Catégorie : Social

  • SURPOPULATION CARCÉRALE, L’OIF APPORTE SA CONTRIBUTION

    SURPOPULATION CARCÉRALE, L’OIF APPORTE SA CONTRIBUTION

    Trop de détenus dans nos prisons, ce malgré les efforts entrepris par les autorités contre la détention préventive abusive, le fort taux de détenus en attente de jugement reste ainsi critique.

    La maison centrale d’Antanimora, par exemple, abrite 4247 détenus, alors qu’elle est conçue pour n’en accueillir que 800. Selon Mamihaja RAHERIMIARANTSOA de l’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture à Madagascar (ACAT), 34% de ces détenus font l’objet d’une décision définitive, certains pourraient bénéficier d’une liberté provisoire ou définitive. Face à cette situation, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a versé une somme de 15 000 euro pour la lutte contre cette surpopulation carcérale.

  • LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ : Le difficile chantier de la protection sociale

    LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ : Le difficile chantier de la protection sociale

    Plus de trois ans après avoir mis en place sa politique nationale de protection sociale, Madagascar peine à soutenir les plus pauvres de sa population. Un débat organisé à l’Université d’Antananarivo a pointé du doigt les causes de ces difficultés.

    Une lente évolution. La politique nationale de la protection sociale met du temps à s’installer. Malgré les différentes actions menées ces trois dernières années dans la promotion de la protection et de la sécurité sociales, beaucoup de malgaches ne sont pas couverts par un système de protection sociale.

    Du côté du secteur privé dont les travailleurs sont censés bénéficier de la sécurité sociale, ce grâce à leur affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNAPS), « seuls 40% des travailleurs sont inscrits » à cet organisme public chargé de gérer les cotisations sociales. Des chiffres révélés par Nirina Rafarahanta, directeur de la sécurité sociale auprès du ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales lors d’un  débat organisé à l’Université d’Antananarivo, dans le cade de la célébration de la journée de la protection sociale le 15 mai dernier.

    La situation est pire pour la population la plus pauvre du pays. Selon les données publiées par le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, uniquement 5 à 7% de la population classée comme extrêmement pauvre est couverte par des interventions dans le domaine de la protection sociale. Or, les mêmes chiffres évoquent que cette population « extrêmement pauvre » est composée de 52,7% de la population malgache.

    Ce ne sont pourtant pas les actions censées soutenir cette population qui manquent à Madagascar. « Avec toutes les aides internationales que ce pays obtient, il ne devrait plus y avoir de maisons en falafa dans ce pays », a soulevé Irenée Ravelojaona, directeur général de la protection sociale auprès du MPSPPF. Pour des questions de mauvaise gouvernance et de mauvaise stratégie, pourtant, les plus pauvres continuent de souffrir des impacts des catastrophes naturelles, et ont du mal à faire face à l’adversité quand ils doivent subir des sinistres divers.

    Refus de l’assistanat

    Pour les participants au débat, les interventions réalisées avec les appuis internationaux ont tendance à devenir une forme d’assistanat, ce qui n’aide pas les bénéficiaires à sortir de leur misère. « Il faut aller au-delà des interventions d’urgence et profiter des interventions ponctuelles pour mettre en place des structures pérennes », suggère un participant. D’autant que selon la directrice générale de la protection sociale, il est question de lutter contre la pauvreté et non d’entretenir les pauvres. « Le but de ces appuis est d’aider les personnes les plus vulnérables à sortir de la pauvreté afin qu’ils puissent produire et contribuer à la création de richesse et non de les assister », souligne-t-elle.

    Le rôle de l’État dans les orientations stratégiques de l’utilisation des aides internationales a ainsi été mis en avant durant le débat. « Il revient au gouvernement de faire en sorte que les financements étrangers contribuent à créer des projets durables, qui ont des impacts directs sur la vie de la population et non agir de façon ponctuelle », a martelé un autre intervenant.

    Hony Radert du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) a notamment insisté sur la nécessité pour l’État de dépenser de manière responsable et raisonnable. Elle a, entre autres, pointé du doigt le renouvellement du parc automobile d’une institution, et l’achat à prix très élevé des consommables utilisés dans les bureaux administratifs. « Comment peut-on parler de solidarité dans ces cas ? », s’indigne-t-elle.

    La solidarité a également été abordée au cours du débat. « La protection sociale nécessite une solidarité. Il n’y a pas de solidarité sans citoyens. Chacun à un rôle à jouer pour permettre à tous les malgaches de bénéficier d’un filet de sécurité ».

  • JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES FISTULES OBSTÉTRICALES

    JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES FISTULES OBSTÉTRICALES

    « Plus de 4 000 femmes souffrent chaque année de la fistule obstétricale à la suite d’un accouchement. Malheureusement, même pas la moitié de ces personnes – elles sont à peine un millier – bénéficient d’un soin, faute d’infrastructure », affirme le ministre de la Santé publique, le Professeur Julio Rakotonirina, ce 17 mai 2019 à Ambohidahy. Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales, le 23 mai, le ministère de la Santé Publique organise une campagne de réparation et d’opération des femmes atteintes de la maladie.

  • Féminin Singulier : LOVATIANA ANDRIAMBOAVONJY

    Féminin Singulier : LOVATIANA ANDRIAMBOAVONJY

    Féminin Singulier – Série télévisée / Une production Mémoires Vives © 2019

    ÉPISODE N°4 : LOVATIANA ANDRIAMBOAVONJY

    Portraits de femmes malgaches.

    Celles-ci prononcent un texte concis, composé et dit par elles, à la première personne. Nous découvrons leurs cadres de vie, leurs occupations, professionnelles ou personnelles, leurs préoccupations, leurs centres d’intérêt. Une série de courts métrages de 6 à 7 minutes.

    Féminin singulier

    À notre invitation, les dames qui ont accepté de participer à cette série télévisée ont, elles-mêmes, choisi de nous dire et de nous montrer ce qu’elles veulent. Ni plus, ni moins. Nous entendons leurs mots et nous les accompagnons dans leurs lieux de vie : chez elles, en ville, à la campagne, au travail, dans la rue. Nous rencontrons aussi qui elles veulent : amis, famille, collègues. Elles évoquent, chacune à sa manière, leur passé, les étapes de leur parcours, leurs désirs et les valeurs qui constituent leur philosophie de vie.

    Diversité

    Elles sont d’âges, de milieux et de métiers différents. Celle-ci, dans le champ prometteur de ses 20 ans, entend cultiver ses rêves et ses engagements, celle-là, au soir d’une vie dense et fructueuse, veut poursuivre sa quête et n’envisage pas d’abandonner les combats. Toutes appartiennent à la société malgache, plurielle et riche. Toutes comptent bien apporter à leur pays leur douceur, leur vitalité et leurs richesses. Chacune vit ses rôles, ses engagements, singulièrement.

  • RÉGIONS FORTES POUR L’ÉMERGENCE DE MADAGASCAR

    RÉGIONS FORTES POUR L’ÉMERGENCE DE MADAGASCAR

    La République de Madagascar est un État reposant sur un système de collectivités territoriales décentralisées. Ce sujet a été abordé, ce 16 mai à Anosy, dans le cadre du débat public sur le rôle des régions dans la promotion du développement local. Le directeur adjoint du Projet de développement communal inclusif et décentralisation (PRODECED) de GIZ, Parfait Randrianitovina a noté que les démembrements des structures étatiques devraient disposer d’une autonomie pour pouvoir remplir effectivement leurs rôles.

  • PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ

    PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ

    Des études seront menées dans 14 parcs nationaux afin d’identifier les problèmes liés aux changements climatiques au niveau de ces sites. Cette démarche contribuera à la préservation des écosystèmes sensibles, mais elle aide aussi les investisseurs dans la conduite de leur projet d’exploitation. C’est dans cette optique qu’a été lancée, ce 15 mai à Antaninarenina, l’étude de faisabilité du projet de Résilience Climatique par la Préservation de la Biodiversité (PRCPB).

  • INCENDIES À ANTANANARIVO : Le manque de bouches d’incendie se fait sentir

    INCENDIES À ANTANANARIVO : Le manque de bouches d’incendie se fait sentir

    Un mal récurrent. Depuis un certain temps, Antananarivo, pourtant capitale de Madagascar, souffre de l’insuffisance des bouches d’incendie et de poteaux d’incendie. Ce qui limite la marge des manœuvres des sapeurs-pompiers dans leur travail, avec comme corollaire le risque d’accroissement des dégâts.

    L’incendie à Ambodivona, survenu le 7 Mai dans la soirée, en est l’illustration. Le feu a avalé près de 80 toits en un rien de temps. Au total, la perte serait estimée à à peu près 1,2 milliard d’ariary, mais le risque humain était bien plus élevé avec une station d’essence à proximité immédiate. Dans une certaine mesure, le déroulement du drame ressemble à celui d’autres incendies. Le point d’eau le plus proche étant condamné, les habitants du quartier ont eu du mal à éteindre le feu. Les camions des sapeurs-pompiers se sont succédé sur les lieux pour tenter de maîtriser l’incendie, mais à défaut de bouche d’incendie, les soldats du feu éprouvent quelques difficultés à assurer leur mission.

    Bouches d’incendie et poteaux défaillants, sites d’intervention difficiles d’accès à cause des constructions qui ne suivent pas les normes, sont autant de facteurs qui ralentissent l’intervention des soldats du feu. « La raison pour laquelle la population a du mal à trouver un point d’eau en cas d’incendie, c’est que celui-ci se trouve parfois enterré sous les habitations même », déplore même le Lieutenant Yves Randimbison, du service des sapeurs-pompiers. Tous ces facteurs expliquent, du moins en partie, les importants dégâts liés aux incendies qui se sont produits dans la capitale ces dernières années.

    Les chiffres officieux qui circulent donnent un ordre d’idée de la situation qui prévaut dans la ville des mille. Ceux-ci font état d’un peu plus de 200 bouches d’incendie installées au milieu des années 70 dont la moitié seulement serait encore fonctionnelle. Il faut ajouter à cela la croissance démographique et le développement, non planifié, des quartiers d’habitation. Selon un technicien en travaux publics, une bouche d’incendie devrait pourtant se trouver à une distance de 100 mètres à la ronde de la zone de couverture. « Le problème est que ces infrastructures sont vétustes et ne sont pas renouvelées », déplore-t-il.

    Au milieu des années 2000, l’ancien Premier ministre Charles Rabemananjara avait soulevé la problématique liée à l’insuffisance des bouches d’incendie à Antananarivo. « À ce moment-là, il y avait un projet de décentralisation des casernes des sapeurs-pompiers. Plusieurs sites avaient été identifiés et certaines constructions avaient été réalisées. C’était la première étape du programme, préalable à l’installation de nouveaux équipements. Mais l’initiative avait été stoppée par la crise politique de 2009 », témoigne Guy Rivoniaina Randrianarisoa, ancien, puis actuel secrétaire général à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Depuis, il n’y a plus rien.

    Outre les infrastructures, l’éducation de la population constitue également un volet important dans la sécurisation de la ville en matière d’incendie. En début d’année, la CUA a entrepris une campagne d’assainissement de la capitale, en démolissant les cases en bois, construites en grande majorité de manière illicite dans certains quartiers de la ville. « Pour éviter ce genre d’incendie [d’Ambodivona], il est important que toutes les constructions soient réglementaires, et que chaque ménage ait un extincteur », lance Mamy Andriamasinoro, responsable auprès du service des réponses aux urgences au sein du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Il avoue cependant que l’entreprise n’est pas facile à mettre en œuvre.

  • TAGNAMARO

    TAGNAMARO

    Hotanterahina amin’ity volana mey ity ny fankalazana ny « Volan’ny fiahiana ara-tsosialy ». Hiara-miasa ny Ministeran’ny Mponina sy ny Fiahiana Ara-Tsosialy ary ny Fampivoarana ny Vehivavy sy ny ministeran’ny Serasera sy ny Kolotsaina amin’izany, ka ny tanjona dia ny fampiarahana ny hetsika ara-tsosialy rehetra sy ny asa « Tagnamaro » eo anivon’ny governemanta. Hetsika maro no hotanterahina. Fanazavana.

  • LE SMIG À 200.000 ARIARY OFFICIALISÉ

    LE SMIG À 200.000 ARIARY OFFICIALISÉ

    Le SMIG à 200 000 ariary a été officialisé par le président de la République le 30 avril dernier. Le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Fonction Publique et des Lois Sociales, Gisèle Ranampy, a déclaré que le décret s’y rapportant vient de sortir. Concernant le cas des fonctionnaires, ces derniers devront attendre les résultats du recensement des agents de l’État.

  • SOINS GRATUITS PAR LES ADVENTISTES

    SOINS GRATUITS PAR LES ADVENTISTES

    L’église adventiste a proposé, les 13 et 14 mai à Analakely, des soins gratuits pour les Tananariviens. Des nombreux visiteurs se sont rendus sur place pour consulter.