Catégorie : À la une

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Les soubiques de la civilisation

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Les soubiques de la civilisation

    Le rouge des tomates, le vert des feuilles potagères, l’orange des mandarines, le blond des crevettes séchées, le jaune des citrons, le pourpre des oignons, le marron des noix de coco… Nuancier chatoyant, arc-en-ciel pour les yeux, palette de fruits et légumes qui a longtemps fait le charme du marché de Mahamasina. Aujourd’hui, le sage alignement des œufs, la gamme des poissons séchés, les assortiments de piments, sont concurrencés par de tristes stands de fripes chiffonnées et des grappes de chaussures fatiguées dangereusement suspendues à hauteur de nez.

    Un tas de fruits et légumes peut être joli, encore plus joliment présenté d’ailleurs si on montrait à nos marchands l’agencement recherché qu’on sait en faire sur les étals des marchés d’Asie, autant cette exposition massive de friperies étale à la face du monde une double misère, économique et esthétique.

    Ailleurs qu’à Mahamasina, sur tous les marchés, même ceux qui se tiennent absurdement à même les routes nationales, les mêmes marchandises en milliers d’exemplaires qu’on sait déballées des mêmes containers que filtrent bien peu nos douanes. Cet envahissement est particulièrement pénible dans la ville d’Antananarivo et sa banlieue Grand Tana. Le Maire de la Capitale devra pouvoir dire au Ministre des frontières et celui des douanes d’arraisonner dès la haute mer ces balles de récupération avant qu’elles ne soient confiées à ces marchands ambulants qui squattent les trottoirs et la chaussée.

    Le sens du beau s’émousse par ailleurs dangereusement. Quand le paysage quotidien se limite à une forêt de chiffons et des montagnes de chaussures usagées. Et que ce n’est même pas le snobisme marketing de la marque de luxe Golden Goose qui vend 450 euros une paire hideuse de sneakers délibérément salis et designés troués, avec un pansement de sparadrap.

    «Garaba» de fruits, paniers de légumes, corbeilles de riz rouge, «sahafa» de petits crustacés, soubiques de produits vivriers dont on a oublié le nom et l’existence : où donc se réfugie une certaine idée de la civilisation !

  • ANTANANARIVO EN MANQUE DE BORNES D’INCENDIE

    ANTANANARIVO EN MANQUE DE BORNES D’INCENDIE

    LUTTE CONTRE LES INCENDIES – L’insuffisance de bornes d’incendie constitue un problème profond pour les sapeurs-pompiers d’Antananarivo. Il est essentiel de sensibiliser les citoyens pour protéger ces biens communs.

  • MADAGASCAR : UN MILLION D’ARBRES À PLANTER EN UNE JOURNÉE

    MADAGASCAR : UN MILLION D’ARBRES À PLANTER EN UNE JOURNÉE

    ENVIRONNEMENT – Planter un million d’arbres en une journée dans un seul endroit, tel est l’objectif de Bôndy. Le bois de chauffe, les arbres de construction, le bois de rente et les arbres fruitiers figurent parmi les variétés incluses dans ce projet.

    Bôndy dispose en ce moment de trois millions de graines à planter et à expérimenter. Les huit jeunes membres se focalisent surtout sur le suivi et l’entretien des plants mis en terre. Ils veulent s’assurer que chaque pied planté pousse dans les meilleures conditions.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mon expo sur la langue malgache

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mon expo sur la langue malgache

    L’Europe et ses châteaux séculaires, l’Europe et ses palais centenaires, l’Europe et ses musées, l’Europe et ses grands théâtres, l’Europe et ses chefs d’œuvre d’architecture… Il y aurait tant à visiter, dans chaque ville de chaque pays, à l’occasion de journées européennes du Patrimoine.

    Madagascar n’est pas l’Europe. Surtout que nous avons laissé incendier nos Rova ou oublié de réfectionner les routes qui conduisent aux sites historiques demeurés intacts. Mais, dans mon admiration envieuse, je rêve de journées du Patrimoine à Madagascar qui pourraient concerner un patrimoine unique, mais méconnu à force d’être banalisé. Il s’agit de la langue malgache, des langues de Madagascar, dont les spécialistes s’accordent à dire qu’elles appartiennent aux langues austronésiennes qui sont parlées en Indonésie, en Malaisie, à Brunei, aux Philippines, dans le Pacifique, et, comme langues minoritaires, à Taïwan, à Singapour, au Vietnam, au Kampuchea, en Thaïlande et en Birmanie. À Mayotte, l’île comorienne la plus proche de Madagascar, un tiers de la population parle des dialectes malgaches (cf. Karl Adelaar, «Les langues austronésiennes et la place du malagasy dans leur ensemble»).

    C’est sur l’île de Kalimantan (anciennement Bornéo), en Indonésie, la deuxième plus grande île du monde, que les linguistes situent la langue la plus proche du malgache : le maanyan et les parlers du Sud-Est Barito, proche de la ville de Banjarmasin.

    Rien que le paradoxe de «la Grande île de Madagascar, au large de l’Afrique, peuplée d’habitants physiquement si divers mais parlant tous une langue indonésienne» occuperait une belle exposition qu’on monterait sur chaque agora de chaque village de Madagascar. La présence à 4000 kilomètres de son foyer d’origine de cette langue qui est la nôtre sera expliquée à travers différents panneaux : géographie de l’Asie du Sud-Est ; reproduction des inscriptions anciennes en vieux malais de l’époque de Srivijaya ; carte des vents dans l’Océan Indien ; histoire de la pirogue à balancier (lakampiara) dont le prototype est gravé dans la pierre du temple de Borobudur à Java (Indonésie) et dont des exemplaires naviguent tous les jours sur les côtes occidentales malgaches ; photos des expéditions maritimes du Sarimanok (1986), de l’Amanna-Gappa (1991) et de celle de 2003 qui ont effectué la traversée Indonésie-Madagascar ; «album de famille» de faciès rencontrés chez les aborigènes de Taïwan ou les habitants de Sri Lanka ; hypothèses du peuplement de Madagascar : cette toujours «plus belle énigme du monde».

  • ?10.000 PATIENTS SERONT SOIGNÉS GRATUITEMENT DANS LE SUD DE MADAGASCAR

    ?10.000 PATIENTS SERONT SOIGNÉS GRATUITEMENT DANS LE SUD DE MADAGASCAR

    L’Association « Médecins de l’Océan Indien », ou MOI, en est à sa 65ème mission en terre malgache et la 78ème de son histoire, ce depuis une trentaine d’années. Cette fois-ci, elle va intervenir à Taolagnaro et dans ses communes environnantes, du 1er au 10 octobre prochain et ce, toujours dans l’objectif de soigner, sans aucun frais, 10 000 patients dans cette partie du pays. Compte tenu des difficultés logistiques, la compagnie Tsaradia a également apporté son support à MOI. L’implication du Docteur Koytcha, de l’association MOI, et des partenaires, a permis de soigner des centaines de milliers de personnes à Madagascar.

    www.2424.mg accompagnera l’équipe médicale, comme lors de la première mission de cette année 2019, pour accompagner ses hommes et ses femmes au grand cœur.

  • BAREA VS BRAVE WARRIORS

    BAREA VS BRAVE WARRIORS

    BAREA – Madagascar a un pied au CHAN 2020 (Championnat d’Afrique des nations de football), qui se jouera au Cameroun. Le Coach de l’équipe nationale malgache, Franklin Andriamanarivo, s’est montré plus qu’optimiste concernant l’avenir de son équipe. Certes, ses hommes ont battu les « Brave Warriors » namibiens, sur le score de 1 à 0, mais le technicien fait comprendre qu’il ne se contentera pas de défendre lors du match retour en Namibie.
  • BAREA VS BRAVE WARRIORS

    BAREA VS BRAVE WARRIORS

    BAREA – Les Barea ont remporté, ce 22 septembre à Mahamasina, la première manche de leur confrontation avec les Brave Warriors namibiens. Madagascar est à un match d’une première participation au CHAN (Championnat d’Afrique des nations de football 2020). Théorodin Solofoniaina Andrinirina alias Besna a marqué l’unique but de la rencontre à la 93ème minute. Retour en image sur l’ambiance de ce dimanche.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mercato aux esclaves

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mercato aux esclaves

    Prêté par le Bayer Leverkusen au Borussia Mönchengladbach, revendiqué par son club titulaire alors que le SC Napoli s’en veut acquéreur : l’histoire personnelle de Kristoph Kramer, titulaire dans le onze allemand champion du monde 2014, est une histoire classique du Mercato.

    La ligue des Champions 2019-2020 est arrivée, sonnant la fin provisoire du mercato. Keylor Navas, hier encore trois fois champion d’Europe avec le Real Madrid, a inauguré sa titularisation au Paris Saint-Germain avec une victoire nette et sans bavure contre ses anciens coéquipiers madrilènes avec lesquels il s’entraînait encore quelques jours auparavant : «Quand nous sommes arrivés dans le tunnel, avant d’aller sur le terrain, et voir mes anciens coéquipiers, c’était bizarre», dira-t-il. Ç’aurait été bizarre pour n’importe quel être humain non dénué de sens social, mais Navas était déjà une vile marchandise. Lui-même s’y était résigné : «Il faut changer de mentalité et tous ceux qui sont dans le football savent que ce genre de chose peut arriver».

    Aucun footballeur sensé n’aurait échangé sa place au Real de Madrid, le club le plus prestigieux d’Europe, contre un poste au PSG de très récentes ambitions. Sauf que Keylor Navas n’avait pas trop le choix : il avait été supplanté au poste de titulaire par une nouvelle recrue. En acceptant sa «rétrogradation», de Madrid à Paris, Navas récupérait un rang de titulaire, délogeant du même coup le jeune Alphonse Areola obligé à son tour d’accepter un poste de doublure au Real. Areola non plus n’avait pas trop le choix.

    Le joueur n’a pas son mot à dire. À peine. Les aristofoots Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, deux des meilleurs joueurs de tous les temps, seigneurs incontestés en leur confrérie, auraient pu s’opposer à l’achat d’un joueur dont le salaire aurait été supérieur au leur. Par contre, les prolétaires du métier, interchangeables en interne et exchangeables à chaque mercato, sont déjà heureux de bénéficier d’un temps de jeu qui les expose aux yeux avides des recruteurs-chasseurs d’esclaves.

    Car, le joueur de foot est au mercato UEFA ce que le gladiateur était aux arènes de Rome. Une marchandise. Mercato est un mot italien, sans doute le même qu’employaient déjà les vendeurs des «esclavons», slaves de Dalmatie dans les Balkans, qu’achetaient des traiteurs d’Afrique du Nord ou de Byzance (dans l’actuelle Turquie). La traite de ces esclaves slaves s’opérait entre Méditerranée italienne, Mer Noire et embouchure du Don. Dire qu’il y a encore 500 ans, Venise était l’un des marchés aux esclaves les plus florissants d’Europe…

    Neymar, le joueur le plus cher à acheter de toute l’histoire récente du football, est aussi celui le plus dur à vendre ou troquer, quitte à le brader. Paris l’avait acheté au prix fort et entendait le revendre avec une juteuse plus-value. Les rodomontades des Neymar père-et-fils n’allaient rien y changer : la traite proprement dite ne concernait que vendeur et acheteur. Pas la marchandise millionnaire.

  • ENTREPRENDRE : AMBITION, PATIENCE, AUDACE

    ENTREPRENDRE : AMBITION, PATIENCE, AUDACE

    ÉCONOMIE-IFM – Entreprendre constitue probablement la meilleure option pour les jeunes qui souhaitent réussir. Ils doivent pour cela faire face à de nombreux défis.
  • WORLD CLEAN UP DAY

    WORLD CLEAN UP DAY

    Ny 21 ny septambra dia andro natokana ho an’ny fanadiovana eran-tany. Ny teto Madagasikara dia anisany nandray anjara tamin’izany ka maro ireo hetsika fanadiovana natao. Ny World Clean Up Day dia entina hanentanana ny tsirairay mba hanadio ary ihany koa tsy hanary fako eny rehetra eny.