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  • ÉPIDÉMIE – Deux navires comoriens arrivées à Mahajanga contraints de rebrousser chemin

    ÉPIDÉMIE – Deux navires comoriens arrivées à Mahajanga contraints de rebrousser chemin

    Antananarivo, 18 Octobre, 13h45 – Les autorités de la région Boeny ont pris des mesures fermes ce vendredi à l’égard des navires en provenance des Comores. Trois bateaux ont accosté jeudi à Mahajanga, dont un pavillon malgache avec 17 personnes à bord, et deux pavillons comoriens transportant plus de 200 passagers.

    Les autorités malgaches, sous l’égide du gouverneur de la région de Boeny, Mokhtar Salim Andriantomanga, ont ordonné la mise en quarantaine immédiate des ressortissants malgaches présents sur le navire local. Quant aux bateaux comoriens, ils ont reçu l’ordre de rebrousser chemin. Cependant, des étapes de ravitaillement en eau, nourriture et carburant sont en cours avant leur renvoi, sous la supervision des responsables comoriens.

    Ces décisions interviennent après une réunion d’urgence des responsables locaux tenue ce vendredi. Elles suivent une nouvelle montée de l’épidémie de choléra dans l’archipel comorien, d’où la fermeture temporaire des liaisons maritimes avec Madagascar, malgré une réouverture récente en août dernier. Le Conseil des ministres a également souligné que les mesures sanitaires renforcées demeurent en vigueur dans les aéroports, notamment à Mahajanga, avec des traitements préventifs administrés aux voyageurs en provenance des zones à risque.

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  • ÉVÉNEMENT – Le golf, le beach soccer, le kitesurf, le trail pour booster le tourisme à Madagascar, selon le ministère

    ÉVÉNEMENT – Le golf, le beach soccer, le kitesurf, le trail pour booster le tourisme à Madagascar, selon le ministère

    Antananarivo, 18 Octobre, 12h50 – Viviane Dewa, ministre du Tourisme et de l’artisanat, préconise que le sport soit un levier du secteur du tourisme. Elle a présenté jeudi les diverses orientations de son département pour le développement du secteur à Madagascar. Certains projets liés au sport ont été annoncés alors que d’autres, déjà en cours, seront poursuivis, souligne la ministre. “Nous allons offrir une place spéciale au sport”, lance Viviane Dewa au cours d’une rencontre avec la presse.

    Le ministère du Tourisme parle notamment de l’organisation de nombreuses compétitions sportives à Madagascar pour attirer les touristes. “Nous avons par exemple récemment organisé la coupe féminine de golf de l’océan Indien qui a attiré dans le pays les joueuses de golf des îles voisines”, explique Viviane Dewa. “Nous allons réitérer cela l’an prochain et nous allons faire mieux pour attirer plus de touristes”, insiste-t-elle.

    Outre le golf, le beach soccer est également dans la ligne de mire du ministère. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat prévoit une coopération avec la Fédération malgache de football pour y arriver. Madagascar étant déjà l’une des destinations privilégiées pour les amateurs de kitesurf, le ministère prévoit de le mettre encore plus en avant pour attirer encore plus de touristes. Et enfin il y a le trail. “Nous allons organiser un trail avec une agence événementielle de la Réunion l’an prochain du côté de Marojejy, Diégo et au parc de Bemaraha”, indique la membre du gouvernement.

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  • VOYAGE – Madagascar Airlines améliore sa visibilité à l’international avec le système de distribution Galileo

    VOYAGE – Madagascar Airlines améliore sa visibilité à l’international avec le système de distribution Galileo

    Antananarivo, 18 Octobre, 8h30 – Des canaux de distribution élargis. C’est l’un des objectifs de Madagascar Airlines dans son intégration au système de distribution globale (GDS) Galileo, géré par le groupe Travelport. Mais c’est également un moyen pour la compagnie aérienne malgache d’élargir sa visibilité à l’international, comme elle l’a communiqué, jeudi.

    Les GDS sont connus pour être des systèmes de réservation mondiale qui agit comme un intermédiaire entre les voyageurs et les fournisseurs. Madagascar Airlines collabore déjà avec la GDS Amadeus. Mais elle soutient que l’intégration de Galileo va lui permettre de “solidifier sa présence sur des marchés stratégiques”. Alors qu’Amadeus est réputé pour être particulièrement fort en Europe, Madagascar Airlines entend renforcer sa présence sur les marchés où Galileo est bien implanté, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique.

    “En combinant les forces de Galileo et d’Amadeus, Madagascar Airlines élargit son accès à une clientèle diversifiée et améliore sa visibilité sur des marchés clés. Ce qui facilitera ainsi la promotion de ses offres, tout en répondant aux attentes variées des voyageurs”, avance la compagnie nationale.
    Madagascar Airlines voit d’ailleurs Travelport, qui gère Galileo, comme un grand intermédiaire efficace. Celui-ci détient actuellement environ 30% du marché mondial des GDS, offrant ainsi à Madagascar Airlines l’accès à plus de 68 000 agences de voyages. “Avec cette nouvelle collaboration, nous réaffirmons notre engagement à offrir une service de haute qualité, tout en s’adaptant aux exigences des marchés internationaux et en poursuivant sa mission de promouvoir la connectivité de Madagascar au reste du monde”, souligne le directeur général de la compagnie aérienne nationale, Thierry de Bailleul.

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  • APPROVISIONNEMENT – 150 personnes mobilisées autour du Centre opérationnel Rano

    APPROVISIONNEMENT – 150 personnes mobilisées autour du Centre opérationnel Rano

    Antananarivo, 18 Octobre, 6h15 – Mobilisation générale pour faire face à la crise de l’eau. Les autorités mobilisées au plus haut niveau pour assurer que les bonbonnes installées dans les divers quartiers d’Antananarivo et ses environs soient correctement approvisionnées.

    Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi, pas moins de 150 personnes, provenant de l’administration mais aussi des partenaires, sont affectées autour du Centre opérationnel Rano (COR) pour “soutenir ses travaux et renforcer la distribution”.

    Des éléments des forces de défense et de sécurité sont aussi mis à contribution pour “assurer la protection des actions” menées dans le cadre des opérations d’urgence et pour “prévenir toute éventuelle perturbation des activités de distribution d’eau”.

    Outre les ressources humaines, le Centre opérationnel Rano chargé de coordonner les opérations de distribution d’eau dans les quartiers est également doté de nombreux équipements. Cela inclut “des véhicules, des motopompes, des ordinateurs, des tentes mais aussi d’autres matériels destinés à garantir la réussite des opérations”.

    A en croire le Conseil des ministres, les premières actions ont déjà porté leurs fruits. Avec les 25 camions-citerne mobilisés, “le volume d’eau livré dans les bonbonnes de quartiers est passé de 200m3 à 1 000m3”. “Le temps d’attente au niveau de ces points de distribution a également diminué”, tandis que “moins de 50 bidons sont maintenant dans la file autour de ces fontaines à eau”, poursuit encore le compte-rendu du Conseil des ministres.

    Le Conseil des ministres se satisfait également de l’absence de manifestations liées à l’eau depuis mercredi dernier (la semaine dernière). Pour l’Exécutif, la multiplication du nombre de camions a surtout permis d’améliorer la distribution et de mieux répondre aux besoins de la population”.

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  • AFRICA’S PULSE – La Banque mondiale maintient à 4,5% sa prévision de croissance pour Madagascar pour l’année 2024

    AFRICA’S PULSE – La Banque mondiale maintient à 4,5% sa prévision de croissance pour Madagascar pour l’année 2024

    Antananarivo, 17 Octobre, 8h45 – La Banque mondiale table sur une croissance économique de 4,5% pour Madagascar durant l’année en cours. Elle maintient ainsi sa prévision de croissance pour la Grande île dans son rapport économique semestriel sur l’Afrique subsaharienne, publié lundi.

    Dans les données sur Madagascar qu’elle a mises à jour au début de ce mois d’octobre, la Banque mondiale avait déjà avancé que la croissance économique du pays devrait être tirée par l’agriculture, les mines, l’industrie manufacturière, dont le textile en particulier, et les télécommunications. La reprise post-pandémique, ainsi que l’amélioration de la production agricole devrait également contribuer à une croissance globale.

    Cette prévision de la Banque mondiale s’aligne avec l’objectif des autorités malgaches qui prévoient aussi une croissance économique de 4,5% pour 2024. Dans la Revue de milieu de l’année (RMA) de la situation économique du pays, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) mise sur l’augmentation des investissements privés prévue pour le second semestre de l’exercice en cours. Le ministère indique dans ce document que les entreprises ont déjà anticipé une reprise de leurs activités dès le deuxième trimestre de cette année.

    Une hausse du volume des importations de matières premières et d’équipements durant les six premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière présage d’ailleurs une perspective positive pour le second semestre 2024, selon le ministère de l’Economie et des finances. Ce département déduit alors que “cette dynamique devrait stimuler la croissance économique grâce à une augmentation des investissements privés”. Le ministère en charge de l’Economie soutient toutefois que la baisse annoncée des investissements publics pourrait, éventuellement, entraver cette croissance.

    Pour l’Afrique subsaharienne, la Banque mondiale estime que l’activité régionale devrait croître de 3% en 2024, grâce notamment à la hausse de la consommation et de l’investissement privés. L’inflation pour la région devrait pour sa part s’atténuer, pour passer de 7,1 % en 2023 à 4,8 % cette année. Et ce, sous l’effet de politiques monétaires et budgétaires plus strictes, de la stabilisation des devises et d’une diminution des perturbations d’approvisionnement, soutient toujours la Banque mondiale.

  • MIGRATION CLANDESTINE –  Une quinzaine de ressortissants somaliens arrêtés à Maromandia Analalava

    MIGRATION CLANDESTINE – Une quinzaine de ressortissants somaliens arrêtés à Maromandia Analalava

    Antananarivo, 17 Octobre, 14h40 – Fin de l’aventure pour des ressortissants étrangers. La gendarmerie annonce l’arrestation d’une quinzaine de Somaliens à Maromandia dans le district d’Analalava. Tous ont tenté de quitter clandestinement Madagascar en direction de Mayotte, selon les informations obtenues auprès de la gendarmerie locale. Cette arrestation a eu lieu mercredi vers 21h.

    Des gens de bonne volonté ont fourni des informations sur la présence de ces ressortissants étrangers. Ce qui a permis à la gendarmerie de mettre la main sur cette tentative de migration clandestine. “Des villageois nous ont signalé la présence des individus qui ne parlent pas la langue malgache dans le village de Marovato Sud. Aussitôt avisé, nos éléments de sont rendus sur place”, nous confie une source auprès de la gendarmerie. A l’entendre, les étrangers ont pris la route en direction d’Angalagnabe à bord d’une voiture. “Nos éléments les ont appréhendés dans ce village”, poursuit-elle encore.

    Au total, 15 ressortissants étrangers dont quatre femmes sont arrêtés. Deux d’entre eux ne disposent pas de passeport entre leurs mains. “Ils ont attendu des vedettes pour les embarquer vers Mayotte”, précise la gendarmerie. Ils sont placés au bureau de la brigade de la gendarmerie à Maromandia avant d’être transférés à Antsohihy pour être enquêtés, indique encorela gendarmerie.

    Cette migration clandestine dans cette région n’est pas un fait nouveau. Au mois d’août, une vingtaine de candidats à la migration clandestine aux Comores ont été placés en détention à Antsohihy. 12 d’entre eux sont des ressortissants somaliens.

  • NAISSANCE – De nouveaux bébés siamois pris en charge à  l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona

    NAISSANCE – De nouveaux bébés siamois pris en charge à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona

    Antananarivo, 17 Octobre, 14h40 – Un nouveau cas de jumeaux siamois au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA). Il s’agit de Sandainaina et Sandanantenaina Andriamihaja, de jumeaux de sexe différents qui viennent de Soamahamanina dans la région Itasy.

    Les deux bébés sont nés au sein du centre de santé de base de cette commune lundi dernier. Vu leur cas, ils ont été transférés le lendemain à Antananarivo pour être pris en charge au sein du CHU JRA. “Ces jumeaux sont actuellement sous observation médicale en vue d’une possible intervention chirurgicale”, indique le service communication de cet établissement hospitalier de la capitale.

    Ces jumeaux siamois sont reliés par une zone complexe. D’après les informations obtenues auprès de l’hôpital, une partie où se trouve l’appareil génital du garçon est fusionnée avec la fesse de la fille. Ce qui rend la situation délicate sur le plan médical. Les spécialistes du CHU HJRA procèdent actuellement à des examens approfondis pour évaluer leur état de santé général et déterminer les étapes à suivre. Avant toute opération, des critères précis doivent être remplis, notamment en ce qui concerne la viabilité des organes et des systèmes vitaux partagés.

    Ce nouveau cas constitue la quatrième prise en charge de jumeaux siamois dans le pays. Le premier remonte à 2011, suivi d’un autre en 2018. En août dernier, une opération de séparation particulièrement complexe a été réalisée avec succès au CHU HJRA. Deux frères siamois, âgés de trois mois et demi et originaires de la commune rurale d’Antsimadilo, dans le district d’Arivonimamo, ont été séparés après neuf heures d’opération.

    Dans le cas de Sandaniaina et Sandanantenaina, les médecins prennent actuellement toutes les précautions pour garantir la sécurité de l’opération à venir. En fonction des résultats des examens en cours, l’équipe médicale décidera du moment opportun pour procéder à la séparation. Une opération de cette envergure demande non seulement des compétences chirurgicales avancées mais aussi une coordination étroite entre les différents spécialistes impliqués.

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  • ARSENE RALISAONA : “L’Etat fait des efforts pour garantir l’alimentation des détenus”

    ARSENE RALISAONA : “L’Etat fait des efforts pour garantir l’alimentation des détenus”

    L’administration pénitentiaire malgache multiplie ses efforts pour lutter contre la malnutrition dans les prisons. Pourtant, en dépit de ces efforts, il arrive que la nourriture vienne à manquer à cause de la surpopulation carcérale. Pour y remédier, l’Etat mise sur les camps pénaux pour des cultures nourricières et rend les prisons autonomes en termes d’approvisionnement. Des activités sont ainsi initiées dans ce sens afin de garantir un repas quotidien pour les détenus, a confié Arsène Ralisaona, directeur général de l’Administration pénitentiaire.

     

    Quel est le rôle des camps pénaux ?
    “Les camps pénaux servent à l’éducation des détenus. Éduquer car les détenus ne sont pas seulement nourris et soignés mais on fait aussi tous les efforts pour les réinsérer dans la société. Donc les camps pénaux servent à les préparer grâce aux travaux qu’on leur donne au niveau de ces centres. Il y a une deuxième raison dans l’instauration de ces camps, c’est pour faire face aux problèmes d’approvisionnement en nourriture dans les prisons. Il existe bien de la nourriture fournie par l’Etat au niveau de chaque prison mais parfois il y a plus de détenus que prévu qui y sont incarcérés. C’est ce qu’on appelle la surpopulation carcérale. Il y a plus de détenus que ce que la prison peut accueillir. À cause de cela, il y a insuffisance d’intrants. Ce n’est pas non plus à longueur d’année mais seulement lorsqu’il y a trop de monde. Et pour faire face à cela, une politique de l’Etat consiste à produire au niveau des camps pénaux.”

    Actuellement, combien de camps pénaux existe-t-il à Madagascar et quelle est leur capacité de production ?
    “Il faut préciser qu’il y en a beaucoup dans chaque direction régionale. Il existe 22 directions régionales de l’administration pénitentiaire. Chacune d’entre elles compte au moins deux camps pénaux. Cette année on a fait un effort particulier dans neuf camps pénaux de quelques régions que nous estimons être capables de produire plus que les autres camps. Il faut préciser que l’état du sol n’est pas le même dans tout Madagascar. Dans le Sud c’est plus aride, des camps y sont ouverts mais ils ne produiront pas autant que ceux des régions moins arides tel qu’à Vatomandry où il pleut un peu plus. C’est la raison pour laquelle on a choisi ces camps qu’on suppose être plus aptes à produire et où on obtiendra plus de récoltes qu’ailleurs afin d’améliorer l’alimentation au sein des prisons.

    Qu’en est-il des détenus décédés pour cause de malnutrition à Mananjary ? L’Etat garantit-il effectivement l’alimentation des détenus ?
    “Il y a effectivement eu des décès pour cause de malnutrition. Je précise que c’était des détenus récents. Et c’est pour cela qu’ils ont été atteints de malnutrition car avant leur incarcération, ils étaient déjà victimes de malnutrition. Ils venaient de l’Atsimo Atsinanana où il y a une réelle situation de malnutrition. Lorsqu’ils ont été incarcérés, ils étaient déjà malnutris. Mais en tout cas le ministère ne reste pas les bras croisés. De la nourriture est distribuée. L’Etat nourrit et il y a de la nourriture offerte par l’Etat. Il y a également des soins mais face à la situation il y a une mobilisation avec les partenaires publics et privés car beaucoup d’aides alimentaires sont déjà arrivées à Mananjary depuis déjà deux semaines.

    Y a-t-il beaucoup d’entités privées qui aident l’administration pénitentiaire en termes d’alimentation des détenus ?
    “Il y a réellement beaucoup de coopération avec les partenaires privés tels que les ONG. En général ils s’attellent dans des activités d’ordre religieux car les détenus sont aussi éduqués spirituellement et il y en a également qui offrent des appuis spirituels et nutritionnels après les cultes qu’ils dirigent. Ils sont très nombreux et on les remercie pour ces soutiens dans l’alimentation des détenus et de leurs compatriotes”.

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  • CONDITION DE VIE – Madagascar parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde

    CONDITION DE VIE – Madagascar parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde

    Antananarivo, 17 Octobre, 6h15 – Un statut dont Madagascar peine à se défaire. Avec un score GHI de 36,3, la Grande île se trouve 124ème sur les 127 pays disposant de suffisamment de données pour être classés dans l’Indice mondial de la faim (GHI) 2024. Madagascar figure parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde, aux côtés de la Somalie, du Yémen, du Tchad, du Burundi et du Soudan du Sud. Leur niveau de faim est catégorisé “alarmant”, indiquant “une misère humaine, une sous-alimentation et une malnutrition généralisée”, comme défini par l’organisation Welthungerhilfe (WHH) qui a établi ce classement sorti en ce mois d’octobre.

    La Grande île améliore toutefois son classement. Elle était 124ème sur 125 pays avec un score de 41, dans le GHI 2023. Le niveau de faim étant considéré comme faible au fur et à mesure que le score diminue. Ainsi, un score inférieur à 10 indique un niveau de faim faible, tandis qu’un score entre 20 et 34,9 indique un niveau de faim grave. Entre 35 et 49,9, le score indique un niveau de faim alarmant.

    L’Indice de la faim dans le monde est un outil utilisé pour mesurer et surveiller l’évolution de la faim aux niveaux mondial, régional et national. Les scores de GHI sont calculés à l’aide d’une formule regroupant quatre indicateurs qui, ensemble, permettent de cerner la nature multidimensionnelle de la faim, à savoir la sous-alimentation, le retard de croissance, l’émaciation infantile (la proportion d’enfants de moins de cinq ans avec un faible poids par rapport à la taille et reflétant une sous-nutrition aiguë) et la mortalité infantile.

    Dans l’indicateur “sous-alimentation”, qui détermine la part de la population qui est sous-alimentée, reflétant un apport calorique insuffisant, il est indiqué dans la GHI 2024 que 39,7% des malgaches sont sous-alimentés. Une amélioration a été cependant notée puisque ce taux était de 51% dans l’édition GHI 2023.

    Les scores de Madagascar pour les trois autres indicateurs n’ont pas bougé. Sur le “retard de croissance”, 39,8 % des enfants malgaches de moins de cinq ans en souffrent. Ce sont des enfants avec une taille inférieure à leur moyenne d’âge et c’est un état qui démontre une sous-nutrition chronique.

    7,2 % des enfants de moins de cinq ans à Madagascar souffrent également “d’émaciation”. Cet indicateur mesure la proportion d’enfants avec un faible poids par rapport à la taille, qui reflète une sous-nutrition aiguë. Et pour la “mortalité infantile”, il y est indiqué que 6,6 % des enfants malgaches meurent avant leur cinquième anniversaire.

    Sur les six pays avec les niveaux de faim alarmants, la Somalie et le Tchad sont tous deux confrontés aux effets conjugués des conflits, du changement climatique et de la récession économique. Le Yémen est particulièrement affecté par les conflits et les extrêmes climatiques. Et Madagascar est confronté à des défis extraordinaires posés par le changement climatique.

    Ce cas de la Grande île, qui est en première ligne de la crise climatique, est largement exposé dans le GHI 2024. Il y est exposé que Madagascar est confronté à une sécheresse prolongée, et est également durement touché par la faim et la malnutrition en raison des extrêmes climatiques et des chocs économiques. Et ces défis sont aggravés par l’inégalité généralisée entre les sexes.

    D’après le GHI, qui reprend des données de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les femmes malgaches sont plus susceptibles que les hommes d’être confrontées à l’insécurité alimentaire, et elles semblent être disproportionnellement vulnérables aux impacts du changement climatique sur leur charge de travail et leur santé.

    D’après la GHI 204, la situation à Madagascar “n’est qu’une illustration de la manière dont l’inégalité entre les sexes, l’insécurité alimentaire et le changement climatique convergent pour placer les ménages, les communautés et les pays dans une situation de stress extrême”.

     

  • JIRAMA – Le ministre de l’Energie rapporte un coût de production de 22 cents, soit 1 000 ariary, par kWh pour l’électricité

    JIRAMA – Le ministre de l’Energie rapporte un coût de production de 22 cents, soit 1 000 ariary, par kWh pour l’électricité

    Antananarivo, 16 Octobre, 16h05 – Un prix de vente qui ne couvre pas le coût de production. A en croire Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, la production de l’électricité coûte environ 22 cents de dollar, soit à peu près 1 000 ariary, par kWh. La facturation moyenne de l’ensemble de la clientèle de la compagnie, résidentielle et business, tourne cependant autour d’une moyenne de 12 cents de dollar, soit environ 550 ariary, par kWh. La vente à perte de l’électricité par la Jirama a été exposée par le ministre durant la table ronde sur les financements climatiques à Madagascar.

    Le ministre rappelle alors que “la Jirama continue d’être en déficit d’exploitation dans la mesure où ses recettes ne sont pas suffisantes pour couvrir ses charges. Les chiffres rapportés par le ministre font état de revenus mensuels de 85 milliards d’ariary à 100 milliards d’ariary pour des dépenses allant de 140 milliards à 170 milliards d’ariary par mois.

    Cette situation impacte non seulement ses opérations courantes de la compagnie, mais également le budget de l’Etat. Le ministre en charge de l’Energie rappelle que l’Etat doit encore supporter financièrement la compagnie nationale d’eau et d’électricité, à travers des subventions, pour l’aider à assurer ses services pour les usagers.

    La Jirama fait ainsi face à plusieurs challenges liés à ses opérations courantes, poursuit le ministre Olivier Jean-Baptiste. Il assure néanmoins que des réformes sont en cours et d’autres en préparation, et la réduction du coût de production en constitue un élément clé.

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