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  • ROUTES NATIONALES – Les points noirs de la RN7 entre Antananarivo et Antsirabe à réparer avant la saison des pluies

    ROUTES NATIONALES – Les points noirs de la RN7 entre Antananarivo et Antsirabe à réparer avant la saison des pluies

    Antananarivo, 29 Octobre, 7h38 – Après la RN2, le ministère des Travaux publics s’attaque à nouveau à la RN7. En déplacement à Ambatolampy puis à Antsirabe ce week-end, Richard Rafidison, ministre des Travaux publics annonce le début des travaux d’entretien de la route nationale 7 dans le cadre du projet Projet de développement durable des routes (PDDR) financé par la Banque mondiale. Les travaux de réhabilitation vont débuter par l’axe Antananarivo – Ambatolampy – Antsirabe dont les points noirs devront être traités avant la saison des pluies.

    “La RN7 est longue entre Antananarivo et Toliara. On a un financement de la Banque mondiale pour l’entretien de cet axe entre Antananarivo et Antsirabe. En attendant les grands travaux, on a ordonné à l’entreprise de tout faire pour fluidifier la circulation et intervenir sur les points les plus endommagés et qui fait souffrir les transporteurs”, indique le ministre.

    Outre la réhabilitation de la RN7, les routes d’Antsirabe ville, en très mauvais état vont également faire l’objet d’une réhabilitation. Ces travaux financés par le Fonds Routier vont débuter au mois de Novembre. Sont concernées par ces travaux, les rues au niveau Ambohimena, d’Ambavahady Mangatsiaka, de Zaodahy et d’Atsinanantsena.

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  • INFRASTRUCTURES – Le budget nécessaire pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales estimé à environ 250 millions de dollars par an

    INFRASTRUCTURES – Le budget nécessaire pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales estimé à environ 250 millions de dollars par an

    Antananarivo, 28 Octobre, 14h30 – Il faudrait environ 250 millions de dollars par an pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales. Ce budget estimatif est avancé par la Banque mondiale dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar qu’elle a récemment publié.

    Mais l’inaction pourrait encore coûter davantage. Il est exposé dans le rapport que l’absence d’entretien courant et périodique augmenterait les coûts de remise en état. Et que l’absence de remise en état des routes selon des normes de conception résistantes au climat augmenterait de son côté les coûts d’entretien courant et périodique.

    C’est le Fonds routier qui s’occupe de la gestion du financement relative à la construction, la réhabilitation et l’entretien périodique. Celle se rapportant à la maintenance du patrimoine routier, comprenant l’entretien courant et les travaux d’urgence est également à sa charge.

    Le budget du Fonds routier est constitué en recettes par les dotations allouées par les maîtres d’ouvrage ou bailleurs de fonds, les prélèvements effectués sur les redevances perçues sur les carburants et lubrifiants pour les projets de maintenance. Il y a également les quotes-parts perçus sur les divers impôts, taxes, amendes et autres redevances ou encore les rémunérations des prestations de service de conseil technique et financier. Et c’est avec ceux-ci que sont notamment financées ses opérations liées aux investissements et celles liées à la maintenance.

    Le renforcement du Fonds routier, afin d’augmenter les ressources pour l’entretien routier, est une des réformes politiques clés avancées par la Banque mondiale dans son rapport. Ceci passe par une stratégie de financement qui augmente et diversifie les revenus dédiés. Cette institution de Bretton Woods suggère également l’intégration des considérations de risque climatique dans le système de gestion du patrimoine routier afin d’améliorer la planification et la priorisation des dépenses.

    La Banque mondiale soutient par ailleurs dans son rapport que Madagascar devrait à court terme se concentrer sur le rétablissement de l’entretien de routine et la mise en œuvre de l’entretien périodique des routes, suivi de la réhabilitation des routes qui ont dépassé le seuil d’entretien. Elle souligne dans la même foulée que la résilience climatique des routes peut être assurée par une combinaison de mesures tout au long du cycle de vie des actifs routiers. Pour la Banque mondiale, les investissements visant à accroître la redondance du réseau routier peuvent être justifiés sur la base des pertes annuelles évitées pour les usagers en raison des inondations et des glissements de terrain.

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  • JEUX VIDÉOS – Katsuhiro Harada, le créateur de Tekken annonce sa venue à Madagascar

    JEUX VIDÉOS – Katsuhiro Harada, le créateur de Tekken annonce sa venue à Madagascar

    Antananarivo, 28 Octobre, 14h05 – Les fans de jeux vidéo malgache en ébullition. Katsuhiro Harada, le créateur de la série de jeux vidéo à succès Tekken, a annoncé sa venue à Madagascar sur le réseau social X samedi dernier. La légende japonaise a annoncé sa présence pour l’évènement “The Next Level Play 2024” organisé par la communauté Tekken Madagascar le 2 novembre.

    “Nous serons à Antananarivo, Madagascar, à partir du 29 octobre en tant que touristes (et non pour affaires). Nous sommes impatients de vous rencontrer et de partager cette expérience avec vous sur place lors du tournoi”, écrit-il sur le réseau social. Katsuhiro Harada sera accompagné par Kohei Ikeda dit Nakatsu un des concepteurs et le réalisateur de Tekken 8, la dernière mouture de la série sortie cette année.

    Pour la communauté Tekken Madagascar, l’exaltation est au maximum. C’est “un rêve qui se réalise et une victoire incroyable pour la communauté”, réagit la communauté sur ses réseaux.

    Pour les fans de Tekken et de Jeux vidéo en général, Katsuhiro Harada est une figure emblématique du jeu de baston. Il a été impliqué dans la série Tekken depuis sa première édition en 1994. Conseiller lors du premier jeu, il a réellement pris les choses en main et prend la tête de la licence à partir de Tekken 3. Il est soit réalisateur, soit producteur exécutif sur les prochains opus et ce jusqu’à aujourd’hui.

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  • ELECTRICITÉ – Des kiosques énergétiques à installer dans les zones rurales en collaboration avec Power Africa

    ELECTRICITÉ – Des kiosques énergétiques à installer dans les zones rurales en collaboration avec Power Africa

    Antananarivo, 28 Octobre, 11h45 – De nouvelles initiatives pour répondre aux défis énergétiques à Madagascar. Power Africa, l’initiative du gouvernement américain pour améliorer l’accès des pays subsahariens à l’électricité, s’est engagé en fin de semaine dernière à soutenir la Grande île à atteindre ses objectifs d’électrification. Power Africa et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) ont ainsi signé une lettre de collaboration qui a pour objectif d’accélérer les projets d’énergie propre dans les zones agricoles à fort potentiel de Madagascar.

    Dans les faits, le gouvernement américain, via Power Africa, va octroyer des dons pour le déploiement de kiosques énergétiques alimentés par l’énergie solaire dans des fokontany identifiés pour permettre aux paysans d’avoir de l’électricité pour leurs activités. Des activités essentielles telles que le décorticage du riz, la mouture du grain, le pompage de l’eau ou encore la conservation de la fraîcheur des produits seront ainsi facilitées. Outre la fourniture d’électricité aux entreprises, les kiosques offriront également des services tels que la location de lampes solaires, les recharges de téléphone ou encore les services d’impression et d’Internet.

    La signature entre le MEH et Power Africa s’est tenue lors de la réunion annuelle de coordination des donateurs organisée par le ministère. La réunion a rassemblé plus de 100 participants et avait pour objectif de renforcer la coordination entre les partenaires et l’Etat mais aussi à aligner les efforts sur les priorités du secteur de l’énergie à Madagascar. Le MEH a mis en avant durant la réunion l’importance du passage à la cuisson propre dans la grande île. Des initiatives dans ce sens ont été présentées afin d’attirer les partenaires à appuyer ces secteurs.

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  • INÉGALITÉS – Le revenu à Madagascar à multiplier par 27,3 pour atteindre le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne par jour

    INÉGALITÉS – Le revenu à Madagascar à multiplier par 27,3 pour atteindre le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne par jour

    Antananarivo, 28 Octobre, 9h35 – Un grand challenge. Le fossé de prospérité, qui mesure l’écart moyen entre le revenu actuel et le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne et par jour, est estimé à 27,3 pour Madagascar. C’est ce qui est indiqué dans le Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024 de la Banque mondiale. Pour un spécialiste de cette institution financière, “cela signifie que les revenus de la Grande île doivent être multipliés en moyenne par 27,3 pour atteindre ce niveau de prospérité”.

    Madagascar figure parmi les économies présentant de fortes inégalités de revenu puisque les revenus dans le monde ne devraient être multipliés que par cinq, en moyenne, pour atteindre ce niveau de 25 dollars par personne et par jour. Et ce niveau correspond au seuil minimum de prospérité pour les pays à revenu élevé.

    En revanche, si l’inégalité à Madagascar était au niveau de référence hypothétique, le fossé de prospérité serait de 18,8 au lieu de 27,3. “En d’autres termes, l’excès d’inégalité à Madagascar est responsable d’un fossé de prospérité 45 % plus grand”, reprend notre source auprès de la Banque mondiale. “Cela ne signifie cependant pas que Madagascar a le plus haut niveau d’inégalité, mais que l’inégalité contribue fortement à l’écart de prospérité à hauteur de 45 %”, précise-t-elle.

    Dans son Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024, la Banque mondiale montre à travers une figure les 20 nations les plus pauvres du monde, classées en fonction du revenu moyen par habitant des ménages (du plus pauvre en haut au plus riche en bas). Madagascar y est placé en haut du tableau.

    Pour chaque pays, la figure présente un écart de prospérité hypothétique avec un niveau d’inégalité de référence. Celui-ci équivaut à l’inégalité la plus faible observée dans la base de données de la Plateforme sur la pauvreté et les inégalités (barre bleu foncé) et l’écart de prospérité avec le niveau actuel d’inégalité dans le pays (barres bleu foncé + jaune). La différence qui en résulte dans les écarts de prospérité indique l’ampleur de l’influence de l’inégalité “excédentaire” (segment jaune de la barre).

  • ENERGIE – Plus de 100 millions de dollars de coût pour la Jirama pour chaque retard annuel dans les grands projets hydroélectriques

    ENERGIE – Plus de 100 millions de dollars de coût pour la Jirama pour chaque retard annuel dans les grands projets hydroélectriques

    Antananarivo, 28 Octobre, 7h25 – Des reports qui ne sont pas sans impact. La Banque mondiale estime à plus de 100 millions de dollars le coût de chaque retard annuel dans les grands projets hydroélectriques. Il s’agit d’une estimation avancée par cette institution de Bretton Woods dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar qu’elle a récemment publié.

    Sa dépendance à l’égard des carburants importés a fait que la Jirama continue d’enregistrer des déficits opérationnels. Avec ses prêts et ses dettes financières, le déficit s’élevait à près de 355 millions de dollars au bilan de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, indique le rapport de la Banque mondiale. Et pour cause, les prix du fuel lourd et du gasoil avaient augmenté respectivement de 29% et de 48% en 2022 par rapport à 2021, soit une hausse des coûts de 75 millions de dollars. Dans le même temps, l’ariary s’est également dévalué de 27% par rapport au dollar américain et de 30% par rapport à l’euro depuis 2018.

    Les autorités malgaches semblent déjà être conscientes des risques budgétaires et macroéconomiques du report du bouclage financier et par conséquent de la phase de construction et de la production des projets hydroélectriques qui sont déjà arrivés à maturité. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) expose par exemple le cas des deux projets hydroélectriques Sahofika et Volobe dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiales (LFI) 2024.

    Dans ce Document budgétaire, le MEF soutient que le report de ces deux projets retardera l’adoption des mesures de redressement et de réformes du secteur de l’électricité ainsi que l’amélioration de la situation de la Jirama. Ce département a également déjà mis en avant les risques macroéconomiques qui pourraient être générés par le report de la phase de construction de ces projets hydroélectriques. Le MEF estime que celui-ci entraînera un impact limité des dépenses d’investissement et ses composantes sur la croissance du PIB et dans l’amélioration et la stabilité du niveau du taux de change.

    La Banque mondiale recommande alors à ce que les projets hydroélectriques tels que Volobe (121 MW), Sahofika (192 MW), Antetezambato (142 MW), et Mahavola (300 MW) soient développés dès que possible, dont notamment dans un délai de 15 ans. Ces grands projets seront concentrés principalement sur les trois réseaux interconnectés du pays, et représentent ensemble environ 80% de la consommation nationale.

    Pour la Banque mondiale, la substitution de l’énergie fossile par l’énergie renouvelable devrait avoir des avantages financiers immédiats pour la Jirama, ses consommateurs et les contribuables du pays en réduisant le besoin d’importations coûteuses de combustibles fossiles. Elle devrait également avoir des effets bénéfiques à long terme sur l’environnement et la santé, souligne cette institution financière.

    Signés en novembre 2021 et en mai 2023, les contrats de concession respectifs de Sahofika et de Volobe prennent du temps à se concrétiser en raison des négociations sur le prix du kilowattheure, mais aussi des coûts des constructions et de la participation de l’Etat dans les capitaux.

     

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  • HYDROCARBURES – 797 105m3 de produits pétroliers consommés durant les huit premiers mois de 2024

    HYDROCARBURES – 797 105m3 de produits pétroliers consommés durant les huit premiers mois de 2024

    Antananarivo, 27 Octobre, 13h45 – Madagascar a consommé 797 105m3 de produits pétroliers durant les huit premiers mois de cette année, d’après les réalisations rapportées dans le bulletin sur le marché pétrolier publié par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), jeudi. Cette consommation nationale avait été constituée en grande partie par les produits blancs, à savoir l’essence, le pétrole lampant et le gasoil, dont le total s’élevait à 612 512m3 durant cette période.

    Pour le reste de l’année, l’OMH table sur une consommation de 448 513m3 de produits pétroliers pour les quatre derniers mois de 2024. En ajoutant les réalisations et cette prévision, les consommations pétrolières pourraient atteindre 1 245 618 m3 cette année. Ce qui devrait amener à une hausse du marché de l’ordre de 3,4% en glissement annuel, avance l’OMH dans son bulletin.
    Sur cette prévision de 1 245 618m3, les produits blancs devraient y contribuer à 953 226 m3. Il y aura également le fuel lourd (186 975m3), l’essence aviation et jet fuel (56 091m3), le naphta (32 056m3) et le gaz (17 268m3)

    Par ailleurs, concernant les produits blancs, chaque litre de carburant vendu dans les stations-service avait rapporté 415,40 ariary aux quatre compagnies titulaires de licence de distribution au premier semestre de cette année. Les frais et marges des détaillants, c’est-à-dire des gérants des stations-service, étaient pour leur part fixés à 75,73 ariary par litre durant cette période.

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  • COMMERCE – 2 734,8 milliards d’ariary de recettes douanières collectées durant les neuf premiers mois de 2024

    COMMERCE – 2 734,8 milliards d’ariary de recettes douanières collectées durant les neuf premiers mois de 2024

    Antananarivo, 27 Octobre, 9h50 – La direction générale des Douanes (DGD) indique avoir perçu 2 734,8 milliards d’ariary durant les neufs premiers mois de cette année. C’est soit une plus-value de 8% par rapport aux 2 532,1 milliards d’ariary collectés durant la même période en 2023, selon ce qu’a rapporté l’administration douanière.

    Outre les produits pétroliers, la DGD cite les articles de friperie (5,9%) et le sucre (5,6%) parmi les principaux produits pourvoyeurs de recettes. Il y a également les voitures du tourisme (4,4%), les ciments (3,9%), les voitures de transport de marchandises (3,3%) ou encore les postes téléphoniques (2,3%).

    La loi des Finances rectificative (LFR) 2024 avait ramené à 3 768 milliards d’ariary la prévision de recettes douanières pour cette année, compte tenu des fluctuations générées par les conflits au Moyen-Orient et de la performance fiscale en début d’année. 31% de ces recettes devraient être tirés par la taxation des importations de produits pétroliers et 69% par la taxation des importations de produits non pétroliers.

    La direction générale des douanes rapporte par ailleurs avoir enregistré 15 807 milliards d’ariary d’importation, soit 3 522,6 millions de dollars qui ont été enregistrés à la Douane. Celles-ci incluent les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables. 215,7 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont par ailleurs été exonérés sur notes de Conseil pour les neuf premiers mois de l’année 2024.

    Durant cette période, il y avait eu par exemple 2,669 millions de tonnes de matières premières importées d’une valeur de 3 865,7 milliards d’ariary. Madagascar avait également importé 139 000 tonnes d’équipements qui lui avaient coûté 3 095,7 milliards d’ariary et 1,065 millions de tonnes d’énergies valant 2 995,2 milliards d’ariary, selon toujours les données de la DGD.

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  • Se passer des bailleurs de fonds nécessite d’avoir les ressources intérieures suffisantes, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Se passer des bailleurs de fonds nécessite d’avoir les ressources intérieures suffisantes, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 26 Octobre, 16h15 – Recourir aux financements des bailleurs de fonds n’est pas obligatoire pour Madagascar. Toutefois, il faudrait que le pays soit en mesure de mobiliser des ressources intérieures suffisantes, avant de pouvoir s’en passer. C’est ce qu’a exposé la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, durant une émission spéciale sur la participation de la délégation malgache aux réunions annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, transmise par la chaîne privée TV Plus.

    Pour l’heure, la faible mobilisation de ces ressources intérieures, que ce soit à travers le recouvrement des recettes fiscales, la perception de diverses redevances ou encore par les investissements privés, ne permet pas à Madagascar de se passer des aides des bailleurs de fonds. Le taux de pression fiscale, qui n’est que de 10,2% du PIB pour la Grande île, est un exemple cité par la ministre Rindra Rabarinirinarison pour justifier cette dépendance. Et c’est pourquoi ce sont ces partenaires de Madagascar qui financent la majeure partie des projets de développement du pays, indique ce membre du gouvernement.

    La vice-présidente des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Est et du Sud, Victoria Walk, a insisté sur l’importance d’accroître les ressources internes pour stimuler la croissance et limiter la dépendance de la région aux aides étrangères. La mobilisation des ressources domestiques, qui inclut les impôts, les redevances et les recettes publiques, est perçue comme une solution stratégique pour répondre aux défis socio-économiques actuels, selon ce qui était exposé lors de la réunion des pays d’Afrique de l’Est et du Sud, en marge des Assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

    Les efforts de Madagascar pour améliorer la collecte des impôts et l’efficacité des dépenses publiques, avaient été mis en avant par la ministre Rindra Rabarinirinarison durant cette réunion. Elle avait également profité de cette occasion pour insister sur la nécessité de coopération régionale, afin de renforcer les capacités fiscales et réduire la dépendance aux aides étrangères.

    D’après la stratégie de la dette pour 2024-2026, les besoins de financement brut (BFB) s’élèveront à 25 008,8 milliards d’ariary pour la période de trois ans. Les besoins devraient s’élever à 6 056 milliards d’ariary pour 2024, 9 319,4 milliards d’ariary pour 2025 et 9 633,4 milliards pour 2026. Le besoin de financement extérieur a une part totale de 71,1% dans le BFB total, pendant la période sous revue.

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  • Valery Ramonjavelo maintient l’arrivée des deux ATR de Madagascar Airlines avant la fin de cette année

    Valery Ramonjavelo maintient l’arrivée des deux ATR de Madagascar Airlines avant la fin de cette année

    Antananarivo, 26 Octobre, 12h45 – Enième report. Madagascar Airlines devrait avoir, comme convenu, de nouveaux appareils pour renforcer sa flotte. Et avec notamment l’appui financier de la Banque mondiale, la compagnie nationale devrait se voir livrer deux avions avant la fin de cette année. C’est ce qu’a confié le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo dans une émission spéciale diffusée sur la chaîne privée TVPlus sur la participation de la délégation malgache aux réunions annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington.

    La date de livraison de ces appareils est ainsi repoussée. Lors de la remise en service de son appareil MSN 813, qui a permis de ramener à trois le nombre de ses ATR-72 au mois de juillet, les responsables de Madagascar Airlines avaient annoncé la livraison de deux appareils du même type au mois de septembre et pour ce mois d’octobre.

    Au mois de mars de cette année, le gouvernement avait approuvé en Conseil des ministres le décret habilitant le ministère de l’Econome et des finances (MEF) à émettre une garantie au nom de l’Etat malgache dans le contrat de location de deux ATR72-500 auprès de l’ACIA Aero Leasing. Madagascar Airlines avait alors avancé, “en se basant sur les informations disponibles au mois de mai, et sous réserve de la finalisation des accords”, qu’un troisième ATR devait déjà entrer en service à fin juin 2024. Un quatrième devrait opérer à partir de fin juillet. Les cinquième et sixième avions devraient pour leur part entrer en service entre mars et avril 2025.

    Photo : MEF