Catégorie : Social

  • RAVITAILLEMENT – La Jirama lance une opération de remplacement des compteurs d’eau à Antananarivo

    RAVITAILLEMENT – La Jirama lance une opération de remplacement des compteurs d’eau à Antananarivo

    Des agents de la Jirama bientôt chez vous. La Jirama annonce le lancement d’une opération de remplacement des compteurs d’eau à Antananarivo et ses environs à partir du mercredi 11 mars 2026. Les premiers travaux concerneront le quartier d’Ankadindratombo et les zones avoisinantes.

    Selon le communiqué de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, cette opération vise à remplacer les compteurs utilisés depuis plus de 15 ans ou présentant des défaillances techniques. Elle s’inscrit dans les travaux d’amélioration du service de distribution d’eau dans la capitale.

    Dans ce cadre, des techniciens de la Jirama se rendront directement chez les abonnés. L’entreprise précise que ces agents seront munis d’un badge professionnel, d’un ordre de mission mentionnant l’intervention à effectuer ainsi que de leur carte nationale d’identité. Les usagers sont invités à vérifier ces documents avant toute intervention.

    La Jirama rappelle également que les compteurs d’eau font partie de ses équipements et qu’elle peut procéder à leur contrôle, à leur vérification ou à leur remplacement lorsque cela est nécessaire. Les clients restent toutefois responsables de l’entretien et de la protection des installations, notamment face aux risques de vol signalés récemment.

    Cette opération s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), financé par la Banque mondiale et qui vise à renforcer l’approvisionnement en eau potable dans la capitale et ses environs.

  • NECROLOGIE – Décès de la Pr Jacqueline Ravelomanana, enseignante-chercheure et artiste

    NECROLOGIE – Décès de la Pr Jacqueline Ravelomanana, enseignante-chercheure et artiste

    Le monde de l’enseignement et de la recherche en deuil. La Pr Jacqueline Ravelomanana, historienne et peintre malgache reconnue, est décédée, suscitant une vive émotion dans le monde universitaire à Madagascar. “L’Université catholique de Madagascar est profondément attristée par le décès du Pr Jacqueline Ravelomanana”, annonce l’établissement dans une publication postée lundi sur sa page Facebook. “La présidence de l’Université d’Antananarivo se joint à la peine de la famille du Pr Jacqueline Ravelomanana, enseignante chercheure à la Faculté de droit et de science politique”, indique, de son côté, l’Université d’Antananarivo.

    Spécialiste des questions de genre et d’histoire de l’éducation, cette ancienne du Lycée Jules Ferry a notamment travaillé sur la place et l’éducation des jeunes filles malgaches à travers l’histoire. Docteure d’État en histoire du droit et des institutions, elle a mené une carrière universitaire marquée par la recherche et l’enseignement, notamment à l’Université d’Antananarivo où elle a été maître de conférences. Ses cours d’histoire des institutions et d’histoire du droit ont marqué de nombreuses générations d’étudiants.

    Revue d’Histoire juridique

    La Pr Jacqueline Ravelomanana a également enseigné auprès d’universités américaines et collaboré avec l’Institut national de la recherche pédagogique en France. Conférencière dans plusieurs rencontres scientifiques nationales et internationales, elle a aussi représenté Madagascar au sein du comité éditorial de la “Revue d’Histoire juridique et Anthropologie africaine.”

    Ses travaux de recherche ont porté, entre autres, sur la politique scolaire coloniale à Madagascar et sur l’histoire de l’éducation des filles. Sa thèse de doctorat de troisième cycle, soutenue à l’Université Lyon II, s’intéressait aux programmes et aux manuels scolaires de l’enseignement primaire à Madagascar durant la période coloniale (1896-1915). Elle est également l’auteure d’études consacrées à l’histoire de l’éducation des jeunes filles malgaches du XVIᵉ siècle au milieu du XXᵉ siècle.

    Artiste-peintre

    Au-delà de sa carrière universitaire, Jacqueline Ravelomanana s’est également illustrée dans le domaine artistique. Peintre formée à l’École des Beaux-Arts de Mahamasina-Est, elle s’est fait connaître pour ses paysages lumineux et colorés, dans un style souvent qualifié de “réalisme naïf” tendant vers le fauvisme. Certaines de ses toiles ont été exposées à l’étranger, notamment lors d’une exposition organisée au Bold Center à Washington D.C., où plusieurs de ses tableaux ont été présentés au public et salués pour leur originalité et leur valeur esthétique.

    La Pr Jacqueline Ravelomanana laisse derrière elle l’image d’une intellectuelle engagée et d’une artiste passionnée. Par sa rigueur intellectuelle, sa bienveillance et son engagement constant, elle a marqué durablement ses étudiants, ses collègues et la communauté universitaire. Elle avait 80 ans.

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  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La bibliothèque et les archives universitaires se modernisent avec des plateformes numériques de recherche

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La bibliothèque et les archives universitaires se modernisent avec des plateformes numériques de recherche

    “De la conservation à la médiation documentaire : un héritage de savoir, une promesse d’avenir”. La Bibliothèque et archives universitaires (BAU) de l’Université d’Antananarivo célèbre ses 65 ans d’existence sous ce thème. Cette commémoration a été marquée, le 5 mars, par une cérémonie de valorisation de la recherche universitaire et l’annonce de plusieurs innovations destinées à améliorer l’accès au savoir pour la communauté académique.
     
    La BAU dispose aujourd’hui d’un fonds documentaire important comprenant 115 000 documents, 5 191 titres de périodiques, 1 197 ouvrages usuels et près de 29 000 thèses et mémoires déjà numérisés. “La modernisation des infrastructures figure parmi les priorités de l’institution, afin de répondre aux nouvelles habitudes des étudiants qui se tournent de plus en plus vers les ressources numériques”, à en croire Lalaina Rakotonantoandro, chef de service de la bibliothèque.
     
    Le développement de plateformes numériques dédiées aux vidéos et aux documentations scientifiques figure parmi les nouveautés, accessibles aux étudiants et aux chercheurs. Les thèses et mémoires sont également consultables en ligne, suite à quelques améliorations apportées au site. L’utilisation de l’énergie solaire qui permet désormais d’assurer un meilleur fonctionnement en fait partie, selon le chef de service.
     
    Bien que les étudiants aient accès aux outils IA et l’internet, le fonds local de la BAU, consacré à l’histoire de Madagascar, notamment avant et durant la période coloniale, fait sa spécificité. Ce patrimoine documentaire est rarement disponible ailleurs.
     
    Des partenaires de l’Université ont par ailleurs contribué à la mise en place d’une salle de consultation de catalogues équipée d’ordinateurs. “Les innovations apportées au niveau de la BAU permettront à toute la population universitaire de réaliser des recherches dans de meilleures conditions”, d’après le président de l’Université d’Antananarivo, le Pr Rivoarison Randrianasolo.
  • Cités universitaires : la participation consultative des étudiants maintenue, selon le MESUPRES

    Cités universitaires : la participation consultative des étudiants maintenue, selon le MESUPRES

    Une publication qui se veut rassurante. Le ministère de l’Enseignement supérieur publie ce lundi la teneur du protocole d’accord relatif à la gestion du campus universitaire d’Antananarivo récemment signé entre l’Université d’Antananarivo et le Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Crou-A).
    Le document confirme que la participation des étudiants à la vie universitaire est maintenue, toujours “à titre consultatif”, conformément aux dispositions déjà prévues par les textes en vigueur, comme le confie une source auprès du ministère.

    Signé le 27 février 2026, le protocole reconnaît “reconnaît l’utilité de la contribution des étudiants à l’amélioration de la vie universitaire”. Cette contribution se fait “à titre consultatif”, et porte sur divers sujets comme la formulation d’avis et de proposition, la participation aux cadres de dialogue et aux actions de sensibilisation au respect des règlements. La participation des étudiants se fait également dans le cadre des travaux de commission et du Conseil d’administration de l’Université.

    Bien que le protocole insiste sur la souveraineté de l’administration dans la gestion du campus, il n’en évoque pas moins l’implication responsable des étudiants en tant qu’usagers principaux du campus dans l’amélioration du cadre de vie universitaire. Le document insiste que cette implication se fait à travers les associations estudiantines légalement formées et reconnues, telles que les associations pédagogiques, les associations régionales ou encore les associations des présidents de blocs.

    La publication du document intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes au sein de la communauté estudiantine. En fin de semaine, des associations estudiantines ont justement manifesté contre la signature du protocole, le considérant comme flou et y voyant une décision unilatérale du Crou-A sans consultation préalable des étudiants ou de leurs représentants. Ils craignent, entre autres, que l’accord ait un impact sur la gestion des infrastructures et les conditions de vie sur le campus. Ils s’inquiètent également d’un éventuel assainissement généralisé qui amènerait une expulsion des étudiants résidant sur le campus.

  • CONTRIBUTIONS POST-GEZANI – Les partenaires internationaux appelés à faire un état des lieux des aides et donations mobilisées

    CONTRIBUTIONS POST-GEZANI – Les partenaires internationaux appelés à faire un état des lieux des aides et donations mobilisées

    Antananarivo, 09 Mars, 07h11 – Passer d’une logique de “guichet d’aide” à celle d’un “soutien contrôlé”. Le Président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina a formellement invité les partenaires internationaux de la Grande île à faire un état des lieux consolidés des aides ainsi que des donations qu’ils ont mobilisées pour la ville de Toamasina et les zones environnantes suite au passage du cyclone Gezani. Un appel que le Chef de l’Etat a lancé au cœur de la zone sinistrée, lors de son déplacement sur place, samedi.
    Pour le Colonel Michael Randrianirina, il s’agit de confronter les financements annoncés aux décaissements effectifs ainsi que de de quantifier précisément la nature des secours distribués et le nombre de ménages réellement impactés. Cette démarche devra également permettre d’analyser les obstacles opérationnels rencontrés sur le terrain afin d’évaluer l’efficacité réelle des contributions sur la reconstruction de Toamasina et le renforcement de la résilience de ses habitants.
    “Il est important que la population de Toamasina et le peuple malgache puissent mesurer pleinement la portée de cette solidarité internationale”, lance le président de la Refondation pour appuyer cette requête. D’ailleurs, au-delà de la reconnaissance légitime qui est due à ces partenaires internationaux, “cet exercice permettra d’améliorer la coordination des interventions et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles”, ajoute-t-il.
    Plusieurs partenaires se sont déjà dits soucieux de cette culture de la redevabilité, bien avant cet appel du chef de l’Etat. Pour la direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne, par exemple, le suivi repose avant tout sur une présence de terrain permettant de vérifier directement auprès des sinistrés la qualité et la ponctualité de l’aide reçue. Celui-ci intègre des mécanismes de réclamation indispensables, rassure l’agent de liaison de son Centre de coordination de la réaction d’urgence, Olivier Brouant. La Banque mondiale, de son côté, met en avant la performance des outils de traçabilité technologique, comme le ciblage par QR code. Tout en plaidant pour une vigilance collective, incluant la société civile.
    L’Etat avait par ailleurs décidé la création d’une unité de coordination pour la reconstruction de la ville de Toamasina. Cette structure aura pour mission de coordonner l’ensemble des initiatives publiques et des contributions des partenaires techniques et financiers, d’assurer le suivi des projets de reconstruction des infrastructures essentielles, de faciliter la relance des activités économiques et portuaires et de veiller à ce que l’action publique reste au plus près des besoins des populations sinistrées, détaille le président Michael Randrianirina. “Cette unité constituera un instrument opérationnel au service d’une reconstruction rapide, efficace et transparente”, lance-t-il.
  • ÉVÉNEMENT – La participation active des femmes à la concertation nationale sollicitée par le couple présidentiel

    ÉVÉNEMENT – La participation active des femmes à la concertation nationale sollicitée par le couple présidentiel

    “Le 8 mars ne doit pas être perçu comme une simple fête. Cette journée est surtout un moment pour analyser les avancées réalisées et les efforts qu’il reste à accomplir pour garantir et protéger les droits des femmes”. L’épouse du Président de la Refondation de la République de Madagascar, Elisa Randrianirina, rappelle les étapes qu’il faut encore franchir pour que les femmes puissent pleinement jouir de leurs droits. Lors de son allocution, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, la Première dame rappelle que cette célébration vise avant tout à renforcer la lutte pour la justice et l’égalité.

    Rejointe par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, elle lance alors un appel aux femmes malgaches à participer activement à la concertation nationale. Pour le couple présidentiel, cette démarche constitue une occasion pour les femmes de contribuer aux réflexions et aux décisions qui façonneront l’avenir du pays.

    Les associations féminines sont particulièrement invitées à veiller à ce que toutes les femmes, quelles que soient leurs origines, soient représentées équitablement lors des ateliers prévus dans ce cadre. Ceci d’autant plus que la participation des femmes dans la vie politique et les postes à responsabilité reste minime, souligne le président de la Refondation.

    Le couple présidentiel rappelle que les femmes représentent environ 50,7 % de la population malgache, dont la majorité vit en milieu rural. Malgré leur rôle essentiel dans la société et le développement, elles continuent de faire face à de nombreux défis, entre autres les violences basées sur le genre, le manque d’autonomie économique, les mariages et grossesses précoces, les inégalités professionnelles ou encore l’accès limité aux services de santé reproductive.

    Le président de la Refondation encourage également par la même occasion les hommes à soutenir et à écouter davantage les femmes, soulignant que leur participation pleine et entière demeure indispensable pour bâtir une société plus juste et inclusive.

    Elles étaient des milliers de femmes, dont près de 2000 venues des 24 régions de Madagascar, à s’être données ce dimanche à Anosy, Antananarivo pour marquer la journée internationale des droits des femmes (JIDF) 2026. Collégiennes de la capitale, représentantes des ministères, d’institutions et d’associations féminines, y compris celles des femmes en situation de handicap, ont pris part au grand carnaval. Des remises de prix ont également marqué les différents concours organisés à cette occasion, en présence d’invités internationaux, dont Marie Sandra Boodhun, ministre conseillère à la présidence de la République centrafricaine.

  • APRES GEZANI – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination pour la reconstruction de Toamasina

    APRES GEZANI – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination pour la reconstruction de Toamasina

    Un officier général spécialiste du génie militaire pour piloter la reconstruction de Toamasina. Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination chargée de piloter la reconstruction de la Ville du Grand Port ce samedi. Cette structure sera dirigée par le Général Heritiana Razafindratovo Ramasy, ancien commandant de l’Académie militaire, ancien secrétaire général du ministère en charge des Forces armées et qui a fait une grande partie de sa carrière dans le corps du génie militaire.

     

    Selon le président de la Refondation, le Général Heritiana Razafindratovo Ramasy dispose de l’expérience et du leadership nécessaires pour conduire ce chantier de reconstruction. La mission exigera “de la fermeté et de l’efficacité”, souligne le chef d’Etat dans son discours au cours d’une séance de travail avec les responsables locaux mais aussi les représentants des différents bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers. “Il ne s’agit pas de verser dans de la dictature mais plutôt d’aller vite parce que la population de Toamasina compte sur nous”, poursuit-il.

     

    La nouvelle structure aura pour mission d’assurer la coordination des interventions publiques et des contributions des partenaires techniques et financiers engagés dans la remise en état de la ville. Elle devra également assurer le suivi des projets de réhabilitation des infrastructures essentielles, faciliter la relance des activités économiques et portuaires et veiller à ce que les actions engagées répondent aux besoins des populations sinistrées.

     

    Mais au-delà de la reconstruction, les autorités affirment une ambition plus large. “La reconstruction de Toamasina ne doit pas être envisagée comme un simple retour à la situation antérieure”, souligne le Colonel Michaël Randrianirina. “Elle doit être une opportunité d’engager une reconstruction plus résiliente, plus moderne et plus inclusive, capable de préparer la ville aux défis climatiques et économiques des prochaines décennies”, poursuit-il.

     

    La mise en place de cette structure intervient plus de trois semaines après le passage du cyclone Gezani, qui a provoqué d’importantes destructions à Toamasina et dans les zones environnantes, habitations endommagées, infrastructures publiques fragilisées, activités économiques perturbées et des milliers de familles touchées. Mais à en croire le Colonel Michaël Randrianirina, il fallait d’abord se concentrer sur les réponses d’urgence, notamment les aides humanitaires, la sécurisation des populations vulnérables, la réhabilitation de certaines infrastructures essentielles

  • SINISTRE – L’impact financier combiné des cyclones Fytia et Gezani estimé par le Gouvernement à plus de 2,47 milliards de dollars

    SINISTRE – L’impact financier combiné des cyclones Fytia et Gezani estimé par le Gouvernement à plus de 2,47 milliards de dollars

    Un gros choc macroéconomique. L’impact financier combiné des récents cyclones, Fytia et Gezani, dépasse les 2,47 milliards de dollars. C’est ce qui a été rapporté en marge de la remise officielle d’indemnité d’assurance par l’African risk capacity (ARC) au Gouvernement malgache jeudi. Rapporté au Produit intérieur brut de Madagascar qui s’élève à 17,42 milliards de dollars, les dégâts causés par ces deux seuls cyclones représentaient donc environ 14,25% de la richesse nationale annuelle.

    Le cyclone Fytia avait engendré un choc économique de 475 millions de dollars, en paralysant un axe stratégique de Madagascar. Les dégâts se concentraient sur 24 districts répartis dans cinq régions clés que sont Analamanga, Boeny, Betsiboka, Melaky et Sofia. Son passage avait affecté gravement les zones de production agricole et les infrastructures logistiques reliant la capitale aux côtes de l’Ouest et du Nord-Ouest.

    Gezani pour sa part avait engendré des pertes économiques massives s’élevant à plus de 2 milliards de dollars, soit plus de quatre fois l’impact financier de Fytia. Cette catastrophe avait frappé 29 districts répartis sur 8 régions stratégiques que sont Atsinanana, Analamanga, Analanjirofo, Menabe, Itasy, Atsimo Andrefana et Alaotra Mangoro. Il a touché aussi bien les côtes Est et Ouest que les Hautes terres centrales, paralysant ainsi les principaux greniers à riz et les zones d’exportation du pays.

    Le Gouvernement malgache s’est alors engagé dans un processus de reconstruction majeur face à l’ampleur de ces pertes. Les autorités s’activent dans la mobilisation de la communauté internationale pour soutenir les populations sinistrées et accélérer la restauration des infrastructures de base.
    C’est dans ce sens que l’ARC avait procédé à la remise de six chèques, d’un montant total de 5,6 millions de dollars. Cette indemnité d’assurance, versée à l’État malgache par l’ARC, est destinée à financer les efforts de relèvement après les passages dévastateurs des cyclones Fytia et Gezani.

    Selon les précisions fournies par le Bureau du Premier ministre, cette enveloppe financière sera mobilisée pour la réhabilitation des centres de santé et des établissements scolaires, la rénovation des bâtiments administratifs endommagés ou encore la construction d’infrastructures de protection résilientes. Il s’agit d’une initiative concrétisée sous la coordination de la Cellule de prévention et de gestion des urgences (CPGU) de la Primature, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD) et des partenaires internationaux. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la capacité de résilience du pays face aux chocs climatiques.

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  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La demande d’admission aux deux foyers universitaires malgaches à Paris ouverte

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La demande d’admission aux deux foyers universitaires malgaches à Paris ouverte

    Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) ouvre une opportunité pour les étudiants malgaches souhaitant poursuivre leurs études à Paris. Selon un communiqué publié ce jeudi, les demandes d’admission aux foyers universitaires malgaches d’Arago et de Cachan, en France, sont ouvertes depuis mardi.

    Les candidats ont jusqu’au 29 mai pour déposer leurs dossiers. Ceux-ci doivent être remis auprès du secrétariat du secrétaire général du ministère en charge de l’Enseignement supérieur à Fiadanana.

    Un formulaire de demande est à télécharger par les candidats sur le site de ces deux foyers universitaires malgaches, situés à Paris et dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France. L’admission n’est valable que pour une année universitaire.

    Seuls les étudiants, enseignants-chercheurs ou chercheurs rattachés à l’enseignement supérieur et de nationalité malgache peuvent déposer leur candidature. Les étudiants de premier et de deuxième cycle sont généralement prioritaires pour accéder à ces foyers.

  • SANTÉ PUBLIQUE – 130 000 agents de santé et personnes les plus exposées à vacciner gratuitement contre le Mpox

    SANTÉ PUBLIQUE – 130 000 agents de santé et personnes les plus exposées à vacciner gratuitement contre le Mpox

    “Sur les 130 000 doses actuellement disponibles au niveau mondial, 30 000 ont été attribuées à Madagascar. Les personnes les plus à risque sont les premières bénéficiaires de ce vaccin”. Le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar, Laurent Musango, l’a précisé ce jeudi 5 Mars, lors du lancement officiel de la campagne de vaccination contre le Mpox, au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa).
     
    Le personnel de santé en première ligne fait partie des 130 000 personnes ciblées par cette campagne de vaccination. Ceux du Cenhosoa en sont les premiers bénéficiaires. Les personnes contacts, les travailleurs de sexe, les personnes vivant avec le VIH, les prisonniers, les femmes enceintes et autres personnes vulnérables seront également à immuniser et ce gratuitement. Les personnes contact de la petite fille décédée suite à l’épidémie seront également à vacciner. A en croire le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, l’organe mixte de conception (OMC) de la région Atsinanana va les contacter et s’en charger.
     
    “Le vaccin constitue un outil efficace pour lutter contre le Mpox”, selon la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna. Arrivés à Antananarivo le 21 février, les 30 000 doses de vaccin « Imvanex» ont aussitôt été transférées dans les chambres froides du Programme élargi de vaccination. Leur acheminement vers les districts sanitaires prioritaires, notamment ceux des régions Boeny et Analamanga, est en cours.
     
    Pour sa part, la représentante résidente de l’Unicef, Christine Jaulmes, rappelle la circulation virale active du Mpox sur plusieurs régions, avec un âge moyen des patients estimé à 24 ans. Déclarés officiellement par le ministère de la Santé à la fin du mois de décembre 2025, les premiers cas de l’épidémie ont été confirmés à Mahajanga I, dans la région de Boeny. A la date du 3 mars 2026, 1 086 cas sont signalés dans plusieurs régions, avec 474 cas confirmés, la majorité étant concentrée dans le Nord-Ouest de l’île. Le premier décès est enregistré le 1er mars.