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  • SOCIETE D’ÉTAT – La Jirama s’allie au Bianco et à l’Anaf pour traquer les fraudes et la corruption impliquant agents et usagers

    SOCIETE D’ÉTAT – La Jirama s’allie au Bianco et à l’Anaf pour traquer les fraudes et la corruption impliquant agents et usagers

    La Jirama renforce ses dispositifs de lutte contre les fraudes et la corruption. La compagnie nationale d’eau et d’électricité a conclu un partenariat avec le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et l’Agence nationale anti-fraude (Anaf) afin de traquer les fraudes et les faits de corruption au sein de la compagnie nationale. Cette démarche vise aussi bien les agents de la Jirama que les usagers, à travers des actions de prévention et de détection.

    La convention de partenariat a été signée jeudi au palais d’État d’Iavoloha par le directeur général de la Jirama, le Général Hajatiana Rasolomanana, le directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa, et le directeur général de l’Anaf, le Général Charles Andrianasoavina. Le président du conseil d’administration de la Jirama, le général Itibar Ottman, a assisté à la cérémonie.

    Selon la Jirama, cette coopération a pour objectif d’identifier les risques de fraude et de corruption au sein de l’entreprise afin de mettre en place des mesures destinées à les prévenir, les réduire et les éliminer. Le partenariat prévoit ainsi des actions de sensibilisation et de formation, un renforcement des capacités des acteurs concernés ainsi que des missions de contrôle et d’évaluation des risques. Il comprend également des dispositifs de détection des infractions liées à la fraude et à la corruption.

    A en croire la compagnie nationale, l’initiative ne cible pas uniquement les employés de la Jirama. Les usagers sont également concernés par les actions de sensibilisation et de prévention, tandis que les faits constatés pourront donner lieu à l’application des dispositions prévues par la loi.

  • AFFAIRES NATIONALES – Un dialogue politique en préparation avec deux anciens présidents de la République en parallèle de la concertation nationale

    AFFAIRES NATIONALES – Un dialogue politique en préparation avec deux anciens présidents de la République en parallèle de la concertation nationale

    Les autorités préparent un dialogue politique. Et la rencontre en début de semaine entre le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina et les deux anciens présidents élus, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, en est l’une des premières étapes. Ce dialogue politique se tiendra en parallèle de la concertation nationale, indique le président de la Refondation au cours de sa rencontre avec la diaspora malgache en Egypte, mardi soir. Selon le chef de l’Etat, cette démarche doit contribuer à créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections prévues en décembre 2027.

    Le président de la Refondation n’a pas donné de détails sur les tenants et les aboutissants ainsi que sur le déroulement de ce dialogue politique. “Nous allons encore avoir des discussions et nous verrons après comment mener ces discussions”, a-t-il juste évoqué devant son auditoire. “Les deux sont des ‘ray aman-dreny’ et nous voyons avec eux ce qu’il convient de faire”, a-t-il poursuivi. 

    A en croire le Colonel Michaël Randrianirina, l’issue de ce dialogue politique qui devrait être organisé parallèlement à la concertation nationale menée par le Conseil oecuménique des églises chrétiennes (FFKM) sera déterminante pour la préparation des prochaines échéances électorales. “Si ce dialogue politique se déroule bien, il n’y a pas de raison de douter de la tenue des élections de décembre 2027”, a-t-il soutenu. Il estime qu’une fois ce processus engagé dans de bonnes conditions, “il ne faudra pas longtemps pour préparer les élections”.

    Lundi, le chef de l’Etat a reçu à Iavoloha deux de ses prédécesseurs encore en vie. Selon le communiqué de la présidence, les discussions avaient permis aux participants de confronter leurs points de vue sur plusieurs questions touchant aux affaires du pays, dans l’intérêt de la population malgache.

  • ADMINISTRATION – Le décret relatif au renouvellement en ligne des passeports attendu dans deux Conseils des ministres

    ADMINISTRATION – Le décret relatif au renouvellement en ligne des passeports attendu dans deux Conseils des ministres

    Procédures allégées pour ceux qui souhaitent renouveler leur passeport. Les autorités annoncent la mise en place d’une plateforme permettant l’enrôlement en ligne de ceux qui ont déjà un passeport et qui souhaitent le renouveler dans les prochaines semaines. Elles annoncent également l’extension jusqu’à dix ans de la durée de validité de ce document de voyage, sauf pour les enfants. “Le décret correspondant sera adopté dans deux Conseils des ministres”, annonce le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, mardi soir, lors de la rencontre de la délégation présidentielle avec la diaspora malgache en Egypte.

    Comme précisé par la ministre des Affaires étrangères, Alice Ndiaye, l’enrôlement en ligne est uniquement réservé à ceux qui disposent déjà d’un passeport. “Ceux qui se font établir un passeport pour la première fois doivent se déplacer auprès d’une ambassade pour les empreintes digitales”, déclare-t-elle aux membres de la diaspora. Le déplacement auprès des services de l’immigration et de l’émigration est également obligatoire pour les primo-demandeurs résidant à Madagascar, que ce soit en province ou dans la Capitale.

    Au-delà du renouvellement en ligne, le décret à venir devrait aussi étendre jusqu’à dix ans la durée de validité du passeport pour les adultes qui en font la demande. Si la durée sera maintenue à cinq ans pour les jeunes enfants qui “sont encore susceptibles de changer de visage”, comme le souligne la ministre des Affaires étrangères, le choix est ouvert pour les adultes. Ceux-ci peuvent opter pour une durée de validité de cinq ou de dix ans, confie le ministre Mahefa Andriamampiadana. La différence sera sur les frais, confie-t-il à www.2424.mg. A l’entendre, les titulaires de passeport en cours de validité peuvent demander à ce que la durée de validité soit étendue jusqu’à dix ans, ou faire le choix d’une durée de cinq ou de dix ans de validité.

  • INSECURITE – Le Colonel Michaël Randrianirina dénonce une psychose entretenue sur les réseaux sociaux sans renier l’existence d’enlèvements

    INSECURITE – Le Colonel Michaël Randrianirina dénonce une psychose entretenue sur les réseaux sociaux sans renier l’existence d’enlèvements

    Il y a bien des enlèvements à Madagascar et certains sont suivis de meurtre. Et les autorités travaillent pour y mettre fin, assure le Colonel Michaël Randrianirina. “Les militaires, gendarmes et policiers ne dorment pas. Ils travaillent jour et nuit”, assure le chef de l’Etat durant sa rencontre avec la diaspora malgache au Caire, en Egypte, mardi soir. Il estime cependant que toutes les disparitions ne sont pas causées par des enlèvements. “Même les suicides sont présentés comme étant un meurtre sur les réseaux sociaux”, déplore-t-il.

    A l’entendre, les disparitions sont souvent amplifiées sur les réseaux sociaux, soit par des faux comptes créés dans le but de déstabiliser le pays et de créer la psychose, soit par de simples citoyens qui se laissent tromper par ces actes malveillants. Il dénonce notamment certains hommes politiques qui paient des jeunes chômeurs pour alimenter la peur sur les réseaux sociaux. “Si vous les suivez, vous leur donnez raison parce que c’est la réaction qu’ils attendent”, martèle-t-il.

    Bien qu’il insiste sur un climat de psychose délibérément instauré par des factions politiques d’opposition, le chef de l’Etat reconnaît l’existence de cas d’enlèvements suivis de meurtres. Il assure que ces cas relèvent de rites sacrificiels liés à des superstitions. Mais “nous travaillons à y mettre fin, et ceux qui s’y adonnent seront attrapés tôt ou tard”, assure-t-il, donnant quelques exemples d’arrestations et de poursuites déjà engagées. Il regrette juste que les forces de défense et de sécurité de Madagascar ne soient pas suffisamment équipées pour pouvoir intervenir avec célérité.

  • ÉLECTIONS – La Ceni avertit contre l’inscription d’étrangers ou d’anciens citoyens malgaches sur les listes électorales

    ÉLECTIONS – La Ceni avertit contre l’inscription d’étrangers ou d’anciens citoyens malgaches sur les listes électorales

    Mise en garde. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo, rappelle que seules les personnes de nationalité malgache peuvent être inscrites sur les listes électorales, au risque de non-conformité de la liste électorale. Il prévient les différents acteurs concernés par le processus de refonte de la liste électorale qu’“aucun étranger ni aucune personne ayant perdu la nationalité malgache ne devrait plus figurer sur la liste électorale”.

    Selon le président de la Ceni, la nationalité malgache constitue l’une des premières conditions requises pour être inscrit sur les listes électorales, au même titre que le critère d’âge fixé à 18 ans. La présence d’un étranger ou d’une personne ayant perdu la nationalité malgache sur une liste électorale signifie que celle-ci “n’est pas conforme”, martèle-t-il lors du lancement du processus de refonte de la liste électorale.

    Interrogé sur les moyens de vérifier cette condition, Thierry Rakotonarivo indique que la loi prévoit plusieurs éléments permettant d’établir la nationalité malgache. Celle-ci peut être reconnue par une décision de justice, être attestée par une copie de l’acte de naissance ou, par la carte nationale d’identité, souligne-t-il. Il précise alors qu’il appartient aux responsables chargés de l’établissement des listes électorales dans chaque fokontany de s’assurer que les personnes inscrites remplissent cette condition de nationalité.

    Il rappelle que toute personne remplissant les conditions prévues par la loi, notamment celle de posséder la nationalité malgache, a le droit d’être inscrite sur la liste électorale ainsi que de se porter candidate aux différentes élections organisées à Madagascar.

     

  • Le Colonel Michaël Randrianirina reçoit à Iavoloha Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana pour échanger sur les affaires nationales

    Le Colonel Michaël Randrianirina reçoit à Iavoloha Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana pour échanger sur les affaires nationales

    POLITIQUE – Le Colonel Michaël Randrianirina reçoit à Iavoloha Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana pour échanger sur les affaires nationales

    Deux anciens présidents de la République à Iavoloha. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, a reçu lundi au palais présidentiel deux de ses prédécesseurs encore en vie, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, dans le cadre d’une rencontre présentée par la présidence comme un moment de discussions et d’échanges sur les affaires nationales.

    La présidence parle d’une audience accordée à “deux anciens présidents de la République élus” pour discuter de divers sujets et dossiers. “Ils ont confronté leurs points de vue et leurs réflexions sur les questions liées aux sujets abordés dans l’intérêt de la population malgache”, écrit-elle.

    Pour la présidence, ces échanges devraient avoir lieu dans le cadre d’une structure formelle, mais comme la Grande île n’en dispose pas, c’est dans le cadre de ces échanges au Palais présidentiel que le chef de l’Etat en exercice a reçu ses prédécesseurs. “Les discussions se sont déroulées en toute fraternité et se sont focalisées sur l’intérêt supérieur de la Nation”.

  • Une task force créée face à l’implantation des réseaux de scamming à Madagascar

    Une task force créée face à l’implantation des réseaux de scamming à Madagascar

    Madagascar renforce son dispositif de lutte contre la traite de personnes alors que le pays figure parmi les pays de destination du scamming. Le Conseil des ministres de mardi a adopté deux décrets créant deux task forces distinctes mais liées, la première pour lutter contre la traite des êtres humains, la deuxième pour lutter contre le développement des réseaux de scamming. Ces deux structures devraient renforcer les réponses de la Grande île face à l’implantation des réseaux criminels transnationaux, en attendant l’adoption de la nouvelle loi sur la traite des êtres humains.

    Selon le Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH), l’ouverture du pays et le développement du tourisme ont favorisé l’installation de ces réseaux criminels. Ceux-ci recrutent leurs victimes au moyen de fausses offres d’emploi promettant des opportunités professionnelles légitimes, avant de les contraindre, une fois arrivées à destination, à participer à des opérations d’escroquerie en ligne. Cette pratique est qualifiée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de traite des êtres humains à des fins de criminalité forcée, les personnes recrutées par tromperie étant privées de leur liberté.

    A Madagascar, les victimes de telles pratiques ne sont pourtant pas encore considérées comme telles. Lorsqu’un réseau de scamming avait été démantelé en juin et que plus de 700 ressortissants étrangers en situation irrégulière avaient été interpellés, trois à quatre personnes ont été accusées de traite d’êtres humains. Les autres, elles, sont poursuivies pour des faits d’escroquerie et ne sont pas qualifiées de victimes de traites de personnes à des fins de criminalité forcée, regrette Eric Ramahandrisoa, secrétaire exécutif du BNLTEH, au cours d’une rencontre avec la presse vendredi.

    La loi actuellement en vigueur réprime notamment la traite à des fins d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude, de mendicité ou encore de trafic d’organes, mais ne prévoit pas le cas des personnes exploitées pour être contraintes à commettre des infractions. Le projet de révision de cette loi, actuellement en attente d’examen à l’Assemblée nationale, entend combler cette lacune. Il élargit la définition de la traite des êtres humains en y intégrant l’exploitation à des fins d’activités délictuelles ou criminelles. Selon le BNLTEH, cette évolution permettra notamment de mieux prendre en compte les victimes exploitées dans les réseaux de scamming.

    Les questions liées au scamming seront au centre de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains, célébrée le 30 juillet sous le thème “Pièges derrière l’escroquerie”. Cette édition mettra l’accent sur les risques liés aux fausses offres d’emploi, sur la protection des victimes et sur le renforcement de la coopération entre les services chargés de démanteler ces réseaux criminels.

  • RELIGION – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle l’État et l’Église à œuvrer ensemble pour le développement du pays 

    RELIGION – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle l’État et l’Église à œuvrer ensemble pour le développement du pays 

    Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, appelle à une coopération étroite entre l’État et les Églises afin de promouvoir le développement du pays. Il s’est exprimé dimanche à Morondava, à l’occasion de la consécration épiscopale de Mgr Jeannot Martial Andrianandrainy, nouvel évêque auxiliaire du diocèse.

     

    Devant les fidèles catholiques, les autorités religieuses et de nombreuses personnalités politiques, le chef de l’État salue la nomination de ce nouvel auxiliaire, qu’il considère comme “une nouvelle force” pour l’Église catholique à Madagascar. Il rappelle que la laïcité de l’État ne devait pas être interprétée comme une opposition aux confessions religieuses, mais comme un cadre permettant une collaboration au service du bien commun.

     

    “La laïcité de l’État ne signifie pas que l’Église est l’ennemie de l’État”, déclare le président de la Refondation, invitant les chrétiens à poursuivre leur engagement en faveur du développement du pays.

     

    La célébration, organisée dans la cour de la cathédrale Maria Manjaka de Morondava, a réuni une foule importante de fidèles venus accueillir leur nouvel évêque auxiliaire. L’ancien vicaire général d’Antsirabe a été nommé par le pape Léon XIV le 3 Juin à cette nouvelle fonction. Il a reçu la consécration épiscopale au cours d’une messe solennelle présidée par Mgr Marie Fabien Raharilamboniaina. Il devient le deuxième évêque auxiliaire de Morondava après Mgr Jean Nicolas Rakotojaona. Ce dernier est transféré à Fianarantsoa en tant qu’ archevêque coadjuteur.

  • INSÉCURITÉ – La justice évoque la piste d’un rituel sacrificiel dans l’affaire de la disparition puis du meurtre d’une fillette de 14 ans à Ampefiloha

    INSÉCURITÉ – La justice évoque la piste d’un rituel sacrificiel dans l’affaire de la disparition puis du meurtre d’une fillette de 14 ans à Ampefiloha

    Détention préventive pour quatre suspects dans le meurtre de Sahala Fanekena Rahanitrarivony, 14 ans, disparue le 29 juin dernier. Trois hommes ont été écroués à la maison de force de Tsiafahy tandis qu’une femme a été envoyée à la la maison centrale d’Antanimora. Selon le ministère, les investigations privilégient la piste d’un sacrifice rituel.

     

    Sahala Fanekena Rahanitrarivony, domiciliée à Ampefiloha Ambodirano, avait disparu le 29 juin 2026. Son corps avait été retrouvé le lendemain à Amboanjobe.

     

    Dans un communiqué, le ministère rapporte que certains des mis en cause ont reconnu leur implication dans les faits et déclaré que l’adolescente était destinée à un sacrifice. La femme suspecte est présentée comme une proche de la victime. C’est elle qui aurait attiré l’adolescente dans les griffes de ceux qui l’avaient tuée en l’amenant à Amboanjobe sous le prétexte de lui acheter des sandales. Son compagnon présumé est soupçonné d’avoir participé au meurtre.

     

    Le ministère de la Justice indique également que la femme aurait sollicité les conseils d’un “mpimasy”, praticien de rites traditionnels, qui lui aurait recommandé un sacrifice humain dans l’espoir d’obtenir la richesse et d’améliorer ses conditions de vie.

     

    Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis la découverte de plusieurs objets que les enquêteurs considèrent comme susceptibles d’être liés à la préparation de ce rituel, selon le communiqué du ministère. L’enquête se poursuit sous l’autorité de la justice.

  • EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine, plus de 3 000 cas confirmés en quelques mois

    EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine, plus de 3 000 cas confirmés en quelques mois

    21 décès depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre 2025. Le nombre de personnes touchées par la Mpox ne cesse de croître ces derniers jours. Les bilans émanant du centre d’opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national rapportent trois décès enregistrés au cours de cette semaine. Parallèlement, plus de 3 000 cas confirmés et plus de 2 000 personnes guéries sont recensées.

     

    Le premier décès de la semaine concerne une femme de 29 ans dans la région d’Androy, compté le 21 juillet. Initialement classé comme cas suspect, son décès est survenu quelques jours avant que les analyses ne confirment que la Mpox en était la cause. Le deuxième a été signalé le 22 juillet à Vavatenina, où une femme de 48 ans a succombé à la maladie. Le dernier décès remonte au 24 juillet, sans informations complémentaires. La majorité des décès concernent des personnes vulnérables ou immunodéprimées.

     

    Selon le dernier bilan du 24 juillet, 4 715 cas suspects de Mpox ont été notifiés depuis le début de l’épidémie, dont 3 086 cas confirmés en laboratoire. Au total, 2 153 patients sont déclarés guéris, tandis que 21 décès ont été enregistrés. À ce jour, 40 districts demeurent actifs sur les 70 touchés par l’épidémie. Les districts de Toamasina I, Taolagnaro, Antsiranana I, Antananarivo-ville et Toliara II figurent parmi les plus affectés au cours des dernières semaines.

     

    Le Cousp national, à travers son incident manager, le professeur Mamy Randria, rappelle que la Mpox continue de progresser à Madagascar. Cette maladie peut entraîner des complications graves lorsqu’elle n’est pas prise en charge rapidement. Face à cette situation, la vaccination reste le principal moyen de prévention. Ainsi, la population est invitée à se faire vacciner, d’autant plus que le vaccin est gratuit et accessible au grand public, afin de limiter la propagation du virus et de réduire les risques de formes graves.