Catégorie : À la une

  • REMISE D’ACTES DE NAISSANCE DANS LA COMMUNE DE MIARINARIVO

    REMISE D’ACTES DE NAISSANCE DANS LA COMMUNE DE MIARINARIVO

    De nombreux enfants n’ont pas d’acte de naissance dans la commune urbaine de Miarinarivo. Inexistants aux yeux de la loi, ces citoyens n’ont aucune identité, et ne savent parfois pas quel âge ils ont.

    Avec l’aide de plusieurs partenaires, dont le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), cette commune a pu procéder, le 31 juillet, à une distribution gratuite de copies. Ces opérateurs économiques ont profité de l’occasion pour sensibiliser les parents sur leur responsabilité sociétale, notamment concernant l’inscription des enfants dans les registres administratifs.

  • JEUX DES ÎLES – L’athlétisme et l’haltérophilie sauvent les meubles

    JEUX DES ÎLES – L’athlétisme et l’haltérophilie sauvent les meubles

    Le rideau tombe sur les Xe Jeux des îles de l’océan Indien qui se sont tenus à Maurice. L’heure est maintenant au bilan, avec des fortunes diverses pour les 14 disciplines présentes à Maurice, du 19 au 28 Juillet. Avec 48 médailles d’or, 47 en argent et 32 en bronze, et un total de 127 breloques, Madagascar s’est classé deuxième. Mais la Grande île s’est retrouvée loin du pays hôte qui a raflé 221 médailles, dont 92 avec la plus belle des couleurs.

    Globalement, la Grande île arrive à améliorer ses performances par rapport à la précédente édition. Elle a fait tomber douze médailles d’or de plus dans son escarcelle que lors des Jeux à La Réunion en 2015, Madagascar gagne ainsi au passage une place au classement général. À priori, les résultats sont conformes aux attentes des dirigeants. Un mois avant les Jeux, Rosa Rakotozafy, directeur général des sports au sein du ministère de la Jeunesse et des sports, avait indiqué qu’« une cinquantaine d’athlètes a été envoyée en Chine pour poursuivre des stages, afin de rapporter plus de médailles ».

    Sylvain Ranjalahy, journaliste, estime pourtant que Madagascar « aurait dû remporter plus de médailles, s’il y avait une bonne organisation et une bonne préparation ». En outre « le budget des JIOI devrait être fixé dès le départ, pour que les athlètes puissent se préparer dans de bonnes conditions, et obtenir de bons résultats», observe-t-il.

    À voir de plus près les résultats, le contraste est saisissant concernant la performance des athlètes au niveau de chaque discipline. L’haltérophilie et l’athlétisme se trouvent aux premiers rangs des grands gagnants de la compétition. Ces deux disciplines ont rapporté 42 médailles d’or à la délégation malgache, soit près de 87% des médailles avec la plus belle des couleurs, dont 24 pour la délégation malgache en haltérophilie. Comme à l’accoutumée, l’athlétisme reste une discipline permettant à Madagascar d’améliorer ses statistiques, en récoltant 18 breloques avec la plus belle des couleurs.

    Harinelina Randriamanarivo, président de la Fédération malgache l’haltérophilie explique que cette performance est le fruit d’une longue préparation. « Ces athlètes ont déjà eu quatre ans de préparation avant ces jeux, en passant par la Coupe d’Afrique et de nombreux tournois internationaux », argue-t-il. Pour Sylvain Ranjalahy, la performance des haltérophiles n’est pas anodine dans la mesure où « ces athlètes sont d’un niveau mondial et sont classés parmi les meilleurs en Afrique ». « D’ailleurs, l’objectif de l’haltérophilie est lié aux Jeux olympiques, tandis que les JIOI ne sont qu’une étape de préparation pour eux », détaille-t-il.

    Cependant, « l’athlétisme aurait dû remporter plus médailles s’il y avait plus d’athlètes envoyés à Maurice », toujours selon Sylvain Ranjalahy. « Il y avait un coureur qui participait à quatre compétitions différentes en une journée, alors qu’on sait qu’avec la voile et le badminton, la chance de médaille est presque impossible », regrette-t-il.

    La natation figure également dans la liste de la déception, du moins au niveau des résultats bruts. Les nageurs malgaches n’ont remporté qu’une médaille d’argent et une en bronze. Dans cette discipline, les meilleurs compétiteurs sont envoyés disputer le championnat du monde. Bako Ratsifandrihamanana, recordwoman d’Afrique et quadruple médaillée d’or des Jeux des îles, déplorent le déficit structurel au niveau sa discipline favorite.

    Pour ce qui est des sports collectifs, le basket-ball, les athlètes masculins et féminins arrivent à accrocher l’or dans leurs tableaux de chasse, tout comme les « Maki » pour le rugby à sept. Ce qui n’est pas le cas du football, dont l’équipe nationale a trébuché dès la phase de poules, coûtant au passage la tête de l’entraîneur, Romuald Rakotondrabe, dit Rôrô, celui-ci respectant sa parole en démissionnant de son poste, après la mauvaise performance de ses protégés. Cette contre-performance illustre les propos de Sylvain Ranjalahy en matière de mauvaise organisation durant la préparation.

    À noter un autre fait marquant durant les Jeux. La délégation malgache n’a pas réussi à décrocher l’organisation des XIe JIOI, et ce, malgré la présence du président de la République, Andry Rajoelina, en terre mauricienne, pour soutenir le dossier malgache tout en supportant les athlètes. La Grande île a été supplantée par les Maldives qui auront donc l’honneur d’accueillir les prochains Jeux en 2023.

    Crédit photo L’express de Maurice

  • CONTRÔLE À 2 VITESSES

    CONTRÔLE À 2 VITESSES

    À moins d’être aveugle, il est évident que certains véhicules privés, taxis, ou de transport en commun plus particulièrement, ne peuvent avoir logiquement de contrôle technique valide. Le bon sens devrait les empêcher de rouler, rien qu’au premier coup d’œil, ce sans aucune nécessité d’appareil de contrôle.

    Allons-nous vers un contrôle à 2 vitesses, ou est-ce déjà clairement le cas ? On ne cesse de nous rappeler que la loi est la loi, mais il semblerait qu’à Madagascar, l’esprit de pauvreté domine la loi, comme tirer vers le bas plus que vers le haut. Non, ce n’est pas une critique, mais un constat, tout comme de dire ouvertement que les lois sont trop souvent faites pour les imbéciles sur la Grande île, car parfois une loi nationale appliquée à Antananarivo, peut ne pas être appliquée dans aucune autre ville ou à la campagne.

    Certains pourraient trouver dans ce dessin, tout simplement une critique envers les transporteurs en commun versus « les riches », mais à faire le parallèle avec les contrôles fiscaux entre le grossiste de quartier versus un grand groupe, les contrôles sanitaires entre le gargotier versus le restaurant, les contrôles du cahier des charges entre le vendeur d’épices locales versus l’exportateur, les contrôles d’hygiène entre le vendeur de biscuits de rue versus l’industriel, les contrôles des permis de construire, les contrôles des normes, les contrôles des véhicules de location, les contrôles des chambres d’hôtels, etc. tout y passe, et définitivement à Madagascar le contrôle est à 2 vitesses, et celle qui l’emporte tire le pays vers le bas.

    Cependant, il faudrait penser à ces questions : qui paye réellement aujourd’hui pour faire avancer Madagascar ? Qui peut tirer la Grande île vers le haut ? Est-ce que l’apologie du misérabilisme, comme prétexte ou excuse, fera avancer notre pays tout comme nos voitures dans de bonnes conditions ?

  • ENQUÊTE SUR LA VANILLE DANS LE NORD DE MADAGASCAR

    ENQUÊTE SUR LA VANILLE DANS LE NORD DE MADAGASCAR

    ?EXCLUSIF : ENQUÊTE SUR LA VANILLE DANS LE NORD DE MADAGASCAR

    L’or noir de Madagascar, la vanille, ne semble pas profiter à la Grande île, du moins pas aux populations des zones concernées. Insécurité, vol, arnaques, sont les maux des planteurs, pourtant le cours mondial de la vanille a explosé ces dernières années. 855 millions USD de vanille exportée en 2018, un chiffre à donner le tournis, sans en voir la couleur palpable dans les investissements locaux, ni dans l’impact social. Enquête exclusive sur l’or noir.

  • NY HOAVIN’NY BAOLINA KITRA ETO MADAGASIKARA

    NY HOAVIN’NY BAOLINA KITRA ETO MADAGASIKARA

    ?BAOLINA KITRA – Fandaharana manokana mahakasika ny hoavin’ny baolina kitra eto Madagasikara. Ho arahinao eto amin’ny www.2424.mg sy Les Décrypteurs ny Sabotsy 3 Aogositra 2019 ny tapany voalohany.

  • ENVIRONNEMENT : 56ÈME CONGRÈS ANNUEL ATBC À MADAGASCAR

    ENVIRONNEMENT : 56ÈME CONGRÈS ANNUEL ATBC À MADAGASCAR

    Cette année, Madagascar accueille le 56ème congrès annuel de l’Association for Tropical Biology and Conversation (ATBC), du 28 Juillet au 01 Août 2019 au Centre de Conférence International d’Ivato. Un défi pour la Grande île. Cet évènement a pour but de rassembler en un seul lieu des chercheurs scientifiques venant des quatre coins du monde.

  • BIODIVERSITÉ – Les mangroves au service de la communauté

    BIODIVERSITÉ – Les mangroves au service de la communauté

    Les forêts de mangroves rendent un précieux service aux communautés des localités où elles sont implantées, mais aussi à l’ensemble du pays. La journée internationale de la mangrove, célébrée le 26 juillet, a été une occasion pour rappeler aux malgaches la place que tient cet écosystème dans le développement socio-économique de la Grande île.

    Une des merveilles les plus fascinantes de la nature. Anitry Ny Aina Ratsifandrihamanana, directeur pays du Fonds mondial pour la nature (WWF) à Madagascar, ne tarit pas d’éloge sur la mangrove. Cet écosystème terre-mer, constitué d’arbres variés qui longent les côtes et dont les racines s’enfoncent dans les vases ou les marais, offre une gamme de services de valeur inestimable pour les populations riveraines.

    Servant d’habitat à diverses espèces marines d’importance économique et alimentaire, tels que les poissons, les crabes et les crevettes, la mangrove favorise la petite pêche, principale source de revenus de nombreuses communautés malgaches. Elle contribue également à la protection du littoral, en atténuant les impacts des tempêtes et de l’élévation du niveau de la mer. Une étude montre ainsi que les zones protégées par les mangroves sont moins dévastées par les tsunamis, que celles où il y a moins, ou tout simplement pas, de mangroves.

    Les mangroves qui ont une forte capacité de séquestration de carbone contribuent également à préserver la terre des conséquences des gaz à effet de serre. Mais comme les arbres qui forment les mangroves peuvent aussi servir de combustibles, celles-ci se retrouvent en danger et voient leur superficie diminuer au fil des années.

    Cogestion

    Selon un rapport sur l’évolution des mangroves à Madagascar publié par l’Organisation non-gouvernementale (ONG) qui opère dans la protection et la conservation de l’environnement, la surface totale de cet écosystème est passée de 294 387 ha en 2000 à 236 400 ha en 2018. Si on se réfère aux résultats de cette étude, la Grande île a perdu 57 987 ha en 18 ans, soit 3 221 ha par an. Ces pertes sont principalement liées à la conversion des terres, à la collecte de bois pour le bois de chauffe et au bois d’œuvre, note Tiana Ramahaleo, responsable au sein de WWF Madagascar dans ce même rapport.

    Pour conserver cet écosystème, la cogestion en collaboration avec les communautés locales est préconisée. Une campagne menée depuis 2007 par le WWF a permis de protéger et de restaurer 50 000 ha de mangroves dans les régions de Menabe et Diana. Cette organisation affirme également avoir planté 2 millions d’arbres de mangroves en 10 ans. Par ailleurs, une Commission nationale de gestion intégrée de mangroves (CNGIM) a été créée pour assurer la conservation de cette biodiversité.

    A défaut de pouvoir stopper l’exploitation incontrôlable des mangroves, ces initiatives permettent au moins de la ralentir. En outre, l’idée est de conserver la première place de Madagascar dans la sous-région de l’océan Indien occidental en matière d’étendue de mangroves. Renfermant 30% des mangroves de la région, la Grande île compte aussi par ailleurs 2% de la mangrove mondiale.

    Source photo : WWF Madagascar

  • FESTIVAL MINI-MANIA

    FESTIVAL MINI-MANIA

    Les passionnés de modèles réduits se sont retrouvés, samedi dernier (27 juillet) au Skate Park Antanimena, lors du Festival Mini-Mania. Cet évènement avait pour objectif d’élargir l’univers de la miniature à Madagascar. Des expositions de modèles réduits, des shows, des concours et des ateliers figuraient au programme.

  • VANF ONLINE – Inventaire en Amnésie

    VANF ONLINE – Inventaire en Amnésie

    Une revue, archivée depuis des années : le numéro 2126 du 2 au 8 avril 1992 du magazine L’Express parce que sa Une m’avait aimanté : «C’était hier…». Dans ces soixante pages de «comment, en trente ans, la vie quotidienne des Français a changé», je retrouve beaucoup de «comment, depuis soixante ans (1962-2019), la vie quotidienne des Malgaches n’a pas changé…»

    Sur deux photos. Une montagne de fruits et légumes à même une rue des Halles et à même le sol, sur fond de cageots transbahutés à dos d’hommes : c’était dans les années 1960, à Paris, mais un spectacle déplorablement quotidien en 2019. Un «docker» qui tire une charrette à bras devant un parking de Fiat 500, Peugeot 403, Citroën 3CV, Volkwagen Coccinelle, Ford Capri. On se croirait Mahamasina, Andravoahangy, Anosibe…mais en 2019.

    Un texte court qui situe notre actualité dans le «voyage en Amnésie» des autres : «en 1962, un Français sur cinq n’avait pas l’eau courante ; six sur dix se contentaient d’un WC à l’étage ou d’un cabanon au fond du jardin». Ici, notre amnésie, c’est l’Alzheimer d’État quant aux accessoires hygiéniques indispensables.

    Une double étrangeté : notre paysage urbain, qui avait connu la colonne publicitaire Morris (une avait longtemps subsisté devant le cinéma Ritz à Analakely, une autre avait jusqu’à ces dernières années survécu à Tsaralalàna), n’a jamais été équipé de «pissotières rustiques et odorantes, grosses toupies rondes en tôle noire ou vert foncé, posées au coin des trottoirs» ; et si le mot «bain-douche» avait pu passer dans le langage courant des gens d’Avaradoha ou des riverains d’Antsahabe, la pratique assidue de cet «établissement de quartier qui fleure la lavande et le bon savon, fourni avec le savon» ne semble avoir jamais été la préoccupation première de ceux qui étaient privés de l’eau courante à domicile.

    Une poignée d’auteurs, enfin, ici inconnus (Michèle Georges disparue en 2008, Christian d’Epenoux mort en 2009) mais des textes évocateurs que j’aurais aimé savoir imaginer.

  • FOOTBALL – BAREA CHAN 2019, UNE PREMIÈRE VICTOIRE

    FOOTBALL – BAREA CHAN 2019, UNE PREMIÈRE VICTOIRE

    BAREA CHAN 2019 – Les Barea ont remporté le match face aux Mambas mozambicains sur le score de un but à zéro, le 28 juillet à Mahamasina, en match aller du tour préliminaire du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN). Le sélectionneur de l’équipe nationale, Franklin Andriamanarivo, est conscient que la confrontation en terre mozambicaine ne sera pas une tâche facile, mais reste confiant pour accéder au tour suivant.