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  • AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE – La présidence de la Refondation rappelle l’obligation de respect des autorisations et procédures en vigueur pour tout remblaiement

    AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE – La présidence de la Refondation rappelle l’obligation de respect des autorisations et procédures en vigueur pour tout remblaiement

    “Aucun remblaiement ne doit être fait en ces lieux sauf dans le respect des lois et des procédures en vigueur”. La présidence de la Refondation rappelle ce jeudi que tous travaux de remblaiement dans le périmètre du Grand Antananarivo doivent respecter les lois et les règlements. Elle a ainsi pris des sanctions immédiates contre les personnes soupçonnées d’être responsables de remblaiement du côté du By Pass.

    “Le décret sur le remblaiement n’a pas changé. Tous travaux en ce sens doivent respecter la loi”, insiste la présidence de la Refondation. Son communiqué souligne, entre autres, que “les chauffeurs qui transportent les terres doivent s’inscrire auprès de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa)”. “Ils doivent également payer leurs impôts et se munir constamment de permis de transport dans l’exercice de leurs activités”, poursuit le communiqué de la présidence.

    Faute pour les conducteurs des camions interpellés mercredi soir par le président de la Refondation alors qu’il rentrait d’Iavoloha après le Conseil des ministres, des sanctions ont été immédiatement prises. “Les responsables dans cette affaire ont été recherchés pour que des mesures soient prises à leur encontre”, précise la présidence. Les mesures qu’elle évoque vont de la mise en fourrière des camions transportant les terres à l’arrestation de leurs propriétaires, en passant par la suspension des travaux, la non-délivrance de permis de construire et le paiement des amendes légales.

    Selon le décret adopté par le Conseil des ministres du 28 avril, et selon les explications apportées par le ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers quelques jours plus tard, le remblaiement n’est plus interdit à Antananarivo et ses environs. Le général Réné Lylison de Roland avait alors indiqué que “toute personne ou entreprise souhaitant effectuer un remblai doit impérativement détenir une autorisation délivrée par le ministère”.

    Cette autorisation est délivrée après un avis favorable émis par une commission comprenant des techniciens de l’aménagement du territoire, des travaux publics, de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture, de l’environnement et des communes. Cette commission est notamment chargée d’examiner la demande de remblaiement effectuée par un citoyen et d’effectuer des études de l’assainissement dans la zone à remblayer et de l’évacuation d’eau. Si cette autorisation des techniciens fait défaut, aucun remblai n’est autorisé, les communes n’étant plus autorisées à délivrer les autorisations de remblaiement.

  • FORCES ARMEES – Plus de 500 formateurs militaires et gendarmes formés à l’éthique et à la déontologie pour renforcer la confiance avec la population

    FORCES ARMEES – Plus de 500 formateurs militaires et gendarmes formés à l’éthique et à la déontologie pour renforcer la confiance avec la population

    Les Forces armées entendent renforcer l’éthique et la déontologie de leurs éléments pour rétablir et consolider la confiance de la population envers les militaires et les gendarmes. 507 militaires et gendarmes en activité, ainsi que des élèves-officiers et des élèves sous-officiers ont été formés au respect de l’éthique militaire et des règles déontologiques encadrant l’exercice du métier des armes à Antsirabe le 30 juin et le 1er juillet. La session visait à doter les participants des compétences nécessaires pour assurer à leur tour la formation de leurs pairs au sein des différentes unités des forces armées malgaches.

    L’initiative a été conduite par le général Herimamy Robenarimangason, directeur général de la planification stratégique (DGPS) au sein du ministère des Forces armées, en collaboration avec la Direction des affaires juridiques et avec la participation du service des écoles et de la formation de la gendarmerie nationale. Selon le ministère des Forces armées, la démarche vise à améliorer à la fois le savoir-faire et le savoir-être des militaires et des gendarmes afin de renforcer durablement la confiance entre les forces de défense et de sécurité et la population.

    Les autorités espèrent également que cette montée en compétences contribuera à l’obtention de résultats plus rapides et plus probants dans les domaines de la sécurité, du maintien de l’ordre public et de la surveillance des frontières. Cette formation s’inscrit dans le cadre de la poursuite des actions de renforcement des capacités engagées au sein du ministère des Forces armées.

  • PARLEMENT – Le gouvernement Rajaonarison passe son premier grand oral devant les députés

    PARLEMENT – Le gouvernement Rajaonarison passe son premier grand oral devant les députés

    Le gouvernement de Mamitiana Rajaonarison attendu à Tsimbazaza. Sauf changement, les membres de l’Exécutif feront face aux députés à l’Assemblée nationale ce jeudi à l’occasion de la traditionnelle séance de questions-réponses, inscrite à l’ordre du jour de la Chambre basse.

    Si une dizaine de ministres ont déjà été auditionnés individuellement depuis l’ouverture de la session ordinaire, c’est la première fois que l’ensemble du gouvernement se présente collectivement devant les élus. L’occasion pour les élus d’exprimer directement leurs préoccupations et doléances auprès des ministres et de leur poser directement des questions d’actualité et d’intérêt national.

    Le temps risque cependant de ne pas être suffisant pour les élus puisque la clôture de la session ordinaire est prévue dès ce vendredi 3 juillet.

    Prévue par la Constitution, cette séance constitue l’un des principaux mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale. La Loi fondamentale impose qu’au moins une séance de questions au Gouvernement soit organisée toutes les deux semaines, y compris durant les sessions extraordinaires, afin de permettre aux parlementaires d’exercer leur mission de contrôle et de demander des comptes à l’Exécutif.

  • EDUCATION – L’Assemblée nationale adopte la loi-cadre qui place le malgache comme langue d’enseignement et langue enseignée à Madagascar

    EDUCATION – L’Assemblée nationale adopte la loi-cadre qui place le malgache comme langue d’enseignement et langue enseignée à Madagascar

    Madagascar se dote d’une nouvelle politique de la langue. En bonne position dans ce texte figure l’adoption de la langue malgache comme langue de transmission des connaissances. Malgré quelques réserves et inquiétudes exprimées par quelques députés sur un retour de la malgachisation, l’Assemblée nationale a adopté mercredi la proposition de loi sur la politique nationale de la langue et les droits linguistiques à Madagascar.

     

    Selon le texte, “le malgache est institué comme langue enseignée ainsi que comme langue d’enseignement et d’éducation à Madagascar”. La proposition de loi insiste néanmoins sur la nécessité d’enseigner les langues étrangères qui devraient être “des instruments destinés à faciliter l’ouverture du pays sur l’extérieur ainsi que ses relations avec les étrangers”.

     

    Si la proposition de loi ne précise pas jusqu’à quel niveau la langue d’enseignement doit être le malgache, elle n’en insiste pas moins sur le fait que l’enseignement du malgache doit se faire du primaire à l’enseignement supérieur. Elle précise également que la maîtrise du malgache devrait être une condition à la délivrance de tout diplôme universitaire et que le malgache devrait être utilisé dans l’enseignement, la recherche et la diffusion des résultats de recherche.

     

    S’agissant d’une loi-cadre, la proposition de loi ne donne pas encore de détails sur les modalités de mise en œuvre de la politique. Elle précise juste qu’il revient aux ministères et aux institutions concernés d’adopter les textes nécessaires à l’application de ce principe.

     

    Des députés se sont inquiétés d’un éventuel retour de la malgachisation telle que cela a été appliqué durant la deuxième République, mais l’initiateur de la proposition, le député Navalona Francky Rakotoaritiana, élu dans le 3ème arrondissement d’Antananarivo et remplaçant de Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony devenu ministre de la Communication et de la culture assure qu’il ne s’agit “pas d’une malgachisation forcée”. Il parle plutôt d’une “démarche en vue de revaloriser la langue et de lui donner la place qui lui revient légitimement”.

     

    Le texte prévoit d’ailleurs l’élargissement de l’usage de la langue bien au-delà du cadre scolaire et de l’éducation. Il prévoit notamment son utilisation accrue dans l’administration, les communications officielles, les médias, les formations, les contrats de travail ou encore l’information destinée aux consommateurs.

     

    Le professeur Jeannot Fils Ranaivoson, enseignant-chercheur en linguistique à l’Université d’Antananarivo, rapporte au cours de la séance plénière qu’un projet d’ouvrage sur l’écriture du malgache est en cours de préparation. Il souligne que le financement a déjà été validé en Conseil des ministres et que sa réalisation est attendue dans un délai d’un an.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Des experts internationaux en mission à Antananarivo pour évaluer Madagascar

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Des experts internationaux en mission à Antananarivo pour évaluer Madagascar

    Trois jours d’examen stratégique. Cinq experts gouvernementaux venant du Djibouti et de la Tanzanie sont actuellement à Antananarivo dans le cadre de visite-pays afin d’évaluer Madagascar dans la réalisation de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC). “Ce sont des spécialistes de la lutte contre la corruption”, indique Gaby Nestor Razakamanantsoa, directeur général du Bureau indépendant anti-corruption, à Alarobia, ce mardi.

    Ces spécialistes ont été choisis à l’issue d’un tirage au sort effectué à Vienne, Autriche, souligne le patron du Bianco. Ces experts examinateurs sont mandatés par les États parties examinateurs, dans le cadre du deuxième cycle du mécanisme d’examen de l’application de la CNUCC.

    L’évaluation “ne débouchera cependant pas sur un classement du pays, ni sur une évaluation en vue de sanctions, mais plutôt sur une évaluation permettant de repérer les bonnes pratiques ainsi que les lacunes et les défis qu’il faudra impérativement améliorer”.

    Pendant trois jours, les acteurs nationaux de la lutte contre la corruption, conduits par les co-points focaux du processus, à savoir le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) et le Bianco, prendront part aux échanges avec ces experts examinateurs, avec l’appui technique de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

  • SECTEUR PRIVÉ – Fanirisoa Ernaivo accuse le GEM de “chantage” et le soupçonne de faire “pression” sur la Justice

    SECTEUR PRIVÉ – Fanirisoa Ernaivo accuse le GEM de “chantage” et le soupçonne de faire “pression” sur la Justice

    Un bras de fer qui s’annonce. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, dénonce la décision du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) de suspendre sa participation au dialogue public-privé et au sein du Conseil d’administration de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps). La Garde des sceaux accuse ce principal groupement patronal du pays de s’adonner à du chantage et à des pressions sur la justice alors que celui-ci déplore un traitement inégalitaire entre les administrateurs de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) et sollicite une ordonnance de non-lieu en faveur de cinq de ses membres cités comme prévenus et placés sous contrôle judiciaire dans l’affaire SMGD – Cnaps (Société municipale de gestion digitale / Caisse nationale de prévoyance sociale).

     

    “On peut légitimement se demander s’il n’y a pas là une tentative d’ingérence et de pression sur la justice, avec pour message implicite de ne pas les poursuivre même s’ils ont commis un délit », soulève Fanirisoa Ernaivo en marge de l’ouverture des trois jours d’examen stratégique visant à renforcer la lutte contre la corruption à Madagascar. Pour la ministre de la Justice pour laquelle il n’est pas question de suspendre les procédures engagées contre les membres du GEM, “personne n’est au-dessus de la loi”. Affirmant que le principal suspect, qu’elle désigne comme “auteur principal” dans l’affaire SMGD-Cnaps, est un membre du GEM, elle martèle que le dossier traîne parce que celui-ci est “en fuite”. Elle exhorte alors le GEM à “faire rentrer ce membre s’il veut que le traitement de l’affaire s’accélère”.

     

    Fanirisoa Ernaivo ne semble d’ailleurs pas s’inquiéter que le GEM ne participe pas aux entités de gouvernance de prise de décision avec l’Etat. Évoquant un privilège, elle souligne que “le GEM n’est pas le seul à représenter le secteur privé à Madagascar”. “S’il n’est pas disposé à assumer son rôle dans ces instances, d’autres acteurs du secteur privé sont tout à fait disposés à le faire”.

     

    S’exprimant aux côtés de sa minisitre de la Justice, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison se veut plus apaisant. Selon le locataire de Mahazoarivo, “le gouvernement n’en tient pas rigueur au GEM”. Il soutient que “l’Exécutif maintient le dialogue, pleinement conscient que le secteur privé demeure le véritable moteur de l’économie”. Assurant que les discussions sont constantes, le chef du gouvernement se dit “convaincu que cette affaire finira par s’arranger, car l’État n’a aucunement l’intention de s’enliser dans un conflit permanent avec le secteur privé”.

     

    Si l’on en croit le GEM, sur les 24 membres du Conseil d’administration de la Cnaps, seuls ses cinq représentants du font l’objet de poursuites dans cette affaire. Placés sous contrôle judiciaire, ils font également l’objet d’une enquête patrimoniale, selon le ministre de la Justice, ce qui implique un gel des avoirs, confie une source proche du dossier.

  • PARTENARIAT – Madagascar retenu pour un programme BAD-OIF de renforcement des compétences numériques et entrepreneuriales des jeunes

    PARTENARIAT – Madagascar retenu pour un programme BAD-OIF de renforcement des compétences numériques et entrepreneuriales des jeunes

    Une alliance BAD-OIF pour former les entrepreneurs numériques de demain en Afrique, dont à Madagascar. La Grande île figure parmi les cinq pays africains sélectionnés pour bénéficier d’un programme conjoint de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) visant à renforcer les compétences numériques et entrepreneuriales des jeunes et des femmes.

    L’accord de partenariat entre les deux institutions a été formalisé la semaine dernière à Paris. Il concerne également le Bénin, le Cameroun, la Guinée et la République démocratique du Congo. Cette alliance a pour objectif de faciliter l’accès des jeunes aux opportunités offertes par l’économie numérique en développant des compétences recherchées sur le marché du travail et en favorisant la création d’entreprises innovantes.

    Le programme prévoit des formations techniques dans plusieurs domaines, notamment le développement Web et mobile, la cybersécurité, l’intelligence artificielle ainsi que l’analyse de données. Les bénéficiaires seront également accompagnés vers l’emploi salarié ou l’activité indépendante. Un appui spécifique sera consacré à l’entrepreneuriat à travers des stages, des activités de prototypage et des mises en relation avec des structures d’accompagnement telles que les incubateurs afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets d’entreprise.

    La mise en œuvre opérationnelle du programme se fera en collaboration avec les autorités nationales et les organismes de formation de chacun des cinq pays concernés afin d’assurer le transfert des compétences au niveau local. Une phase pilote d’une durée de 12 à 24 mois sera d’abord déployée. Les résultats obtenus serviront de base pour décider d’une éventuelle extension du programme à d’autres Etats membres de la Francophonie.

    Pour la Banque africaine de développement, cette initiative s’inscrit dans sa stratégie visant à transformer le dividende démographique africain en moteur de croissance économique grâce à l’investissement dans le capital humain, les technologies et l’entrepreneuriat. De son côté, l’OIF considère ce partenariat comme un levier pour mobiliser davantage de financements en faveur de projets à fort impact destinés à la jeunesse francophone.

  • RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Des avancées significatives pour les exploitations agricoles familiales face au changement climatique

    RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Des avancées significatives pour les exploitations agricoles familiales face au changement climatique

    Dix thèses de doctorat dont six soutenues par des femmes. Plus de 40 étudiants diplômés en Master 2 dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. 30 publications scientifiques de haut niveau. Une trentaine de jeunes ingénieurs formés. Le projet de recherche-développement-action, “Démarches intégrées et accompagnement pour une agriculture familiale à Madagascar, innovante et résiliente aux changements climatiques» (Dinaamicc), affiche un bilan positif.

    Le projet, coordonné par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et mis en œuvre pendant quatre ans sur un financement de l’Union Européenne au profit du renforcement de la résilience des exploitations agricoles familiales face au changement climatique, a pu former des jeunes malgaches qui prendront la relève en matière de recherches, notamment en agriculture et élevage. Il a aussi permis l’installation de quatre stations météorologiques, la construction de 25 bâtiments de stockage et la mise en place d’un laboratoire de culture in vitro au profit de la filière pomme de terre.

    Selon le directeur général de la Recherche scientifique auprès du ministère de tutelle, le Pr Arsène Ratsimbasoa, les recherches menées sont axées sur la qualité et directement applicables. L’objectif est de permettre la valorisation des résultats au bénéfice de la population et de les intégrer durablement dans le système national afin de ne plus dépendre uniquement des projets. Il a également insisté sur l’importance de ces initiatives pour permettre aux jeunes chercheurs de mener à bien leurs travaux tout en renforçant durablement la recherche malgache.

    Pour un chercheur au Cirad, Bertrand Muller, la principale réussite du projet est d’avoir réussi à faire travailler ensemble les chercheurs, les organisations de développement et les organisations paysannes, facilitant ainsi le transfert rapide des résultats de la recherche vers les agriculteurs. Il met également en avant les innovations développées en agroforesterie, l’amélioration variétale du riz et du haricot, la lutte contre les maladies agricoles ainsi que le développement de la rizipisciculture, autant de solutions destinées à améliorer durablement les conditions de production des exploitations familiales. Ces résultats ainsi que leurs acteurs ont été mis en avant durant la journée de restitution et de clôture de Dinaamicc, le 18 Juin à Anosy.

  • DIPLOMATIE – La SADC appelle Madagascar à respecter le calendrier des réformes et installe un bureau de liaison à Antananarivo

    DIPLOMATIE – La SADC appelle Madagascar à respecter le calendrier des réformes et installe un bureau de liaison à Antananarivo

    Madagascar rappelé à l’ordre. Le sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) tenu lundi par visioconférence invite les autorités malgaches à mener des réformes inclusives menées selon un calendrier clair, précis et transparent. Il annonce la mise en place d’un bureau de liaison à Antananarivo chargé de coordonner les activités de la SADC à Madagascar pour accompagner et suivre ce processus.

     

    Dans son communiqué final, le sommet “exhorte” le Colonel Michaël Randrianirina, qu’il qualifie de “président du mouvement Refondation” et qui a pris part aux travaux, “à respecter son engagement en faveur de réformes claires, assorties d’un calendrier précis, transparentes, ouvertes à toutes les parties prenantes malgaches et largement diffusées dans les langues nationales”. L’objectif, insiste la SADC, est “d’assurer une large participation et une acceptation des résultats auprès de la population malgache”.

     

    Pour la SADC, ces réformes passent ainsi par “un dialogue inclusif” et “des consultations nationales” menés de façon “impartiale” dans le “respect de la Constitution” aussi bien par le gouvernement que par le Conseil oecuménique des eglises chrétiennes (FFKM) et l’ensemble des parties prenantes. Elle appelle alors à “la libération des prisonniers politiques, la fin des arrestations arbitraires des dirigeants de l’opposition et des membres de la Génération Z, ainsi que le retour au pays des exilés politiques”.

     

    Dans son communiqué, la SADC rappelle que les réformes menées doivent permettre “le rétablissement de l’ordre constitutionnel” et conduire à “la mise en place d’un gouvernement démocratiquement élu, respectueux de la volonté du peuple malgache”. Il souligne également la nécessité de mener l’ensemble du processus dans le cadre du respect de l’Etat de droit et de la gouvernance démocratique.

     

    Réaffirmant “son soutien au peuple malgache dans ses efforts visant à instaurer la paix, la stabilité, l’ordre constitutionnel et le développement durable”, la SADC entend renforcer son accompagnement. Après la période d’établissements des faits, elle élargit le mandat du Comité des anciens à la réconciliation, la réforme électorale et les préparatifs du référendum et les élections législatives. Elle installe également un bureau de liaison à Antananarivo en vue de “coordonner les activités menées dans le cadre de cet appui régional” et de suivre de près l’évolution du processus de réformes.

     

    Dans sa feuille de route transmise en février à la SADC, Madagascar s’était engagé à boucler le processus des réformes de la gouvernance électorale en décembre 2026 et celui des consultations dans le cadre de la concertation nationale en janvier 2027. Son objectif était d’organiser les premiers scrutins, notamment le référendum constitutionnel, en mai – juillet 2027, puis la présidentielle en octobre 2027. Mais ce calendrier a été récemment réaménagé de façon à permettre au FFKM, chargé de l’organisation de la concertation nationale, de mieux en préparer l’organisation.

  • ENVIRONNEMENT – Morondava accueille deux jours de mobilisation nationale sur la biodiversité et la lutte contre la désertification et la sécheresse

    ENVIRONNEMENT – Morondava accueille deux jours de mobilisation nationale sur la biodiversité et la lutte contre la désertification et la sécheresse

    La Capitale de Menabe en effervescence. Morondava a accueilli ce week-end la célébration conjointe de la Journée internationale de la biodiversité (JIB), de la Journée mondiale de l’environnement (JME) et de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse (JMDS). La délégation officielle, conduite par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, accompagné de son épouse, prend part aux deux jours d’activités correspondantes.

    Un grand carnaval réunissant élèves, associations, acteurs engagés pour la protection de l’environnement ainsi que la population locale a ouvert les festivités, dimanche après-midi, avec la participation du couple présidentiel. Celui-ci a ensuite visité les différentes expositions installées sur le site de Nosy Kely. Des stands qui mettent en lumière les initiatives et réalisations en faveur de la protection de l’environnement. Ils constituent l’un des temps forts des activités prévues dans le cadre de cette célébration nationale.

    Selon le ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD), Nolave Luck Aristide Andriatsihala, la région de Menabe a été choisie pour accueillir la célébration grâce à son patrimoine naturel exceptionnel, à l’exemple de l’Allée des Baobabs ou encore les aires protégées de Makay, Menabe Antimena. Pourtant, ces richesses sont fortement menacées par la désertification et la sécheresse ainsi que par les impacts du changement climatique.

    Durant les deux jours, plusieurs activités sont au programme, dont des expositions, panels stratégiques, signatures de partenariats et échanges techniques, sous le thème “protégeons notre terre, préservons la biodiversité, agissons pour le climat avec des solutions durables mises en œuvre à la base”. La célébration vise à renforcer la sensibilisation et l’action collective, avec comme message “la protection de l’environnement est une responsabilité partagée”.