Mitaraina nohon’ny krizy aterakin’ny coronavirus ireo mpisehatra amin’ny fiompiana akoho fakana nofo. Hoan’i Antra, mpiompy avy any Alarobia Ambatomanga, dia fatiantoka tanteraka no iainan’izy ireo.
Catégorie : À la une
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? MINUTE FLASH 06 APRILY
– CORONAVIRUS : Nahitana olona mitondra ny otrik’aretina coronavirus tany Toliara sy Nosy Be Hell Ville
– CORONAVIRUS : Amporisihina manokana ny mponin’Antananarivo hanaja ny fihibohana
– FITATERANA : Mila maka fahazahoan-dalana na ny olona na ny fiara
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Les fous des dieux et la santé publique
Malgré la distanciation sociale et bravant l’interdiction de réunion, tandis que la moitié de l’Humanité vit en confinement, il se trouve encore des sectes, des ultra-orthodoxes et des fondamentalistes pour s’assembler dans une église, à la synagogue ou dans une mosquée.
«Il est incompréhensible que, dans le contexte actuel, une poignée de fondamentalistes religieux ait pu exposer de larges pans de la population indienne à la maladie et la mort». Il leur faut «se libérer des fantasmes médiévaux entretenus par certains prêcheurs et adopter des attitudes plus contemporaines» : ces propos de Najeeb Jung, vice-chancelier de l’université musulmane Jamia Millia Islamia de Dehli, sont opposables à tous les fondamentalismes religieux.
En Inde, du 13 au 15 mars 2020, alors que l’épidémie de coronavirus faisait déjà rage, les fondamentalistes musulmans de Tablighi Jamaat avaient réuni 3400 personnes à Delhi : 1290 participants étaient testés positif au 30 mars 2020 soit 49% des cas recensés en Inde. Cette secte musulmane, qui prétend «vivre comme au temps du Prophète, s’habiller de la même manière, prier de la même manière», compte une forte majorité en Asie du Sud. Du 27 février au 1er mars, ses adeptes étaient en réunion en Malaisie : parmi les 16.000 participants, dont 1500 étrangers venus de 30 pays différents, 620 personnes furent testées positif au Covid-19 après avoir prié, mangé et dormi ensemble. Le 18 mars suivant, une autre assemblée avait réuni 8000 participants à Sulawesi, Indonésie.
En Corée du Sud, c’est la secte chrétienne dite église Shincheonji de Jésus à Daegu, qui fut le foyer de la propagation du coronavirus dans la ville de Daegu, la quatrième ville de Corée avec 2,5 millions d’habitants. Une des adeptes, le «patient 31», avait assisté à au moins quatre services religieux, entrant en contact avec 1100 adeptes, avant d’être diagnostiquée. Les investigations des autorités sanitaires coréennes ont permis d’apprendre que cette secte avait une branche secrète en Chine, à Wuhan même, épicentre de l’épidémie mondiale de coronavirus et que certains de ces membres à Wuhan s’étaient rendus à Daegu, quelques mois auparavant. Le 1er mars 2020, le Gouvernement coréen décidait de porter plainte contre le gourou de la secte Shincheonji pour meurtres et violation de la législation sur le contrôle des maladies.
En Inde encore, le festival hindou de Holi s’était tenu les 9 et 10 mars 2020, mais sans les fastes habituels à cause de l’épidémie de coronavirus. Le Premier Ministre Narendra Modi, pourtant un nationaliste hindou, avait donné un signal fort en ce sens, en annonçant sa non-participation au festival. En Israël, ce sont les Haredim qui obligent la police à déployer des hélicos au-dessus de Mea Shearim et de Beth Shemesh où ces ultra-orthodoxes juifs prétendent vouloir prier collectivement : le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est montré inflexible : «Il n’y aura plus de prière autre qu’individuelle».
Issu d’un monde de la contrainte et de l’enfermement, le message de ces sectes apocalyptiques, de ces ultra-orthodoxes et de ces fondamentalistes est toujours aussi mortifère : «le plaisir de vivre dans ce monde n’est que peu, par rapport à l’au-delà». Cette posture religieuse, qui prend au pied chaque lettre des «Livres», sévit plus facilement auprès des populations accablées par la pauvreté et n’ayant qu’un accès limité à l’éducation : yeshivot ktanot, madrasa, sekoly alahady… Nos sociétés «éclairées» et les États modernes savent où il faudrait enraciner les barrières du containment : dans la justice sociale et l’éducation.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE Soa fianatra : apprendre des meilleurs
Aucun système sanitaire n’est en mesure d’affronter cette épidémie de coronavirus : les dirigeants de tous les pays voudraient tellement pouvoir le proclamer.
Quand le Maire de New York suggère à la population d’économiser les masques professionnels, qui devraient être réservés au personnel médical, et de porter plutôt une écharpe, un bandana, «quelque chose», est-ce la faute du décrié Donald Trump ou la résultante de la politique des dix, vingt ou trente dernières années ?
Quand l’Italie dépasse les 15.000 morts, que l’Espagne en compte près de 12.000, et que la Grande-Bretagne se rapproche du seuil de 4.500 victimes, comment croire que les défauts structurels du système de santé publique se soient mis en place seulement ces cinq dernières années ?
Quand il y a tant de disparités entre deux pays aussi voisins que l’Allemagne (95.637 cas, 1.395 morts, 26.400 guérisons) et la France (89.953 cas, 7.560 morts, 15.438 guérisons), ça ne peut être que la résultante de choix différents, longtemps en amont. Et sur quel compte mettre également l’extrême différence entre les deux pays de la péninsule ibérique, avec le Portugal (10.524 cas, 266 morts, 75 guérisons, 81.087 tests) mieux préservé que l’Espagne (124.736 cas, 11.744 morts, 34.219 guérions, 355.000 tests) ?
La Corée du Sud (10.156 cas, 177 morts, 6.325 guérisons, 455.032 tests) est désormais le modèle à suivre : à sa suite, la Russie a conduit 639.000 tests, l’Allemagne 918.460, les États-Unis 1.569.017. Les «autres Chine», Hong Kong (862 cas, 4 morts, 173 guérisons, 90.000 tests), Singapour (1.189 cas, 6 morts, 297 guérisons, 39.000 tests) et Taïwan (355 cas, 5 morts, 50 guérisons, 35.442 tests) présentent des statistiques favorables similaires : cela tient-il à leur gestion de la crise ou à l’efficacité de longue date de leur système de santé, voire à la capitalisation de l’expérience des précédentes pandémies ?
Et le Vietnam (240 cas, ZÉRO décès, 90 guérisons, 75.458 tests) et le Cambodge voisin (114 cas, ZÉRO décès, 50 guérisons, 5.768 tests), quelle méthode de gestion de crise explique cette immunité (au dimanche 5 avril 2020, zéro heure) ?
Aucun système sanitaire n’est en mesure d’affronter cette épidémie de coronavirus. Certes. Mais, certains pays le font manifestement mieux que d’autres. Tests massifs, davantage de masques de protection disponibles, moins de morts, plus de guérisons. Aucune formule unique n’existe, mais, à comparer, autant s’inspirer des plus efficaces.
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MINUTE FLASH : 04 AVRIL 2020
– Coronavirus : Misy ireo marary efa andalam-pahasitranana
– Fianarantsoa : Miroso ihany koa amin’ny fihibohana
– Paska 2020 : Tsy hisy fanemorana ny fankalazana hoy ny FFKM





