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  • SECTEUR EXTRACTIF – 90 % des projets de minerais critiques à Madagascar aux mains de l’étranger

    SECTEUR EXTRACTIF – 90 % des projets de minerais critiques à Madagascar aux mains de l’étranger

    Une domination écrasante. Madagascar compte plus de 16 projets majeurs de minerais essentiels à la transition énergétique (METE). Cependant, 90 % d’entre eux sont contrôlés par des acteurs internationaux. C’est le constat dressé par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans son dernier rapport d’évaluation rapide de la valeur ajoutée et de la diversification au sein de la chaîne de valeur des METE dans la Grande Île.

    L’industrie extractive à Madagascar est ainsi largement dominée par des multinationales étrangères, dont les ressources sont exploitées par des entreprises majoritairement venues de la Chine, de l’Australie, du Canada ou encore du Royaume-Uni. Elles opèrent dans plus de 16 chantiers majeurs en activité dédiés aux minerais de la transition énergétique, qui se concentrent principalement dans le graphite (10 projets), le titane (3) et le zirconium (3), ainsi que des exploitations d’envergure de nickel, de cobalt, de phosphates, de chrome et de vanadium, détaille la Cnuced.

    La participation de Madagascar reste ainsi limitée à environ 10 %. Elle s’exerce surtout via des entreprises publiques comme Kraomita Malagasy S.A., chargées de superviser le secteur et de veiller au partage des bénéfices. Néanmoins, la présence locale se renforce peu à peu grâce à des partenariats, des coentreprises ou des partages d’actions.

    Dans cette organisation, si les investisseurs étrangers apportent les capitaux, la technologie et le savoir-faire, l’État malgache conserve un rôle de régulateur et de coordinateur. Ces grands projets industriels dépendent fortement des services publics nationaux, à commencer par la Jirama, qui fournit l’eau et l’électricité indispensables à l’extraction et au traitement des minerais.

    Cette participation nationale pourrait être élargie. Elle nécessitera toutefois un renforcement des compétences, des capacités institutionnelles et des partenariats ciblés afin de permettre une progression graduelle vers des activités à plus forte valeur ajoutée, d’après la Cnuced.

  • TECHNOLOGIE – Un nouveau cadre juridique sur la cybersécurité en gestation

    TECHNOLOGIE – Un nouveau cadre juridique sur la cybersécurité en gestation

    Madagascar s’apprête à protéger son cyberespace. Un nouveau cadre juridique sur la cybersécurité est actuellement en cours de finalisation et devrait être publié très prochainement. C’est l’annonce faite par le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, lors de l’ouverture du Symposium de la cybersécurité qui se tient depuis lundi à Alarobia. “Le processus touche presque à sa fin”, confie le membre du gouvernement

    Pour le gouvernement, la mise en place d’une véritable fondation pour la cybersécurité, adossée au Cyber incident response team (CIRT), est une priorité absolue. Cette évolution législative s’inscrit dans la suite logique des grands chantiers numériques déjà engagés dans le pays. “Dès lors que nous avons débuté la numérisation et la digitalisation, comme on le voit avec l’enrôlement biométrique, l’inclusion numérique doit suivre à travers l’extension des réseaux et l’amélioration des infrastructures”, explique le ministre.

    Cependant, cette connectivité accrue comporte des risques. Avec le développement des infrastructures, la courbe du nombre d’utilisateurs va monter en flèche. Le membre du gouvernement a ainsi martelé qu’il devient indispensable et urgent de protéger les citoyens face aux menaces en ligne.

    Ce futur arsenal juridique ne se contentera pas de fixer des grands principes,il posera des règles du jeu strictes et opérationnelles. “Une fois la loi sur la cybersécurité votée, les autorités s’attaquent à la rédaction des décrets d’application. Ces textes permettront de définir précisément ce qu’est un “incident de sécurité” et de cartographier les Organisations d’Importance Vitale (OIV), indique pour sa part Eric Rakotomaniraka, directeur général du CIRT. En effet, les OIV sont des structures publiques ou privées dont le blocage paralyserait le pays.

    La future législation introduira également un volet répressif pour dissuader les cyberdélinquants et contraindre les acteurs à la vigilance. Eric Rakotomaniraka a tenu à rappeler la normalité de cette démarche sur le plan international.

    “Dans la loi, lorsque les règles ne sont pas respectées, il y a ce qu’on appelle des sanctions. Madagascar n’est pas une exception, cela se passe ainsi partout dans le monde”, tient-il à rappeler. “En cas de non-respect des règles établies, des sanctions sévères seront appliquées, qu’elles visent les décideurs politiques ou les techniciens sur le terrain”, conclut le DG du CIRT.

    Outre le volet juridique, le volet formation des experts en cybersécurité auprès des universités ou établissements supérieurs a été aussi évoqué. Avec tous ces projets, Madagascar espère instaurer un climat de confiance numérique, indispensable pour attirer les investissements et garantir une économie digitale sereine et sécurisée.

    Pendant deux jours, des experts dans le domaine de la cybersécurité discutent bien évidemment les principaux enjeux dans ce domaine durant le Symposium sur la cybersécurité. C’est un événement organisé par le CIRT, avec l’appui technique de l’Unité de Gouvernance Digitale (UGD) et le financement du projet de gouvernement digitale et de la gestion de l’identité, avec le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications.

  • PRÉVOYANCE SOCIALE – L’allocation spéciale “Asaramanitra” de la Cnaps portée à 100 000 ariary et à percevoir à partir du 23 juin 

    PRÉVOYANCE SOCIALE – L’allocation spéciale “Asaramanitra” de la Cnaps portée à 100 000 ariary et à percevoir à partir du 23 juin 

    Une date à retenir. Le paiement de l’allocation spéciale Asaramanitra pour les pensionnés de retraite et les bénéficiaires de rentes affiliés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) se fera à partir de ce 23 juin. Et cette fois, les bénéficiaires percevront 100 000 ariary, soit le double de ce qui a été versé en 2025, année d’instauration de cette aide exceptionnelle.

     

    Cette allocation saisonnière, assurée sur les ressources propres de la Cnaps, vise à apporter un appui financier supplémentaire aux retraités et aux bénéficiaires de rentes. Son attribution a été validée par le Conseil d’administration de l’établissement et intégrée dans son budget annuel. Elle ne devrait donc avoir aucune incidence sur le paiement des allocations habituelles, rassure la Cnaps.

     

    Aucune démarche particulière n’est requise de la part des bénéficiaires. Le versement est effectué selon les mêmes modalités que les pensions et les rentes habituelles. Les paiements sont ainsi réalisés à travers les canaux utilisés habituellement par les pensionnés et rentiers, notamment les virements bancaires, ainsi que les réseaux des établissements financiers partenaires.

     

    Avec le relèvement de cette allocation de 50 000 à 100 000 ariary, la CNaPS entend renforcer le soutien accordé à ses pensionnés et rentiers à l’approche des célébrations de l’Indépendance.

  • DIPLOMATIE – La Russie affirme avoir une politique d’appui à l’industrialisation de Madagascar et de l’Afrique

    DIPLOMATIE – La Russie affirme avoir une politique d’appui à l’industrialisation de Madagascar et de l’Afrique

    La Russie confirme une coopération avec Madagascar qui veut aller au-delà du domaine militaire et sécuritaire. Dans le cadre de la coopération commerciale et économique qu’elle entend élargir, elle évoque de nombreuses perspectives, incluant “l’énergie, les transports, l’exploration géologique, l’extraction et la transformation des ressources naturelles”. Le sujet d’un appui à l’industrialisation de Madagascar et de l’Afrique en général a été évoqué à l’issue de la rencontre du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec son homologue malgache Alice N’Diaye vendredi à Moscou.

    Pour la Russie, il s’agit de revenir à la vision qui, selon elle, avait déjà été développée du temps de l’Union soviétique aux lendemains des indépendances africaines. A entendre le ministre russe, l’Union soviétique avait, à l’époque, “adopté une stratégie de promotion de l’industrialisation” en aidant les pays africains “à renforcer leur structure étatique en créant les fondements de l’industrie nationale, du secteur agricole, des systèmes d’éducation et de santé”. Il évoque, lors d’une conférence de presse conjointe avec Alice N’Diaye, “des centaines d’entreprises industrielles construites, permettant de transformer les matières premières, dont le continent africain est très riche, en produits finis et de leur apporter une valeur ajoutée”.

    Avec les nouvelles relations qui se sont développées avec l’Afrique depuis le début des années 2000, la Russie affirme alors vouloir “revenir à une stratégie visant à garantir l’autosuffisance de [ses] amis africains”. “Nous avons l’opportunité de mettre en œuvre des projets concrets”, assure Sergueï Lavrov qui souligne que “les mesures concrètes pour la mise en œuvre de cette stratégie seront au centre du troisième Sommet Russie-Afrique qui se tiendra à Moscou en octobre 2026” et auquel il dit avoir reçu la confirmation de la participation du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina.

    Les domaines qui seront explorés dans le cadre de cette coopération commerciale et économique seront ceux de “l’énergie, y compris l’énergie nucléaire, et l’alimentation, mais aussi des technologies numériques, l’intelligence artificielle et, surtout, l’examen du développement futur de systèmes de paiement fiables et indépendants”, poursuit le ministre russe. Pour les mettre en oeuvre, il met entre autres en avant la dette contre le développement. “Nous utiliserons les fonds qui nous sont dus pour investir conjointement avec les États africains dans leurs économies”, assure-t-il, évoquant les faibles montants des dettes qui n’ont pas été annulés.

    Dans sa déclaration, Sergueï Lavrov ne manque pas de tacler les pays occidentaux, notamment la France, qu’il accuse d’“exploiter les ressources naturelles de l’Afrique” et d’en “tirer des bénéfices immenses”. “L’occident produisait lui-même toute la valeur ajoutée aux ressources naturelles africaines et recevait des revenus considérables, disproportionnés à sa contribution au développement du continent africain”, dénonce-t-il, ajoutant néanmoins que ces pays ont été contraints de “quitter la majeure partie du continent africain, mais certains, notamment les Français, conservent encore une présence illégale”.

  • ENTREPRENEURIAT – Tantely Rakotomalala entend propulser les Femmes entrepreneures d’Analamanga vers le “changement d’échelle”

    ENTREPRENEURIAT – Tantely Rakotomalala entend propulser les Femmes entrepreneures d’Analamanga vers le “changement d’échelle”

    Le business au féminin passe en mode impact. Une nouvelle triade présidentielle prend les commandes du groupement des Femmes entrepreneures d’Analamanga pour le mandat 2026-2028, avec la leader multi-sectorielle Tantely Rakotomalala comme présidente régionale. La fondatrice de Becom et cofondatrice du CEO Summit Indian Ocean prend ainsi le relais de Sandrine Ratsararay, qui a piloté le précédent exercice. Elle sera assistée d’Ulrichia Rabefitiavana et de Baovola Razafinjoelina, vice-présidentes.

    “Upgrade Together” est la philosophie qui guidera ce nouveau mandat, annonce d’emblée la présidente entrante. “Notre objectif est de transformer notre communauté en un véritable accélérateur de croissance, d’influence et d’opportunités pour ses membres”, avance-t-elle. L’ambition de la nouvelle équipe dirigeante est de faire de la FEA un réseau encore plus connecté aux besoins réels des femmes entrepreneures et davantage tourné vers l’accès aux opportunités de croissance.

    La feuille de route du groupement se veut résolument offensive. Il s’agit de faire émerger des entreprises performantes dirigées par des femmes et propulser de véritables championnes nationales et régionales capables de rayonner bien au-delà des frontières de la Grande Île, indique Tantely Rakotomalala. Pour y parvenir, la nouvelle équipe entend renforcer la voix et la présence des femmes au cœur des espaces de pouvoir où se prennent les grandes décisions économiques.

    Le soutien à l’entrepreneuriat féminin dépasse d’ailleurs largement le cadre de l’inclusion sociale, insiste ce groupement. La FEA estime que c’est tout un impératif économique de premier ordre, un levier stratégique de performance, de création d’emplois et de transformation structurelle pour Madagascar.

    Pour mener à bien ce mandat, Tantely Rakotomalala est assistée par deux figures reconnues du monde des affaires. Ulrichia Rabefitiavana, première vice-présidente et experte en développement économique durable, apporte plus de quinze ans d’expérience dans l’accompagnement des entreprises pour la création de valeur et d’impacts concrets. À ses côtés, Baovola Razafinjoelina occupe le poste de deuxième vice-présidente. Cette actrice majeure de la transformation digitale à Madagascar met au service du groupement plus de vingt ans d’engagement dans l’innovation, l’éducation et le développement des entreprises.

  • TRAVAUX DE LA JIRAMA – Trois jours de coupure de route à Ambohimiandra, et de coupure d’eau dans des quartiers du Nord et de l’Est d’Antananarivo

    TRAVAUX DE LA JIRAMA – Trois jours de coupure de route à Ambohimiandra, et de coupure d’eau dans des quartiers du Nord et de l’Est d’Antananarivo

    Perturbations annoncées pendant trois jours pendant les travaux de remplacement d’une conduite d’eau de la Jirama. La circulation sera coupée au niveau du Collège d’enseignement général d’Ambohimiandra à partir de ce lundi jusqu’à mercredi inclus. L’eau sera également coupée dans les quartiers Nord de la Capitale et sa banlieue, d’Ankadifotsy à Ilafy, en passant par Manjakaray, Soavimbahoaka, Ampasampito, Nanisana, Ankadindramamy, Ankerana, Analamahitsy, Ivandry, Soavimasoandro, Ambatobe, Ambohitrahaba, Ankadikely Ilafy etc.

    Pour la Jirama, ces coupures sont nécessaires pour améliorer la desserte en eau des quartiers des zones “hautes” de la Capitale et des localités de la banlieue d’Antananarivo. Cela passe par le remplacement d’une conduite d’eau de DN 500 au niveau d’Ambohimiandra. Pour réduire les problèmes d’approvisionnement en eau des quartiers concernés par les perturbations, la compagnie nationale d’eau et d’électricité évoque une augmentation du nombre de camions citernes destinés à ravitailler ces quartiers en eau potable.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Une soixantaine de personnes, dont deux femmes enceintes, victimes d’intoxication alimentaire à Andranoro

    SANTÉ PUBLIQUE – Une soixantaine de personnes, dont deux femmes enceintes, victimes d’intoxication alimentaire à Andranoro

    Maux de tête. Vertiges. Douleurs abdominales. Autant de symptômes qui ont conduit 67 personnes à être admises d’urgence dans les centres hospitaliers universitaires (CHU) d’Anosiala et de Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) depuis samedi soir. Selon le ministère de la Santé publique, ces individus auraient été victimes d’une intoxication alimentaire de masse.

     

    Les cas ont été signalés dans la soirée de samedi dans le fokontany d’Andranoro, commune d’Antehiroka. Sur les 67 patients recensés, 33 ont été envoyés à Anosiala tandis que 34 autres dont deux femmes enceintes ont été admises à l’HJRA. Les médecins et le personnels de santé assurent un suivi rapproché des patients, dont l’état est jugé stable. À ce stade, aucun pronostic vital n’est engagé, selon le communiqué du ministère.

     

    Les informations rapportées par des sources locales évoquent une consommation de salade composée auprès d’une gargote du marché de quartier. Nos sources auprès du ministère confient que la gargotière et son enfant figurent également parmi les victimes.

     

    Les circonstances exactes de l’incident demeurent toutefois encore à déterminer. Les autorités sanitaires n’ont pas encore établi avec certitude l’origine de l’intoxication. Les premières hypothèses évoquent notamment une possible contamination liée à de l’huile de cuisson ou à des œufs utilisés dans la préparation des aliments.

     

    La commune d’Antehiroka a lancé dimanche une annonce, appelant toutes les personnes ressentant des maux de tête, des vertiges, des douleurs abdominales ou tout autre symptôme inhabituel, en particulier celles ayant utilisé “l’huile suspecte” à se rendre immédiatement dans un centre de santé ou un hôpital. Une annonce à laquelle de nombreuses personnes ont répondu en se ruant vers les hôpitaux.

     

    De leur côté, les autorités compétentes, notamment les représentants des ministères de la Santé publique, du Commerce, de la Population ou encore de la région Analamanga se sont mobilisés massivement pour suivre de près la prise en charge des patients. Les investigations sur cette intoxication alimentaire de masse se poursuivent avec la Gendarmerie, le médecin inspecteur et les autorités. Le gouvernement a également annoncé la prise en charge par l’Etat des frais médicaux liés à cet incident.

  • JUSTICE – Un nouveau bâtiment de l’École nationale de la magistrature et des greffes à construire dans le district d’Avaradrano

    JUSTICE – Un nouveau bâtiment de l’École nationale de la magistrature et des greffes à construire dans le district d’Avaradrano

    Un nouveau bâtiment pour l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). A en croire le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, cet établissement sera construit dans le district d’Avaradrano, dans le cadre du Projet d’appui à la justice à Madagascar (Pajma). L’annonce a été faite vendredi lors de la cérémonie de signature de trois conventions de financement entre Madagascar et la France. La mise en place de cette infrastructure s’inscrit dans la phase de ce programme de renforcement du système judiciaire malgache financé à hauteur de 22 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD).

    Outre la construction de ce nouveau bâtiment de l’ENMG, le projet prévoit également la construction d’une école destinée aux agents de l’administration pénitentiaire ainsi que des actions de renforcement des capacités institutionnelles du secteur de la justice. Comme le rappelle l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, le Pajma vise à contribuer à l’amélioration du fonctionnement de la justice à Madagascar. Le projet comprend notamment des actions de formation à destination des magistrats et des personnels judiciaires.

    “Le Pajma s’inscrit dans l’approfondissement de l’État de droit”, rappelle le diplomate durant la cérémonie. Il évoque un programme permettra notamment de renforcer la formation des magistrats et d’améliorer les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires du pays. Le financement de la deuxième phase de ce projet fait partie d’un ensemble de trois conventions signées vendredi entre Madagascar et la France, pour un montant global d’environ 60 millions d’euros.

  • MOBILITE – Les dessertes d’Amoronakona via le transport public renforcées à l’ouverture de la nouvelle gare routière

    MOBILITE – Les dessertes d’Amoronakona via le transport public renforcées à l’ouverture de la nouvelle gare routière

    Mesures d’accompagnement. Le ministère des Transports et de la météorologie annonce une augmentation des rotations du train urbain à destination d’Amoronakona à partir de l’ouverture de la nouvelle gare routière prévue ce mardi 23 juin. Outre le renforcement de la desserte ferroviaire, des navettes devraient également être mises en place pour relier Amoronakona aux principales gares routières de la capitale.  Une réorganisation de certains axes de transport autour d’Antananarivo est également annoncée afin de permettre un accès plus direct au site.

    Ces dispositifs sont mis en place pour faciliter l’accès des voyageurs à cette nouvelle infrastructure appelée à desservir les axes RN7 et RN2, indique le ministère. La gare routière d’Amoronakona débutera officiellement ses opérations ce mardi. Selon le ministère, 80 coopératives de transport y seront installées dès l’ouverture. Les premiers départs concerneront les régions, districts et grandes villes desservis par les routes nationales RN7 et RN2. Les destinations couvertes incluent notamment Antsirabe, Fianarantsoa, Toliara, Morondava, Tolagnaro, Toamasina, Moramanga ou encore Fénérive-Est, ainsi que plusieurs localités situées le long de ces deux axes routiers.

    Construite en 2018, la gare routière d’Amoronakona, alors baptisée Fisandratana, avait été mise en standby pendant six ans. Il a fallu attendre l’avènement du régime de la Refondation pour que l’infrastructure, destinée à décongestionner la capitale et à moderniser le transport suburbain et national, soit ouverte. 

  • APPROVISIONNEMENT – La Jirama évoque 30 à 40 réparations de canalisation par jour depuis le renforcement de la production d’eau potable

    APPROVISIONNEMENT – La Jirama évoque 30 à 40 réparations de canalisation par jour depuis le renforcement de la production d’eau potable

    Davantage de travail pour les techniciens de la Jirama. Les équipes de la compagnie nationale d’eau et d’électricité réalisent actuellement entre 30 et 40 interventions par jour pour réparer des canalisations rompues dans le réseau d’eau d’Antananarivo. Le directeur général de la Jirama, le Général Hajatiana Rasolomanana, indique que ces ruptures se sont multipliées avec l’augmentation récente des volumes d’eau injectés dans le réseau, mettant en évidence la vétusté des infrastructures de distribution.

    L’injection en début de mois de 24 000 m³ d’eau supplémentaires a accentué la pression sur des conduites vieillissantes, rapporte le numéro Un de la Jirama lors de l’atelier de restitution du schéma directeur d’alimentation en eau potable d’Antananarivo et ses environs. Il rappelle qu’une partie importante du réseau n’a pas été réhabilitée depuis plusieurs décennies. D’après les données de la société, 52 % des infrastructures n’ont fait l’objet d’aucune intervention depuis au moins dix ans et certaines conduites sont en service depuis plus de trente ans.

    Le remplacement de ces tuyaux vétustes fait partie des travaux prévus dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (Paaep). Le directeur général de la Jirama confie que la  signature du contrat portant sur le remplacement de 64 kilomètres de conduites vétustes dans la capitale devrait avoir lieu le 30 juin.

    Malgré les contraintes liées à l’état du réseau, les autorités indiquent que les premiers effets des investissements engagés commencent à se faire sentir. Plusieurs quartiers d’Antananarivo enregistrent une amélioration progressive de leur approvisionnement en eau, notamment dans les zones en altitude comme Ambohipo, Ambatomaro et Mahazo.

    La ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, le Dr Minosoa Elia Razafindrianiaina, attribue cette évolution à l’augmentation de la capacité de production de la station de Mandroseza. Celle-ci a déjà gagné 22 000 m³ par jour et devrait fournir 20 000 m³ supplémentaires d’ici à la fin du mois pour atteindre 42 000 m³. 

    L’alimentation en eau commence ainsi à se rétablir dans plusieurs quartiers de la capitale, même si un déficit estimé à 143 000 m³ par jour reste à combler. Les travaux en cours à Amoronakona visent également à accroître la production avec un objectif de 50 000 m³ supplémentaires par jour.

    Selon le ministère, la distribution d’eau dans la capitale a déjà progressé de 11 %. Les autorités appellent toutefois les usagers à faire preuve de patience face aux perturbations temporaires qui pourraient accompagner les futurs travaux de renouvellement des conduites.