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  • INSÉCURITÉ – Le Colonel Michäel Randrianirina invite les forces de l’ordre à s’inspirer du “système d’alerte enlèvement” en France

    INSÉCURITÉ – Le Colonel Michäel Randrianirina invite les forces de l’ordre à s’inspirer du “système d’alerte enlèvement” en France

    Des dispositifs à renforcer. Face à la recrudescence alarmante des disparitions successives d’enfants à Antananarivo, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michäel Randrianirina, propose le renforcement des dispositifs déjà existants afin de lutter contre ce fléau. Le Chef de l’État annonce un durcissement immédiat des mesures de sécurité et donne des directives aux forces de l’ordre avec la mise en place “d’un dispositif similaire à ce qui se fait en France”.

    Prenant exemple sur les dispositifs internationaux ayant fait leurs preuves, le président Michäel Randrianirina appelle les forces de défense et de sécurité à déployer un “système d’alerte enlèvement”. “C’est un bon exemple à suivre (…) et cela peut être appliqué ici”, a indiqué le pensionnaire d’Iavoloha au sujet de ce dispositif en marge de sa visite de condoléances à la famille de l’une des victimes décédées suite à une disparition. 

    L’objectif est d’accélérer les procédures de recherche dès les premiers instants d’une disparition. Le dispositif envisagé s’appuiera sur des signaux d’alerte traditionnels et de proximité pour mobiliser instantanément la population en cas d’urgence. “Dès qu’un enfant disparaît, il faudrait que même les églises sonnent les cloches et que les présidents de fokontany sifflent, afin que la population soit immédiatement au courant qu’un enfant a disparu”, préconise-t-il. Il appelle également chaque citoyen détenteur d’informations à briser le silence et à contacter sans délai les autorités.

    Conscient que la sécurité publique repose aussi sur le maillage des quartiers, le Chef de l’État lance un appel à la réorganisation de la vigilance citoyenne. Il exhorte à la mise en place ou au renforcement des comités de vigilance villageois et de quartier. À l’en croire, la présidence de la République “est disposée à financer” ces “andrimasompokonolona” afin d’assurer la pérennité de leur action.

    Le Colonel Michaël Randrianirina réitère par ailleurs sa thèse d’une manipulation politique derrière cette affaire d’enlèvements successifs, évoquant même “un acte de terrorisme” destiné à “montrer à la communauté internationale que Madagascar est un pays instable”. Un discours également tenu par le directeur général de la police nationale qui évoque des intérêts politiques et des luttes de pouvoir derrière le phénomène. 

  • ART ORATOIRE – L’UCM conserve la tête de la Ligue mondiale de débat de La Haye malgré sa quatrième place en 2026

    ART ORATOIRE – L’UCM conserve la tête de la Ligue mondiale de débat de La Haye malgré sa quatrième place en 2026

    Un palmarès à signaler. L’Université catholique de Madagascar (UCM) conserve la première place du classement général de la Ligue mondiale du format de débat de La Haye, malgré une quatrième place obtenue lors de l’édition 2026 du Concours interuniversitaire de débat de La Haye. Ce classement cumule les résultats enregistrés par les universités participantes depuis la création de la compétition en 2022.

     

    L’UCM reste en tête grâce à la régularité de ses performances au cours des cinq éditions du concours. L’établissement d’Ambatoroka totalise notamment un titre remporté en 2024, trois demi-finales et 22 victoires en débat, ce qui lui permet de conserver la première place du classement général devant l’Université McGill (Canada) et l’Université de la Polynésie française (Tahiti), championne en 2023.

    Lors de l’édition 2026, l’équipe de l’UCM, composée de Faniry Andriarisoa Fanambinana, Diane Ashley Rajerison Andriamanankasina et Nekena Antenaina Mangahasimbola, était encadrée par Hasina Gaël Rafidison et Kantoniaina Ratrimomanana. L’université a terminé à la quatrième place de cette édition, remportée par l’Université McGill (Canada).

    L’autre représentant malgache, l’Université d’Antananarivo, figure également parmi les établissements les mieux classés. Elle occupe la 11ᵉ place du classement général de la Ligue mondiale et la troisième place au classement des victoires en débat depuis 2022 avec 13 succès cumulés. 

    Selon le classement cumulé publié à l’issue de l’édition 2026, l’Université McGill progresse à la deuxième place du classement général après son sacre cette année. L’Université de la Polynésie française complète le podium, tandis que l’Université de la Nouvelle-Calédonie et l’Université de Tours complètent le top cinq.

    Le classement général de la Ligue mondiale prend en compte les performances réalisées depuis 2022, notamment les titres remportés, les finales, les demi-finales, les quarts de finale, les huitièmes de finale ainsi que le meilleur résultat atteint par chaque université participante.

  • PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis  dans un magasin d’Antananarivo

    PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis dans un magasin d’Antananarivo

    Après les denrées alimentaires, les matériaux de construction et de rénovation. Le ministère du Commerce et de la consommation a saisi mardi des peintures, du plâtre et du silicone périmés lors d’une opération de contrôle menée dans un grand magasin spécialisé dans la vente de matériaux et d’équipements de construction à Antananarivo. L’opération a été conduite par la Direction de la concurrence et de la régulation des marchés (DCRM).

    Selon le ministère, ces produits périmés présentent des risques pour la santé et la sécurité de leurs utilisateurs. “Une fois leur date de péremption dépassée, les produits contenus dans les emballages peuvent se détériorer ou subir des transformations, ce qui peut provoquer des irritations ou des atteintes aux yeux et aux mains lors de leur utilisation. Par ailleurs, leur qualité n’est plus garantie, ce qui peut également compromettre leur efficacité et la sécurité des utilisateurs », explique une source autorisée auprès du ministère du Commerce et de la consommation.

    D’après le communiqué du ministère, ce magasin avait déjà fait l’objet d’un contrôle le 15 mai 202. Des produits non conformes, qui ne devaient plus être commercialisés, avaient été découverts. Lors de cette nouvelle inspection, les agents ont constaté que certains de ces produits ne se trouvaient plus dans l’entrepôt, laissant présumer qu’ils avaient été remis en vente malgré l’interdiction.

    À l’issue du contrôle, le ministère a engagé des procédures administratives pour les infractions constatées. « Les responsables de l’établissement ont été convoqués afin de présenter les documents commerciaux relatifs à ces produits, mais les pièces fournies se sont révélées incomplètes”, confie Rufin Zafimijary, directeur de la concurrence et de la régulation des marchés. Celui-ci rappelle que “la détention, le stockage et la commercialisation de produits périmés, qu’ils soient comestibles ou non comestibles, sont interdits par la loi et passibles de poursuites”. 

    Notre interlocuteur souligne également que “les infractions en matière économique ont également été relevées”. Il parle de “l’absence ou de l’insuffisance des documents commerciaux exigés par l’administration, tels que les factures d’achat, les factures de vente, les déclarations relatives aux stocks ou encore les états financiers”. “Le défaut répété de présentation de ces documents peut entraîner le basculement de la procédure vers le pénal”, poursuit-il, indiquant que “ces infractions sont passibles de de sanctions financières et de sanctions pénales”. 

  • SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

    SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

    Des statistiques inquiétantes. Le directeur général de la police nationale rapporte 172 signalements de disparition d’enfants et d’adolescents à Madagascar au cours du premier semestre 2026. Selon les chiffres présentés mercredi par le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, huit de ces enfants ont été retrouvés morts après avoir été victimes de violences.

    La région d’Analamanga concentre à elle seule 119 des 172 signalements recensés durant cette période. Parmi les 164 autres enfants et adolescents dont la disparition n’a pas conduit à un décès, 81 ont été retrouvés, tandis que 83 sont sans nouvelles. La police précise que certains de ces enfants pourraient avoir été retrouvés par leurs familles sans que les autorités en aient été informées.

    Face à cette situation, le directeur général de la police nationale assure que les forces de l’ordre poursuivent les investigations afin de retrouver les enfants toujours recherchés et d’identifier les auteurs des enlèvements. “L’État affiche sa volonté d’assumer pleinement ses responsabilités sur tous les plans”, déclare-t-il à la presse.

    Pour les autorités, cette recrudescence de disparitions d’enfants et d’adolescents sont liées à des manipulations politiques, voire à des actes terroristes, selon les mots utilisés aussi bien par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina que par le directeur général de la police nationale. Pour le chef de l’Etat, il s’agit d’une volonté délibérée de faire croire à la communauté internationale que Madagascar est instable. Le directeur général de la police, lui, évoque des “sacrifices d’enfants innocents dans l’espoir d’obtenir ou d’usurper une autorité politique”. 

  • CADRE JURIDIQUE – Le gouvernement propose une mise à jour de la loi sur la lutte contre la cybercriminalité

    CADRE JURIDIQUE – Le gouvernement propose une mise à jour de la loi sur la lutte contre la cybercriminalité

    L’évolution rapide des technologies numériques pousse Madagascar à revoir en profondeur sa législation. Le Conseil des ministres de mardi adopte un projet de loi portant la refonte de la loi sur la lutte contre la cybercriminalité. Les textes adoptés il y a dix ans devraient s’adapter aux réalités de 2026, où les fraudes financières, le cyberharcèlement et les réseaux de pédocriminalité se sont largement intensifiés, comme le confie une source au courant du dossier.

    A entendre notre source, le projet de texte vise la protection des plus vulnérables en particulier les enfants qui sont les cibles des prédateurs et des délinquants sur les réseaux sociaux, les plateformes de messageries. L’idée est aussi d’en finir avec l’impunité derrière les écrans puisque les outils de détection, d’enquête et de poursuite sont totalement revus pour traquer et punir plus vite.

    Pour serrer la vis, les autorités ne comptent plus avancer seules. Elles souhaitent une implication des opérateurs du secteur. Ainsi, les opérateurs de téléphonie mobile, les fournisseurs d’accès internet et les opérateurs de services financiers numériques devront collaborer activement avec la justice. Le projet prévoit en outre une harmonisation des procédures liées à la saisie des preuves électroniques, à la conservation des données de connexion et au gel des actifs numériques suspectés d’être liés à des activités frauduleuses. L’objectif est de permettre aux enquêteurs d’intervenir rapidement avant que les preuves ne disparaissent.

    Cette réforme intervient alors que le Conseil des ministres a également décidé de renforcer le contrôle des contenus accessibles sur Internet, notamment à travers le blocage des sites à caractère pornographique. Pour le gouvernement, la prolifération de ces plateformes en ligne menace directement l’ordre public et piétine les bonnes mœurs. Il va même plus loin en établissant un lien direct et alarmant entre l’accès à ces contenus et la recrudescence de la criminalité et de l’insécurité qui secouent actuellement la Grande Île. Les autorités affichent ainsi leur volonté de mieux encadrer l’espace numérique et de renforcer la cybersécurité à Madagascar.

  • PÉTROLE AVAL – Le GPM demande à être impliqué dans l’élaboration des textes d’application de la réforme du secteur pétrolier aval

    PÉTROLE AVAL – Le GPM demande à être impliqué dans l’élaboration des textes d’application de la réforme du secteur pétrolier aval

    Le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) sort de son silence après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi régissant le secteur pétrolier aval. Dans un communiqué publié ce 7 juillet, l’organisation dit prendre acte de cette réforme tout en regrettant “l’absence de concertation ayant entouré son élaboration et son examen”. À l’heure où les textes d’application doivent encore être élaborés, le GPM plaide alors pour une approche plus inclusive. L’organisation souhaite être associée, aux côtés des pouvoirs publics et du régulateur, à la rédaction des futurs décrets afin d’apporter son expertise et d’anticiper les éventuels risques liés à la mise en œuvre de la réforme.

    Pour le Groupement, cette réforme touche un secteur stratégique qui alimente quotidiennement les transports, les entreprises, les services publics et, plus largement, l’ensemble de l’économie nationale.
    Il estime qu’une concertation entre l’État et les professionnels du secteur permettrait de construire un cadre réglementaire solide, équilibré et durable, capable de préserver un approvisionnement transparent et compétitif au bénéfice des consommateurs.

    Le texte adopté fixe les principes qui encadrent désormais les activités de l’aval pétrolier par une entité habilitée par l’État malgache. Les professionnels du secteur défendent leur bilan d’un quart de siècle en rappelant le dispositif légal en vigueur depuis la libéralisation du secteur. Selon eux, ce dispositif a permis de bâtir un système d’approvisionnement fondé sur la concurrence, la transparence et l’investissement privé. Ce qui a contribué à moderniser les infrastructures, à améliorer la qualité des produits distribués et à garantir la sécurité des approvisionnements, selon le GPM.

    Malgré ses réserves, le GPM réaffirme sa disponibilité à collaborer avec les autorités. Il assure vouloir contribuer, dans un esprit constructif, à la réussite de cette réforme tout en veillant à préserver la sécurité énergétique du pays, la confiance des investisseurs et la stabilité du marché pétrolier malgache.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Le Conseil des ministres convoque les députés en session extraordinaire

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Le Conseil des ministres convoque les députés en session extraordinaire

    Les députés prendront quelques jours de vacances après la clôture de la session ordinaire avant de reprendre le chemin de Tsimbazaza. Le Conseil des ministres de ce mardi a approuvé la convocation des membres de l’Assemblée nationale en session extraordinaire.

    Selon des sources à la Chambre basse, cette session devrait débuter dès la semaine prochaine. “Nous attendons le décret de convocation avant de partager les détails”, confie notre source à Tsimbazaza.

    Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale a déjà évoqué la tenue de cette session extraordinaire, et même d’une deuxième, lors d’une séance plénière, la semaine dernière. Il a indiqué qu’une centaine de députés ont déjà signé la demande. A l’entendre, deux séances extraordinaires pourraient être nécessaires pour les travaux qui attendent encore les députés.

  • DROITS HUMAINS – Le premier centre d’accueil et de protection des personnes atteintes d’albinisme sera opérationnel à la fin de cette année 2026

    DROITS HUMAINS – Le premier centre d’accueil et de protection des personnes atteintes d’albinisme sera opérationnel à la fin de cette année 2026

    Une autre mesure d’urgence pour la protection des personnes atteintes d’albinisme. L’association Fanjiry de la Première Dame, Elisa Randrianirina, lance la construction d’un centre d’accueil à l’intention de ce groupe considéré vulnérable à Ankily, dans le District d’Ihosy, région Ihorombe. La pose de la première pierre de l’infrastructure qui peut accueillir jusqu’à 125 personnes s’est tenue mercredi en présence de l’épouse du président de la Refondation de la République (PRRM). Les travaux vont durer cinq mois.

    Un mois après l’annonce du président de la Refondation, la construction du centre d’accueil et de protection des albinos se concrétise dans le Sud de Madagascar. Selon la présidence, il s’agit de l’une des mesures d’urgence adoptées face aux violences, aux discriminations et à l’insécurité grandissante subis par les albinos.

    Ce projet prévoit la construction de logements, d’un réfectoire, d’installations sanitaires, d’espaces séparés pour les hommes et les femmes ainsi que de salles de soins. Les travaux y afférents devront s’achever le 7 décembre afin que le centre soit opérationnel avant la fin de cette année 2026.

    Selon le président de l’association Albinos Madagascar, Fulgence Soja, cette infrastructure représente une réponse concrète à une situation devenue critique. “Les personnes atteintes d’albinisme vivent une situation exceptionnelle qui nécessite des mesures d’urgence. La création de ce centre constitue l’une de ces mesures”, affirme-t-il. Outre les déficiences visuelles et une forte sensibilité au soleil, les albinos connaissent souvent l’exclusion sociale, les difficultés d’accès à l’emploi et des menaces sécuritaires.

    L’association Albinos Madagascar n’a d’ailleurs cessé de tirer la sonnette d’alarme face à la recrudescence des violences. Entre 2022 et 2026, 96 cas de kidnapping d’albinos ont été enregistrés, causant 36 décès. Madagascar recense environ 1 000 personnes atteintes d’albinisme, indique l’association.

    Pour sa part, l’épouse du PRRM insiste sur la volonté de protéger, valoriser et soutenir ces personnes vulnérables qui n’ont jamais choisi leur condition. “Je ne peux pas rester indifférente face à leur souffrance et aux violences qu’elles subissent”, insiste-t-elle, appelant l’ensemble de la population à faire preuve de solidarité. La Première Dame a assuré que cette initiative ne constitue qu’un début et que d’autres actions suivront en faveur de cette communauté.

  • INSÉCURITÉ – L’Emmo/Nat annonce des fouilles de voitures, des patrouilles et le retour du comité de vigilance face aux enlèvements d’enfants

    INSÉCURITÉ – L’Emmo/Nat annonce des fouilles de voitures, des patrouilles et le retour du comité de vigilance face aux enlèvements d’enfants

    Les autorités sur les ponts. L’Etat-major mixte opérationnel au niveau national (Emmo/Nat) communique une série de mesures préventives pour faire face à la vague de disparitions d’enfants ces derniers temps. “Il y aura des fouilles de véhicules, même ceux des personnalités de haut rang, même ceux qui sont avec cocarde”, lâche le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police, aux côtés du général de corps d’armée Démosthène Pikulas, chef d’Etat-major des armées, et du général de division Mamelison Nonos, commandant de la gendarmerie, mardi soir à Mahazoarivo. Les voitures avec des vitres teintées ne seront pas non plus exemptées. 

    L’Emmo/nat décrète également d’autres initiatives comme la réactivation du comité de vigilance au niveau des fokontany, tout comme le renforcement des patrouilles. Le directeur général de la police annonce le déploiement de 200 policiers, autant de gendarmes et autant de militaires “rien que pour cette nuit [mardi]”, selon le DG de la police. “Ces effectifs augmenteront de jour en jour à l’avenir”, ajoute-t-il. 

    De son côté, la justice promet également de sévir. Elle fait part l’existence de l’arrestation, de poursuite et de placement en détention préventive de certaines personnes dans le cadre de la réponse des autorités face à la situation actuelle “en particulier les enlèvements d’enfants, les rapts de mineurs et le trafic d’organes touchant la chair de notre chair (nos enfants bien-aimés)”, soutient le DG de la police nationale.

    Mardi soir, la présidence a également évoqué le déploiement des éléments de la garde présidentielle pour renforcer les patrouilles dans les quartiers, jusque dans les ruelles. Selon les informations communiquées par les services de la communication d’Ambohitsorohitra, le nombre des ces éléments sera encore augmenté dans les prochains jours.

    L’annonce de l’Emmo/Nat intervient quelques heures après le message lancé par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Le chef du gouvernement avait affirmé avoir donné des consignes aux membres du gouvernement concernés par le dossier de “prendre des mesures”. Il avait assuré sa volonté de “lutter” contre cette série de disparition d’enfants et “d’être intransigeant, quiconque se trouve derrière les assassinats pour déstabiliser la refondation, déjà en marche”.

  • INTERNET – L’Etat malgache annonce des mesures contre la pornographie en ligne pour lutter contre l’insécurité

    INTERNET – L’Etat malgache annonce des mesures contre la pornographie en ligne pour lutter contre l’insécurité

    Blocage des sites pornographiques à Madagascar. C’est la nouvelle arme du gouvernement pour lutter  contre l’insécurité. La décision a été prise lors du Conseil des ministres qui s’est tenu mardi au Palais d’État d’Iavoloha. Le gouvernement malgache officialise la mise en place de mesures  pour “bloquer l’accès  aux sites web diffusant des images et des vidéos à caractère pornographique”. 

    Pour l’exécutif, la prolifération de ces plateformes en ligne diffusant des “images obscènes” “menacent directement l’ordre public en lien avec la vie quotidienne”. Il établit un lien direct et alarmant entre l’accès à ces contenus et la recrudescence de la criminalité et de l’insécurité qui secouent actuellement la Grande Île. 

    “Il est évident que l’existence de ces sites favorise la recrudescence de diverses formes d’insécurité dans le pays”, indique le rapport du Conseil des ministres. Une source proche du Conseil des ministres évoque “le fléau de la pédopornographie dont des cas ont été interceptés grâce à des collaborations internationales”. 

    Tous les ministères et institutions étatiques concernés sont sommés de faire front commun pour verrouiller au plus vite l’accès à ces sites. Mardi, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a indiqué avoir donné des consignes à tous les ministères concernés à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ce qu’il qualifie “d’enlèvements suivis de meurtres d’enfants”.