Catégorie : Social

  • BUDGET : Investir dans le social ou les infrastructures ?

    BUDGET : Investir dans le social ou les infrastructures ?

    À Madagascar, les investissements dans les secteurs sociaux sont moins importants que ceux consacrés aux grandes infrastructures. Pour sortir le pays de la pauvreté, il est pourtant primordial que ces secteurs soient dotés de budgets importants.

    Une répartition pointée du doigt. Alors que la part du secteur « social » dans le budget rectificatif de 2019 représente 14% du total, celle des infrastructures s’élève à 60%. Pour Hony Radert, secrétaire général du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC), « l’État devrait (pourtant) investir plus dans le capital humain que dans les grandes infrastructures ». Pour cette activiste de la société civile, les investissements dans les secteurs sociaux doivent être plus importants, dans la mesure où ces secteurs ont des impacts directs sur la vie de la population. Appuyant la thèse avancée par le CCOC, le Cercle de réflexion des économistes (CREM) donne l’exemple de l’accès à l’eau potable.

    Le groupement pense qu’ « une augmentation de 50% du taux d’accès à l’eau potable devrait contribuer à la croissance et le développement de la Grande île ». Il s’agit d’une condition primordiale de la bonne santé de la population. « Des personnes en bonne santé sont plus productifs et plus aptes à travailler, en vue de créer des richesses », poursuit-t-il.

    Remise en cause de la gouvernance

    Malgré les aides colossales versées par les bailleurs de fonds et les partenaires techniques et financiers dans les programmes humanitaires, 52% de la population malgache continuent de vivre dans l’extrême pauvreté. Cette situation est, entre autres, due au fait que les aides internationales sont souvent réduites à des interventions ponctuelles. « Nous avons déjà lancé un appel à l’État pour qu’un système de suivi des financements des bailleurs soit mis en place», affirme David Olivaniaina Rakoto, un économiste du CREM. « Cela devrait permettre aux citoyens d’avoir une visibilité sur les résultats attendus, mais nous n’avons pas eu de réponse », continue-t-il.

    Pour certains économistes, les interventions ponctuelles bénéficient souvent par ailleurs aux institutions chargées de gérer les appuis internationaux. Une thèse réfutée par le représentant de l’Unicef. « Nous sommes des invités à Madagascar, c’est aux malgaches de nous dire ce que nous devons faire car nous ne pouvons pas agir comme bon nous semble », s’exclame Michel Saint-Lot, représentant de l’Unicef.

    Pour le représentant de cette institution internationale, augmenter les financements, pour les consacrer aux secteurs sociaux ne constitue aucunement une solution. « Il ne s’agit pas d’augmenter les financements, mais de bien gérer ce qui est déjà mise à disposition du gouvernement », poursuit-il. David Olivaniaina Rakoto, quant à lui préconise de repenser l’éducation nationale, car il avoue que la pauvreté résulte en grande partie d’un manque de civisme.

  • PORTRAIT : RADO ANDRIAMPARANY, RÉPARATEUR DE TÉLÉPHONE MOBILE

    PORTRAIT : RADO ANDRIAMPARANY, RÉPARATEUR DE TÉLÉPHONE MOBILE

    Portrait de Rado Andriamparany, réparateur de téléphone mobile.
  • ONIVERSITE ANTANANARIVO

    ONIVERSITE ANTANANARIVO

    Napetraka tamin’ny fomba ofisialy, ny 23 mey, ny filoha vaovao hitantana ny Oniversite an’Antananarivo, Mamy Ravelomanana. Nanambara arak’izany ny minisitry ny Fampianarana Ambony sy ny Fikarohana Siantifika, Madeleine Félicitée REJO-FIENENA fa hohatsaraina ny kalitaon’ny fampianarana eny amin’ny Anjerimanontolo. Isan’izany ny fanamboarana fotodrafitrasa toy ny « campus » vaovao any amin’ny faritra.

  • ÉLIMINATION DE LA FISTULE OBSTRÉTRICALE

    ÉLIMINATION DE LA FISTULE OBSTRÉTRICALE

    « La société nous rejette parce que nous souffrons de fistule obstétricale » ; « Nous avons honte ; c’est très incommodant » ; « Nos proches ne supportent pas l’odeur que nous dégageons ». Ce sont les témoignages livrés par les femmes atteintes de fistule obstétricale à l’occasion de la célébration de la « Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale ». Le Ministère de la Santé Publique, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), relève alors le défi de réparer chaque année 2.000 femmes atteintes de cette maladie.

  • PORTRAIT, NADIA : SAUVER DES FEMMES

    PORTRAIT, NADIA : SAUVER DES FEMMES

    Nadia, une ancienne athlète a vécu un cauchemar dû à des problèmes de surpoids. Le fait d’avoir adapté un style de vie basé sur une alimentation saine l’a aidé à retrouver sa santé. À l’occasion de la fête des mères, elle partagera gratuitement ses expériences avec toutes les femmes, car selon elle, sauver une femme c’est sauver une famille, car c’est elle qui dirige la cuisine. Rendez-vous ce samedi 25 mai, à La City Ivandry, de 10h à 16h pour un atelier partage et bien être.

  • Communauté musulmane : soutien indéfectible aux fidèles catholiques

    Communauté musulmane : soutien indéfectible aux fidèles catholiques

    Les représentants de la Communauté Musulmane à Madagascar ont effectué, hier (22 mai), une visite à la Nonciature Apostolique du Saint-Siège à Ivandry. Ils ont voulu témoigner leur solidarité à l’endroit de leurs frères chrétiens. Peu importe la religion, l’amour et la fraternité sont les plus importants.

  • FETIN’NY RENY

    FETIN’NY RENY

    « Ny reny, ilay nitondra sivy volana an-kibo. Akaiky ny fon’ny zanaka izy ». Samy manana ny fomba hanehoany ny fitiavany ilay kitapo nifonosana ny rehetra. Amin’izao fankalazana ny Fetin’ny Reny ny 26 mey izao ary dia namboraka izay tiany hatolotra ny reny ny tsirairay. Ireo tompom-pety ihany koa dia mba manana ny hetahetam-pony sy izay mba andrasany avy amin’ireo olona akaiky azy.
  • SAISON SÈCHE : Les habitants d’Ambaninampamarinana reviennent chez eux

    SAISON SÈCHE : Les habitants d’Ambaninampamarinana reviennent chez eux

    Plus que 10% de sinistrés. Des chiffres donnés par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) révèlent que seules 62 familles sur 613 sont restées sur le site d’accueil des sinistrés de la colline d’Ampamarinana. Un recensement effectué le 10 mai indique que la plupart des ménages menacés par les risques d’éboulement et/ou d’écroulement des rochers sont rentrés chez eux, avec le retour des beaux jours.

    Ceux qui ont regagné leur foyer après plusieurs mois affirment ne pas pouvoir laisser plus longtemps à l’abandon leur domicile. « Il nous est difficile de quitter définitivement notre foyer », confie Sandratra Narivelo, un habitant d’Ambaninampamarinana qui est rentré chez lui. « Le danger s’est plus ou moins estompé pour l’instant », poursuit-il. L’existence d’un rocher sur le point de s’écraser sur la colline de Tsimbazaza, de l’autre côté de celle de Manjakamiadana ne semble pas l’inquiéter outre mesure.

    D’autres familles, plus prudentes, préfèrent faire le va-et-vient entre le village Voara et leur foyer. Elles sont une vingtaine environ si l’on en croit le président du fokontany d’Ambaninampamarinana, Jean Claude Raherison. Pour rappel, le versant ouest de la colline de Manjakamiadana, accueillant les quartiers d’Ambaninampamarinana et de Tsimialonjafy, entre autres, a fait plus de 20 morts durant la saison pluvieuse 2018-2019 avec des éboulements et des écroulements de rochers. Considéré comme dangereux, il a dû être évacué de ses habitants dans certaines zones à risque. Ces derniers ont alors dû être relogés sur des sites d’hébergement provisoires à Andohatapenaka et à Ambohidratrimo.

    Photo d’archive

  • LUTTE CONTRE LA SURPOPULATION CARCÉRALE

    LUTTE CONTRE LA SURPOPULATION CARCÉRALE

    La surpopulation carcérale touche toutes les prisons de Madagascar. L’intensification des audiences foraines est l’une des solutions proposée par le ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo . « Les procès des personnes en détention préventive doivent passer en priorité » affirme-t-il

  • ENTREPRENEURIAT : Un fonds d’appui de 50 millions d’euros pour les jeunes entrepreneurs

    ENTREPRENEURIAT : Un fonds d’appui de 50 millions d’euros pour les jeunes entrepreneurs

    Une garantie assurée par l’État. Les jeunes entrepreneurs auront désormais facilement accès au crédit. Des prêts allant de un million à 200 millions d’ariary auprès des établissements bancaires locaux pourront leur être octroyés, et c’est l’État qui se portera garant. Le programme Fihariana officiellement lancé le 18 mai par le président de la République, dispose d’un fonds d’appui de 50 millions d’euros, soit 200 milliards d’ariary, pour garantir les financements obtenus.

    Selon le président de la République, Andry Rajoelina, tous les secteurs sont concernés par ce projet. Et toutes les entreprises, appartenant à des citoyens malagasy âgés de 18 à 58 ans, que ce soit celles qui sont en création ou celles qui souhaitent s’étendre, peuvent prétendre à un prêt à taux bonifié garanti par l’État dans le cadre du programme Fihariana

    Ceux qui souhaitent participer au projet doivent remplir un formulaire à télécharger sur le site www.fihariana.com . Les demandeurs doivent compléter les dossiers supplémentaires à fournir avant de les déposer soit à Ambotsirohitra, soit auprès de la chambre de commerce de leur région, ou également niveau de la direction régionale de l’industrie des 23 régions.

    Le projet Fihariana est un programme national de l’État initié par Andry Rajoelina. Selon le communiqué de la présidence, son objectif est « d’offrir des opportunités aux malagasy de convertir leurs idées d’entreprise en réalité, en leur proposant un accompagnement technique et financier ». La création de 10.000 emplois par an constitue également un autre objectif à atteindre dans la mise en place de ce projet de l’État.

    Dans son discours, Andry Rajoelina n’a pas manqué de revenir sur son parcours. L’occasion pour le chef de l’État d’assurer qu’ayant connu les difficultés pour financer des projets, il comprend les préoccupations des jeunes, d’où son engagement dans le cadre du programme Fihariana. Ce programme, a-t-il indiqué, est « un moyen pour soutenir les jeunes malagasy qui ont suivi des formations spécialisées et qui ne peuvent pourtant pas réaliser leurs rêves faute de fonds de démarrage ».