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  • RECETTES FISCALES – La révision de l’impôt sur les revenus des personnes physiques toujours en discussions entre l’Etat et le FMI

    RECETTES FISCALES – La révision de l’impôt sur les revenus des personnes physiques toujours en discussions entre l’Etat et le FMI

    Antananarivo, 21 Octobre, 9h10 – Un sujet qui reste d’actualité. La question de la révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est revenue sur la table des discussions lors de la dernière mission du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar. Dans son compte-rendu de fin de mission, Frédéric Lambert, chef de mission, rapporte les recommandations du FMI sur le sujet. “Une réforme complète des droits d’accises et une révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour le rendre plus progressif devraient s’accompagner de réformes des administrations fiscale et douanière”, écrit-il. Ces réformes visent, entre autres, à “augmenter les recettes fiscales pour financer l’investissement et les dépenses sociales”.

    Dans son communiqué officiellement publié le vendredi 18 octobre, le FMI ne précise cependant pas de quel type d’impôt sur les revenus des personnes physiques il est question. Durant les négociations avec les autorités en vue de l’obtention des accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et de la durabilité (FRD) il a été principalement question des impôts sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa). Dans son rapport relatif à la demande de Madagascar, le FMI avait rapporté que “les autorités sont déterminées à réformer l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés, notamment en relevant de 20 à 25 % le taux d’imposition de la tranche supérieure de revenus et peut-être les taux des tranches intermédiaires, suivant les recommandations formulées par le FMI dans le cadre du développement des capacités”.

    Et bien que les autorités malgaches aient ensuite confirmé cette détermination en indiquant dans la loi de finances rectificatives leur intention “d’aménager le barème de l’Irsa pour l’année prochaine” “dans un souci d’équité fiscale”, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison a insisté qu’à l’époque, il ne s’agissait “pas d’une décision mais d’une recommandation”. La décision de réforme de l’impôt sur les revenus des personnes physiques prise dans le cadre de la loi de finances rectificative de 2024 concerne plutôt l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) qui peut frapper aussi bien les personnes morales que les personnes physiques.

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  • CONDITION DE VIE – Madagascar avec le cinquième taux de pauvreté multidimensionnelle le plus élevé au monde

    CONDITION DE VIE – Madagascar avec le cinquième taux de pauvreté multidimensionnelle le plus élevé au monde

    Antananarivo, 20 Octobre, 13h45 – Le taux de pauvreté multidimensionnelle de Madagascar s’élève à 69%. C’est le cinquième plus élevé au niveau mondial, rapporte la Banque mondiale dans son « Macro poverty outlook » (MPO), avec lequel elle analyse les développements macroéconomiques ainsi que les évolutions de la pauvreté dans les pays en développement.

    La Banque mondiale rappelle dans sa toute dernière édition du MPO sur Madagascar, et qui vient d’être publié en ce mois d’octobre, que la pauvreté multidimensionnelle englobe l’accès aux services de base tels que la santé, l’éducation et les conditions de vie. Et le cas de la Grande île avait déjà été exposé dans le rapport d’Evaluation de la pauvreté et de l’équité, publié au mois de février de cette année.

    Il est rapporté dans ce rapport que le taux de pauvreté multidimensionnelle était passé de 76 % en 2008 à 67 % en 2018. Il avait ensuite légèrement augmenté entre 2018 et 2021, lorsque la part des privations d’électricité et de nutrition adéquate a augmenté après que le pays a subi de multiples chocs. La détérioration de la nutrition s’est surtout produite dans les zones rurales et urbaines, revenant près de son niveau de 2008, malgré une amélioration constante du retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans.

    Il y était également indiqué que les privations les plus importantes concernent les combustibles de cuisson propres (69 %). S’ensuivaient l’assainissement amélioré (68%), les logements sûrs (62%), l’électricité (55%), l’eau potable (53%) et l’éducation (50%).

    La Banque mondiale soutient par ailleurs dans son MPO que Madagascar n’a pas été en mesure de tirer parti de son avantage comparatif dans les exportations de produits de base pour accélérer sa transformation structurelle. Elle souligne que l’agriculture à faible productivité représente la plus grande part de la valeur ajoutée du pays. Et les industries extractives, la construction ainsi que les travaux publics ont été les principaux moteurs de la croissance, mais ont également été les plus touchés par la Covid-19, a avancé cette institution de Bretton Woods.

    Afin de réduire la pauvreté persistante et promouvoir une croissance élevée et résiliente, la Banque mondiale estime que Madagascar devrait améliorer la gouvernance et le climat des affaires pour favoriser les investissements privés, y compris les investissements résilients au changement climatique. Le pays est également encouragé à approfondir les réformes structurelles dans des secteurs clés telles que les mines et les télécommunications, et à combler l’écart entre l’accumulation de capital humain et physique.

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  • Le Groupement des forces spéciales d’intervention fête son premier anniversaire

    Le Groupement des forces spéciales d’intervention fête son premier anniversaire

    Antananarivo, 20 octobre, 7h30 – “Avons-nous des commandos à Madagascar? Les Malgaches disposent-ils de commandos ? La réponse est oui. Ils sont là, devant nous”. Le président de la République Andry Rajoelina a dirigé la cérémonie de célébration du premier anniversaire du Groupement des forces spéciales d’intervention (GFSI) samedi.

    Ce Groupement, créé en octobre 2023, est composé d’éléments de l’armée “spécialement sélectionnés pour leurs forces physiques, leur force mentale mais surtout la spécificité de leur formation”, indique le chef de l’Etat dans son discours. Leurs premières missions avaient alors été de “défendre les institutions en place et la souveraineté nationale”, précise le communiqué de la présidence de la République.

    La cérémonie qui s’est tenue samedi a été l’occasion pour le président de la République de leur assigner de nouvelles missions. “En plus de vos premières raisons d’être, qui sont celles de protéger les institutions en place et de lutter contre les ‘dahalo’, vous allez aussi particulièrement vous battre contre le kidnapping et les différents réseaux de pilleurs de nos richesses nationales”, martèle le chef de l’Etat. Il pointe notamment du doigt “différents responsables, élus ou désignés qui exploitent de façon illicite et injuste nos richesses”.

    Pour marquer le premier anniversaire du GFSI, le président de la République a reçu le brevet de mérite. “Cette distinction marque ma volonté de continuer à vous soutenir et à vous faire confiance”, souligne Andry Rajoelina. En matière de soutien, il évoque des “améliorations continues aussi bien en matière de formation qu’en matière de logements et d’équipements”.

    Outre le chef de l’Etat, les autres hauts responsables impliqués dans la mise en place du GFSI ont également reçu des insignes de distinction durant la cérémonie. Les éléments du GFSI, formés au Centre national d’entraînement commando (Cnec) d’Ambatolaona, eux, ont reçu leur “brevet spécial Apinga”.

     

    Photo : Présidence

     

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  • ELECTIONS – Un budget de près de 3,5 milliards d’ariary transféré aux juridictions électorales

    ELECTIONS – Un budget de près de 3,5 milliards d’ariary transféré aux juridictions électorales

    Antananarivo, 19 Octobre, 18h45 – Du crédit supplémentaire pour le ministère de la Justice. Le Conseil de gouvernement de mercredi annonce l’adoption d’un décret portant transfert de crédits de biens et services à ce département. Les crédits, d’un montant de 3 448 096 900 ariary, sont destinés au “traitement des dossiers relatifs aux élections communales du 11 décembre au niveau du Conseil d’Etat et des tribunaux administratifs”, précise le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

    Selon la loi sur les collectivités territoriales décentralisées, ce sont les juridictions administratives qui sont compétentes en matière contentieuse lors des élections communales et municipales. Ainsi, “le tribunal administratif est compétent pour connaître de toute requête ou contestation qui pourrait s’élever au sujet tant des actes qui constituent les préliminaires des opérations électorales que de tous ceux qui ont trait au déroulement du scrutin”.

    L’article 301 de la loi indique qu’il “statue en premier et dernier ressort sur toutes les requêtes contentieuses relatives aux élections territoriales”. Son jugement est toutefois “susceptible de recours en cassation devant le Conseil d’Etat de la Cour Suprême”, poursuit l’article 302. C’est également le Tribunal administratif qui “proclame, par jugement, les résultats définitifs au plus tard dans un délai de trente jours à partir de la date de la publication des résultats provisoires”.

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  • ENERGIE – Andry Rajoelina préconise l’accélération de la mise en place des centrales solaires

    ENERGIE – Andry Rajoelina préconise l’accélération de la mise en place des centrales solaires

    Antananarivo, 19 Octobre, 15h45 – “Le seule solution à l’insuffisance de l’électricité produite par la Jirama est d’accélérer la construction de nouvelles centrales de production”. Le président de la République Andry Rajoelina a rencontré vendredi les différents acteurs impliqués dans le secteur de l’énergie, en particulier de l’électricité. Outre le ministre en charge de l’Energie et le directeur général de la Jirama, les responsables de la Banque mondiale à Madagascar ont également participé à la réunion où il était, entre autres, question d’“identifier des solutions concrètes aux défis liés à l’accès à l’électricité”.

    Évoquant cette rencontre, le chef de l’Etat indique sur sa page Facebook que “les panneaux solaires constituent une solution que nous devons mettre rapidement en oeuvre”. Et si l’on en croit le communiqué de la présidence de la République, le projet de connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) prévoit des activités incluant cet aspect. Le communiqué met notamment en avant “l’hybridation de 17 centrales avec l’énergie solaire afin d’améliorer l’efficacité énergétique”.

    Dans la présentation du projet, “l’hybridation d’un bon nombre de réseaux isolés existants” fait effectivement partie de la composante “développement de l’infrastructure énergétique et numérique”. L’objectif est alors “d’améliorer la fourniture d’électricité par hybridation photovoltaïque des centrales thermiques existantes avec l’ajout de batteries de stockage et afin d’augmenter la densification et l’extension des réseaux aux ménages environnants”.

    Les projets menés dans ce sens devraient, par ailleurs, concerner “les zones mal desservies, notamment dans les zones rurales”, précise la présentation du projet. Les activités générées par cette composante incitent également une “mobilisation d’investissements importants de la part du secteur privé dans les infrastructures au niveau des deux secteurs, énergie et numérique”.

    Outre les projets d’hybridation prévus dans le cadre du Decim, les autorités prévoient aussi la mise en place de centrales solaires de 50MW dans 47 districts et de centrales solaires de 350MW dans les chefs-lieux de province. Sur ces 350 MW, 100MW sont prévus pour la capitale et les 250MW pour les cinq autres grandes villes. Le chef de l’Etat a déjà d’ailleurs eu des réunions avec des entreprises chinoises expertes comme Longi et Sany Group dans la construction de centrales solaires et dans la fabrication de panneaux solaires pour la réalisation de ces projets.

  • Le FMI abaisse à 4,2% sa prévision de croissance pour Madagascar pour 2024

    Le FMI abaisse à 4,2% sa prévision de croissance pour Madagascar pour 2024

    Antananarivo, 19 Octobre, 9h45 – La croissance économique de Madagascar qui devrait rebondir à 4,5% cette année devrait finalement se maintenir à 4,2% pour 2024. Ce sont tous des chiffres du Fonds monétaire international (FMI) qui a revu à la baisse sa prévision de croissance pour le pays. Et ce, à l’issue notamment de la mission au titre de l’Article IV que ces émissaires avaient entrepris dernièrement à Madagascar.

    Dans le cadre de la négociation au titre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), le service du FMI avait avancé que la croissance économique devrait s’établir à 4,5% pour cette année. Cette performance devait être tirée essentiellement par l’investissement privé et le dynamisme du tourisme. La production locale de riz, qui était meilleure que prévu au premier trimestre 2024 devait même atténuer l’impact du cyclone Gamane, selon la prévision de cette institution de Bretton Woods.

    L’activité économique n’avait cependant pas accéléré au premier semestre 2024. Malgré une bonne récolte rizicole et un rebond dans l’extraction du graphite, les transports, la construction et les télécommunications, les conséquences négatives du cyclone Gamane au mois de mars ont neutralisé en partie ces performances. C’est pourquoi le FMI estime que la croissance devrait se maintenir à 4,2 % en 2024 pour Madagascar.

    Malgré l’optimisme affiché par les autorités malgaches, qui prévoient une croissance économique à 4,5% cette année, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a déjà avancé que la baisse annoncée des investissements publics pourrait, éventuellement, entraver cette croissance. Le MEF espère que le dynamisme avancé par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) devrait stimuler la croissance économique grâce à une augmentation des investissements privés, pour maintenir l’objectif de croissance économique des autorités malgaches.

  • ADMINISTRATION – Le ministère des mines élabore son système de demande de permis digitalisé

    ADMINISTRATION – Le ministère des mines élabore son système de demande de permis digitalisé

    Antananarivo, 19 Octobre, 9h45 – La digitalisation des opérations minières comme bouclier pour lutter contre la corruption. Le ministère des Mines élabore actuellement son système digitalisé pour assainir le secteur minier et pour lutter contre la corruption, selon Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines. La mise en place de ce système digitalisé pour les procédures de demande de permis minier a été instaurée dans le nouveau code minier adopté récemment et dont les décrets d’application ont été finalisés le mois dernier.

    “Ce qui favorise la corruption ce sont les personnes, (…) on doit réduire au maximum les contacts entre les agents de l’Etat et les opérateurs”, indique le ministre lors de l’atelier destiné au secteur minier dans l’élaboration de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption qui s’est tenu ce vendredi à Ivato. “Et c’est là qu’intervient la digitalisation. La demande de permis minier est aujourd’hui digitalisée, il en est de même pour la demande d’un carré à exploiter ou les paiements qui pourront se faire à distance”, ajoute-t-il. “Nous travaillons actuellement avec la Banque mondiale dans la réalisation de ce système car cela a un coût”, poursuit le ministre.

    Selon le membre du gouvernement, la digitalisation permettra de garantir la transparence dans toutes les procédures qui sont menées. “Avant c’était celui qui versait un pot de vin qui était priorisé dans l’octroi d’un carré mais aujourd’hui ce sera le système qui dira qui a déposé sa demande en premier”, indique le ministre.

    Outre la digitalisation, le ministère mise aussi sur la vulgarisation des textes et la communication intensive pour lutter contre la corruption dans le secteur minier. “L’ignorance est la première porte vers la corruption”, estime Olivier Rakotomalala. “On va faire tous les efforts pour communiquer sur le nouveau code minier et les décrets correspondants”, indique-t-il. “Nous allons également les traduire en de nombreuses langues, notamment en chinois car beaucoup de chinois opèrent dans le secteur”, conclut le ministre.

     

  • E-COMMERCE- Orange lance Orange Shop, sa boutique virtuelle

    E-COMMERCE- Orange lance Orange Shop, sa boutique virtuelle

    Antananarivo, 19 Octobre, 8h25 – Plus besoin de se déplacer pour acheter des produits Orange. La société de télécommunication vient de lancer Orange Shop, sa toute nouvelle boutique virtuelle. Elle a fait l’objet d’une présentation vendredi à Soarano dans les locaux de Orange digital center. A travers cette boutique en ligne, l’opérateur veut innover l’expérience d’achat de ses clients.

    Avec l’évolution technologique, il est temps de se rapprocher des consommateurs en exploitant le commerce électronique. Un marché à fort potentiel,comme l’a déclaré Frédéric Debord, le directeur général d’Orange Madagascar. “En tant que société innovante, nous offrons un nouveau canal d’achat simple et pratique à ses clients avec Orange Shop”, lance-t-il.

    Sur cette plateforme, les clients peuvent commander en ligne les mobiles et accessoires télécom et internet. Certains sont des articles exclusifs, comme l’indique le communiqué de l’opérateur. Et le choix est donné aux clients entre la livraison à domicile ou le retrait en boutique. La livraison à domicile est disponible uniquement pour Antananarivo pour l’instant.

    Photo : Orange Madagascar

  • INTERNET – Un opérateur local s’apprête à proposer la fibre optique la moins chère en Afrique à Madagascar

    INTERNET – Un opérateur local s’apprête à proposer la fibre optique la moins chère en Afrique à Madagascar

    Antananarivo, 18 Octobre, 16h45 – De la fibre optique à moins de 50 000 ariary par mois. C’est ce que l’un des opérateurs en télécommunication opérant au pays s’apprête à proposer très prochainement. La population aura ainsi d’ici peu accès à la fibre la moins chère en Afrique, annonce la ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Stéphanie Delmotte, devant la presse ce vendredi.

    C’est le fruit des négociations menées ces derniers mois par le ministère avec les acteurs du secteur des télécommunications, fait-elle savoir. Les dialogues initiés ont permis de trouver un terrain d’entente sur un prix d’internet “le plus abordable jamais proposé à Madagascar”. Et c’est “le plus grand opérateur” qui “a la plus grosse expérience dans l’industrie des télécommunications” et qui est “le plus actif en termes d’investissements” qui est le premier à s’y lancer, poursuit la ministre Stéphanie Delmotte.

    “Face au besoin de connecter chaque malgache au reste du monde, nous devons rendre l’internet accessible à tous. Il nous fallait donc trouver non seulement les moyens pour baisser les prix mais également pour éliminer les barrières pour l’utilisation de la fibre”, explique ce membre du Gouvernement. C’est pourquoi, mis à part le tarif abordable que propose cet opérateur, les équipements ainsi que leur frais d’installation seront gratuits, avance la ministre en charge des Télécommunications.

    La clientèle cible de cette offre abordable ne se limitera ainsi pas aux professionnels, comme les développeurs ou encore les programmeurs qui utilisent l’internet pour leur travail. Elle permettra aux particuliers d’avoir du haut débit pour différents usages, avec du tarif qui leur est accessible.
    La ministre Stéphanie Delmotte estime que l’existence d’une telle offre sur le marché améliorera la concurrence dans le secteur. Celle-ci espère d’ailleurs que les autres opérateurs en feront de même, pour “montrer leur redevabilité envers le pays dans lequel ils se sont épanouis économiquement”. La ministre chargée des télécommunications souligne d’ailleurs que “l’Etat ne devrait normalement interférer dans la fixation des prix, sauf en cas de force majeure. Nous laissons la loi de l’offre et de la demande opérer”, souligne-t-elle.

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  • COMMERCE – L’idée de faire du port de Toamasina un port d’éclatement de Madagascar en projet

    COMMERCE – L’idée de faire du port de Toamasina un port d’éclatement de Madagascar en projet

    Antananarivo, 18 Octobre, 15h30 – S’épargner d’un énorme surcoût. C’est ce que pourrait espérer notamment les opérateurs économiques dans les ports secondaires, avec le projet de la direction générale des douanes (DGD) de faire du port de Toamasina un port d’éclatement de Madagascar. L’administration douanière indique avoir déjà mis en place les outils et déploie les moyens nécessaires pour y parvenir, indique-t-elle à l’issue d’une réunion technique qui s’est tenue à Toamasina mardi.

    Il est attendu de ce projet que le port de Toamasina desserve les autres ports du Madagascar via un système de cabotage maritime national et international. “Cette nouvelle approche devra faciliter les opérations d’importation et d’exportation en réduisant considérablement le transit time et les coûts supportés par les opérateurs économiques”, expose la DGD.

    Pratiquement, ce projet permettra à terme de débarquer les marchandises importées au Grand Port avant de rejoindre les ports secondaires pour les procédures de dédouanement. Et inversement pour les exportations, il sera possible de faire la déclaration dans un port secondaire et procéder à l’embarquement à Toamasina. Pour la DGD, l’installation du nouveau scanner à l’intérieur du Terminal à conteneur à Toamasina s’inscrit déjà dans la logique de cette nouvelle démarche.

    Ce projet ne pourra, pour la Douane, qu’être à l’avantage des importateurs et des exportateurs qui opèrent actuellement à travers les ports secondaires. La DGD indique qu’un conteneur qui part du Pakistan à destination de Toamasina prend environ trois semaines, pour un coût de fret d’environ 1 000 dollars. Or, le même conteneur prend environ trois mois pour arriver à Toliara avec un coût de fret avoisinant les 4 000 dollars, indique cette administration.

    La Douane soutient d’ailleurs que disposer d’un réseau de routes maritimes pour desservir les provinces malgaches est avantageux. Et pour la DGD, le transport maritime reste de loin le plus économique surtout au regard de l’état actuel du réseau routier national et de l’insuffisance du réseau ferroviaire.

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