Catégorie : À la une

  • SALON DU SECTEUR PRIVÉ DE LA SANTE

    SALON DU SECTEUR PRIVÉ DE LA SANTE

    Nombreux sont les stéréotypes autour des services de santé à Madagascar. Les centres de soin public seraient minés par la corruption et la qualité des prestations y serait déplorable. Les structures privées, quant à elles, sont pointées du doigt par les patients, du fait du coût élevé pour les soins et les actes médicaux qui y sont pratiqués.

    Les acteurs du secteur de la santé ont tenu à apporter des éclaircissements par rapport à ces préjugés, ce à l’occasion du Salon du secteur privé de la santé de Madagascar à Anosy les 2-3 août.

  • CARBURANTS – Le prix à la pompe moins cher que le prix réel

    CARBURANTS – Le prix à la pompe moins cher que le prix réel

    La vérité des prix n’est pas encore atteinte. Si l’on en croit la nouvelle structure tarifaire récemment publiée par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), le prix à la pompe est en moyenne de 265 ariary moins cher que le prix de référence. Malgré une baisse des différentes composantes du prix, les autorités ont encore dû utiliser le système d’ajustement des prix maxima affichés à la pompe pour pouvoir diminuer les prix proposés au public.

    Ainsi, si le prix du litre du super carburant devrait être de 4 229 ariary, les stations services l’écoulent à 4 100 ariary, soit une différence de 129 ariary. Le prix du gasoil, lui, s’affiche à 3 400 ariary alors que le prix réel est de 3 695 ariary, soit un ajustement de 295 ariary. Le pétrole lampant qui devrait coûter 2 746 ariary, quant à lui, est vendu à 2 130 ariary, générant un gap de 616 ariary par litre.

    Afin de concrétiser la promesse présidentielle de baisser les prix des carburants, les autorités ont négocié une nouvelle structure tarifaire auprès des compagnies de distribution pétrolière. Les baisses obtenues n’ont toutefois pas encore permis d’arriver à la vérité des prix, obligeant le gouvernement à recourir au système de lissage déjà appliqué sous l’administration Rajaonarimampianina.

    Il faut cependant noter que les réductions appliquées sur les différents postes constituant la structure de prix sont conséquentes. Après négociations, le gouvernement a obtenu que les compagnies de distribution réduisent leurs marges bénéficiaires de 100 ariary. Celles-ci sont passées de 443 ariary par litre à 343 ariary par litre. Le coût du fret maritime qui était l’une des rubriques les plus chères a diminué de près de 86 ariary par litre, soit une baisse de 43% par rapport au coût initial. Les frais d’approche qui coûtaient près de 77 ariary par litre sont pour leur part passés à 36 ariary par litre.

    Grâce à la nouvelle structure tarifaire qui s’applique rétroactivement aux prix affichés depuis janvier, le gouvernement affirme avoir réussi à « annuler » la totalité du passif qu’il devait aux pétroliers à la suite du blocage des prix à la pompe en 2018. Avec la non-application de la vérité des prix, cependant, l’État semble contracter de nouvelles dettes auprès des compagnies de distribution pétrolière.

  • ZAPPING DU WEB JUILLET 2019

    ZAPPING DU WEB JUILLET 2019

    ZAPPING DU WEB : Une sélection de vidéos qui nous ont marqué ce mois de juillet.

  • KATRO &CO APPORTE SON APPUI À SELESY, VENDEUR DE BEIGNETS

    KATRO &CO APPORTE SON APPUI À SELESY, VENDEUR DE BEIGNETS

    ENTREPRISE SOCIALE – Le soutien apporté par KATRO &CO, via le crowdfunding, au projet de Selesy, est le premier d’une longue série au profit des petits promoteurs. Cette entreprise sociale vient de donner un réel coup de pouce à ce jeune vendeur de beignets de banane d’Ambohijatovo Ambony. Une application a été mise au point pour permettre aux clients de retrouver les petits services comme Selesy à Madagascar, via internet, par la cartographie.

  • VANF ONLINE – Élections = Démocratie ?

    VANF ONLINE – Élections = Démocratie ?

    Démocratie = élections. Quoique. Ce n’est pas ce qu’affirme Marcel Prélot, ma référence incontournable lors des années de Droit, et dont je garde toujours «Institutions politiques et droit constitutionnel», des Précis Dalloz, à portée de main.

    «Traditionnellement, le mot démocratie désigne le gouvernement auquel le plus grand nombre participe. Il est formé de deux racines grecques : dèmos, peuple et cratos, règne, gouvernement, pouvoir. (…) La démocratie antique, comme la démocratie moderne, s’oppose au pouvoir d’un seul. La démocratie antique, comme la démocratie moderne, reconnaît la liberté de s’exprimer à toutes les opinions. La démocratie antique, comme la démocratie moderne, place les opinions, reconnues libres, sur un plan d’égalité. La démocratie antique, comme la démocratie moderne, remet la décision à la majorité».

    À l’aune des principes de liberté, d’égalité et de majorité, y eut-il jamais de réelle démocratie à Madagascar ? Quelles opinions libres et égales avaient accordé une majorité de 99% à Philibert Tsiranana cinq mois avant que le 13 mai 1972 n’emporte son régime moribond ? Quelles opinions libres et égales avaient accordé une majorité de 3.213.146 OUI (sur 3.698.451 inscrits) à Didier Ratsiraka et sa Constitution le 21 décembre 1975, allégeance régulièrement renouvelée d’élections septennales en élections septennales ?

    Paradoxalement, les élections de novembre 2001 me semblent les plus représentatives d’opinions libres, égales et concurrentes. Tellement libres, tellement égales, tellement concurrentes, que le pays sombra dans la crise de 2002. Tellement égales que, dix-sept ans après, je ne sais toujours pas qui a vraiment «gagné». Seule certitude : pas de «Premier Tour dia Vita».

    La HCC («Haute Cour Constitutionnelle, institution de la RDM» comme ne pensait pas si bien dire une communication à un colloque de juillet 1988) était trop connotée pour être crédible. Et c’est ce péché originel d’une institution de la «République Démocratique» (les guillemets sur République ou sur Démocratique ?) dont allaient hériter, dans l’opinion publique, toutes les compositions ultérieures d’une juridiction qui a besoin d’un rebranding marketing. Le copier-coller d’une CENI, qui est aux élections ce que le prêt-à-porter du PAS (programme d’ajustement structurel) fut à l’économie, n’a rien arrangé avec toutes les améliorations auxquelles on se refuse plutôt que d’aller coûte que coûte, tête baissée dans le mur d’élections bâclées.

    Dans l’Antiquité grecque, ils n’avaient pas besoin d’un RGPH de l’ère numérique ni d’un état-civil biométrique. Dans l’Antiquité grecque, ils n’avaient pas besoin d’une liste électorale informatisée qui supprime les doublons et ne ressuscite pas les morts. Dans l’Antiquité grecque, ils n’avaient pas besoin d’une administration électorale qui donne les résultats complets du vote électronique une heure après la fermeture des bureaux de vote.

    Les élections seraient la démocratie ? Et elles permettraient à des détenus d’être élus par un électorat sans doute sourd et aveugle mais pas muet quand il s’agit d’exprimer un vote improbable. Et elles assourdiraient le bon sens sous un concert de beuglements pour mieux étouffer le bruit des casseroles que beaucoup traînent. Et elles enverraient à l’Assemblée Nationale une majorité d’élus minoritaires.

    Des élections sont la démocratie, dans ces pays qui ont su créer une masse critique d’instruits et qui ont su élever le niveau de vie de leur population pour lui éviter le chantage alimentaire d’une voix contre un kapoaka de riz. À Madagascar, dans les conditions actuelles qui sont encore celles de l’Antiquité, ce n’est certainement pas la démocratie qui perdrait ou gagnerait à la suppression des élections.

  • FAKANA AN-KERINY

    FAKANA AN-KERINY

    Fanazavana nentin’i Jeneraly Richard Ravalomanana, Sekreteram-panjakana eo anivon’ny ministeran’ny Fiarovam-pirenena miandraikitra ny Zandarimariam-pirenena (SEG), mahakasika ny ady natao tamin’ny fakana an-keriny teto Madagasikara.

  • LE PARC NATIONAL D’ANKARAFANTSIKA GRAVEMENT MENACÉ

    LE PARC NATIONAL D’ANKARAFANTSIKA GRAVEMENT MENACÉ

    ?ENVIRONNEMENT – Le parc national d’Ankarafantsika gravement menacé.

    Depuis quelques années, le phénomène semble prendre de l’ampleur selon le chef de secteur. La migration de populations du sud de Madagascar est pointée du doigt, tout comme la culture des terres et la production de charbon. Reportage sur la destruction programmée d’une richesse unique de Madagascar si aucune action pérenne n’est mise en place. Une problématique humaine et environnementale qui nécessite une implication importante de l’État.

  • TÉLÉPHONES SANS IMEI, L’ARTEC CONFIRME SA DÉTERMINATION

    TÉLÉPHONES SANS IMEI, L’ARTEC CONFIRME SA DÉTERMINATION

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – 1 100 téléphones portables sans numéro d’identification (IMEI) valable ont été détruits, ce 1er août à Ivandry, dans l’enceinte de l’Autorité de régulation des technologies de communication (ARTEC). Le Directeur général par intérim de l’ARTEC, Laurent Rakotomalala, a déclaré que plus de 30 % des terminaux téléphoniques utilisés à Madagascar ne sont pas dotés d’un IMEI. Ces appareils ne sont donc pas conformes aux règles en vigueur dans le secteur.

  • JOURNÉE MONDIALE DE LA POPULATION

    JOURNÉE MONDIALE DE LA POPULATION

    La célébration de la Journée mondiale de la population a eu lieu le 31 juillet, pour ce qui concerne Miarinarivo-Itasy. La Direction Régionale de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme, de la région Itasy, a organisé à cette occasion une campagne de dépistage du VIH Sida. Les femmes ont par ailleurs pu recevoir des conseils sur le planning familial.

  • VANF ONLINE – Une nuit aux Urgences

    VANF ONLINE – Une nuit aux Urgences

    Un hôpital porte son nom. Plus personne ne sait que celui d’Ingahindriana Joseph Ravoahangy-Andrianavalona (28 octobre 1893 – 21 août 1970) est indissociable du nationalisme malgache incarné dans les deux mouvements V.V.S. (Vy Vato Sakelika) et M.D.R.M. (Mouvement démocratique de la rénovation malgache). Le 21 mars 1946, Joseph Ravoahangy-Andrianavalona soumettait à l’Assemblée Nationale Française l’abrogation immédiate de la loi d’annexion de 1896. L’homme politique le plus populaire à la tête du parti le plus populaire (MDRM), aurait pu rêver d’un destin présidentiel si le MDRM n’avait pas été décapité après le 29 mars 1947 et lui-même condamné à mort avant d’être exilé jusqu’à son retour tardif en juillet 1960.

    À l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, comme dans tout hôpital, les Urgences sont toujours synonymes d’une catastrophe. D’ailleurs, à HJRA, les Urgences jouxtent la Morgue. Une antichambre en quelque sorte.

    L’autre punition d’avoir à se retrouver là est l’absence totale d’intimité. Double peine. Malgré l’écriteau, «Mpanaraka iray ihany», les plus pauvres débarquent toujours très nombreux et on ne se bouscule pas pour les accueillir. La mère ignore le poids de son enfant : à quand remonte la dernière pesée, insiste l’interne. Il devrait y avoir un pèse-personne dans la salle. Les plus nantis arrivent à deux ou trois mais on s’empresse autour d’eux. Désagréable sensation d’avoir affaire à des «mpanera» sans qu’aucun document n’ait été établi. Heureusement, cette nuit-là, aucune «commission» n’a été discrètement demandée. Un autre écriteau, tout aussi discret que le premier, prévient d’ailleurs solennellement que «Nous luttons tous contre la corruption. Les paiements se font uniquement à la caisse. Exigez votre reçu». Ça rentre doucement dans les mœurs. Trois décennies d’atavisme «mametraha kely» ne s’effacent pas par miracle.

    Des internes officient. Huit ans d’études universitaires et se retrouver à devoir examiner des gens dont la dernière douche remonte à l’année dernière. Le serment d’Hippocrate les oblige à être beaucoup hypocrites de palpations pas trop dégoûtées. Les sutures se font sans sensiblerie. Il semble même que les blessés en état d’ébriété soient couturés sans anesthésie. Hippocrate devait être Croix-Bleue.

    À Madagascar, l’acte médical est gratuit, mais les soins le sont moins. Il faut acheter soi-même bistouri, gants, anesthésiant, seringue, compresse, sparadrap, fil. À la pharmacie de HJRA, ni TPE, ni chèque, que du cash. Le distributeur automatique de la Société Générale se trouve heureusement à la porte de l’hôpital, même s’il est loin des Urgences. À Befelatanana, celui de la BNI est à Mahamasina ; à HOMI (ex Girard et Robic), le plus proche distributeur (BNI) veille nuitamment à plus d’un kilomètre…

    Beaucoup plus proche, l’Institut Médical de Madagascar. Un tunnel le relie à HJRA, mais c’est un véritable «Checkpoint Charlie» entre deux mondes cloisonnés. Malgré le chauvinisme de l’interne qui nous a interdit d’aller IMM, l’Imagerie Médicale de HJRA, fièrement annoncée en 2015, était en panne (j’espère que ce n’est pas depuis quatre ans). Presque pas étonnant : HJRA hôpital public, IMM gestion privée.

    Quoique. Ces sept motocyclettes garées dans un couloir bien propret font définitivement désordre. À IMM, même les WC signent leur appartenance à un établissement payant. Clivage par l’argent.
    L’argent. Que devient celui que réclament les gardiens somnolents de HJRA ? «Exigez votre ticket» : plusieurs minutes d’attente avant de se voir remettre un bout de papier parfaitement illisible. Un ticket horodaté aurait indiqué «Arrivée 22 h 30, Sortie 1 h 30 du matin». Il ne faut pas être pressé aux Urgences.