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  • PARLEMENT – Sahondra Rabenarivo demande à l’Assemblée nationale de jouer son rôle de mise en accusation des hauts responsables soupçonnés de corruption

    PARLEMENT – Sahondra Rabenarivo demande à l’Assemblée nationale de jouer son rôle de mise en accusation des hauts responsables soupçonnés de corruption

    Antananarivo, 23 Octobre, 11h30 – Une occasion en or pour Sahondra Rabenarivo. La présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) a profité de son passage à l’Assemblée nationale mardi pour appeler une nouvelle fois les députés à faire leur devoir selon la loi dans la mise en accusation des hauts responsables. “C’est un grand pouvoir entre leurs mains. Celui de mettre en accusation les personnes puissantes qui ne peuvent être jugées qu’au niveau de la Haute cour de justice”, indique Sahondra Rabenarivo. “Nous espérons qu’ils prennent leur responsabilité car si un mandat parlementaire passe sans aucune mise en accusation c’est qu’ils n’ont pas fait leur devoir”, ajoute-t-elle.

    Depuis la mise en place de la Haute cour de justice, l’Assemblée nationale n’a mis en accusation aucun des hauts responsables dont les dossiers lui ont été soumis suite aux enquêtes menées par le système anti-corruption. Cette situation est un “frein à la lutte contre la corruption”, estime Sahondra Rabenarivo. La présidente du CSI était à Tsimbazaza pour présenter aux députés le rapport d’évaluation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) 2015-2025 qui arrive à échéance.

    Selon la loi, le Premier ministre, les ministres mais également les chefs d’institutions ne peuvent être jugés qu’au niveau de la Haute cour de justice pour des crimes graves commis dans l’exercice de leurs fonctions. Ce jugement n’intervient cependant qu’après une mise en accusation votée par la majorité absolue des députés. Depuis 2019, 14 dossiers de mise en accusation ont été transmis au niveau de l’Assemblée nationale sans qu’aucune procédure de mise en accusation n’ait abouti. “Nous espérons que cela changera à partir de l’année prochaine”, espère toujours la présidente du CSI.

    Outre la mise en accusation, le CSI espère aussi une coopération de la Chambre basse dans les prochaines mesures qui seront inscrites dans la prochaine stratégie nationale de lutte contre la corruption en cours d’élaboration. Le CSI évoque entre autres l’adoption de nouvelles lois pour renforcer la lutte notamment celle relative à la protection des dénonciateurs. “On doit protéger ceux qui dénoncent qu’ils soient des députés, des citoyens ou des responsables étatiques, c’est la première loi qu’on va faire voter une fois la stratégie achevée”, indique la patronne du CSI.

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  • DEVELOPPEMENT URBAIN – Le programme Padeve étend à six ses villes d’intervention dans sa deuxième phase

    DEVELOPPEMENT URBAIN – Le programme Padeve étend à six ses villes d’intervention dans sa deuxième phase

    Antananarivo, 23 Octobre, 9h55 – Un champ d’intervention qui s’élargit pour le Programme d’appui et de développement des villes d’équilibre (Padeve). Trois autres villes viennent s’ajouter aux trois villes ayant déjà bénéficié de ce programme lors de sa première phase. Aussi, le Padeve 2 qui est prévu démarrer en 2025 va intervenir non seulement à Antsiranana, Fianarantsoa et Toliara mais également à Antsirabe, Mahajanga et Toamasina.

    Comme présenté par la secrétaire générale du ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT), Sandrina Randriamananjara, ce programme qui vise à rééquilibrer le développement territorial comporte deux composantes, dont celle sur l’investissement et celle sur le renforcement des capacités opérationnelles.

    L’investissement servira à financer la construction et la réhabilitation d’infrastructures, telles que les voiries, les équipements marchands, les infrastructures de drainage ou encore des espaces publiques. La seconde composante consiste en un renforcement de capacités opérationnelles, qui vise à assurer les compétences nécessaires à la maîtrise d’ouvrage et au pilotage efficace du projet.

    56 millions d’euros seront mobilisés pour la mise en œuvre de ce programme, indique Sandrina Randriamananjara. La France y contribuera, à travers l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 42 millions d’euros sous forme de prêt, auquel s’ajoutera un don de 7 millions d’euros. Le financement des indemnisations des personnes impactées par le projet qui s’élèvera à 7 millions d’euros sera supporté par l’Etat malgache.

    Le Padeve 2 a déjà un Comité de pilotage qui est chargé de son orientation stratégique, le contrôle et le pilotage des études et des travaux à entreprendre. Ce comité s’est réuni mardi pour la finalisation de la liste des infrastructures à réhabiliter et à construire dans les six villes concernées.

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  • AVIATION CIVILE – Les recherches du petit avion porté disparu entre Nosy Be et Mayotte se poursuivent

    AVIATION CIVILE – Les recherches du petit avion porté disparu entre Nosy Be et Mayotte se poursuivent

    Antananarivo, 22 Octobre, 20h15 – Pour l’instant, on est toujours dans la phase de recherche et sauvetage. C’est l’information principale recueillie ce mardi auprès des autorités suite à la disparition depuis dimanche d’un petit avion de type Ultra léger motorisé (ULM) entre Nosy Be et Mayotte. “Dans le cadre de ce genre de situation, on a déjà un protocole à suivre”, révèle une source autorisée auprès du ministère des Transports et de la météorologie. “Toutes les parties concernées sont déjà en mobilisation pour les recherches”, ajoute-t-elle.

    D’après les informations à disposition actuellement, les recherches se déroulent principalement dans les eaux territoriales malgaches. Un hélicoptère mahorais a été dépêché pour survoler les lieux et plusieurs navires sont également sur place pour essayer de retrouver l’avion disparu. Les recherches sont menées de concert entre les autorités malgaches et mahoraises, notamment le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de La Réunion et de Mayotte. Côté malgache, l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) est également associée aux recherches, ceci dans l’éventualité que l’appareil ait effectué un amerrissage d’urgence, ajoute le directeur général de l’APMF.

    L’ULM a quitté Nosy Be dimanche dernier en début d’après-midi pour se rendre à Mayotte avec deux membres d’équipage, selon Ravinala Airports. L’avion n’est pourtant jamais arrivé à destination. Ravinala Airports rapporte que “le contact avec l’appareil a été perdu à 152 km de l’aéroport de Nosy Be et aucune nouvelle n’a été reçue depuis”. Les recherches ont été déclenchées le jour même et se poursuivent toujours ce mardi jusqu’ici sans succès.

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  • PÈRE PEDRO OPEKA : “Aina no fetra, le souffle de vie est la limite de notre engagement”

    PÈRE PEDRO OPEKA : “Aina no fetra, le souffle de vie est la limite de notre engagement”

    1989 – 2024, Akamasoa fête déjà ses 35 ans. La célébration de cet anniversaire s’est tenue dimanche au stade d’Andralanitra. Une célébration sous le signe de la continuité pour le père Pedro Opeka et sa communauté, lequel annonce la poursuite de la lutte contre la pauvreté. « Aina no fetra » a été scandée à de nombreuses reprises par le prêtre lazariste qui ne perçoit aucune limite à son engagement pour l’égalité et la dignité à Madagascar. Il est déterminé comme au premier jour.

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière fait part de l’intérêt des États-Unis pour le projet Base Toliara

    SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière fait part de l’intérêt des États-Unis pour le projet Base Toliara

    Antananarivo, 22 Octobre, 18h15 – Un soutien de taille. Le projet Base Toliara, qui est désormais porté par l’entreprise américaine Energy Fuels, était au centre des discussions durant la rencontre entre le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala et des représentants de l’ambassade des États-Unis, lundi. Ce serait le “premier intérêt des États-Unis pour le secteur minier malgache”, d’après ce qu’a rapporté l’administration de cette rencontre.

    Energy Fuels l’a déjà avancé. Cette compagnie indique avoir misé sur l’acquisition de Base Ressources et de son projet de sable minéral à Toliara pour devenir un leader mondial de la production d’éléments de terres rares (ETR), de titane et de zirconium, en plus de sa position de producteur minier d’uranium de premier plan aux États-Unis. Elle s’appuiera également pour cela sur le projet de sable minéral de Bahia au Brésil et sur sa coentreprise avec Astron Corporation pour développer le projet de sable minéral de Donald en Australie.

    Le ministre Olivier Herindrainy Rakotomalala aurait alors soutenu devant l’ambassadrice Claire Pierangelo que le projet Base Toliara, avec un investissement de 700 millions USD, est en bonne voie pour devenir l’un des projets majeurs prévus ouvrir d’ici 2025. Et ce, en rassurant la diplomate américaine que la promotion des grandes mines figure parmi les objectifs clés du Gouvernement inscrits dans la Politique générale de l’Etat (PGE). L’Ambassadrice aurait alors soutenu que le développement d’un tel projet à Madagascar serait bénéfique pour l’image du pays et enverrait un signal positif aux investisseurs américains, d’après toujours le rapport du ministère des Mines.

    Claire Pierangelo aurait par ailleurs salué le développement récent des réformes du secteur minier, notamment l’adoption du Code minier et de ses textes d’application. Elle aurait également encouragé Madagascar à rejoindre le Forum du partenariat pour la sécurité des minéraux. Une adhésion sur laquelle les États-Unis ont assuré leur soutien.

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  • ENERGIE – Madagascar dispose du troisième plus gros potentiel hydroélectrique en Afrique

    ENERGIE – Madagascar dispose du troisième plus gros potentiel hydroélectrique en Afrique

    Antananarivo, 22 Octobre, 9h10 – Un atout considérable. Avec les 180 térawattheures d’énergie qu’elle peut produire avec ses ressources en eau, Madagascar dispose du troisième plus grand potentiel hydroélectrique techniquement réalisable en Afrique. Et ce, derrière la République démocratique du Congo et l’Ethiopie, selon ce qui est exposé dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar, publié tout récemment par la Banque mondiale.

    Madagascar n’a cependant exploité que 0,49% de ce grand potentiel jusqu’à ce jour. Le taux d’exploitation n’est également que de 1,8% du potentiel jugé économiquement réalisable, détaille ce rapport.

    La Banque africaine de développement (BAD) a, de son côté, déjà soutenu dans son rapport pays sur Madagascar que “cette situation freine fortement les investissements à plus grande échelle dans les secteurs à forte valeur ajoutée”. Alors que ces investissements devraient “contribuer à accélérer la transformation structurelle”, a avancé cette institution panafricaine.

    Le développement de l’hydroélectricité pourrait pourtant être très bénéfique pour le pays, reprend la Banque mondiale dans son récent rapport. Celui-ci contribuera à la fois à combler le fossé de l’accès à l’énergie et à fournir de l’électricité pour la diversification économique, soutient cette institution de Bretton Woods.

    Ce partenaire de Madagascar recommande alors le développement dès que possible, dans un délai de 15 ans notamment, des projets hydroélectriques tels que Volobe (121 MW), Sahofika (192 MW), Antetezambato (142 MW), et Mahavola (300 MW). Sur ce point, l’Etat avait déjà avancé dans sa Politique générale (PGE) sa volonté d’accélérer la construction des centrales hydroélectriques de Volobe et Sahofika, d’une capacité cumulée de 312 MW

    La Banque mondiale indique par ailleurs qu’il est essentiel d’implanter la production d’énergie hydroélectrique dans des zones qui ne sont pas actuellement soumises à un stress hydrique ou qui ne devraient pas le devenir dans le cadre d’un changement climatique. C’est également le cas des zones où des événements tels que des pluies torrentielles peuvent avoir des conséquences catastrophiques en cas de défaillance des barrages.

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  • DIPLOMATIE – Le gouvernement rassure sur les relations “fraternelles et amicales” avec les Comores avec la fermeture des frontières entre Madagascar et les Comores

    DIPLOMATIE – Le gouvernement rassure sur les relations “fraternelles et amicales” avec les Comores avec la fermeture des frontières entre Madagascar et les Comores

    Antananarivo, 22 Octobre, 9h15 – Une réponse qui se veut rassurante. Alors que la crise diplomatique couve entre Madagascar et les Comores suite à la fermeture des frontières maritimes entre les deux pays et encore plus suite au refoulement du bateau Acadie vers Moroni ces derniers jours, le gouvernement malgache calme le jeu.

    Dans un communiqué publié lundi, le ministère des Affaires étrangères affirme que “la décision de fermer les frontières n’altère en rien les relations fraternelles et amicales entre Madagascar et l’Union des Comores”. “Le Gouvernement malagasy demeure pleinement ouvert à toute communication diplomatique émanant de l’Ambassade des Comores à Antananarivo, dans un esprit de dialogue et de coopération”, ajoute le communiqué.

    Plus tôt, lundi, le ministère des affaires étrangères comoriens a indiqué “déplorer la décision des autorités de Madagascar de suspendre unilatéralement les liaisons maritimes entre les deux pays” et a demandé aux autorités malgache de “reconsidérer sa position” et “donner une chance au dialogue” après l’épisode du refoulement de l’Acadie bloqué à Majunga pendant 50 heures et refoulé vers Moroni.

    Selon les autorités comoriennes, la décision de Madagascar de fermer les frontières à cause de la résurgence des cas de Choléra dans l’archipel est “injustifiée”. Le gouvernement comorien indique qu’il s’interroge sur le bien-fondé de cette décision alors qu’aucune alerte de l’OMS n’a été émise en ce sens.

    De son côté, le gouvernement malgache, qui met en avant sa volonté de préserver la santé publique, réitère ce lundi que la fermeture des frontières restera en vigueur “jusqu’à ce que les conditions réglementaires sanitaires soient remplies”. Cette mesure est similaire à celle qui a été prise lors de la première flambée de choléra aux Comores, à l’issue de laquelle les liaisons maritimes avaient été finalement rétablies précise le ministère des affaires étrangères.

    Sur les liaisons aériennes dont le communiqué comorien déplore aussi la décision unilatérale de Madagascar de les avoir suspendus, le ministère des affaires étrangères de la Grande île apporte également sa version. Selon le MAE, des pourparlers sont actuellement en cours entre les gouvernements respectifs en vue de sa réouverture. Le ministère souligne que d’autres “paramètres sont également à prendre en considération et continuent de faire l’objet de négociations entre les deux parties” sans en préciser la nature.

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  • CORRUPTION – La nomination du nouveau directeur général de l’Arai attendue avant le 14 novembre prochain

    CORRUPTION – La nomination du nouveau directeur général de l’Arai attendue avant le 14 novembre prochain

    Antananarivo, 22 Octobre, 6h55 – La nomination du nouveau directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) attendue sous peu. Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) annonce l’achèvement du processus de sélection du futur titulaire du poste ce lundi. Selon la communication du CSI, trois noms ont été retenus et ont été soumis au président de la République pour que celui-ci choisisse celui à nommer. La nomination du nouveau directeur général est attendue avant le 14 novembre prochain indique toujours le CSI.

    Le processus de nomination du nouveau directeur général de l’Arai a débuté le 14 mai dernier lorsque le Comité ad hoc de recrutement a émis un appel à candidature pour le poste suite au décès de l’ancien DG. A l’issue de l’appel, le CSI indique avoir reçu 13 candidatures dont une féminine. L’audition des candidats présélectionnés s’est déroulée le 8 octobre dernier avant la soumission des noms auprès du président de la République.

    L’Arai est la dernière agence du système anti-corruption a avoir été constituée. L’agence s’occupe, comme son nom l’indique, de recouvrer et de gérer les avoirs illicites des personnes jugées pour corruption. Selon le décret qui édicte le fonctionnement de l’agence, son directeur général est nommé par décret pris en Conseil des ministres pour un mandat de cinq ans. Depuis le décès de Aimé Rasoloharimanana, l’agence a été dirigée par un intérimaire.

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  • TELECOMMUNICATIONS – Telma officialise son offre fibre optique à moins de 10 euros

    TELECOMMUNICATIONS – Telma officialise son offre fibre optique à moins de 10 euros

    Antananarivo, 22 Octobre, 6h15 – Toucher une large majorité des Malgaches. C’est l’objectif affiché par Telma en lançant sa toute nouvelle offre fibre optique à moins de 10 euros par mois. L’opérateur a officialisé lundi, au cours d’une conférence de presse, la disponibilité de cette offre sur le marché. Pour 49 000 ariary, le client aura droit à un volume mensuel de 100 Go. “C’est le tarif le plus bas en Afrique”, lance son directeur général, Patrick Pisal Hamida devant la presse, faisant écho à la déclaration faite vendredi par la ministre en charge des Télécommunications, Stéphanie Delmotte.

    Les petits budgets devraient trouver leur compte avec cette offre. Pour Telma, ce service devrait répondre à leur besoin quotidien en termes de connexion internet. Si la consommation moyenne d’un Malgache en internet mobile est de 3Go, cette offre octroie l’équivalent de sa consommation journalière, soutient le DG de Telma. Et “elle ne représente que moins de 5% des dépenses mensuelles d’un foyer ayant un revenu mensuel de 1 million d’ariary”, ajoute-t-il. Et à Madagascar, selon lui, il existe 500 000 foyers branchés à l’électricité. Ce qui représente une niche potentielle pour l’opérateur.

    Pour Telma, cette offre est “le fruit d’un travail acharné et des investissements entamés depuis sa privatisation”. L’opérateur dispose d’un réseau à fibre optique long de 12 000 km reliant la plupart des villes malgaches en plus des investissements dans les sorties internationales. “La fibre a été rendue possible à Madagascar après des années d’investissement permanent. Depuis 20 ans, nous avons investi 80 millions d’euros par an dans toutes les technologies”, confie encore Patrick Pisal Hamida, lors de sa rencontre avec la presse.

    C’est Stéphanie Delmotte, ministre du Développement numérique, des télécommunications et de la poste qui a révélé à la presse la commercialisation imminente de cette “fibre la moins chère de l’Afrique”. “Face au besoin de connecter chaque Malgache au reste du monde, nous devons rendre l’internet accessible à tous. Il nous fallait donc trouver non seulement les moyens pour baisser les prix mais également pour éliminer les barrières pour l’utilisation de la fibre”, avait soutenu ce membre du gouvernement vendredi.

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  • CHOLÉRA – Le gouvernement comorien demande à Madagascar de reconsidérer sa position face à la fermeture des frontières maritime avec l’archipel

    CHOLÉRA – Le gouvernement comorien demande à Madagascar de reconsidérer sa position face à la fermeture des frontières maritime avec l’archipel

    Antananarivo, 21 Octobre, 20h05 – La suspension des frontières maritimes malgaches avec les Comores prennent une autre tournure. Suite au refoulement du bateau Acadie au port de Majunga, les autorités comoriennes sont sorties de leur silence. Dans un communiqué du ministère comorien des Affaires étrangères diffusé ce lundi, le gouvernement comorien indique “déplorer la décision des autorités de Madagascar de suspendre unilatéralement les liaisons maritimes entre les deux pays”. Il appelle alors “les autorités de Madagascar à reconsidérer sa position et à donner une chance au dialogue”, indique toujours le communiqué.

    Le ministère des affaires étrangères comorien indique que la décision de Madagascar de fermer les frontières à cause de la résurgence des cas de Choléra dans l’archipel est “injustifiée”, ceci “quatre ans après la suspension unilatérale des liaisons aériennes”. “Le Gouvernement comorien s’interroge, à juste titre, sur le bien-fondé d’une telle décision”, poursuit le communiqué alors que “l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) n’a jusqu’à ce jour déclenché aucune alerte pouvant “justifier des mesures aussi drastiques et restrictives”.

    Dans un communiqué publié ce lundi soir, le gouvernement malgache indique cependant “avoir pris en considération une note émise par les autorités comoriennes attestant de nouveaux cas”. Il souligne ainsi avoir pris la mesure de “fermer temporairement les frontières maritimes de Madagascar aux transports en provenance des zones touchées par l’épidémie de choléra” afin de “préserver la population malgache de tout risque de propagation de cette maladie hautement contagieuse”.

    L’épisode du refoulement du navire Acadie est la goutte de trop pour le gouvernement comorien. Jeudi, le bateau Acadie avec près de 280 passagers n’a pas été autorisé à accoster à Majunga. Après avoir été bloqué durant près de 50 heures, le bateau a rebroussé chemin pour arriver à Moroni dimanche en début de soirée. Pour les Comores, “le refoulement du navire battant pavillon comorien Acadie, avec plus de 280 passagers à bord, dont de nombreuses personnes en situation de vulnérabilité fait fi, en effet, des liens d’amitié et de bon voisinage existant entre l’Union des Comores et Madagascar”. Le communiqué du ministère comorien des Affaires étrangères affirme que “certains des passagers étaient malades et il y avait des femmes enceintes et des enfants” à bord de l’Acadie.