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  • JEUX OLYMPIQUES – L’Afrique termine les Jeux de Paris 2024 avec 39 médailles dont 13 en or

    JEUX OLYMPIQUES – L’Afrique termine les Jeux de Paris 2024 avec 39 médailles dont 13 en or

    Antananarivo, 11 Août, 20h00 – A Paris, l’Afrique fait mieux qu’à Tokyo. A la fin des Jeux Olympiques de 2024, les athlètes africains comptent 39 médailles, soit deux de mieux qu’en 2021 où ils ont remporté 37 médailles. Sur ces 39 breloques, 13 sont en or, toujours deux de mieux qu’en 2021 où 11 médailles africaines étaient en or.

    Comme en 2021, le Kenya est toujours en tête parmi les médaillés africains. Mais si en 2021, les Kenyans sont rentrés avec quatre médailles d’or, quatre médailles d’argent et deux médailles de bronze, pour 2024, ils reviennent au pays avec quatre médailles d’or, deux médailles d’argent et cinq médailles de bronze.

    Derrière le Kenya, l’Algérie est le seul pays à avoir gagné plus qu’une médaille d’or. A Paris, deux Algériennes ont brillé en or: Kaylia Nemour aux barres asymétriques en gymnastique artistique et Imane Khelif en boxe dans la catégorie des 66kg dames.

    Les autres pays africains médaillés d’or sont l’Afrique du Sud (Tatjana Smith au 100m brasse), l’Ethiopie (Tamirat Tola au marathon hommes), l’Egypte (Ahmed Elgendy au pentathlon moderne hommes), la Tunisie (Firas Katoussi en tae kwon do -80kg hommes), le Botswana (Letsile Tebogo au 200m hommes), l’Ouganda (Joshua Cheptegei au 10 000m hommes) et le Maroc (Soufiane El Bakkali au Steeple Chase 3000m).

    12 pays africains ont été médaillés à Paris. Et c’est à Paris que le Cap Vert a remporté sa première médaille olympique. Celle-ci est en bronze et a été remportée en boxe par David de Pina dans la catégorie des moins de 51 kg chez les hommes.

    Madagascar, pour sa part, fait partie des 42 pays africains à rentrer de Paris sans aucune médaille. La Grande île revient néanmoins avec un nouveau record de Madagascar grâce à Holy Antsa Rabejaona sur 50m nage libre et avec trois nouveaux records d’Afrique en haltérophilie dans la catégorie des moins de 49 kg grâce à Rosina Randafiarison.

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  • JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis remportent les JO de Paris 2024 sur le fil

    JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis remportent les JO de Paris 2024 sur le fil

    Antananarivo, 11 Août, 18h50 – Au bout du bout. L’enjeu de la finale du tournoi de basketball dames à l’Arena Bercy n’était pas seulement la médaille d’or pour les Etats-Unis. C’était aussi la première place au classement des Jeux Olympiques de Paris 2024. A l’issue d’un match épique et indécis jusqu’à l’ultime seconde, les Etats-Unis ont remporté la dernière breloque en jeu, la plus belle, et du même coup, les Jeux de Paris.

    Les Américains clôturent la 33ème Olympiade avec 40 médailles d’or, à égalité avec les Chinois qu’ils devancent au nombre de médailles d’argent (44 à 27) et de bronze (42 à 24). Durant la finale du basketball féminin qui a opposé les Etats-Unis à la France, la dernière compétition des Jeux, la Chine était encore en tête du classement provisoire.

    Battue par les Etats-Unis d’un petit point (66-67) à la finale du basketball féminin, la France n’aura donc gagné aucune médaille d’or lors de la dernière journée de ses Jeux. Elle réussit néanmoins à rester dans le Top 5, objectif fixé par Emmanuel Macron à la veille de l’ouverture des Jeux. Paris 2024, pour les Français, se solde par la cinquième place au classement général avec 16 médailles d’or, 26 médailles d’argent et 22 médailles de bronze, soit un total de 64 médailles.

    Le Japon, de son côté, a patiemment tracé sa voie, et se retrouve à la fin des Jeux, à la troisième place avec 20 médailles d’or, 12 médailles d’argent et 13 médailles de bronze, soit 45 médailles en tout. L’Australie, elle, est quatrième avec 18 breloques en or, 19 en argent et 16 en bronze, soit un total de 53 médailles.

    Les Pays Bas (15 or, sept argent, 12 bronze), la Grande Bretagne (14 or, 22 argent, 29 bronze), la Corée du Sud (13 or, 9 argent, 10 bronze), l’Italie (12 or, 13 argent, 15 bronze) et l’Allemagne (12 or, 13 argent, huit bronze) complètent le top 10 des Jeux de Paris 2024.

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  • NECROLOGIE – Simon Randria rejoint le firmament

    NECROLOGIE – Simon Randria rejoint le firmament

    Antananarivo, 11 Août, 9h40 – “Fa ianao irery no tiako eto an-tany. Fa ianao irery no tiako doria”. Des textes extraits de “Ianao Irery”, une chanson devenue “culte”, rappelle Gothlieb Herinaivo Randriamasinoro. Tout comme “Aoka e, aoka e” devenu “OK OK” pour les jeunes générations. Deux tubes parmi les chansons écrites et composées par Simon Randria, Simon Randrianatoandro à l’état civil, celui qui est parti samedi rejoindre les étoiles et qui laisse derrière lui un immense héritage musical.

    Le ministère de la Communication et de la culture évoque aussi “Izay rehetra sitrakao”, un autre tube des années 1970 écrit par Simon Randria qui a “traversé le temps” et qui est souvent repris par d’autres chanteurs plus tard. D’ailleurs, Simon Randria “n’a pas posé beaucoup de problèmes pour l’interprétation de ses chansons”, reconnaît encore Gothlieb qui le remercie et lui rend hommage sur ses réseaux sociaux.

    Simon Randria “était un homme simple, sympathique”, poursuit encore le membre du groupe Johary. Sur scène, ce chanteur de charme qui était également un grand romantique, se donnait à fond. Il avait su toucher les cœurs de nombreux Malgaches avec des chansons qui évoquent des thèmes universels tels que l’amour et les aspirations humaines. Son style, ancré dans la tradition musicale de Madagascar, a su captiver un large public à travers le pays.

  • “PROTECTION SOCIALE” – Le nombre des bénéficiaires du programme Tsimbina revu à la hausse, le montant des aides en baisse

    “PROTECTION SOCIALE” – Le nombre des bénéficiaires du programme Tsimbina revu à la hausse, le montant des aides en baisse

    Antananarivo, 11 Août, 7h55 – Ils seront finalement 821 250 ménages issus des 120 districts et 23 régions du pays à bénéficier du programme Tsimbina. Initialement, ils ne devaient être que 657 000 comme l’indique la présidence de la République. Mais “je suis un président qui ne fait pas de discrimination”, souligne le président de la République durant son discours lors du lancement officiel du programme vendredi. Pour Antananarivo, sur consigne présidentielle, le nombre des bénéficiaires devrait notamment passer de 17 000 à 150 000.

    Dans le cadre de ce programme de transfert monétaire, chacun des ménages bénéficiaires devrait obtenir une allocation de 200 000 ariary. Le montant est revu à la baisse alors que les premiers bénéficiaires, dont ceux qui sont venus vendredi à Mahamasina, sont déjà prévus recevoir 250 000 ariary et devraient encore les percevoir.

    Présenté comme étant un “programme de filet de sécurité et de résilience”, le programme Tsimbina est censé “soutenir les familles économiquement vulnérables pour faire face à l’inflation mais aussi afin de les aider à financer la scolarité de leurs enfants”, comme l’indique un communiqué de la présidence de la République. Les transferts monétaires sont payés en deux tranches, ce mois-ci pour la première tranche, autour de la rentrée scolaire pour la deuxième tranche qui est de 100 000 ariary pour certains, 150 000 ariary pour d’autres.

    La deuxième tranche ne devrait cependant être versée qu’à ceux qui auront suivi des séances de sensibilisation destinées à renforcer leur résilience. Il s’agit d’une condition essentielle au paiement, souligne la présidence. Ces sessions consistent, notamment, à “promouvoir des pratiques positives pour améliorer le bien-être familial, favoriser l’éducation des enfants, encourager une meilleure nutrition et augmenter les sources de revenus”. Des séances relatives à la sensibilisation au planning familial devraient également être incluses dans le programme qui, selon la présidence, vise à “développer le capital humain” et à “améliorer les conditions de vie des citoyens”.

  • Le démarrage de la réfection et de la rénovation de la route d’accès menant vers Volobe prévu cette année

    Le démarrage de la réfection et de la rénovation de la route d’accès menant vers Volobe prévu cette année

    Antananarivo, 10 Août, 16h35 – La CGHV se fraie le chemin. Cette compagnie, promotrice du projet Volobe Amont, annonce la réfection et la rénovation de la route d’accès menant vers le futur barrage hydroélectrique qui sera installé dans la commune rurale d’Ambodilazana, dans le district de Toamasina II. Le démarrage de ce chantier qui est programmé cette année tiendra également compte de la construction d’un pont pour traverser le fleuve d’Ivondro, indique le directeur général de la CGHV, Rémy Huber. C’était lors de la pose de la première pierre du bureau de représentation de cette compagnie à Volobe, vendredi.

    La localité étant difficilement accessible, ces travaux de rénovation et de réfection de route de près d’une trentaine de kilomètres sont essentiels, non seulement pour ce projet mais également pour le déplacement des habitants des zones environnantes du barrage. Ils seront menés avec les services de la région Atsinanana et les communes concernées, avance Rémy Huber.

    Pour ce qui est de son bureau de représentation en construction dans la commune d’Ambodilazana, celui-ci devra être livré d’ici trois mois. Pour le directeur de la CGHV, la pose de la première pierre de ce bâtiment, dédié notamment à la relation communautaire, signifie “le début de la matérialisation des actions locales de la compagnie”.

    Le processus de relocalisation des personnes touchées par ce projet est par ailleurs en cours, avec un plan d’action qui prévoit l’indemnisation de 200 à 300 familles qui seront déplacées ou qui subiront des impacts économiques sur leurs activités. “Nous allons aller jusqu’au bout du processus, avec le respect des règles et des lois s’appliquant à Madagascar et des meilleures pratiques en matière d’indemnisation des occupants ou des propriétaires des terrains”, rassure Rémy Huber.

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  • JIRAMA – Le ministère de l’Energie accorde une note positive aux réformes entreprises progressivement par Ron Weiss

    JIRAMA – Le ministère de l’Energie accorde une note positive aux réformes entreprises progressivement par Ron Weiss

    Antananarivo, 10 Août, 8h40 – Une évaluation positive. Les réformes que le directeur général de la Jirama, Ron Weiss, est en train d’entreprendre progressivement correspondent aux attentes des autorités. C’est du moins ce que soutient le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, face à la presse. C’était durant la pose de la première pierre du bureau de représentation de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe à Volobe, vendredi.

    Le ministre de tutelle de la Jirama note une avancée progressive pour ce qui est du redressement de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Il soutient alors que “il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour que tous les problèmes soient réglés d’un coup”. Olivier Jean-Baptiste explique que “il y a une coordination à faire, partant notamment de la production, de la distribution et de la gestion de l’entreprise en général”.

    Le ministre en charge de l’Energie expose que plusieurs problèmes, dont notamment techniques ou de gestion, restent à régler pour la Jirama. Et “redresser la compagnie n’est pas une mince affaire”, concède-t-il. Plusieurs points sont à considérer, qu’il s’agit de l’organisation interne de la compagnie, le volet financier ou la capacité de production, cite-t-il pour exemple.

    Olivier Jean-Baptiste croit en la capacité de Ron Weiss qui, selon ses explications est un « expert » nommé à la tête de la Jirama de par ses compétences et de ses expertises. Ces deux responsables ont d’ailleurs déjà convenu sur le plan de redressement financier de la compagnie nationale. Le document aurait déjà été discuté avec la Banque mondiale et sera prochainement présenté au Président de la République ainsi qu’au Premier ministre.

    Selon l’avis de recrutement qui avait été lancé en 2023 et ayant permis à Ron Weiss d’être nommé à son poste de directeur général de la Jirama, la durée de son contrat est de deux ans renouvelable, avec une période d’essai sera observée conformément aux textes en vigueur. En tant que « Manager de redressement », les missions qui lui sont confiées consisten à formuler une vision stratégique pour la Jirama pour approbation par le Conseil d’Administration. Et ce, sur la base de la politique du gouvernement en termes de gestion et promotion du secteur eau et énergie électrique et des données sectorielles.

    Ron Weiss devra également assurer l’élaboration d’un plan de développement d’accès à l’eau potable et de production d’énergie électrique à moindre coût, en optimisant le portefeuille des ressources à court, moyen et long terme. Et il aura à donner les orientations nécessaires au processus de planification stratégique de la Jirama en cohérence avec les objectifs, les budgets de dépenses et d’investissement et les prévisions de revenus et de profit.

  • PARLEMENT – Christian Ntsay présente devant les députés le programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat bouclé en février

    PARLEMENT – Christian Ntsay présente devant les députés le programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat bouclé en février

    Antananarivo, 9 Août, 20h00 – Continuité de l’Etat. Pour le Premier ministre Christian Ntsay, il importe peu que le nouveau gouvernement soit formé ou pas pour présenter le programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat. “Cette présentation n’est pas destinée à mettre en exergue le Premier ministre ou le gouvernement. Il s’agit de vous mettre en valeur, vous les députés”, souligne le chef du gouvernement ce vendredi lors de son allocution devant les députés à l’occasion de la séance de la présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE. “Il est tout à fait légitime que 30 jours après ma nomination, vous connaissiez les stratégies à mettre en oeuvre”, insiste-t-il. “C’est par respect pour vous que je suis là”, poursuit-il encore.

    A en croire Christian Ntsay, la Politique générale de l’Etat a déjà été adoptée par le Conseil des ministres, et le programme de sa mise en œuvre par le Conseil de gouvernement. Pour lui, il s’agit de la politique et du programme déjà présentés après l’élection du président de la République, en janvier en février. “Cela n’a pas changé et nous sommes en pleine réalisation de tout cela”, martèle-t-il. “Nous sommes dans la continuité de l’Etat”, ajoute-t-il encore. “Et si ce n’est pas suffisamment clair pour vous, vous pouvez toujours demander l’avis de la Haute cour constitutionnelle”, assène-t-il, accusant à son tour l’opposition de ne pas respecter la Constitution en quittant la salle de réunion et en exerçant leur opposition en dehors de l’Assemblée nationale.

    Ce vendredi, alors que le Premier ministre n’a pas encore commencé sa présentation, les membres du groupe parlementaire de l’opposition Firaisankina ont décidé de quitter la salle. Ils évoquent le non-respect de la Constitution par l’Exécutif qui, selon eux, présente un programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat alors que les ministres membres du gouvernement sont tous démissionnaires.

  • IMPORTATION – Des réserves en devise de 2,629 milliards de dollars à la Banque centrale à la fin du premier semestre

    IMPORTATION – Des réserves en devise de 2,629 milliards de dollars à la Banque centrale à la fin du premier semestre

    Antananarivo, 9 Août, 11h55 – Les réserves officielles de change détenues par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à la fin du premier semestre de cette année s’établissent à 2,629 milliards de dollars. Elles représentent, selon l’autorité monétaire, 5,7 mois d’importations de biens et services non-facteurs. Ces réserves de monnaies étrangères sont en hausse par rapport aux 2,346 milliards de dollars enregistrés à la même période en 2023, ce qui équivaut à 4,9 mois d’importation.

    Les réserves de change sont définies comme étant des réserves en monnaies étrangères, ou en or, détenues par les Banques centrales. Et elles servent d’épargne permettant à un pays de continuer à importer quels que soient les aléas du commerce international.

    Selon les projections du service du Fonds monétaire international (FMI), les réserves officielles brutes devraient se situer à 2,130 milliards de DTS cette année, pour 6,3 mois d’importations de biens et services. Ces réserves devraient s’établir à 2,250 millions de DTS en 2025 et à 2,417 milliards de DTS en 2026 pour 5,8 mois d’importations.

    La BFM rapporte par ailleurs que les importations de Madagascar n’ont pas encore retrouvé leur rythme d’avant la crise Covid-19. Presque toutes les catégories de biens ont diminué, dont ceux entrant dans le processus de production comme les « biens d’équipement » qui ont enregistré une baisse de 17,9 %, les “matières premières” (-11,4 %), les “zones franches” (-4,5 %), les “alimentations” (- 17,9 %), et les “biens de consommations” (- 8,0 %). Les importations d’“énergie” ont néanmoins augmenté de 18,3 %.

  • ECONOMIE – Une croissance économique de 5,3 % en 2025 à Madagascar, selon les prévisions de la Banque Africaine de Développement

    ECONOMIE – Une croissance économique de 5,3 % en 2025 à Madagascar, selon les prévisions de la Banque Africaine de Développement

    Antananarivo, 9 Août, 11h15 – Une note positive pour l’économie malgache. Selon le rapport pays 2024 de la Banque Africaine de Développement (BAD), le taux de croissance devrait se chiffrer à 5,3 % pour l’année 2025. Une prévision qui s’appuie sur divers critères et qui prévoit donc une accélération de l’augmentation de la production à Madagascar.

    « L’activité économique a continué à progresser », constate le rapport de la BAD. Selon l’analyse des experts, cette expansion a été constatée aussi bien du côté de l’offre « tirée par l’industrie extractive, le tourisme, et les télécommunications », que du côté de la demande « impulsée principalement par d’importants investissements publics et les exportations de minerais stratégiques ».

    Malgré tout, le rapport constate que l’économie malgache n’est pas à l’abri des risques. En effet, la BAD constate que « les perspectives à moyen terme sont sujettes à des risques, notamment les chocs climatiques, la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires et les tensions géopolitiques mondiales ».

  • FISCALITÉ – La hausse de l’Irsa sur la tranche de revenus supérieure prévue en 2025 selon la LFR n’est “pas une décision”, selon la direction générale des impôts

    FISCALITÉ – La hausse de l’Irsa sur la tranche de revenus supérieure prévue en 2025 selon la LFR n’est “pas une décision”, selon la direction générale des impôts

    Antananarivo, 9 Août, 8h25 – La direction générale des impôts dément toute décision gouvernementale d’augmenter de 20 à 25% le taux des impôts sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) de la tranche supérieure des salaires. Dans un communiqué publié jeudi, elle évoque plutôt “des échanges et des recommandations entre les partenaires techniques et financiers et le gouvernement et non des décisions prises par les autorités”. Elle parle même de “fausses informations” qui se propagent sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

    Dans l’extrait du rapport des négociations sur les programmes de facilité élargie de crédit (FEC) et de Fonds pour la résilience et le développement (FRD) qui circule sur les réseaux sociaux, le Fonds monétaire international (FMI) indique que “les autorités sont déterminées à réformer l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés”. Cela consiste notamment à “relever de 20 à 25% le taux d’imposition de la tranche supérieure des revenus et peut-être les taux des tranches intermédiaires suivant les recommandations formulées par le FMI dans le cadre du développement des capacités”.

    Et comme pour confirmer cette détermination, le gouvernement annonce dans la loi de finances rectificatives 2024 que “des mesures tendant à aménager le barème de l’IRSA sont envisagées pour l’année prochaine”. Ces mesures, qui ne sont pas encore détaillées, seront prises “par souci d’équité fiscale”, indique l’exposé de motifs du document budgétaire. Si les autorités malgaches semblent ainsi “déterminées” à réformer l’Irsa pour la tranche de revenu supérieure, soit les salaires de plus de 600 000 ariary, elles attendront les recommandations formulées par le FMI pour les taux des tranches intermédiaires.

    Selon le Code des impôts, suivant la loi des Finances 2024, l’Irsa est de 0% pour ceux qui sont payés à moins de 350 000 ariary. Le taux actuel est de 5% pour la tranche de revenu entre 350 001 ariary à 400 000 ariary. Il est de 10% pour la tranche de revenu entre 400 001 ariary et 500 000 ariary. Pour ce qui est de la tranche de revenu entre 500 001 ariary et 600 000 ariary, l’Irsa est de 15%. Et il est actuellement à 20% pour les salariés dans la tranche de revenu supérieure, et qui sera donc prochainement relevé à 25%.

    Selon le Code des impôts, “sont imposables à l’Irsa les revenus perçus au titre d’un emploi salarié public ou privé exercé d’une façon permanente, temporaire ou occasionnelle” et, “d’une manière générale, toutes les rémunérations fixes ou calculées proportionnellement aux affaires traitées ou au bénéfice de l’entreprise, ainsi que les gratifications et primes de toute nature, les mois supplémentaires”.

    Les revenus perçus à titre d’emploi salarié et assimilé, par les personnels résidents ou non, des Organismes non gouvernementaux et Internationaux, des ambassades, consulats, bureaux d’études, ou projet quelle que soit leur source de financement sont également imposables. De même pour les indemnités, ayant le caractère de supplément ou de complément de salaire perçus ou encore les remboursements et allocations forfaitaires pour frais versés aux dirigeants de société ou même les rentes viagères.