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  • MUNICIPALITE – Poste vacant à la tête de la mairie d’Antananarivo après la candidature de Harilala Ramanantsoa aux municipales

    MUNICIPALITE – Poste vacant à la tête de la mairie d’Antananarivo après la candidature de Harilala Ramanantsoa aux municipales

    Antananarivo, 14 Octobre, 13h50 – La direction de la Commune urbaine d’Antananarivo est à nouveau vacante. La place est laissée libre après la validation de la candidature de Harilala Ramanantsoa aux prochaines municipales. La présidente de la délégation spéciale (PDS) figure parmi les sept candidats qui briguent la mairie de la capitale. Les maires, les conseillers communaux ou municipaux ainsi que les présidents de délégations spéciales (PDS) qui se présentent à ce scrutin sont considérés comme démissionnaires d’office. “En attendant la nomination d’un nouveau PDS, c’est le Secrétaire général de la commune et le Président du conseil municipal (PCM) qui assurent l’expédition des affaires courantes”, indique Jean Luc Rahaga, directeur de communication de la CUA.

    Le cas d’Antananarivo n’est pas un cas isolé. Des maires ou PDS en exercice sont en lice dans la course à leur propre succession dans de nombreuses communes. Selon les explications de Célestin Rasolomaholy, directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur “c’est le premier adjoint du maire qui assure la gestion de la commune pour le cas de la mairie. Et pour le PDS, c’est le secrétaire général et le PCM qui prennent en charge la gestion de la ville. “Aucun vide ne serait envisageable”, rassure le responsable.

    A Mahajanga, c’est le docteur Justin Joseph Randrianandrasana, 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Mahajanga qui a succédé à la PDS Tonganirina Zafiarinefo Velomary candidate à la mairie de la capitale de Boeny.
    Pour le cas d’Antananarivo en particulier, ce responsable a annoncé que le processus de la nomination du nouveau PDS est déjà en cours. Mais c’est la démarche administrative qui retarde ladite nomination.

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  • Le FMI préconise une augmentation des taux d’intérêts de la Banque centrale si l’évolution de l’inflation le nécessite

    Le FMI préconise une augmentation des taux d’intérêts de la Banque centrale si l’évolution de l’inflation le nécessite

    Antananarivo, 14 Octobre, 11h50 – La vigilance toujours de mise. Une fois de plus, le Fonds monétaire international (FMI) préconise pour la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) un resserrement de la politique monétaire, si cette disposition est jugée nécessaire par rapport à la situation de l’inflation au pays. La BFM doit, pour cela, “se tenir prête à relever ses taux directeurs afin de maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante”, avancent les missionnaires du FMI dans le document de fin de mission au titre de l’Article IV à Madagascar.

    Le FMI avait déjà expliqué que bien que l’orientation de la politique monétaire soit appropriée, la BFM devrait se tenir prête à relever ses taux d’intérêt “si nécessaire” pour “consolider la baisse de l’inflation”. L’autorité monétaire malgache devrait également mener des opérations d’open-market, jouant un rôle important dans le pilotage des taux d’intérêt et la gestion de la liquidité bancaire. Et elle devrait communiquer de manière plus prévisible et transparente sa politique de taux et sa gestion de la liquidité afin d’accroître sa crédibilité et sa transparence.

    La BFM avait déjà poursuivi sa politique de resserrement monétaire entamée depuis 2021 pour atténuer l’inflation. Elle a relevé son taux de Facilités de dépôt (FDD) qui était de 8,1% à fin décembre 2022, à 9% au mois d’août 2023 et à 9,5% au mois d’août de cette année. De même pour son taux de Facilités de prêt marginal (FPM) qui partait de 10,1% à fin décembre 2022, pour être à 11% en août 2023 et à 11,5% actuellement.

    Pour la récente décision prise par son comité monétaire, la BFM indique l’avoir pris afin de juguler la tension inflationniste qui sévit. L’autorité monétaire avait fait part d’une persistance de l’inflation depuis le début de l’année. C’est pourquoi, “les conditions monétaires restrictives liées à une gestion prudente de la demande par BFM sont de mise, si un nouvel équilibre n’est pas atteint”, avait-elle soutenu.

    Le service du FMI avait d’ailleurs déjà exposé dans sa Matrice d’évaluation des risques (MER), que l’absence d’ancrage nominal clair et l’assouplissement prématuré de la politique pourraient entraver la désinflation. Ils pourraient également entraîner un rapide désencrage des anticipations d’inflation.
    La Banque africaine de développement (BAD) estime pour sa part que l’inflation devrait se situer à 8,1% en 2024 et 7,5% en 2025 pour Madagascar. Ce, avec la poursuite de la politique monétaire restrictive et selon l’hypothèse de bonnes campagnes agricoles.

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  • APPROVISIONNEMENT – Les autorités interdisent formellement tout gaspillage d’eau fournie par la Jirama

    APPROVISIONNEMENT – Les autorités interdisent formellement tout gaspillage d’eau fournie par la Jirama

    Antananarivo, 14 Octobre, 9h40 – La police des eaux à la rescousse. Le gouvernement vient de publier la semaine dernière un arrêté interdisant formellement “tout gaspillage des ressources en eau”. Toute infraction à cette interdiction entraîne, selon le texte réglementaire, “la prise de responsabilité des autorités compétentes tel que prévu par l’article 61 du Code de l’eau”. Cette disposition évoque, entre autres, un recours à la police des eaux qui est investie des pouvoirs de préserver la ressource en eau quant à ses aspects qualitatifs, quantitatifs et économiques.

    Selon l’arrêté interministériel pris le 9 octobre, “l’utilisation de l’eau fournie par la Jirama doit se faire de façon rationnelle”. Le gaspillage interdit inclut, entre autres, l’arrosage de jardin, le vidage et le remplissage de piscine ainsi que le lavage à haute pression de voitures particulières. Il s’agit, comme le souligne l’arrêté, de “l’utilisation de l’eau à des fins non vitales”.

    Ces mesures d’interdiction font suite à la pénurie d’eau qui sévit dans la commune urbaine d’Antananarivo et les autres districts du Grand Tana, l’Atsimondrano, l’Avaradrano et Ambohidratrimo en l’occurrence. Le Centre opérationnel Rano fait notamment état d’un gap quotidien de 100 000m3 d’eau sur le réseau d’Antananarivo.

  • MIARY DIGITAL- Elargissement des appuis aux startups des régions de Madagascar en vue

    MIARY DIGITAL- Elargissement des appuis aux startups des régions de Madagascar en vue

    Antananarivo, 13 Octobre, 17h42 – Un champ d’actions prévu s’élargir. Après avoir été mené dans la région Analamanga pour sa phase pilote, le programme Miary Digital va être déployé dans d’autres régions de Madagascar pour sa deuxième cohorte. L’objectif est de soutenir davantage d’entrepreneurs dans le secteur du numérique, selon ce qui avait été exposé durant la clôture de la première cohorte de ce programme, ce vendredi.

    Cette disposition devrait être prise par rapport à la demande croissante d’appuis formulée par les entrepreneurs numériques dans les régions. Il y a également l’intérêt de développer le secteur digital dans des zones qui y ont un fort potentiel, avance la chargée du projet Pôle intégré de croissance (PIC) à la Banque mondiale, Sagita Muco. Le comité de pilotage de Miary Digital aura cependant encore à se convenir sur les régions où ce programme va être déployé, souligne le coordonnateur national du projet PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka.

    Comme rapporté par la ministre du développement numérique, des postes et de télécommunications, Stéphanie Delmotte, l’objectif principal du programme Miary Digital est d’encourager la transformation et l’entrepreneuriat numérique à Madagascar, en offrant un accompagnement complet aux startups, allant de la formation, au mentoring et au coaching, jusqu’au financement.

    Pour sa première cohorte, 271 candidatures avaient été reçues et 47 startups avaient été sélectionnées pour bénéficier d’un programme d’incubation intensif. Au final, 43 startups ont reçu chacune une subvention de 15 000 dollars pour la mise en œuvre de leur projet respectif, indique la ministre Stéphanie Delmotte. Cette première cohorte s’est distinguée par la diversité des projets portés par les startups, couvrant des secteurs stratégiques tels que l’EdTech, le E-commerce, la Fintech, le Gaming ou encore l’Agritech.

    La moitié des 15 000 dollars est déjà virée dans les comptes bancaires de ses entrepreneurs, rassure le coordonnateur national du PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka. “Il y aura des contrôles à faire, pour veiller à ce que leurs activités suivent le plan de développement que nous nous sommes convenus. C’est ce qui conditionnera le déblocage de l’autre moitié de leur subvention”, avance-t-il.

    Ladislas Adrien Rakotondrazaka soutient que cette subvention est minime par rapport aux valeurs ajoutées attendues de ces startups. Ils auront encore des défis à relever, mais cet appui devrait stimuler l’innovation ainsi que l’esprit d’entreprise chez ces jeunes. La Banque mondiale se dit par ailleurs fière d’appuyer le secteur digital et numérique à Madagascar qui, d’après Sagita Muco, est un secteur clé pour apporter des investissements et créer des emplois. Ce, à part l’agribusiness et le tourisme, indique-t-elle.

  • Le syndicat des magistrats de Madagascar annonce son soutien à la note interdisant les entretiens directs avec les justiciables

    Le syndicat des magistrats de Madagascar annonce son soutien à la note interdisant les entretiens directs avec les justiciables

    Antananarivo, 13 Octobre, 12h05 – Un accueil qui n’est peut-être pas enthousiaste mais qui reste néanmoins favorable. Le syndicat des magistrats de Madagascar réserve un accueil plutôt bon à la note ministérielle qui interdit les entretiens directs des magistrats avec les justiciables, une note censée contribuer à la lutte contre la corruption au sein des tribunaux.

    A l’issue de l’assemblée générale du syndicat, vendredi, son président Mbitanarivo Andriantsihorisoa, a tenu à clarifier que cette directive, qui a suscité des interrogations, n’empêche pas les citoyens d’accéder à la justice. A l’entendre, cette initiative devrait réduire les interactions non contrôlées qui peuvent favoriser les pratiques de corruption.

    Selon Mbitanarivo Andriantsihorisoa, cette note vise surtout à éviter les sollicitations malveillantes de rabatteurs qui, sous couvert de connaître des magistrats, escroquent les justiciables. “Ces individus entachent la réputation des magistrats, et cette note permet de mieux protéger la profession tout en renforçant la transparence”, explique-t-il.

    Le président du syndicat souligne que malgré cette note, les plaintes et les dossiers judiciaires continueront d’être traités. Il précise que des mesures d’organisation interne ont été mises en place pour mieux encadrer l’accueil du public.

    La procédure judiciaire à Madagascar est souvent perçue comme complexe et lente. Ce qui ouvre la voie à des tentatives de contournement par des voies illégales, regrette le syndicat qui estime alors qu’il est important de renforcer les contrôles internes et de sensibiliser le public sur le fonctionnement réel des tribunaux. Le syndicat encourage alors la reprise des portes ouvertes dans les tribunaux afin de mieux informer les citoyens sur leurs droits et sur le processus judiciaire.

  • PRIX DE L’INTERNET : “Le temps est venu de s’aligner aux bonnes pratiques internationales”, selon Stéphanie Delmotte

    PRIX DE L’INTERNET : “Le temps est venu de s’aligner aux bonnes pratiques internationales”, selon Stéphanie Delmotte

    Antananarivo, 13 Octobre, 8h45 – Un forfait de 100 Go à 10 euros comme en France ? “C’est quelque chose de tout à fait possible”, d’après la ministre du Développement numérique, des postes et de télécommunications, Stéphanie Delmotte. La membre du gouvernement s’est toutefois gardé de se prononcer sur les tarifs qui seront prochainement appliqués, en avançant “des choses encore à finaliser”. Elle avait néanmoins souligné durant la cérémonie de clôture de la première cohorte du programme Miary Digital, vendredi, que des “bonnes nouvelles” seront bientôt annoncées.

    Car pour Stéphanie Delmotte, “le temps est venu de vraiment s’aligner aux bonnes pratiques internationales”. Et “quoi qu’il arrive, nous sommes engagées vers la voie de la réduction des prix de l’internet pour que la majorité de la population puisse accéder à ce service à un coût raisonnable”, rassure-t-elle.

    Les opérateurs privés se seraient d’ailleurs déjà engagés dans ce sens, à en croire la ministre en charge des télécommunications. “Nous devons saluer leurs efforts car ils n’ont pas attendu des cadres pour prendre des initiatives”, indique-t-elle.

    Au mois de mai de cette année, pourtant, le MNDPT avait brandi des sanctions à l’encontre des opérateurs qui n’avaient pas revu à la baisse leur tarif d’internet après la suppression du prix plancher de 0,96 dollar pour le Go d’internet mobile. Des mesures “drastiques” avaient été annoncées à l’époque et l’intransigeance de l’Etat était largement mise en avant.

    L’accès au Data mobile est par ailleurs un des vecteurs sur lesquels le MNDPT se positionne pour booster l’écosystème d’affaires autour du développement numérique. Et puisque “cet accès au Data se fera à travers les smartphones. Nous allons nous engager davantage dans le 4G et le 5G”, avance Stéphanie Delmotte. “Nous allons également éduquer la population à vraiment tirer profit du Data, autrement que par le Facebook qui est très réducteur”, poursuit-elle, en insistant que “il faut apprendre aux gens à faire bon usage de l’internet, que ce soit pour leurs études, leurs recherches ou encore la consommation à travers le commerce électronique”.

     

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  • NÉCROLOGIE – Décès du Frère Jacques Tronchon, fondateur de l’ASA et spécialiste des événements de 1947

    NÉCROLOGIE – Décès du Frère Jacques Tronchon, fondateur de l’ASA et spécialiste des événements de 1947

    Antananarivo, 12 Octobre, 21h15 – Un humanitaire amoureux de Madagascar s’en va. Le frère Jacques Tronchon, historien et président fondateur de l’association Ankohonana Sahirana Arenina, l’Accueil des sans-abri (ASA), est décédé ce samedi 12 octobre. C’est l’association qui annonce le décès de celui dont elle rappelle “la bienveillance, le dévouement et l’amour envers Madagascar”. “Son influence et sa bienveillance resteront gravées dans l’histoire de l’Asa et dans le coeur de ceux qui l’ont côtoyé”, écrit l’association.

    Homme discret mais efficace, ce Franciscain avait initié au début des années 1990 l’association Accueil des sans-abri avec une équipe de religieux et de laïcs. Il disait avoir lancé le projet après avoir vu, vers la fin des années 1980, la dégradation de la vie à Antananarivo où “ce n’était pas tellement le phénomène des enfants de rues qui émergeait mais celui des familles entières à la rue”. Le projet consistait alors “réinsérer toutes ces familles en grande précarité”. Parallèlement, l’universitaire qu’il était avait coordonné une recherche qui a donné lieu à la publication d’un gros rapport : “Les sans-abri à Antananarivo de 1992 à 1994”.

    Plus qu’un humanitaire, Jacques Tronchon était aussi un historien qui avait enseigné en tant que vacataire au département d’histoire de l’Université d’Antananarivo. Sa thèse de troisième cycle qui portait sur “l’insurrection de Mars 1947” est une référence et fait de lui un spécialiste de cette période, comme le reconnaît Raivolala Rahelison, enseignante chercheure à l’Université d’Antananarivo.

    Photo : ASA

  • ENERGIE –  Andry Rajoelina mise sur la société chinoise Sany pour développer une usine de fabrication de panneaux solaires

    ENERGIE – Andry Rajoelina mise sur la société chinoise Sany pour développer une usine de fabrication de panneaux solaires

    Antananarivo, 12 Octobre, 13h15 – Une usine de fabrication de panneaux solaires bientôt à Madagascar. Plutôt que d’importer les panneaux nécessaires à la création de centrales solaires, les autorités entendent les fabriquer à Madagascar, surtout que “les besoins en électricité sont importants”.

    Les autorités sont ainsi en négociation avec un géant chinois pour lancer l’usine de fabrication de panneaux solaires. Une forte délégation de la société Sany dirigée par son vice-président Xu Ming a rencontré le Président Andry Rajoelina la semaine dernière. Selon le communiqué officiel de la présidence, la mise en œuvre de ce projet était à l’ordre du jour de cette rencontre à Iavoloha. Quelques membres du gouvernement étaient présents autour de la table de négociation.
    “Nous avons hâte d’augmenter la production de l’électricité en grande quantité. C’est pourquoi nous avons pris la décision que des usines de fabrication des panneaux solaires soient installées à Madagascar afin d’éviter l’importation”, souligne le Président Andry Rajoelina. Il mise ainsi sur le partenariat avec la société chinoise Sany pour développer l’énergie solaire dans le pays à travers la fabrication de différents équipements nécessaires.
    Lors de son déplacement en Chine en septembre dernier durant le Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), Andry Rajoelina s’est rendu au parc industriel de la multinationale située dans la province de Hunan. Si la majorité des panneaux solaires du marché mondial provient de la Chine, le locataire d’Iavoloha semble être séduit par le savoir faire de Sany dans le domaine. Cette initiative renforcera la politique d’industrialisation de Madagascar.
    “L’installation de ces usines ne résoudra pas seulement le problème de l’approvisionnement de l’énergie mais elle va aussi développer l’industrie à Madagascar et créer des emplois”, anticipe déjà le locataire d’Iavoloha.

    Photo : Présidence de la République

  • CARBURANT – Une divergence entre l’Etat et des pétroliers révélée par le FMI

    CARBURANT – Une divergence entre l’Etat et des pétroliers révélée par le FMI

    Antananarivo, 12 Octobre, 10h35 – Une divergence de vues qui se prolonge. Des compagnies pétrolières mettraient la pression sur l’Etat pour se faire payer. “Certains distributeurs de pétrole continuent de retenir le paiement des droits de douanes pour forcer le règlement de leurs créances vis-à-vis de l’État”, révèle le service du Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport de fin de mission au titre de l’article IV à Madagascar. Cette situation se reproduit alors que les deux parties avaient conclu deux accords en 2022 et en 2023, rappelle le FMI dans son rapport. Et parmi les factures réclamées par ces pétroliers figurent le paiement des carburants livrés pour la Jirama.

     

    Les tensions sur les liquidités résultant du paiement tardif des droits de douane sur le pétrole par les distributeurs de carburants en 2022 et 2023, et de la nécessité d’augmenter les transferts à la Jirama avaient déjà entraîné une accumulation d’arriérés intérieurs estimée à 796,3 milliards d’ariary. Soit 1,1 % du PIB à fin 2023.

     

    La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait alors confié au mois de juin que l’Etat se serait déjà acquitté de ce que les compagnies pétrolières lui réclamaient en 2023, dont le passif généré par l’écart entre les prix affichés à la pompe (PMAP) et les Prix de référence calculés (PRC), rappelle le Grand argentier. Pareil pour les pétroliers qui auraient également réglé de leurs côté les arriérés d’impôts qu’ils devaient à l’Etat l’année dernière.

     

    Ce membre du gouvernement avait ensuite indiqué que le passif de l’Etat envers les pétroliers s’élevait à 72 milliards d’ariary à fin mai 2024. Et qu’à celui-ci s’ajoute un passif restant de 39 milliards d’ariary, que l’Etat devait payer à ces compagnies pétrolières pour l’exercice 2023. Rindra Rabarinirinarison avait à l’époque rassuré que les distributeurs pétroliers payaient normalement leurs contributions fiscales mensuelles.

     

    Or, selon le dernier rapport du FMI, des pétroliers continuent de retenir le paiement des droits de douanes. Ces compagnies pétrolières réclament également leurs créances vis-à-vis de l’Etat. Aussi, les émissaires de cette institution de Bretton Woods estiment que “l’absence d’accord avec les distributeurs de carburants imposerait de réduire les dépenses pour éviter un creusement du déficit budgétaire cette année”.

     

    Les autorités malgaches avaient déjà fait part au FMI dans le cadre de la négociation du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) leurs intentions de conclure un nouveau protocole d’accord avec le groupement des pétroliers de Madagascar prévoyant les modalités d’apurement des dettes croisées à fin juin 2024. “Nous veillerons à l’apurement et au respect par les pétroliers de leurs obligations fiscales et parafiscales, notamment en matière de droits et taxes sur produits pétroliers, redevance au ministère de l’environnement, redevance au développement du secteur (RDS), contribution au fonds routier (RER), et redevance OMH”, avaient-elles avancé.

    Et que “considérant que les retards de paiement ont résulté de la demande des distributeurs d’un paiement simultané de tous les arriérés et dettes croisés avec le gouvernement, nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour accélérer le paiement par les pétroliers à la fois des arriérés passés et des nouvelles contributions mensuelles”, avaient-elles poursuivi.

     

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  • APPROVISIONNEMENT – La présidence annonce quatre camions de livraison d’eau supplémentaires de la part de la Banque mondiale

    APPROVISIONNEMENT – La présidence annonce quatre camions de livraison d’eau supplémentaires de la part de la Banque mondiale

    Antananarivo, 12 Octobre, 8h25 – Quand la Banque mondiale pare au plus pressé. Le président de la République Andry Rajoelina annonce quatre camions-citerne de livraison d’eau supplémentaires pour la Jirama. Ces véhicules, octroyés par la Banque mondiale selon la présidence, viendront s’ajouter aux huit camions de la Jirama et du ministère ainsi qu’aux dix camions récemment ajoutés pour remplir les 150 bonbonnes d’eau de secours installés dans les quartiers d’Antananarivo et ses environs.

    ⭕️Vendredi, des entreprises du secteur privé, à l’instar de la société de ID Rental, ont déjà mis des camions à disposition des autorités pour aider à la livraison d’eau. En attendant la concrétisation des solutions à long terme abordées vendredi avec une délégation de la Banque mondiale, les autorités renforcent les opérations d’urgence dans les quartiers les plus impactés par la pénurie d’eau. Elles annoncent également la mise en place de générateurs de secours au niveau des stations de production d’eau de façon à ce que celles-ci puissent continuer à tourner même en cas de coupure d’électricité sur le réseau de la Jirama.

    ⭕️Mais au-delà des solutions d’urgence, les responsables de la Banque mondiale ont aussi discuté des projets à long terme avec le président de la République. Il a été notamment question de réparer 78 km de conduites d’eau vétustes sur le réseau et de construire trois nouvelles stations d’eau à Ambohitrimanjaka, Mandroseza et Amoronakona. Selon le Conseil des ministres de mercredi, le projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP) et le projet Tana Water III censés améliorer l’approvisionnement en eau dans la capitale et ses environs, auraient dû “démarrer en 2021 n’ont pas pu être réalisés pour cause de favoritisme et népotisme dans l’attribution des marchés publics”.

    Photo : Présidence de la République