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  • LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX – Le processus de recrutement du directeur général du Samifin officiellement lancé 

    LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX – Le processus de recrutement du directeur général du Samifin officiellement lancé 

    La succession de Mamitiana Rajaonarison à la direction générale du service de renseignements financiers (Samifin) officiellement ouverte. Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) annonce que l’appel à candidatures pour ce poste sera lancé le 6 juillet et que les candidats intéressés ont jusqu’au 11 août pour déposer leur dossier.

     

    La nomination se fera par décret présidentiel sur la base de trois noms retenus par un comité ad hoc de présélection. La présélection se fera par ailleurs sur la base de plusieurs critères et suivant un “mécanisme rigoureux, transparent et impartial”, souligne le CSI. Celui-ci comprend notamment une enquête de moralité en plus d’autres étapes de vérification.

     

    Les candidats retenus devront avoir une solide expérience en gouvernance et en administration, ainsi que de compétences avérées et une expertise reconnue dans les domaines liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ils devront également être dotés d’une intégrité jugée irréprochable.

     

    En attendant la fin du processus, l’interim de la direction générale du Samifin continue d’être assurée par Haja Lalao Razanamanana. Celle-ci avait été nommée en juin plusieurs semaines après la nomination de Mamitiana Rajaonarison au poste de Premier ministre.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La réouverture de la liaison aérienne Madagascar Comores annoncée pour ce mois de juillet

    TRANSPORT AÉRIEN – La réouverture de la liaison aérienne Madagascar Comores annoncée pour ce mois de juillet

    Une bonne nouvelle pour les usagers de la ligne Antananarivo-Moroni.  Lors de son passage devant les députés à l’Assemblée nationale le vendredi 3 juillet dernier, le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona, annonce le retour imminent des vols directs entre Madagascar et Comores. “Nous prévoyons la réouverture de cette liaison aérienne pour ce mois de juillet”, indique le membre du gouvernement. 

     

    C’était une annonce particulièrement attendue par les voyageurs et les opérateurs économiques des deux pays. La liaison aérienne directe entre Madagascar et l’archipel des Comores a été officiellement suspendue en juillet 2022. Les passagers en provenance des Comores souhaitant se rendre à Madagascar par voie aérienne sont souvent obligés de faire un détour par  Nairobi au Kenya ou par Addis Abeba en Ethiopie.

     

    Quelques minutes avant cette intervention, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, avait déjà ouvert la voie en apportant de premières précisions sur la mise en œuvre technique de cette reprise. En réponse aux doléances des parlementaires, la chef de la diplomatie malgache a indiqué que ce sont les lignes reliant Antananarivo à Moroni ainsi que Mahajanga à Moroni qui sont concernées dans un premier temps par l’ouverture des liaisons aériennes.

     

    Cette reprise devrait notamment permettre de fluidifier les déplacements des familles, de rapprocher les diasporas et de redynamiser les flux commerciaux régionaux qui étaient ralentis depuis de longs mois.

     

    Le ministre des Transports a également partagé la concrétisation d’un accord pour la reprise des vols avec La Réunion. Cette liaison tant espérée se concrétisera le 19 décembre prochain, avec un programme prévoyant deux fréquences hebdomadaires. Ce qui permettra de booster l’arrivée des visiteurs réunionnais juste à temps pour les fêtes de fin d’année.

     

    Et durant cette haute saison touristique, le ministère met en place une stratégie de connexion interne dès ce mois de juillet. Des vols reliant Toamasina à Sainte-Marie vont être programmés pour s’aligner parfaitement avec la liaison existante entre La Réunion et Toamasina, selon ses explications. Grâce à cette synchronisation des horaires, les touristes en provenance de l’île sœur pourront rejoindre directement et rapidement les plages de Sainte-Marie sans perdre de temps lors de leur transit.

  • SANTÉ – Deux districts entrés en phase épidémique de rougeole, une campagne nationale de vaccination de suivi prévue en octobre 

    SANTÉ – Deux districts entrés en phase épidémique de rougeole, une campagne nationale de vaccination de suivi prévue en octobre 

    La vaccination de masse pour prévenir tout risque d’épidémie. Alors que deux districts sont récemment entrés en phase épidémique, Madagascar se prépare à l’édition 2026 de sa campagne nationale de vaccination de suivi contre la rougeole. Celle-ci se tiendra du 5 au 9 octobre prochain sur l’ensemble du territoire et est soutenue par l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi).

     

    Les informations de la direction du programme élargi de vaccination (DPEV) auprès du ministère de la Santé publique indiquent que les deux districts concernés par la phase épidémique de rougeole sont Mitsinjo depuis la 24e semaine et Analalava depuis la 25e semaine. Depuis janvier 2026 jusqu’à ce jour, le bilan fait état de 207 cas de rougeole confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur de Madagascar (IgM positifs) et de 6 837 cas confirmés par lien épidémiologique.

     

    Les cas IgM positifs correspondent aux personnes dont les analyses de laboratoire ont confirmé une infection par le virus de la rougeole. Les cas confirmés par lien épidémiologique concernent des enfants présentant les signes cliniques de la rougeole et vivant dans une zone où une épidémie de rougeole a déjà été confirmée. Une épidémie de rougeole est déclarée lorsqu’ au moins trois cas positifs sont enregistrés au cours de quatre semaines consécutives, selon toujours le DPEV.

     

    La campagne nationale de vaccination de suivi contre la rougeole est organisée tous les deux ans, ciblant les enfants de 9 à 59 mois. La dernière campagne de ce genre s’est déroulée en octobre 2024. Cette fois-ci, environ 5 229 632 enfants seront à vacciner contre cette maladie. L’objectif étant d’améliorer la couverture vaccinale puisque le niveau d’immunité collective reste insuffisant, ce qui empêche de briser la chaîne de transmission.

  • COMMERCE – La campagne d’exportation de la vanille prolongée jusqu’en fin août, selon la ministre du Commerce et de la consommation

    COMMERCE – La campagne d’exportation de la vanille prolongée jusqu’en fin août, selon la ministre du Commerce et de la consommation

    Le gouvernement joue toutes ses cartes afin de sauver la filière vanille. Haingotiana Michela Angèle Andriamadison, ministre du Commerce et de la consommation, annonce devant les députés, lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale vendredi, que la campagne d’exportation de cette épice est prolongée jusqu’en fin août.

     

    Habituellement, la campagne d’exportation de la vanille préparée ou de ses dérivés s’étend de la mi-octobre jusqu’au mois de juin de l’année suivante. Selon le membre du gouvernement, cette extension réglementaire devrait appuyer les dispositions précédentes afin de résorber et d’apurer définitivement les stocks de vanille à Madagascar.

     

    L’objectif affiché du gouvernement est de libérer totalement l’exportation en facilitant l’acheminement des produits sur le marché international. En plus de l’extension de la campagne, la durée de validité de l’agrément des exportateurs a également été prolongée pour une période de deux ans.

     

    “Les impacts de ces mesures d’urgence devraient se faire sentir prochainement”, souligne la ministre. “L’Alliance pour la vanille malgache (AVM) s’apprête à s’engager activement dans le rachat des produits”, poursuit-elle.

     

    La représentante du gouvernement rappelle également les efforts déjà consentis par l’État pour relancer la filière. Parmi ces décisions phares figure le déblocage de 40 % des fonds du Conseil national de la vanille (CNV), désormais intégré à l’AVM, pour acheter directement la production auprès des planteurs et des préparateurs.

     

    À l’entendre, “les difficultés actuelles de la filière s’expliquent principalement par un déséquilibre du marché, l’offre étant largement supérieure à la demande”. Les autorités estiment en effet que le marché ne pourra pas retrouver son équilibre tant que le stock actuel n’aura pas été totalement résorbé.

  • SÉCURITÉ – La garde présidentielle ouvre le feu sur des drones soupçonnés de suivre le cortège présidentiel 

    Des coups de feu ont surpris les habitants et les passants du côté d’Ivandry ce vendredi en fin d’après-midi. Les services de la communication de la présidence parlent de tirs provenant du cortège présidentiel qui passait sur les lieux. Selon un communiqué publié ce vendredi soir par la présidence, ce sont les éléments de la garde présidentielle qui ont ouvert le feu sur deux drones qui auraient suivi le cortège du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina.

     

    Ayant volé assez haut, les appareils ont réussi à esquiver les tirs et n’ont pas été atteints, rapporte encore la présidence. Un autre drone aurait été encore aperçu dans les sillages du cortège présidentiel mais à une certaine altitude après que les coups de feu ont été tirés. Un autre drone aurait été encore aperçu dans les sillages du cortège présidentiel mais à une certaine altitude après que les coups de feu ont été tirés.

     

    Malgré cet incident, le chef de l’Etat a pu rentrer chez lui sain et sauf, indique la présidence. “Son domicile est placé sous bonne surveillance”, précise-t-elle. Des investigations ont été immédiatement menées pour découvrir les sites d’où les drones ont décollé.

  • SERVICE NATIONAL – L’armée ne peut pas intégrer tous les appelés, précise le général Ely Razafitombo

    SERVICE NATIONAL – L’armée ne peut pas intégrer tous les appelés, précise le général Ely Razafitombo

    Le ministre des Forces armées, le général de corps d’armée Maminirina Ely Razafitombo, clarifie les limites du recrutement au sein de l’armée après la durée légale du service national. Lors du deuxième face-à-face entre les membres du gouvernement et les députés à l’Assemblée nationale, ce vendredi, l’officier général précise que son ministère “n’est pas en mesure d’intégrer l’ensemble de ces effectifs en raison des contraintes liées aux postes budgétaires”.

    Selon lui, “chaque année, environ 4 000 personnes effectuent leur service national. Pourtant, les postes budgétaires disponibles ne sont que de 800 à 1 000”. Le ministre met ainsi en évidence un déséquilibre structurel entre les capacités de recrutement des forces armées et le nombre de citoyens ayant accompli leur devoir citoyen. “Sur une période de dix ans, cela représente un écart de plus de 10 000 personnes”, ajoute-t-il.

    Conformément à la Constitution, le service national est obligatoire pour tout citoyen âgé de 18 ans, homme ou femme. “Cela ne signifie pas pour autant qu’ils doivent impérativement intégrer l’armée après avoir terminé leur service”, souligne le membre du gouvernement. L’accomplissement du service national ne conduit donc pas automatiquement à une carrière militaire. “Il existe de nombreuses autres façons de servir la nation en dehors des forces armées”, a expliqué le général Maminirina Ely Razafitombo.

    Face à cette réalité, le ministère des Forces armées affirme mettre en place des formations favorisant l’insertion dans la vie active, afin de préparer au mieux les personnes ayant achevé leur service national à leur retour à la vie civile.

  • DIALOGUE – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison annonce une rencontre avec le secteur privé “la semaine prochaine”

    DIALOGUE – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison annonce une rencontre avec le secteur privé “la semaine prochaine”

    Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison insiste sur le dialogue. Il annonce la tenue d’un rendez-vous avec le secteur privé dans les prochains jours. “La semaine prochaine, on se voit. On discute et on règle les problèmes. On avance ensemble”, lance le chef du gouvernement lors de l’ouverture du Salon de la RSE et du développement durable, à Ivandry.

     

    “Le dialogue est là. On doit dialoguer (…) Quand on dialogue, on peut tout régler”, soutient Mamitiana Rajaonarison. “Je m’engage personnellement à accompagner les entreprises [à la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)] et à dialoguer. Je m’adresse particulièrement au GEM [Groupement des entreprises de Madagascar]”, avance le Premier ministre.

     

    L’annonce du Premier ministre fait suite à la décision de la confédération d’organisations professionnelles et inter-professionnelles, de groupements interprofessionnels et des entreprises de “suspendre toute forme de dialogue public-privé”, dans son communiqué du 24 juin. La mise en cause de cinq représentants du groupement patronal dans le dossier “CNaPS-SMDG” qui font l’objet d’un “traitement judiciaire et médiatique disproportionné”, est avancée comme cause de la prise de position.

     

    Le GEM avait également fait part de “dysfonctionnements sur de nombreux sujets” comme le salaire minimum d’embauche ou encore la TVA. Les “déclarations d’intentions doivent faire place à un climat de confiance réciproque qui, pour l’instant, ne fonctionne pas”, dénonce le groupement.

     

    Le chef du gouvernement s’est déjà prononcé sur le sujet mercredi. “Le gouvernement n’en tient pas rigueur au GEM”, avait indiqué le Premier ministre. Il soutient que “l’Exécutif maintient le dialogue, pleinement conscient que le secteur privé demeure le véritable moteur de l’économie”. Il se dit “convaincu que cette affaire finira par s’arranger, car l’État n’a aucunement l’intention de s’enliser dans un conflit permanent avec le secteur privé”.

  • REFONDATION – Le début de la concertation nationale annoncé durant ce mois de juillet par le Premier ministre

    REFONDATION – Le début de la concertation nationale annoncé durant ce mois de juillet par le Premier ministre

    Le gouvernement annonce une nouvelle échéance pour le coup d’envoi de la concertation nationale. “Il est prévu que la concertation débute au cours de ce mois de juillet”, déclare le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, devant les députés, lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale ce jeudi.

    Selon le locataire de Mahazoarivo, l’exécutif procède actuellement à l’examen du programme soumis par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). Dès que ce programme sera validé, la concertation nationale pourra officiellement débuter. “Cela nous permettra de tenir le calendrier communiqué à la SADC et au peuple malgache”, poursuit-il.

    La concertation nationale était initialement prévue pour le mois de juin. Un ajustement de la méthode de travail entre le gouvernement et le FFKM a retardé son lancement. Après la décision du Président de la Refondation de confier l’intégralité de l’organisation de ce dialogue national aux chefs d’Églises, le chronogramme élaboré par l’équipe de Hanitra Razafimanantsoa, ministre en charge de la Refondation, n’est plus d’actualité.

    Par conséquent, tous les travaux relatifs à la réalisation de cette concertation nationale, initialement dévolus au ministère en charge de la Refondation, sont désormais transférés au Ffkm. Le ministère “assurera le suivi et facilitera le travail du FFKM”, souligne le chef du gouvernement. En parallèle, le Bureau du Premier ministre se chargera du pilotage à travers un comité spécialement instauré pour superviser tout le processus de Refondation

  • PROPRIÉTÉ FONCIÈRE – L’Assemblée nationale adopte la loi autorisant le transfert à l’État des terrains des anciens colons

    PROPRIÉTÉ FONCIÈRE – L’Assemblée nationale adopte la loi autorisant le transfert à l’État des terrains des anciens colons

    “Voici que je rends toutes choses nouvelles”. C’est par cette formulation d’inspiration biblique que le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a conclu la présentation de sa proposition de loi mettant en place le cadre juridique relatif au transfert immédiat à l’État malgache des terrains enregistrés au nom d’étrangers durant la période coloniale. Selon ce texte adopté mercredi par les députés, les terrains encore enregistrés au nom d’anciens colons étrangers pourront être transférés à l’État malgache avant d’être, à terme, attribués à des citoyens malgaches.

    Le texte concerne notamment les terrains acquis avant l’annonce de l’indépendance et qui demeurent encore formellement enregistrés au nom de propriétaires étrangers de l’époque coloniale. Une fois transférées à l’État, ces terres pourront être redistribuées et faire l’objet de demandes d’attribution déposées par des citoyens malgaches auprès des services compétents. Ne sont pas concernés par la mesure les terrains appartenant aux ambassades et aux consulats, ainsi que ceux enregistrés au nom de personnes ayant acquis la nationalité malgache.

    Selon Siteny Randrianasoloniaiko qui a porté la proposition de loi, cette réforme vise à permettre aux Malgaches d’accéder plus facilement à la propriété foncière, en particulier dans les zones rurales où les difficultés liées à la sécurisation foncière restent importantes. Dans sa présentation, le président de l’Assemblée nationale rappelle que la propriété foncière constitue un enjeu majeur pour les citoyens malgaches. Il indique que cet enjeu va au-delà de la simple exploitation des terres, mais concerne leur immatriculation au nom de ressortissants malgaches.

    “Nous sommes en pleine période de la Refondation, et je nous demande, à nous députés, d’adopter la refondation de la propriété foncière pour que les Malgaches puissent en jouir”, invite le député élu à Toliara I. “Il est temps de réformer”, poursuit-il. Une conviction partagée par Pety Rakotoniaina, député élu à Ikalamavony, qui indique que “c’est en ces temps où il n’y a pas d’exécutif élu que les réformes doivent être portées”. “Il est temps de corriger ce qu’il faut corriger”, souligne-t-il, saluant l’initiative de l’homme au perchoir.

  • TRAVAIL – Le salaire minimum à 300 000 ariary applicable à compter de mars 2026 et porté à 315 000 ariary à compter d’octobre

    TRAVAIL – Le salaire minimum à 300 000 ariary applicable à compter de mars 2026 et porté à 315 000 ariary à compter d’octobre

    Le gouvernement a finalement tranché. “Un compromis a été trouvé”, annonce le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison devant les députés au cours de la séance de questions-réponses ce jeudi. Il indique que “les négociations avec le patronat et les travailleurs sont terminées” et que “le salaire minimum a été tranché au niveau du gouvernement”. Le salaire minimum d’embauche passe ainsi à 300 000 ariary à compter de mars 2026, et devrait passer à 315 000 ariary en octobre.

    “Il ne reste plus aux ministères concernés qu’à procéder à son application”, poursuit le chef du gouvernement. Ce qui a été fait ce jeudi après-midi après la publication du décret fixant les salaires minima d’embauche et d’ancienneté mensuels par catégorie professionnelle par le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique. Celui-ci rapporte même une séance d’explications dans ces locaux ce jeudi.

    Signé le 2 juin, et entré en vigueur depuis le 29 juin, le décret n’a été rendu public que le 2 juillet. La hausse annoncée, et le rappel de quatre mois soulevé par le ministère ne devrait donc être visible que sur les fiches de paie de juillet. “Il revient aux employeurs de voir comment organiser cela”, souligne le ministère. Il indique toutefois vouloir contrôler l’application du texte à travers des inspections.

    Du côté des syndicats, “la lutte continue”, comme le confie Barson Rakotomanga, secrétaire général du collectif Randrana Sendikaly. Celui-ci reproche au gouvernement d’avoir retenu les propositions du patronat alors que les syndicats estiment que le SME devrait être de 360 000 ariary à compter du 1er mai, rappelle-t-il. Indiquant s’être rendu à Mahazoarivo ce jeudi pour en parler avec le Premier ministre mais en vain, il affirme vouloir y revenir vendredi et jusqu’à obtenir gain de cause.