l’enseignement supérieur, et beaucoup d’entre vous êtes considérés comme des exemples à suivre”, insiste-t-il.

    ⭕En début de semaine, des étudiants de l’Université d’Antananarivo ont manifesté contre un protocole d’accord signé entre l’Université d’Antananarivo et le Centre régional des oeuvres universitaires d’Antananarivo. Les manifestants avaient dénoncé ce qu’ils ont qualifié de “décision unilatérale” du directeur du Crou-A et avaient contesté ce qu’ils ont considéré comme le début d’un “assainissement général” des cités universitaires. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, pour sa part, avait évoqué un protocole d’accord qui reprenait les dispositions des textes déjà en vigueur.

     

    Photo : PRRM

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de l’Itasy se dote d’un village pour ses enseignants

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de l’Itasy se dote d’un village pour ses enseignants

    Université modèle à Madagascar. L’Université de l’Itasy, située à 5 km de Soavinandriana, se distingue par ses infrastructures conformes aux normes et ses nombreuses innovations au bénéfice des étudiants. Le village des professeurs, composé de 31 logements destinés aux enseignants, en fait partie.

     

    Cette infrastructure a été inaugurée le 13 mars par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, à l’occasion de l’ouverture officielle de l’année universitaire 2025-2026 pour l’ensemble des universités et Instituts supérieurs de technologie (IST) du pays. Ce village facilitera la communication entre les étudiants et les enseignants, sans oublier l’amélioration des conditions de ces derniers.

     

    Approvisionnement en eau et électricité

     

    Outre le village des professeurs, l’Université de l’Itasy disposera de deux véhicules supplémentaires pour le transport des étudiants. S’y ajoutent des équipements pour l’approvisionnement en eau et en électricité, offerts par les autorités afin de soutenir le développement de l’établissement.

     

    L’Université de l’Itasy compte 2 027 étudiants inscrits dans cinq domaines de formation : l’art et lettres / sciences humaines, les sciences de l’ingénieur, les sciences de la société, les sciences de la santé, ainsi que les sciences et technologies.

     

    Valeurs et éducation citoyenne

     

    Lors de son intervention, le Colonel Michael Randrianirina a affirmé que “la cérémonie est un moment marquant pour le renforcement de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, considéré comme un pilier essentiel pour la formation de ressources humaines hautement qualifiées, capables de contribuer au développement”.

     

    Le chef de l’Etat a également rappelé que “la connaissance seule ne suffit pas”. Il est indispensable de la compléter par des valeurs et une éducation citoyenne, afin de former des individus responsables et intègres, estime-t-il. “Les personnes instruites mais dépourvues de valeurs peuvent représenter un danger pour la société. Nous devons évoluer et nous améliorer continuellement”, affirme-t-il.

     

    L’université d’Itasy à Soavinandriana a été créée en 2015, en tant qu’établissement annexe de l’Université d’Antananarivo. Elle est devenue une université autonome depuis 2019.

     

    Photo : PRRM

  • MOBILITÉ URBAINE – 75 paires de feux tricolores automatisés à installer dans la ville d’Antananarivo

    MOBILITÉ URBAINE – 75 paires de feux tricolores automatisés à installer dans la ville d’Antananarivo

    Antananarivo revient aux feux tricolores pour réglementer la circulation. Les mâts de signalisation lumineuse feront petit à petit leur apparition dans la Capitale malgache. Les premiers dispositifs sont déjà installés depuis peu sur l’avenue de l’Indépendance. Le paysage de la circulation va ainsi changer de visage.

    Selon une source auprès de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) qui souhaite garder son anonymat, 75 paires de feux tricolores ont été livrés depuis le mois de juillet 2025, juste après le Sommet de la Commission de l’océan Indien. Ils seront installés au niveau de 75 emplacements, notamment les grandes avenues de la ville, les entrées et sorties des camps militaires et de la police, les abords des écoles et des églises ainsi que les zones régulièrement touchées par les embouteillages.

    Bien que certains feux tricolores soient déjà installés, dont ceux de l’avenue de l’Indépendance, ils ne sont pas encore en service. “Les tests techniques ont été réalisés, mais la mise en fonctionnement nécessite encore des travaux”, explique notre source. Chaque dispositif doit en effet disposer d’une connexion, d’un réseau et d’une alimentation électrique indépendants.

    À l’origine, les équipements livrés étaient des feux piétons à bouton d’appel. Mais les techniciens ont estimé que ce système risquait d’être utilisé de manière abusive. “Nous avons travaillé plusieurs mois pour transformer le dispositif en véritables feux tricolores automatisés”, précise notre source. Le fonctionnement devrait ainsi être centralisé, sous la supervision des autorités compétentes, notamment la CUA et les forces de l’ordre, afin d’éviter tout dysfonctionnement.

    Par ailleurs, les autorités envisagent des campagnes de sensibilisation destinées aux automobilistes, aux usagers des deux-roues et aux piétons, afin de réhabituer la population à l’utilisation des feux de signalisation dans la capitale.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Plus de 700 femmes sensibilisées et 200 dépistées du cancer du col de l’utérus à Antananarivo et Mahajanga

    SANTÉ PUBLIQUE – Plus de 700 femmes sensibilisées et 200 dépistées du cancer du col de l’utérus à Antananarivo et Mahajanga

    Une mobilisation dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (JIDF) 2026. Le programme « Vita CCU » a opté pour des séances de sensibilisation et le dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus à Antananarivo et à Mahajanga, du 5 au 7 mars. “La santé des femmes est un droit fondamental. De plus, la prévention et le dépistage précoce du cancer du col de l’utérus figurent parmi les actions essentielles pour réduire la mortalité liée à cette maladie”, indique le programme.

    “Vita CCU”, mis en œuvre par Douleurs sans frontières (DSF), Médecins du Monde et l’association des Femmes Samaritaines, a permis de sensibiliser plus de 700 personnes et de dépister pas moins de 200 femmes dans les deux villes. À Antananarivo, 392 personnes ont été sensibilisées aux facteurs de risque et aux moyens de prévention, tandis que 136 femmes ont bénéficié d’un dépistage. Parmi elles, 11 ont présenté des résultats positifs, dont 7 cas de lésions précancéreuses encore traitables et 4 cas suspects de cancer du col de l’utérus.

    Un enjeu majeur de santé publique

    À Mahajanga, 315 personnes ont été sensibilisées et 100 femmes dépistées, dont trois présentant des résultats suspects. Les femmes dépistées positives bénéficieront d’un accompagnement assuré par DSF, qui se chargera de leur orientation vers des centres de santé partenaires pour des examens complémentaires et une prise en charge adaptée.

    Pour les prochaines étapes, le programme prévoit de poursuivre la mobilisation communautaire, de renforcer les capacités des agents de santé et de doter les structures sanitaires en matériel de dépistage. Des actions de plaidoyer seront également menées afin de renforcer durablement la lutte contre cette maladie.

    Le cancer du col de l’utérus constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique à Madagascar. Environ 45 femmes sur 100 000 sont touchées chaque année, avec 41 décès pour 100 000, soit un taux de mortalité particulièrement élevé, proche de 80 %, souvent lié à un diagnostic tardif et à un accès limité aux soins.

  • DROITS DES FEMMES – Des leaders religieux lancent un appel à dépasser les préjugés et à une meilleure reconnaissance

    DROITS DES FEMMES – Des leaders religieux lancent un appel à dépasser les préjugés et à une meilleure reconnaissance

    Une tribune de plaidoyer pour le respect des droits des femmes. Des leaders religieux et culturels de Madagascar, de certains pays d’Afrique et de l’île Maurice appellent à une lecture plus équilibrée des textes religieux et à une meilleure reconnaissance de la place des femmes dans la société. Ils participent, depuis le 10 mars, au colloque panafricain pour une justice sociale féministe.

    “Les droits des hommes et des femmes sont égaux dans l’islam, seules les responsabilités diffèrent”, rappelle Nuckchady Issah Abdul Bashir, imam venu de l’ile Maurice. Le doyen des prédicateurs musulmans de Madagascar, l’imam Boina Idi Madi M’ze, ajoute que parmi les 114 sourates du Coran figure la « Sourate An-Nisa », consacrée aux femmes. Pourtant, il n’existe pas de sourate dédiée uniquement aux hommes. Cela montre que les femmes occupent une place particulière dans l’islam, indique-t-il.

    Faire disparaitre les stigmates

    Le médecin et pasteur originaire de la RDC, Omanyondo Onakay, ajoute que “la femme a les mêmes droits que les hommes, même dans la Bible”. Il appelle ainsi à redoubler d’efforts pour faire disparaître les stigmates à l’égard des femmes partout dans le monde, particulièrement en Afrique et à Madagascar. “Le Protocole de Maputo a consacré de nombreuses avancées. Mais dans les institutions sanitaires, beaucoup n’arrivent pas encore à l’appliquer, sans parler des mauvaises interprétations ou des incohérences dans sa mise en œuvre”, déplore-t-il.

    Le colloque panafricain pour la justice sociale féministe est une occasion d’aborder les droits des femmes, notamment les préjugés qui persistent ainsi que les recommandations pour y faire face. En Afrique, certains préjugés culturels continuent d’influencer l’interprétation des principes religieux. Dans de nombreux cas, les traditions sociales sont confondues avec les prescriptions religieuses, regrette le doyen des prédicateurs musulmans de Madagascar. Cette situation contribue à limiter la participation des femmes dans certains espaces de décision, y compris au sein des institutions religieuses, souligne-t-il.

  • SOLIDARITÉ – L’Inde remet 30 tonnes d’aide humanitaire aux sinistrés de Toamasina

    SOLIDARITÉ – L’Inde remet 30 tonnes d’aide humanitaire aux sinistrés de Toamasina

    Des réponses aux besoins urgents des sinistrés du cyclone Gezani à Toamasina. L’Inde octroie à Madagascar une cargaison d’aide humanitaire d’environ 30 tonnes. L’aide fournie comprend notamment des médicaments, des pâtes alimentaires, des couvertures et des équipements de stockage d’eau.

    Selon les informations communiquées par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ces produits de première nécessité seront acheminés sans délai vers Toamasina. Un dispositif logistique ainsi qu’un plan de distribution ont déjà été mis en place afin de permettre une répartition rapide et efficace auprès des habitants affectés par la catastrophe.

    La cérémonie de remise de l’aide humanitaire s’est tenue à l’aéroport d’Ivato en présence de la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Marie Léontine Razanadrasoa, ainsi que du directeur des opérations du BNGRC, le commandant Haja Andriamitantsoa. La délégation indienne était, quant à elle, conduite par le chargé d’affaires Mohit Kumar, accompagné de ses collaborateurs.

    Cette dotation de l’Inde fait suite à l’appel à la solidarité lancé en faveur des populations sinistrées de Toamasina, qui ont perdu leurs biens et leurs sources de revenus. Ce geste de solidarité témoigne du renforcement de la coopération humanitaire entre Madagascar et l’Inde, dans un contexte où l’aide internationale demeure essentielle pour soutenir les communautés frappées par les catastrophes naturelles.

  • CIRCULATION – Des casseurs de vitesse et de nouveaux passages piétons prévus sur la route Tsarasaotra–Ivato

    CIRCULATION – Des casseurs de vitesse et de nouveaux passages piétons prévus sur la route Tsarasaotra–Ivato

    Des mesures de sécurité routière sur la route Tsarasaotra – Ivato. Le ministère des Travaux publics annonce des dispositifs de ralentissement et de nouveaux aménagements pour piétons sur la route nationale RN62 reliant Tsarasaotra à Ivato afin d’améliorer la sécurité routière. La décision a été prise suite à des manifestations des habitants des quartiers qui longent cet axe. Ceux-ci se sont insurgés contre les accidents récemment survenus sur cet axe, amenant les autorités à organiser une descente sur place mardi.

    Parmi les dispositions prises figure l’aménagement de quatre passages piétons surélevés, assimilés à des casseurs de vitesse sur ce tronçon. Ces installations seront similaires à celles déjà mises en place sur la rocade d’Antananarivo et seront accompagnées de couloirs guidant les piétons vers les zones de traversée, précise le ministère.

    Des signalisations routières seront également installées avant chaque passage piéton. Elles comprendront notamment une limitation de vitesse à 50 km/h, un panneau annonçant un passage piéton, puis une limitation à 40 km/h, disposées successivement à environ 50 mètres d’intervalle.

    Les autorités prévoient en outre une réduction temporaire de la largeur de la chaussée à certains points afin de faciliter la traversée des piétons, dans l’attente d’une solution d’aménagement durable. Les passages piétons actuellement existants entre les nouveaux emplacements seront, quant à eux, supprimés.

    Les équipes du ministère des Travaux publics ont déjà commencé à poser la signalisation routière. L’installation des casseurs de vitesse, qui sera réalisée par l’entreprise Colas, devrait débuter lundi prochain et s’achever dans un délai d’une semaine.

    Pendant les travaux, les forces de l’ordre du commissariat du 8ᵉ arrondissement mèneront des opérations de régulation et de sensibilisation auprès des usagers de la route, en collaboration avec les responsables des fokontany.

    Ces aménagements visent à renforcer la sécurité sur cet axe routier très fréquenté et à réduire les risques d’accidents, en particulier pour les nombreux piétons qui traversent quotidiennement la RN62 entre Tsarasaotra et Ivato. Les autorités appellent les conducteurs à respecter la signalisation et les limitations de vitesse à l’approche des zones de traversée.