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  • Madagascar enchaîne les négociations autour des nouveaux programmes avec le FMI au pays

    Madagascar enchaîne les négociations autour des nouveaux programmes avec le FMI au pays

    Antananarivo, 23 Avril, 7h27 – Un nouveau round de négociations. Quelques jours à peine après le déplacement d’une délégation malgache à Washington, c’est au tour d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) de se rendre à Madagascar. Ces émissaires de l’institution de Bretton Woods se fixent comme mission de poursuivre les discussions autour de la reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que du nouveau programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) dont pourrait bénéficier la Grande île de la part du FMI.

    Alors que ce programme FEC actuel, signé en mars 2021, devrait arriver à son terme en juillet 2024, les autorités malgaches et le FMI négocient déjà sa reconduction depuis un certain temps. « Comme la FRD doit être menée parallèlement avec un autre programme, d’au moins 18 mois avec le FMI, la partie malgache a opté pour la mise en place d’une nouvelle FEC de 36 mois pour l’accompagner », annonce le ministère de l’Economie et des finances.

    Selon un communiqué du ministère, le chef de mission du FMI, Fréderic Lambert aurait proposé quatre piliers sur lesquels devra se reposer le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit. Il y a le volet budgétaire en vue de la stabilité macro-économique, la gouvernance, la question monétaire, ainsi que la croissance inclusive, la protection sociale et le développement du capital humain. « Ces piliers seront encore discutés avec le gouvernement qui aura encore à les confirmer », précise néanmoins le ministère.

    Parallèlement, les deux parties négocient sur le nouveau programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité, qui devra lui aussi s’étaler sur 36 mois. La FRD, comme le rappelle le ministère de l’Economie et des finances, est un programme qui offre un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.

    Le FRD porte sur cinq grands axes, à savoir le renforcement de la gouvernance des politiques climatiques et l’intégration des questions climatiques dans la gestion des finances publiques et des investissements publics. Il prend également en compte l’amélioration de l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience du pays face aux catastrophes naturelles, le soutien aux efforts visant à ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de la protection des forêts et de la biodiversité et la mobilisation des financements climatiques, avec l’objectif d’attirer d’autres investisseurs aussi bien publics que privés, détaille le MEF.

    En attendant, Madagascar devrait encore faire l’objet d’au moins une dernière revue avant la clôture du programme FEC en cours. Comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances, le programme FEC qui s’est étalé sur la période 2021-2023 est actuellement dans sa phase finale. Selon le calendrier initial des décaissements et des revues de l’accord au titre de ce programme, une cinquième revue au vu du respect des critères de réalisation pour fin juin 2023 aurait dû se tenir au mois de novembre 2023. La sixième et dernière revue au vu du respect des critères de réalisation pour fin décembre 2023 devrait se tenir au mois de mai de cette année.

    Le ministère avait annoncé le report de la cinquième revue de la Facilité élargie de crédit avec le FMI. Ce report est, pour l’instant, resté sans suite. S’il devrait encore y avoir deux revues, dans la Loi des finances initiale de 2024, le ministère en charge des Finances n’avance plus qu’une dernière revue de ce programme économique. Celle-ci devra permettre le décaissement de 24,4 millions de DTS pour financer le budget en 2024. Il reste encore sur le programme FEC de 2021 un appui de 48,8 millions de DTS à décaisser si Madagascar passe avec succès les deux dernières revues.

  • FISCALITÉ – Le secteur privé sollicite des facilitations afin de pouvoir contribuer davantage à la caisse de l’Etat

    FISCALITÉ – Le secteur privé sollicite des facilitations afin de pouvoir contribuer davantage à la caisse de l’Etat

    Antananarivo, 22 Avril, 13h45 – Des propositions à prendre en compte. Le secteur privé sollicite de la part de l’Etat des facilitations en matière fiscale pour permettre à la branche de production nationale d’investir davantage, d’accéder à plus de marchés et d’augmenter ainsi ses contributions à la caisse de l’Etat. Le sujet a été soulevé par le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, en marge de l’atelier de concertation et de validation du plan stratégique 2024-2028 de l’administration fiscale, la semaine dernière.

    Le président du SIM soutient qu’au-delà de la création d’emploi, le secteur privé détient une part majeure des sources de croissance économique. Il rappelle alors que “quand les opérations des industriels tournent convenablement, les acteurs économiques peuvent contribuer davantage aux recettes fiscales.

    Comme chaque année, en anticipation d’une éventuelle loi des Finances rectificative (LFR) notamment, des propositions sont avancées par le secteur privé sur les dispositions fiscales visant à développer et à protéger les industries locales. Elles peuvent concerner la facilitation des importations des matières premières ou des matériels et les équipements pour la production. Des dispositions touchant le secteur de l’énergie, notamment pour l’importation des matériels et équipements destinés à la production d’énergie issue de sources renouvelables ont également été avancées par Tiana Rasamimanana.

    Le directeur général des impôts, Germain, indique qu’aucune consigne n’est pour le moment donnée de la part du gouvernement concernant la modification ou non en cours d’année des dispositions de la loi des Finances initiales de 2024. Son département se prépare en tout cas à une LFR, si le besoin est communiqué, rassure-t-il.

    Le travail de l’administration fiscale ne se limite d’ailleurs pas au recouvrement des impôts auprès des entreprises, soutient son directeur général. « Nous avons un dialogue permanent avec le secteur privé. Ce qui nous permet de recueillir leurs attentes par rapport aux dispositions qui vont leur permettre de développer leurs activités. Notre politique fiscale se base sur l’orientation économique du pays et sur ce dialogue avec le secteur privé », expose-t-il.

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  • Des enseignants de l’Université du Mans recrutés à l’Université d’Analanjirofo

    Des enseignants de l’Université du Mans recrutés à l’Université d’Analanjirofo

    Antananarivo, 22 Avril, 6h10 – “Un enseignement de niveau international” pour les étudiants de l’Université d’Analanjirofo. C’est du moins le souhait des autorités en recrutant pour cet établissement inauguré samedi “trois professeurs venant de l’Université du Mans (…) pour enrichir le corps enseignant”.

    Ces enseignants, selon le communiqué de la présidence, sont “spécialisés dans les sciences marines et la biodiversité”. Ils devraient dispenser des cours dans l’une des filières considérées comme répondant aux besoins spécifiques de la région. Cela comprend, “notamment, l’agro-management, l’agro-production animale et végétale, le droit public et privé, la gestion, les finances et le commerce”.

    Outre les trois enseignants venant de l’Université du Mans, la présidence de la République annonce aussi des collaborations internationales pour l’Université d’Analanjirofo. Elle évoque des “universités de renommée mondiale telles que l’Université de Liège en Belgique, ainsi que des universités en Chine, en Suisse, aux Etats-Unis, à Maurice et en France”. L’objectif, selon son communiqué, est de “garantir un enseignement de qualité”.

    Mais la qualité de l’enseignement n’est pas le seul défi que les autorités entendent relever avec l’Université d’Analanjirofo. Il est également question d’infrastructures aux normes et d’équipements modernes. Ainsi, en plus des “six grandes salles de classe, de la salle de réunion, de la bibliothèque, de la cafétéria et du grand amphithéâtre, il est également prévu “une salle informatique dotée d’un parc informatique équipée d’une connexion Internet à haut débit”.

    Une cité universitaire adjacente comprenant “80 dortoirs pouvant accueillir jusqu’à 160 étudiants” a également été inaugurée samedi. Le chef de l’Etat a insisté sur l’importance de la transparence et de l’équité dans l’attribution de ces logements installés sur le campus.

     

     

    Photo : Présidence de la République

  • FINANCEMENT – Un portefeuille de 4,1 milliards de dollars de la Banque mondiale pour Madagascar en mars 2024

    FINANCEMENT – Un portefeuille de 4,1 milliards de dollars de la Banque mondiale pour Madagascar en mars 2024

    Antananarivo, 20 Avril, 16h25 – Un gros financeur. La Banque mondiale indique que son portefeuille à Madagascar en mars 2024 s’élevait à 4,1 milliards de dollars. Ce portefeuille comprend 26 projets nationaux et quatre opérations régionales, selon ce que précise cette institution de Bretton Woods.

    Ce sont les infrastructures qui bénéficient de la plus grande part de ce financement de la Banque mondiale. Les 34% affectés dans ce secteur s’élèvent à 1,390 milliard de dollars. 29%, soit 1,215 milliard de dollars sont destinés pour le développement durable. 1,092 milliards de dollars de ce financement sont pour le développement humain et 435 millions de dollars pour la croissance, les finances et les institutions équitables. La Banque mondiale indique parallèlement fournir des services d’analyse et de conseil pour soutenir la prise de décisions fondées sur des données probantes et la mise en œuvre plus rigoureuse du développement.

    Cette institution financière est par ailleurs liée avec Madagascar par un nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) pour la période 2023-2027. Ce partenariat quinquennal s’articule autour de l’amélioration des opportunités d’emploi grâce à des actions transformatrices, une croissance plus inclusive en s’attaquant aux faiblesses et aux inégalités dans la prestation des services publics et la création d’une résilience aux chocs susceptibles d’inverser l’amélioration de la croissance ou d’aggraver les inégalités socioéconomiques.

    La directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, Idah Z. Pswarayi-Riddihough, a récemment expliqué que ce CPF élargira les programmes et les financements dans les domaines qui ont donné de bons résultats tels que la nutrition, la protection sociale, et la série des pôles de croissance. Il se concentrera également sur deux secteurs majeurs qui pourront relever significativement la croissance du pays, dont l’énergie et les télécommunications, ajoutait-elle.

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  • INFRASTRUCTURE – Une nouvelle maison centrale inaugurée à Fenerive Est

    INFRASTRUCTURE – Une nouvelle maison centrale inaugurée à Fenerive Est

    Antananarivo, 21 Avril, 12h30 – “Les détenus de l’actuelle prison d’Ampasimpotsy à Fénérive Est sont les uns sur les autres actuellement”. Le président de la République rappelle que cette prison, construite en 1902 pour 80 détenus compte actuellement 600 prisonniers. “Le nombre de la population augmente, le nombre de ceux qui ne respectent pas la loi aussi”, poursuit-il dans son discours à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle maison centrale de la localité.

    C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la nouvelle maison centrale a été construite, souligne le chef de l’Etat. Celle-ci peut accueillir “900 détenus en utilisant des lits superposés”, indique Andry Rajoelina. Cette capacité d’accueil peut même atteindre 2 000 détenus si nous optimisons l’utilisation du site, poursuit-il encore.

    Outre le respect des droits des détenus, Andry Rajoelina insiste aussi sur la necessité de construire des prisons aux normes pour préserver l’ordre public. “Nous n’attendrons pas que les prisonniers s’évadent pour prendre des mesures”, soulève-t-il encore dans son discours. Avec la prison considérée comme “manara-penitra”, les détenus se verront également offrir des formations professionnelles pour faciliter leur réinsertion sociale une fois qu’ils sortent de prison, estime le président de la République.

    Outre des cellules plus spacieuses, la nouvelle maison centrale compte aussi un centre de formation professionnelle qui permettra aux détenus d’apprendre un métier qu’il pourra ensuite exercer à sa sortie de prison. Il peut s’agir, entre autres, d’une formation en agriculture, en menuiserie ou encore en couture.

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  • Madagascar aborde la reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit avec le FMI

    Madagascar aborde la reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit avec le FMI

    Antananarivo, 21 Avril, 6h52 – C’est sur la table des discussions. La reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avait été abordée à Washington par la délégation malgache qui participe aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et le groupe de la Banque mondiale. Ils en ont discuté avec l’équipe du FMI sur place, selon le rapport du ministère de l’Economie et des finances (MEF).

    Dans son intervention en visioconférence, la ministre Rindra Rabarinirinarison avait annoncé la volonté de Madagascar d’aller de l’avant et d’entrer dans un nouveau programme avec le FMI. Et ce, en le mixant avec le programme de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), avait-elle avancé.

    Lors d’un Conseil de ministre au mois de février de cette année, le MEF et le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) avaient déjà proposé de clôturer le programme FEC, afin de ne pas être obligés de le prolonger de 18 mois supplémentaires selon les exigences de la FRD, et de procéder à un tout nouveau programme. L’envoi d’une lettre au FMI pour exposer la vision du Président de la République avait été rapporté dans le compte rendu de cette réunion de l’Exécutif; tout comme la tenue des négociations afin que le prochain nouveau programme avec le FMI dure 36 mois.

    Le ministère de l’économie et des finances a en tout cas déjà avancé dans la Loi des finances que la dernière revue de ce programme économique actuel qui lie Madagascar et le FMI sera achevée cette année. Cette revue devra permettre le décaissement de 24,4 millions de DTS pour financer le budget en 2024, d’après ce département.

    La cinquième revue de la FEC avait été prévue en novembre 2023, mais les autorités avaient indiqué à l’époque “ne pas pouvoir prendre des décisions stratégiques en l’absence d’un Président élu”. Il avait alors été “décidé d’un commun accord de procéder à cette revue ultérieurement”, avait indiqué le ministère.

    Une mission du FMI avait eu lieu en janvier-février 2024 mais aucun communiqué officiel n’avait été publié à l’issue de cette mission. Le Conseil des ministres du 7 février avait juste indiqué avoir “approuvé le rapport de la mission du 30 janvier au 2 février qui avait porté sur l’accord de financement de 219,96 millions de DTS dans le cadre du programme FEC, signé le 29 mars 2021”.

    Le communiqué publié le 7 février avait indiqué que les quatre revues menées jusqu’ici “avaient permis le déblocage de 171,08 millions de dollars de DTS”. Par ailleurs, le calendrier des décaissements et des revues de l’accord avait encore prévu deux revues avant la clôture du programme, la cinquième en novembre et la sixième en décembre. Ces deux dernières revues devraient permettre le déblocage des 48,88 millions de DTS restants prévus par le programme.

    La FEC est considéré comme le principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien à moyen terme aux pays à faible revenu. Ce programme fournit une aide financière aux pays qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements. La FEC a pour finalité de soutenir les programmes économiques des pays, visant à rétablir la stabilité et la viabilité macroéconomiques tout en favorisant une croissance vigoureuse et durable et la réduction de la pauvreté. Elle peut aussi servir de catalyseur pour mobiliser de l’aide étrangère, souligne le FMI.

    La délégation malgache qui s’est rendue à Washington a également profité de cette rencontre pour soulever auprès de cette équipe du FMI les préoccupations et les besoins spécifiques, notamment en matière de financement et d’assistance technique pour les programmes de développement de Madagascar. Ils ont également exposé en détail la situation économique du pays et les défis auxquels il est confronté et discuté des progrès réalisés dans la collaboration avec le FMI, en mettant en lumière les succès déjà accomplis et définissant les prochaines étapes à suivre, rapporte le MEF.

    Aussi, outre la reconduction du programme sur la FEC, d’autres sujets ont été abordés. Parmi eux, les négociations sur la FRD, la réforme menée par le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) sur le crédit carbone, les paiements transfrontaliers à travers l’Afreximbank ou encore le marché des capitaux.

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  • INVESTISSEMENT – La Chambre des mines plaide pour l’entrée en opération de nouveaux grands projets miniers

    INVESTISSEMENT – La Chambre des mines plaide pour l’entrée en opération de nouveaux grands projets miniers

    Antananarivo, 20 Avril, 15h10 – Pour davantage de contributeurs. « Parler de la contribution du secteur minier sur l’économie ne se limite pas seulement au relèvement de la fiscalité de ceux qui sont déjà implantés. Ceci passe aussi par l’entrée en opération de nouveaux grands projets ». Les propos sont du président de la Chambre des mines, Jean Luc Marquetoux, qui s’est exprimé sur le sujet en marge de la consultation des parties prenantes relatives à la finalisation du décret d’application du code minier, la semaine dernière.

    Pour Jean-Luc Marquetoux, le périmètre du secteur minier à Madagascar n’a quasiment pas évolué depuis une dizaine d’années. “Il n’y a pas eu de grand projet industriel qui entrait en opération depuis Ambatovy en 2012”, fait-il remarquer. Aussi sur ces dernières années, les contributions au PIB du secteur minier ont oscillé autour de 4 à 6%. Elles étaient entre 30 et 35% pour les exportations bien que les produits miniers aient été les premiers produits d’exportation nationale en 2023, selon les statistiques de l’administration douanière. En termes de contributions fiscales, le secteur extractif se situe aux alentours de 2%, rapporte le président de la Chambre des mines.

    « Or au-delà de ces données, il faut essayer d’apprécier ce que pourraient être les contributions du secteur minier dans le temps, avec l’émergence de nouveaux projets », lance Jean-Luc Marquetoux. Il reprenait l’étude faite par la Banque africaine de développement (BAD) qui anticipait que ce secteur pourrait contribuer à près de 15% du PIB. « Il faut pour cela de nouveaux projets, dont les plus emblématiques sont Base Toliara ou encore les projets de graphite dans le Sud de Madagascar », avance-t-il.

    L’Etat avait déjà fait part de sa volonté de miser sur le potentiel minier du pays. Une vingtaine de projets miniers, dont des grands projets industriels et des exploitations de taille moyenne, devraient être ouverts d’ici cinq ans selon sa Politique générale (PGE). Le déblocage pour cette année de tous les projets en cours d’exploitation avait aussi été annoncé et deux grands projets miniers devront déjà ouvrir cette année selon ce qui a été indiqué lors de la présentation de cette PGE.

    Madagascar avait été au début des années 2000 un pays très attractif en termes d’investissement minier, d’après le président de la Chambre des mines. “Il y avait des dizaines de compagnies juniors qui étaient venues à Madagascar pour solliciter des permis miniers et qui ont commencé des travaux d’exploration et de recherches. Il ne reste aujourd’hui que quelques survivants de cette époque”, indique-t-il.

    Jean-Luc Marquetoux fait par ailleurs part que la perception de la Grande île sur la scène internationale reste très mitigée. Il regrette alors qu’il n’y ait pas suffisamment d’efforts déployés par l’Etat pour faire la promotion de Madagascar, avec son absence aux grandes conférences minières qui comptent dans le monde comme le Mining Indaba à Capetown, la PDAC au Canada ou encore l’Africa Down Under en Australie.

  • LÉGISLATIVES – Andry Rajoelina incite la population de Fenerive Est à choisir des personnes apte à travailler avec le régime

    LÉGISLATIVES – Andry Rajoelina incite la population de Fenerive Est à choisir des personnes apte à travailler avec le régime

    Antananarivo, 19 Avril, 22h45 – En pleine tournée dans l’Est de l’île, Andry Rajoelina s’est adressé à la population à l’approche des législatives. Le président de la République a notamment demandé aux habitants de Fénérive Est de faire le bon choix lors de cette élection de proximité. “Il y a toujours des gens qui critiquent mais qui ne font rien. Les élections vont arriver, vous savez ce que vous avez à faire. Que ce soient des personnes qui peuvent travailler avec moi et non pas des gens qui vont me trahir ou des gens qui vont faire des blocages ou qui vont empêcher le développement ici”, lance le président devant la population amassée sur l’avenue principale de la ville.

    Durant son discours, le président de la République a mis en avant les nombreuses réalisations effectuées par l’Etat dans la Fénérive-Est notamment les différentes infrastructures réalisées devant son accession au pouvoir en 2019 mais également les différentes infrastructures inaugurées ce vendredi. Le président de la République a, entre autres, inauguré le “Tranoben’ny Viavy” ou encore l’usine de transformation des produits locaux. Le président a également promis d’autres infrastructures à l’avenir, notamment la réparation de l’avenue ou à la demande du maire, la mise en place d’un “Miami” pour la plage de la ville.
    Ce samedi, Andry Rajoelina sera encore à Fénérive-Est. Le président a promis la distribution de kit solaire pour chaque ménage de la ville. Le Président a également au menu l’inauguration de l’Université de Fénérive-Est. “La première université inaugurée de ce régime”, selon le président.

     

    Photo : Présidence de la République

  • IMPOTS – Le Fisc vise un taux de pression fiscale à 18% d’ici cinq ans

    IMPOTS – Le Fisc vise un taux de pression fiscale à 18% d’ici cinq ans

    Antananarivo, 19 Avril, 16h50 – La direction générale des impôts (DGI) prévoit d’atteindre un taux de pression fiscale à 18% d’ici cinq ans. Un objectif tout à fait réalisable, avec notamment la mise en œuvre du Plan stratégique 2024-2028 de l’administration fiscale, selon le directeur général des impôts, Germain, durant l’atelier de concertation et de validation de ce plan.

    La pression fiscale correspond au montant des recettes totales recouvrées, exprimée en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB). Pour l’année budgétaire 2024, le Gouvernement projette un taux de pression fiscale brute de 12,9% dans sa Politique générale. Le ratio de recettes fiscales intérieures est de l’ordre de 7,0% du PIB en 2024 contre 6,8 % en 2023. Ces prévisions dépendent de l’économie du pays, soutient le directeur général des impôts.
    C’est avec le Plan stratégique qui a fait l’objet de concertation de toutes les parties prenantes que la DGI entend atteindre ce taux de pression fiscale de 18%. Ce plan s’aligne sur la Politique générale de l’Etat et repose sur trois piliers. Il concerne la modernisation de l’administration fiscale, la gestion efficace de la politique fiscale ainsi que la transparence et la redevabilité.

     

  • SYSTÈME ANTI CORRUPTION – Le processus pour le recrutement du prochain directeur du Bianco lancé

    SYSTÈME ANTI CORRUPTION – Le processus pour le recrutement du prochain directeur du Bianco lancé

    Antananarivo, 19 Avril, 17h30 – Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité ne veut pas être pris de court. Le CSI prépare d’ores et déjà la succession de Laza Andrianirina, directeur général du Bianco dont le mandat arrive à son terme cette année. “Nous avons déjà lancé la mise en place du comité ad hoc qui se chargera du recrutement car selon la loi, l’appel à candidature doit être lancé trois mois avant la fin du mandat”, explique Sahondra Rabenarivo, présidente du CSI lors de la présentation du rapport annuel de son comité jeudi.

    Le mandat du directeur général de la Bianco est de cinq ans non renouvelable. Il arrivera à son terme au mois de juillet 2024. Selon la loi sur la lutte contre la corruption, c’est le CSI initie le recrutement des directeurs généraux du Bianco, du Service de renseignements financiers (Samifin), de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) ainsi que et celui du Coordonnateur National des pôles anti-corruption (PACs). Selon le processus, le comité effectue la sélection et l’audition des candidats et propose finalement trois noms au président de la République qui fait le choix final.
    Outre le recrutement du DG de la Bianco, le CSI va également effectuer cette année le renouvellement des magistrats du pôle anti-corruption de Mahajanga dont le mandat arrive à son terme au mois d’octobre de cette année. La présidente du CSI craint un système de recrutement qui traîne sur la longueur comme ce fut le cas lors du renouvellement des membres du Pac Antananarivo en 2022. “Il faut beaucoup de sérénité dans ce processus afin que les juges puissent travailler et ne pas craindre d’être renouvelés ou pas”, souligne la patronne du CSI.