Catégorie : Social

  • LES ZONES URBAINES FACE AUX IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    LES ZONES URBAINES FACE AUX IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

    Renforcer la résilience des grandes villes aux impacts du changement climatique, tel est l’objectif de l’atelier organisé conjointement par l’ONU-Habitat et le ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et des Travaux Publics, les 18 et 19 mars à Antaninarenina. Madagascar, Malawi, Mozambique et les Comores sont les pays concernés par ce programme.

  • CHANGEMENT CLIMATIQUE : IMPLICATION DES JEUNES MALGACHES

    CHANGEMENT CLIMATIQUE : IMPLICATION DES JEUNES MALGACHES

    Le vendredi 15 mars, des jeunes malgaches ont organisé un mouvement en faveur du climat et de l’environnement. Leur démarche visait à alerter les dirigeants sur les dangers de la dégradation de l’environnement à Madagascar.

  • IVG : UN SUJET TABOU AVEC DE GRAVES RÉPERCUSSIONS À MADAGASCAR

    IVG : UN SUJET TABOU AVEC DE GRAVES RÉPERCUSSIONS À MADAGASCAR

    L’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est encore un sujet tabou dans la société malgache. Marie Stopes International, dans une étude menée, en 2018, révèle que un tiers des femmes ont déjà eu un avortement spontané ou provoqué. L’IVG est plus fréquente chez les femmes de la tranche d’âge 40 à 49 ans. Ce problème touche aussi 14,4 % des adolescentes de 15 à 19 ans.

    La présidente de l’Association « Vehivavy 08 mars » de Morondava, Irma Rakotomalala a indiqué, ce 15 mars à Antaninarenina, qu’une femme sur cinq meurt des suites de l’IVG, ce compte tenu des conditions dans lesquelles est pratiqué l’acte.

  • 3ÈME CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA ROUGEOLE EN PRÉPARATION

    3ÈME CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA ROUGEOLE EN PRÉPARATION

    Les campagnes de vaccination menées dans le cadre de la lutte contre la rougeole ont porté leurs fruits. Le ministre de la Santé Publique, Pr Julio Rakotonirina a fait savoir, le 15 mars, à Ambohidahy, qu’en l’espace de quatre semaines, le nombre d’enfants hospitalisés est passé de 2.000 à 600. L’administration n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, la troisième campagne de vaccination contre la rougeole sera programmée du 25 mars au 05 avril et touchera 67 districts.

  • SANTÉ : DONS DE 195.000 DOLLARS DE LA CHINE

    SANTÉ : DONS DE 195.000 DOLLARS DE LA CHINE

    Une cérémonie de remise de don a eu lieu le 15 mars au Ministère de la santé publique d’Ambohidahy, de la part du gouvernement chinois, pour renforcer les équipements médicaux au sein des hôpitaux de la Grande Île. Un don composé de médicaments, de consommables médicaux et d’appareils mobiles de traitement à hauteur de 195.000 dollars offerts pour le ministère de la Santé publique.

  • AKANY AVOKO : SAUVER DES JEUNES ADOLESCENTES

    AKANY AVOKO : SAUVER DES JEUNES ADOLESCENTES

    À la rencontre des adolescentes de l’Akany Avoko.

    Elles sont adolescentes mais n’ont pas grandi dans les mêmes conditions que les filles de leur âge. La plupart des pensionnaires de l’«Akany Avoko» de Faravohitra sont des délinquantes ; elles sont « en conflit avec la loi ». D’autres ont été victimes de maltraitance ou accusées à tort. Reportage et témoignages émouvants.

  • AMÉLIORATION DE LA SANTÉ MATERNELLE ET NÉONATALE

    AMÉLIORATION DE LA SANTÉ MATERNELLE ET NÉONATALE

    Dans le cadre de l’amélioration de la santé maternelle et néonatale, le ministère de la Santé en collaboration avec ses divers partenaires ont organisé un atelier à Le Pavé Antaninarenina, afin de valider le développement des réseaux de maternités de références SONU (Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence). Un réseau qui consiste à réduire la mortalité maternelle et néonatale principalement, dans la région Androy, Anosy, Atsimo Andrefana, Menabe, Vatovavy Fitovinany, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Itasy, Vakinankaratra, Analamanga, Analanjirofo, Boeny et Sofia.

  • MINES – BASE RESOURCES : La tension persiste autour de l’exploitation d’ilménite de Toliary

    MINES – BASE RESOURCES : La tension persiste autour de l’exploitation d’ilménite de Toliary

    Le bras de fer autour des partisans et des contestataires de l’exploitation de l’ilménite à Toliary II reste encore d’actualité. La prise de position de l’État est attendue pour régler l’affaire.

    La réponse du berger à la bergère. Des habitants et responsables locaux à Toliary sont venus à Antananarivo et sont montés à leur tour au créneau pour défendre le projet d’exploitation d’ilménite par Base resources à Morombe. « Nous n’allons pas céder. Nous envisageons même d’arrêter Théo Rakotovao et ses partisans s’ils continuent de contester l’installation de cette entreprise [ Base Resources]», a tonné Koto Maire de la commune rurale Maromiandra, mardi. Il vient en délégation avec des « représentants de la population locale » du Nord de Toliary pour défendre le projet d’exploitation d’ilménite par Base Resources.

    La virulence du discours reflète la tension autour du projet d’exploitation d’ilménite à Toliara II. Elle répond à l’offensive menée par l’artiste Théo Rakotovao le 27 février. Koto, maire de la commune rurale de Maromiandra est allé jusqu’à qualifier les membres de l’association « Mazoto » d’ « imposteurs ». « Les leaders contestataires sont des gens de la commune d’Antanimeva dans le district de Morombe qui n’est même touché par l’exploitation », souligne-t-il. « La zone d’exploitation se trouve dans la commune de Tsianisiha et d’Ankilimadinika et ne touche pas la forêt de Mikea », poursuit-il.

    Théo Rakotovao et son association « Mazoto » sont montés au créneau pour dénoncer le projet d’exploitation d’ilménite par Base Resources il y a deux semaines. Il avait évoqué la « colère des habitants » tandis que Tsiamby, un habitant de la commune d’Ankilimalinika, à Toliary II avait menacé que « le sang va couler si l’entreprise ose poursuivre le projet ». Le différend autour de la poursuite ou non du projet d’exploitation minière remonte à plusieurs mois. Au mois d’août 2018, des habitants avaient manifesté en bloquant l’accès au site, provoquant l’arrêt du travail. Les élus locaux sont aussi divisés sur les impacts environnementaux et écologiques, ainsi que les avantages tirés de l’exploitation minière. Théo Rakotovao, accompagné de l’ancien député Siteny Andrianasoloniaiko, avaient organisé une manifestation à Toliary, pour protester contre celle-ci, évoquant des dégâts sur la société locale en cas de poursuite.

    « Base Toliary a obtenu son permis d’exploitation en 2009 », explique Samuel Mahafaritsy Razakanirina, directeur de communication de la compagnie. « L’installation de la société sur le site d’exploitation s’avère difficile par la contestation des habitants et provoque la perturbation du calendrier établi », déplore l’ancien parlementaire. Le ministre des Mines du précédent gouvernement s’est déjà rendu sur place mais cela n’a pas résolu le problème.

    Théo Rakotovao et ses partisans avaient rencontré Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques. Ce dernier avait lancé un « appel aux négociations entre les deux parties » et de préciser que « l’État va intervenir, en tant que médiateur, entre les deux entités, par le biais d’un dialogue social ». Il avait indiqué qu’il va « se rendre sur le terrain et présentera le problème devant de gouvernement et le chef de l’État ».

    La tension autour de l’exploitation minière risque d’occuper le débat politique durant la campagne des législatives. Théo Rakotovao et Siteny Andrianasoloniaiko se présentent à la députation du 27 Mai.

  • SANTÉ : CONSULTATION CHU SERVICE ORL ANALAKELY

    SANTÉ : CONSULTATION CHU SERVICE ORL ANALAKELY

    Environ 50 % des patients fréquentant le service ORL du Centre Hospitalier Universitaire de Soins et de Santé Publique Analakely ont des problèmes auditifs. Ils consultent généralement un médecin soit pour un problème de cérumen, soit pour une otite.

  • CONSOMMATION : Les normes sanitaires et d’hygiène des street-food peu respectées

    CONSOMMATION : Les normes sanitaires et d’hygiène des street-food peu respectées

    Midi trente à Antananarivo. Les clients se bousculent dans la petite gargote que Rina (prénom d’emprunt) tient dans un quartier d’affaires de la capitale. Des gens attendent dehors, pendant que d’autres terminent leur repas autour de longues tables de fortune érigées sous un chapiteau planté sur le trottoir.

    Quand un couple finit de manger, la vaisselle passe discrètement derrière le stand. La plongeuse essuie avec une éponge les assiettes pour évacuer les restes d’aliments dans un seau à ordures. Puis après avoir les plongées et frottées avec une autre éponge dans une eau savonneuse qui a dû servir pour beaucoup d’autres assiettes, elle les rince dans une eau qui n’est plus très claire. Entassées dans un coin de la cuisine de fortune, les assiettes sont essuyées par un autre serveur qui va servir d’autres clients avec celles qui ont déjà été utilisées.

    La vaisselle se fait très vite dans la gargote de Rina. Malgré une apparente propreté du coin à manger et des ustensiles de cuisine qu’il utilise, l’hygiène n’est pas toujours au rendez-vous. Des mouches volent autour des clients, et les eaux usées stagnent autour de la gargote. Le jeune homme sait cependant que la propreté est un critère qui attire les clients, mais si ses tables, étals et vitrines sont plus ou moins propres, les parties moins visibles et ce qui se passe dans les cuisines ne le sont pas tout à fait. « Je sais qu’il faut respecter la propreté du local et celle des aliments. Mais parfois, il faut faire vite parce que les clients sont nombreux et nous n’avons pas beaucoup de temps pour se préoccuper de toutes ces questions. Nous devons surtout engranger des bénéfices », explique le gargotier.

    Il sait aussi que des contrôles inopinés peuvent survenir pour la vérification du respect des règles d’hygiène. Mais comme aucun inspecteur n’est venu le contrôler depuis qu’il fait ce travail, il semble serein, presque indifférent. « Jusqu’ici, personne n’est venu me contrôler et je n’ai jamais été sanctionné », lance-t-il. L’ Agence de contrôle sanitaire et de qualité des denrées alimentaires (ACSQDA) avait récemment rappelé que « les règles d’hygiène et la qualité des aliments ainsi que les normes dans la production des denrées alimentaires jusqu’au bout de la chaîne, à savoir, la mise à disposition des consommateurs, doivent être respectées ». Des contrôles ont même été annoncés, mais beaucoup de gargotiers n’ont toujours pas vu les agents et les inspecteurs les inspecter.

    À Madagascar, le Code de la Santé exige que « les emplacements où sont fabriquées, manipulées, entreposées ou mises en vente des denrées alimentaires soient tenus dans un parfait état de propreté à l’abri des rongeurs, des insectes et de tous animaux vecteurs de germes pathogènes ». Des normes d’hygiène et des règles de salubrité très peu respectées et rarement contrôlées.