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  • TRANSPORT AÉRIEN – Le ministère indique avoir réquisitionné les agents de l’Asecna pour éviter des perturbations du trafic aérien

    TRANSPORT AÉRIEN – Le ministère indique avoir réquisitionné les agents de l’Asecna pour éviter des perturbations du trafic aérien

    “Tous les agents sont appelés à assurer leur service”. Le ministère des Transports et de la météorologie indique avoir réquisitionné les agents de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) à la veille du mouvement de grève annoncé pour les 5, 6 et 7 août. Assurant ne pas vouloir interdire un tel mouvement social, le ministère évoque néanmoins le statut unique du personnel de l’agence pour expliquer sa décision. La mesure vise, selon le ministre Herizo Ramanambola Andrianavalona, à garantir la continuité des services de navigation aérienne et à éviter toute perturbation du trafic au départ et à destination de Madagascar.

    Joint au téléphone, le ministre rappelle que les agents de cette organisation intercontinentale sont soumis à un statut unique commun aux 19 États membres, et non au droit du travail de chacun de ces pays. Il rappelle qu’une résolution adoptée par le Comité des ministres de l’Asecna en juillet 2023 a renforcé l’obligation faite aux agents “d’assurer, à tout moment et en toute circonstance, la continuité du service public de sécurité de la navigation aérienne”. Il met également en avant le statut unique du personnel qui prévoit que chaque agent s’engage, dès la signature de son contrat de travail, à assurer cette continuité de service.

    Pour le ministère, le maintien des services est indispensable afin d’assurer notamment les évacuations sanitaires, les vols militaires ainsi que l’ensemble des opérations liées à la sécurité de la navigation aérienne. Il souligne qu’en vertu du statut unique, le non-respect de cette obligation de continuité constitue une faute lourde pouvant entraîner la résiliation immédiate du contrat de travail. Il précise également que les sanctions éventuelles relèvent des dispositions disciplinaires de l’Asecna.

    A en croire le ministère, les revendications des agents de l’Asecna portent principalement sur une diminution des rémunérations liée aux fluctuations des taux de change. Or “le gouvernement malgache n’est pas compétent pour décider des rémunérations des agents de l’Asecna”, souligne le ministre. Cette question relève de la direction générale de l’Asecna qu’il indique avoir déjà contacté sur le sujet, bien avant l’annonce du mouvement social.

    Selon le ministre, une visite du directeur général de l’Asecna à Madagascar avait même déjà été prévue du 3 au 8 août à sa demande, mais la menace de grève avait conduit ce haut responsable à annuler son voyage. Celui-ci a alors décidé d’envoyer à sa place le directeur des ressources humaines et un consultant afin de poursuivre les discussions avec les employés. 

    Herizo Ramanambola Andrianavalona rapporte également qu’une feuille de route a déjà été adoptée par l’Asecna, prévoyant une réponse aux revendications des agents à partir de 2027, après les études prévues en 2026. Les syndicats demandent pour leur part une application anticipée de ces mesures ou, à défaut, le versement d’un rappel correspondant au second semestre 2026.

     

  • INSÉCURITÉ – La présidence diffuse une série de vidéos relatives à une mission de la garde présidentielle sur des enlèvements d’enfants albinos

    INSÉCURITÉ – La présidence diffuse une série de vidéos relatives à une mission de la garde présidentielle sur des enlèvements d’enfants albinos

    Les éléments de la garde présidentielle au rapport. Après plusieurs jours de mission dans le Sud, les membres de la garde présidentielle envoyés enquêter sur des affaires d’enlèvements et de meurtres d’enfants albinos rentrent avec des vidéos racontant ce qu’ils ont découvert sur le terrain. Les images, diffusées sur la page Facebook de la présidence et transmises aux médias, montrent des témoignages de personnes présentées comme étant impliquées dans ces affaires.

    Les vidéos contiennent des récits présentés comme des aveux et des reconstitutions des faits. Elles retracent le mode opératoire présumé des auteurs, les circonstances des enlèvements, les déplacements des victimes, les homicides et l’existence d’un réseau de trafic de d’organes d’enfants albinos. Elles décrivent également l’organisation présumée du réseau, les différents rôles attribués aux personnes interpellées ainsi que les liens supposés entre les auteurs présumés des enlèvements, des homicides et les personnes chargées de l’acheminement ou de la commercialisation des organes prélevés sur les victimes.

    Selon la présidence, les investigations menées sur le terrain par la garde présidentielle, comprenant des militaires, des gendarmes et des policiers ont permis l’arrestation de 15 hommes et d’un gendarme. Emmenés à Antananarivo, ces suspects sont actuellement entre les mains de la police et de la gendarmerie en charge des enquêtes, avant d’être présentés devant le parquet.

  • ECOLE DE LA MAGISTRATURE – Epreuves écrites à refaire du 1er au 4 septembre pour la filière judiciaire du concours d’entrée à l’ENMG

    ECOLE DE LA MAGISTRATURE – Epreuves écrites à refaire du 1er au 4 septembre pour la filière judiciaire du concours d’entrée à l’ENMG

    Les autorités tranchent sur la suite du concours d’entrée à l’Ecole nationale de magistrature et du greffe (ENMG). La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, annonce lundi que les épreuves écrites de la filière judiciaire organisées en décembre 2025 sont annulées après la confirmation des suspicions de fuite de sujets. De nouvelles épreuves se tiendront du 1er au 4 septembre 2026. Le concours devrait néanmoins se poursuivre pour les deux autres filières, administrative et financière, avec la tenue des épreuves orales du 17 au 20 août.

    Près de cinq mois après la décision de suspension du concours, les autorités décident de ne refaire que les épreuves où des irrégularités ont été formellement établies. La ministre de la Justice évoque le respect de l’égalité de chance des candidats pour expliquer la décision.

    Le 15 mars 2026, à la veille de la tenue des épreuves orales, les autorités avaient annoncé que les concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) sont suspendus en urgence. Une dizaine de jours plus tard, le Bureau indépendant anti-corruption avait parlé d’un système bien rodé de fuite de sujets où ceux-ci avaient été vendus jusqu’à 1 million d’ariary. Le’dossier avait été transmis au Pôle anti-corruption et six personnes avaient été inculpées. Trois d’entre elles avaient été placées en détention préventive à l’époque.

    Des suspicions de présence de signes distinctifs sur certaines copies d’examen avaient également été évoquées, mais à en croire la ministre, les enquêtes n’ont pas permis de prouver ces allégations. Dans son allocution vidéo, la Garde des Sceaux a tenu à clarifier que le rôle du ministère de la Justice est de garantir la régularité des concours mais que leur organisation technique reste du ressort de l’ENMG.

  • RÉSOLUTIONS – La concertation nationale des jeunes propose de choisir entre un Etat unitaire fortement décentralisé et un Etat fédéral

    RÉSOLUTIONS – La concertation nationale des jeunes propose de choisir entre un Etat unitaire fortement décentralisé et un Etat fédéral

    Un “référendum d’option” pour trancher. Les jeunes réunis au Centre de conférences international d’Ivato (CCI) la semaine dernière décident de soumettre à l’ensemble des électeurs malgaches la question relative à la forme de l’Etat. “Nous proposons de choisir entre deux formes d’Etat”, rapporte le représentant des participants à la concertation nationale durant la lecture des résolutions. “Un Etat unitaire fortement décentralisé avec un régime parlementaire tricaméral ou un Etat fédéral garantissant une répartition équilibrée des pouvoirs entre l’Etat fédéral et les provinces fédérées”, poursuit-il.

    Les débats sur le sujet ont déjà été forts durant les trois jours de concertation, et ont été amplifiés sur les réseaux sociaux où des résultats de vote ont été publiés. “Mais il n’y a eu aucun vote durant ces trois jours”, assure l’une des porte-parole des participants durant l’ouverture de la cérémonie de clôture. “Il y a eu une vraie concertation et des confrontations d’idées”, poursuit-elle, assurant que les résolutions émanent de tous les participants. Celles-ci proposent ainsi qu’un “débat national qui permettra d’aboutir à une élection constitutionnelle” puisse se tenir pour décider des détails.

    “Un comité technique sera formé pour établir les projets de texte” à soumettre à la consultation populaire, poursuit le lecteur des résolutions relatives au volet gouvernance. Le sujet sera d’ailleurs “soumis à la Concertation nationale et au vote des électeurs malgaches”, confirme le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, à qui les résolutions ont été officiellement remises samedi à la clôture de l’événement. Celui-ci a confirmé avoir reçu le document et promet de le transmettre au Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes et à toutes les entités en charge de l’organisation de l’organisation de la concertation nationale.

  • RELIGION – Le président de la Refondation assure respecter la laïcité de l’État malgré son statut de “mpiandry”

    RELIGION – Le président de la Refondation assure respecter la laïcité de l’État malgré son statut de “mpiandry”

    “J’ai retiré ma toge de ‘mpiandry’ au moment de l’inauguration de la plaque commémorative et maintenant que je prononce mon discours”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, a tenu à s’assurer qu’il ne soit pas habillé en “mpiandry” au moment où il assume des fonctions de chef d’Etat. “Que l’on ne vienne pas dire que j’ai emmené tout Madagascar au sein de l’Eglise luthérienne”, indique-t-il alors qu’il prenait la parole durant le culte de célébration du jubilé du 85ème anniversaire du “Tobilehibe” d’Ankaramalaza, dimanche.

     

    Pour le chef de l’Etat, “c’est par respect de la laïcité de l’Etat ainsi que mentionné dans l’article 2 de la Constitution”, qu’il a tenu à bien séparer ses fonctions de chef de l’Etat de son statut de “mpiandry”. Il assure d’ailleurs que la laïcité de l’Etat, qui est un “sujet compliqué”, est bien respectée par son régime à Madagascar. Il rappelle qu’à Madagascar les chefs d’Eglise ne donnent pas d’ordre au chef d’Etat tandis que l’Etat ne subventionne ni les cultes ni les pasteurs.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina fait néanmoins savoir que ce n’est pas parce qu’il est devenu président de la Refondation qu’il va abandonner la toge dans laquelle Jésus l’a habillé. “J’ai été ‘mpiandry’ avant d’être chef de l’Etat”, martèle-t-il, rappelant que l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît à tout individu la liberté de pensée, de conscience et de religion. “Je reste fidèle à ma foi”, assure-t-il encore.

     

    Dans son allocution, le président de la Refondation affirme “croire qu’en plus des efforts effectués par l’Etat, c’est le mouvement du Réveil qui sauvera Madagascar”. Il dit également regretter “l’hypocrisie malgache” qui réclame la laïcité alors que l’hymne national invoque Dieu tout comme le moindre trébuchement conduit à invoquer Dieu. “La laïcité de l’Etat reste un grand débat, un sujet important de débat”, insiste-t-il.

  • SANTÉ – Madagascar interdit temporairement l’entrée aux étrangers non-résidents venant des pays touchés par Ebola et suspend les voyages vers ces pays

    SANTÉ – Madagascar interdit temporairement l’entrée aux étrangers non-résidents venant des pays touchés par Ebola et suspend les voyages vers ces pays

    Madagascar prend des mesures de prévention face à l’Ebola. La Grande île annonce, dans une note interministérielle publiée le 19 août, l’interdiction temporaire d’entrée sur le territoire malgache des étrangers non-résidents ayant séjourné ou transité au cours des 21 derniers jours dans des pays touchés par l’Ebola. Les Malgaches et les étrangers résidents sur la Grande île, ou encore les diplomates et autres travailleurs étrangers expatriés des organisations et ONG internationales, eux, peuvent entrer à Madagascar après un séjour ou un transit dans ces pays mais ils doivent se soumettre à une quarantaine obligatoire de 21 jours. Par ailleurs, pour ceux qui se trouvent à Madagascar, “tout déplacement vers les pays affectés par l’Ebola est temporairement suspendu”.

    Selon une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique, seule la République démocratique du Congo (RDC) est concernée par ces mesures. Selon la note interministérielle, la liste des pays concernés devrait évoluer en fonction de “la situation épidémiologique”. Le rapport de situation numéro 14 publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du 16 août indique que seule la République démocratique du Congo (RDC) a signalé de nouveaux cas confirmés du 27 juillet au 16 août. L’Ouganda n’a plus signalé de nouveau cas depuis la sortie du dernier patient le 16 juillet, tandis que la France, qui a signalé un cas importé le 24 juin, n’en a plus enregistré aucun depuis le 4 juillet, date de sortie de son unique patient atteint d’Ebola au retour d’un déplacement en RDC.

    Par ailleurs, toute personne entrant à Madagascar, de quel pays qu’il vienne, doit remplir une fiche de déclaration sanitaire dans laquelle elle doit signaler tout séjour ou transit dans un pays affecté par Ebola au cours des 21 derniers jours. Les voyageurs sont également soumis à un contrôle documentaire, une prise de température et une évaluation du risque sanitaire. Une évaluation clinique peut être effectuée si nécessaire. Les personnes présentant des signes suspects sont immédiatement orientées vers les services compétents.

    Madagascar impose également aux compagnies aériennes et maritimes la transmission de la liste complète des passagers et des membres d’équipage à la Police aux frontières et aux responsables du contrôle sanitaire avant l’atterrissage ou l’accostage. Celles-ci doivent informer les voyageurs des mesures en vigueur et distribuer les fiches de déclaration sanitaire, qui doivent progressivement être remplacées par un système numérique.

    Ceux qui sont ensuite soumis à la quarantaine de 21 jours doivent prendre en charge eux-mêmes les frais liés à leur hébergement, restauration et transferts vers le site désigné. sont à la charge des personnes concernées. Une attestation officielle leur est délivrée au début et à la fin de la période de quarantaine par les autorités sanitaires, qui peuvent être soit le Centre opérationnel des urgences de santé publique (Cousp) soit les directions régionales de santé publique (DRS) et les services de district de santé publique (SDSP).

  • TRANSPORT AÉRIEN – Les Comores de nouveau reliées à Madagascar par le ciel après des années d’interruption

    TRANSPORT AÉRIEN – Les Comores de nouveau reliées à Madagascar par le ciel après des années d’interruption

    Le vol MD152 accueilli avec tous les honneurs à Moroni. Il est environ 11h ce vendredi 30 juillet, sous la chaleur écrasante de Moroni, quand l’ATR 72 de Madagascar Airlines amorce sa descente vers l’aéroport Prince Saïd Ibrahim. Sur le tarmac, les pompiers sont déjà prêts pour le traditionnel “water salute”, ce salut par jets d’eau réservé aux vols inauguraux.

     

    À bord, l’émotion est à son comble. Quand les roues touchent enfin la piste, un tonnerre d’applaudissements éclate dans la cabine. Aux commandes, le commandant Franck Alain Rakotozafy vient de réussir plus qu’un simple atterrissage. Il vient de rouvrir une liaison historique, fermée depuis juillet 2022.

     

    La route Antananarivo – Mahajanga – Moroni a été pendant des années l’une des dessertes les plus emblématiques de la Grande Île vers l’océan Indien avant de disparaître des tableaux de vol. Son retour s’inscrit dans la stratégie de transformation engagée par Madagascar Airlines, qui entend réaffirmer son ancrage régional face à une concurrence toujours plus vive sur les routes de l’océan Indien.

     

    Entre les deux territoires, les liens sont anciens et profonds avec une diaspora comorienne installée de longue date à Madagascar surtout Mahajanga. A cela s’ajoutent des flux constants d’étudiants et de patients comoriens venant chercher sur la Grande Île des formations et des soins. C’est cette histoire commune que ce vol vient renouer, mais aussi une présence de plus en plus forte de la diaspora malgache aux Comores.

     

    La ministre comorienne des Transports maritime et aérien, Yasmine Hassane Alfeine, prend la parole, visiblement émue par la portée de l’événement. “Le retour de Madagascar Airlines symbolise le renforcement d’un lien historique entre deux nations sœurs, unies par la géographie, l’histoire, les échanges humains et une volonté commune de bâtir un avenir partagé”, lance-t-elle. Pour elle, cette reprise ouvre des perspectives concrètes pour les citoyens, les étudiants, les opérateurs économiques et les investisseurs des deux pays. “Nous célébrons aujourd’hui le retour d’un lien vital entre deux peuples frères et une nouvelle étape dans le renforcement de notre coopération bilatérale”, ajoute-t-elle.

     

    De son côté, le directeur général de Madagascar Airlines, Rado Rabarilala, insiste sur la portée stratégique de l’événement. “La reprise de cette liaison est bien plus qu’une ouverture de ligne. Elle traduit notre volonté de reconnecter Madagascar et l’Union des Comores, de faciliter les échanges entre nos populations et d’accompagner le développement économique de notre région”, indique le technicien malgache dans sa prise de parole. Il n’a pas manqué de dresser des perspectives pour cette nouvelle route aérienne avec un projet d’ouverture d’une ligne Antananarivo – Moroni – Marseille dont l’objectif est de connecter les deux pays aux membres de sa diaspora. C’est un signe que Madagascar Airlines voit dans cette réouverture le point de départ d’un nouveau maillage régional et international.

     

    “Au-delà de sa dimension économique et commerciale, cette liaison témoigne de la solidité des liens historiques, fraternels et culturels qui unissent les peuples des deux pays”, conclut Herizo Ramanambola Andrianavalona, ministre des Transports et de la météorologie qui a fait partie du voyage lors de ce vol inaugural.

     

    La liaison entre Madagascar et Comores a été suspendue depuis 2020 à cause de la Covid-2019. Après l’épidémie, la ligne Antananarivo – Moroni opérée par la compagnie aérienne malgache a connu quelques semaines de reprise avant d’être fermée à nouveau après que des lingots d’or présumés provenir de Madagascar ont été interceptés à l’aéroport de Moroni. Depuis, les voyageurs entre les deux pays n’ont d’autres choix que de passer par le Kenya ou l’Ethiopie.

  • TRAITE DES ÊTRES HUMAINS – Madagascar réitère son engagement dans la lutte contre les réseaux de scamming 

    TRAITE DES ÊTRES HUMAINS – Madagascar réitère son engagement dans la lutte contre les réseaux de scamming 

    Un engagement confirmé. Alors que les Etats-Unis s’inquiètent de la présence de centres d’appel frauduleux sur la Grande île, Madagascar rappelle sa volonté de lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation dans des activités délictuelles ou criminelles, notamment les escroqueries en ligne. Bien que la loi malgache actuellement en vigueur sur la traite des êtres humains ne reconnaisse pas encore cette infraction, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, indique que parmi les individus interpellés dans le cadre des opérations de démantèlement des réseaux de scamming à Madagascar, “certains sont des victimes amenés à participer à des activités frauduleuses”.

     

    Dans son discours à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, jeudi, la ministre rappelle que le projet de loi qui reconnaît cette infraction sera examiné lors de la prochaine session parlementaire. Elle évoque également la nécessité de renforcer la sensibilisation à cette forme d’exploitation, souvent confondue avec d’autres infractions.

     

    Selon la Garde des sceaux, Madagascar a déjà pu interpeller des centaines de personnes impliquées dans des réseaux de scamming. Certaines ont été placées en détention dans l’attente de leur procès tandis que d’autres ont été rapatriées vers leur pays d’origine. “La plupart des personnes interpellées proviennent de pays d’Asie”, précise-t-elle. Pour les commanditaires qui sont identifiés et qui sont basés à l’étranger, la ministre évoque “une coopération judiciaire internationale afin de permettre leur poursuite”.

     

    Présente lors de la cérémonie organisée dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, la chargée d’affaires américaine, Melanie Higgins, n’a pas manqué de “saluer les efforts en cours des forces de l’ordre malgache pour enquêter sur ces activités”. Evoquant “les préoccupations du gouvernement américain concernant la présence de centres d’appel frauduleux dans le pays”, elle martèle l’engagement des Etats-Unis “aux côtés de Madagascar pour faire progresser les droits humains et lutter contre la traite des êtres humains”.

     

    Les Etats-Unis financent, entre autres, l’Office des Nations unies contre la drogue et les crimes (UNODC) pour son travail de renforcement des capacités des forces de l’ordre locales en matière d’enquête et de poursuite des affaires de traite. La chargée d’affaires américaine rapporte que “des agents des forces de l’ordre malgache ont participé à des programmes de formation leur permettant d’acquérir des compétences en matière d’enquête et de poursuite pour divers crimes, y compris la traite des êtres humains”.

  • ÉPIDÉMIE – Un nourrisson d’un mois succombe à la Mpox à Toamasina

    ÉPIDÉMIE – Un nourrisson d’un mois succombe à la Mpox à Toamasina

    Une nouvelle victime de la Mpox à Madagascar. Un nourrisson de sexe masculin, âgé d’un mois, est décédé le 28 juillet au Centre de traitement et d’isolement (CTI) de Toamasina, dans la région Atsinanana. Les nouveaux-nés et enfants de moins de 5 ans sont très sensibles aux formes graves de cette maladie, selon les spécialistes. Des précautions doivent ainsi être prises pour les protéger, à commencer par le respect des gestes barrières.

    Selon les informations émanant d’un responsable auprès du ministère de la Santé publique, le bébé aurait été contaminé par sa mère, qui présentait déjà des signes évocateurs de la Mpox. La mère aurait même eu recours à l’automédication. Les premières éruptions cutanées sont apparues chez le nourrisson à son 14ᵉ jour de vie, mais la maladie n’a été diagnostiquée que tardivement. Avant son admission au CTI, l’enfant aurait été transporté dans plusieurs endroits alors que son état de santé était déjà très dégradé. Une investigation est toujours en cours afin de déterminer si la mère fait partie des personnes vulnérables.

    Ce nourrisson à Toamasina est le troisième nouveau-né à succomber de la Mpox depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre. Un bébé âgé de seulement 11 jours dans la région Boeny et un autre de 22 jours à Antananarivo en faisaient  également partie, sans oublier la fillette de 3 ans originaire de Toamasina, le premier décès enregistré. Selon notre source, les nouveau-nés et enfants de bas âge demeurent particulièrement exposés aux formes graves de la maladie. Chez ces patients, la prise en charge est souvent plus complexe en raison de leur jeune âge.

    “Les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes atteintes de maladies chroniques font partie des groupes les plus vulnérables. Lorsqu’ils sont infectés, le risque de complications est plus élevé et peut conduire au décès”, alerte l’incident manager du centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria. Il recommande à ces personnes de consulter immédiatement un établissement de santé dès l’apparition de signes suspects.

    Le spécialiste insiste également sur les précautions à adopter pour protéger les nouveau-nés. Selon ses dires, il est conseillé de limiter le nombre de personnes qui manipulent les nourrissons et de restreindre les visites après la naissance. “Les personnes qui s’occupent d’un bébé doivent se laver soigneusement les mains. Toute personne malade ou présentant des symptômes évocateurs d’une quelconque infection ne doit en aucun cas le toucher”, conclut-il.

  • ÉPIDÉMIE – Un nourrisson d’un mois succombe à la Mpox à Toamasina

    ÉPIDÉMIE – Un nourrisson d’un mois succombe à la Mpox à Toamasina

    Une nouvelle victime de la Mpox à Madagascar. Un nourrisson de sexe masculin, âgé d’un mois, est décédé le 28 juillet au Centre de traitement et d’isolement (CTI) de Toamasina, dans la région Atsinanana. Les nouveaux-nés et enfants de moins de 5 ans sont très sensibles aux formes graves de cette maladie, selon les spécialistes. Des précautions doivent ainsi être prises pour les protéger, à commencer par le respect des gestes barrières.

     

    Selon les informations émanant d’un responsable auprès du ministère de la Santé publique, le bébé aurait été contaminé par sa mère, qui présentait déjà des signes évocateurs de la Mpox. La mère aurait même eu recours à l’automédication. Les premières éruptions cutanées sont apparues chez le nourrisson à son 14ᵉ jour de vie, mais la maladie n’a été diagnostiquée que tardivement. Avant son admission au CTI, l’enfant aurait été transporté dans plusieurs endroits alors que son état de santé était déjà très dégradé. Une investigation est toujours en cours afin de déterminer si la mère fait partie des personnes vulnérables.

     

    Ce nourrisson à Toamasina est le troisième nouveau-né à succomber de la Mpox depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre. Un bébé âgé de seulement 11 jours dans la région Boeny et un autre de 22 jours à Antananarivo en faisaient également partie, sans oublier la fillette de 3 ans originaire de Toamasina, le premier décès enregistré. Selon notre source, les nouveau-nés et enfants de bas âge demeurent particulièrement exposés aux formes graves de la maladie. Chez ces patients, la prise en charge est souvent plus complexe en raison de leur jeune âge.

     

    “Les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes atteintes de maladies chroniques font partie des groupes les plus vulnérables. Lorsqu’ils sont infectés, le risque de complications est plus élevé et peut conduire au décès”, alerte l’incident manager du centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria. Il recommande à ces personnes de consulter immédiatement un établissement de santé dès l’apparition de signes suspects.

     

    Le spécialiste insiste également sur les précautions à adopter pour protéger les nouveau-nés. Selon ses dires, il est conseillé de limiter le nombre de personnes qui manipulent les nourrissons et de restreindre les visites après la naissance. “Les personnes qui s’occupent d’un bébé doivent se laver soigneusement les mains. Toute personne malade ou présentant des symptômes évocateurs d’une quelconque infection ne doit en aucun cas le toucher”, conclut-il.