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  • Les opérateurs miniers ne font pas forcément de gros bénéfices, reconnaît le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Les opérateurs miniers ne font pas forcément de gros bénéfices, reconnaît le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Antananarivo, 16 Avril, 17h55 – Les affaires ne sont pas toujours bonnes. « Nous avons tendance à penser que les opérateurs tirent de gros bénéfices dans l’exploitation des ressources minières. Ce n’est pas forcément le cas », expose le ministre des Mines Herindrainy Rakotomalala, en marge de la Consultation des parties prenantes sur le décret d’application du code minier, vendredi.

    Se lancer dans des projets miniers est même « un investissement à risque », souligne ce membre du gouvernement. Car « quelle que soit l’ampleur des coûts d’exploitation pour les compagnies, c’est le marché international qui fixe les prix des produits », explique-t-il. Le ministre Herindrainy Rakotomalala prend l’exemple du nickel dont la tonne, qui se vendait encore à 32 000 dollars en janvier 2023, est descendue à 16 000 dollars au mois de février de cette année. « Le prix avait ainsi été réduit de moitié alors que le coût de production des compagnies n’avait pas changé », expose le ministre Herindrainy Rakotomalala.

    C’est donc un des risques que les opérateurs miniers devraient tenir en compte avant de se lancer. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous insistons sur la professionnalisation du secteur. Ceci pour s’assurer que ce soit ceux qui sont prêts à y faire face qui opèrent. Il revient ensuite à l’Etat de mettre le cadre favorable pour faciliter les activités des opérateurs », poursuit le ministre des mines.

    Les opérateurs miniers disent se réjouir de la place qui est accordée au secteur minier dans la Politique générale de l’Etat (PGE). « Nous sommes pleinement disposés à nous inscrire en tant que partenaires dans l’effort qui permet de faire du secteur minier national un levier de développement économique et un contributeur à l’industrialisation à large échelle du pays », avance le président de la Chambre des mines Jean-Luc Marquetoux.

    Ce président de la Chambre de mines estime cependant qu’il reste important, dans le contexte actuel, d’envoyer un message fort et clair à l’ensemble de la communauté minière, aussi bien les opérateurs nationaux qu’au niveau des Investissements directs étrangers. « Il est important que cette communauté soit rassurée et qu’elle sente qu’on va dans le sens de la restauration de la réputation de Madagascar en tant que destination d’investissement dans le secteur minier », lance-t-il.

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  • FOOTBALL – Les autorités espèrent toujours une homologation du stade Barea Mahamasina pour les matchs en juin

    FOOTBALL – Les autorités espèrent toujours une homologation du stade Barea Mahamasina pour les matchs en juin

    Antananarivo, 16 Avril, 17h30 – Le gouvernement et la Fédération malgache de football (FMF) mettent les bouchées doubles pour tenter de faire changer d’avis la Confédération africaine de football (CAF). Ils militent auprès de l’instance dirigeante du football continental pour que celui-ci revoie sa position afin d’homologuer le stade des Barea. Cette homologation devrait permettre à l’équipe nationale malgache de football de disputer les deux matchs éliminatoires de la Coupe du monde de 2026 en juin sur ses terres.

    « Nous menons un lobbying auprès de la CAF pour qu’elle examine de près le cas de Madagascar et ne nous mette pas dans le même sac que les autres », lance Alfred Randriamanampisoa, président de la FMF, face à la presse, à Mahamasina mardi. Il ne veut pas parler de l’option d’une délocalisation des rencontres des Barea face aux Aigles du Mali et face aux Cœlacanthes des Comores en juin.

    Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, assure que les autorités sont « en train de réaliser les travaux [selon les recommandations en vue de l’homologation du stade] ». « Nous avons envoyé une lettre auprès de la CAF et de la Fédération internationale de football association (Fifa) : revenez nous inspecter car nous allons boucler les travaux en l’espace d’un mois », poursuit-il. De son côté, Alfred Randriamanampisoa évoque la promesse de Gelson Fernandes, directeur régional de la division associations membres de la Fédération internationale de football association (FIFA), de plaider le dossier Madagascar auprès de la CAF.

    En attendant, les autorités promettent d’envoyer des photos quotidiennement sur l’avancement des travaux. Les chantiers concernent, entre autres, la création de deux portes, uniquement pour la sortie, et l’implantation des tourniquets pour compter le nombre des spectateurs. Il en est de même la mise en place d’escaliers permettant aux spectateurs de rejoindre la pelouse en cas d’incident. D’autres recommandations, touchant, entre autres, les vestiaires, figurent également dans les travaux à mener.

    Le stade Barea de Mahamasina ne figure pas dans la liste des enceintes homologuées selon la liste des sites préapprouvés par la CAF. « La liste définitive des stades approuvés pour les journées 3 et 4 pourra être mise à jour sous réserve de la procédure d’inspection des stades par la CAF en vigueur », précise le document, partagé par le Secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.

    Le stade des Barea-Mahamasina avait reçu une homologation provisoire en 2021 après sa rénovation et son extension. Le Secrétaire d’Etat se défend de l’absence des travaux pour rendre définitive l’homologation provisoire. « Nous avons attendu une réponse concernant l’homologation [du stade] à l’époque. Il n’y avait pas de lettre officielle en ce sens », explique-t-il. « Maintenant tout est clair concernant les travaux à entreprendre après la récente inspection », ajoute-t-il.

    Les autorités insistent également sur l’évolution des critères d’homologation. « 16 des 54 stades en Afrique, qui avait été homologués ont été recalés. Cela veut dire que les mesures et les normes exigées évoluent », rappelle-t-il. « Auparavant, les inspections des stades interviennent un mois avant les rencontres. Cette fois-ci, elles arrivent trois mois [avant les matchs]. Nous réaliserons les travaux demandés », promet-il.

    L’homologation du stade Barea de Mahamasina représente un enjeu particulier pour les férus du ballon rond. Celle-ci permettrait à l’équipe nationale malgache d’accueillir les deux prochaines rencontres des éliminatoires de la Coupe du monde, face au Mali et face aux Comores, en juin. Madagascar, troisième du groupe I, espère se relancer dans la course à la qualification au Mondial face aux deux nations qui sont devant lui dans le classement de sa poule.

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  • MINES – Madagascar en mesure de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique

    MINES – Madagascar en mesure de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique

    Antananarivo, 16 Avril, 8h03 – Après s’être fait dépasser par le Mozambique pour se positionner en deuxième producteur africain, et se classant actuellement dans le top 10 mondial, Madagascar a la capacité de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique. La Grande île avait déjà occupé cette place pendant très longtemps auparavant, et est en mesure de la reconquérir, estime le président de la Chambre des mines, Jean Luc Marquetoux en marge de la Consultation des parties prenantes sur le décret d’application du code minier, vendredi.

    Renfermant environ 8% des ressources mondiales de graphite, Madagascar compte actuellement des projets en phase de démarrage, dont celui de NextSource à Fotadrevo ou encore celui de Gold Sand dans le district d’Ampanihy. Il faut aussi compter d’autres projets comme celui de BlackHeart. Si l’on y ajoute les productions des Etablissements Gallois sur la côte Est, la Grande île est en mesure d’exporter à terme au minimum 150 000 tonnes par an, expose le président de la Chambre des Mines.

    L’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) avait indiqué en 2022 dans Rapport sur la gouvernance des chaînes de valeur des minéraux pour la transition énergétique que les ressources mondiales de graphite naturel représentent 800 millions de tonnes. Durant cet exercice, les pays mettant en œuvre l’ITIE disposant de réserves et de ressources de graphite naturel établies étaient Madagascar, avec 26 millions de tonnes de réserves pour six projets. Madagascar était suivie du Mozambique avec ses 25 millions de tonnes pour neuf projets et la Tanzanie avec 18 millions de tonnes pour huit projets.

    Pour ce qui est de l’exploitation, c’est la Chine qui avait été le plus grand producteur mondial de graphite naturel, avec plus de 80 % de la production minière mondiale totale en 2021. Parmi les pays de l’ITIE produisant du graphite naturel durant cet exercice figurent le Mozambique (30 000 tonnes), Madagascar (22 000 tonnes), l’Ukraine (17 000 tonnes), la Norvège (12 000 tonnes) et le Mexique (3 500 tonnes), d’après les données de l’ITIE.
    Concernant les exportations, ce rapport de l’ITIE publié en 2022 avait mis la Chine comme étant le plus grand exportateur mondial de graphite naturel. Ce pays avait été suivi de Madagascar qui exporte vers cette destination mais également vers l’Inde, les États-Unis et l’Allemagne. Le Mozambique exporte aussi vers la Chine, le Japon, l’Allemagne ainsi que la Slovénie. Et l’Ukraine exporte vers l’Autriche.

  • Deux demandes d’invalidation de candidature aux législatives et une demande de remplacement de suppléant rejetées par la HCC

    Deux demandes d’invalidation de candidature aux législatives et une demande de remplacement de suppléant rejetées par la HCC

    Antananarivo, 15 Avril, 22h30 – Des demandes de retrait de candidatures rejetées par la Haute cour constitutionnelle. Deux candidats qui ont demandé l’invalidation de leur candidature aux législatives du 29 mai ont été déboutés par la Cour d’Ambohidahy. Il en est de même de la secrétaire executive de la plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) qui avait sollicité qu’un candidat suppléant soit remplacé. Dans les trois cas, la HCC parle de retrait de candidature après la date limite de dépôt de candidature et a ainsi rejeté les requêtes.

     

    Selon les arrêts publiés lundi par la HCC, les deux demandes d’invalidation de candidature émanent des candidats concernés eux-mêmes. Il s’agit respectivement du Pasteur Voahirana Rajoelina de la liste Shine and Rise, candidate dans le sixième arrondissement d’Antananarivo, et de Haritiana Rasolonirainy de la liste indépendante Ralava à Fianarantsoa. Ceux-ci mettent notamment en avant le règlement intérieur de la plateforme Irmar qui “interdit toute présentation de candidature en dehors de la plateforme” et qui “précise que les membres de la plateforme s’engagent à présenter un candidat unique au nom de la plateforme”, pour soutenir leur requête.

     

    Pour la requête relative au remplacement du Hajanirina Rabezatovo, suppléant numéro 2 du candidat Irmar Abel Randriamiarinarivo, la requérante, la secrétaire exécutive de la plateforme Irmar, Mirana Rajaonah, a soulevé un “désistement du candidat pour des raisons personnelles”.

     

    Une demande de disqualification de candidat, celle de Jonah Prezaraly Parfait, candidat à Befandriana, a également été déposée devant la HCC par le mandataire du candidat Bernardin Rabeharison dit Din Rotsaka. Mais la HCC a rejeté la requête, indiquant que la disqualification n’est prononcée que dans des cas bien précis indiqué par la loi. Or, le motif évoqué par le requérant, la condamnation du candidat, n’est pas inclus dans ces cas, comme le souligne la HCC.

     

  • Le financement des investissements prioritaires pour le développement des dix aéroports sous la gestion de l’Adema discutés avec la Banque mondiale

    Le financement des investissements prioritaires pour le développement des dix aéroports sous la gestion de l’Adema discutés avec la Banque mondiale

    Antananarivo, 12 Avril, 16h55 – Explorer toutes les pistes. L’équipe dirigeante des Aéroports de Madagascar (Adema) avait accueilli dernièrement le représentant de la Banque mondiale en charge des infrastructures et du numérique, Antonio Nunez. C’était l’occasion pour les deux parties d’examiner le financement des investissements prioritaires pour le développement des 10 aéroports principaux, dont l’Adema est la société délégataire du pouvoir de l’Etat en matière de construction, de leur gestion et de leur exploitation.

    Les investissements prioritaires discutés lors de cette rencontre étaient entre autres ceux qui sont liés à la mise aux normes de ces aéroports secondaires. Ceux qui touchent l’amélioration des infrastructures et les installations aéroportuaires étaient également sur la table des discussions, rapporte l’Adema.

    L’Adema avait annoncé l’année dernière le lancement d’une étude pour la faisabilité des investissements et de développement des aéroports d’Antsiranana, Sambava, Mahajanga, Toamasina, Sainte Marie, Fianarantsoa, Mananjary, Morondava et Tolagnaro. Cette société d’Etat indique que cette étude est actuellement en cours et celle-ci est financée par la Banque mondiale. Elle devrait notamment permettre à l’Adema de développer ses aéroports et déterminer la prévision de trafic sur les 25 années à venir de chaque aéroport. Elle devrait aussi permettre à l’Adema d’optimiser leurs coûts d’exploitation, d’identifier le meilleur schéma de financement desdits aéroports ainsi que d’évaluer leur rentabilité afin de pérenniser financièrement la société.

    La direction générale de l’Adema avait annoncé en 2023 qu’un investissement de 50 millions de dollars par aéroport est nécessaire pour leur développement. Un premier appel à partenaire avait été lancé en 2019 mais il a été infructueux. Or, compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires, l’Adema avait insisté sur la nécessité d’avoir des partenaires, qu’il s’agisse de partenaires techniques, financiers ou des partenaires d’exploitations pour ces aéroports.

    En 2019, l’Adema avait avancé, en préparation de l’appel à manifestation d’intérêt lancé à l’époque, que plusieurs types de partenariats se présentent selon le choix et le domaine d’intérêts des investisseurs. Les différentes options vont de la joint-venture à la concession, en passant par la formule « financement-construction », le contrat CET/BOT (Build operate transfert) ou encore l’affermage. Sans oublier les multiples montages dérivés qui concourent également au financement privé de projets d’infrastructures.

    Le projet d’aménagement et d’extension de l’aéroport de Morondava, avancé en 2019, visait par exemple à améliorer la connectivité aérienne entre les régions de Madagascar et avec l’extérieur par la mise aux normes de l’exploitation technique et commerciale de l’aéroport pour l’accueil des avions de type B737. Pour l’aéroport de Sambava, sa taille modeste et la nécessité pour la plateforme de se conformer aux normes techniques et commerciales demandent des investissements dans le cadre d’un projet qui comportera plusieurs phases. C’était le genre d’informations qui avaient été livrées à l’époque.

     

  • REMBOURSEMENT DES CREDITS TVA – Une solution concrète attendue par le secteur privé avant la fin de ce mois d’avril

    REMBOURSEMENT DES CREDITS TVA – Une solution concrète attendue par le secteur privé avant la fin de ce mois d’avril

    Antananarivo, 15 Avril, 8h50 – La plus haute instance saisie. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) rapporte avoir sollicité directement le soutien du Président de la République dans le déblocage du problème de remboursement des crédits de TVA des entreprises. Cette intervention présidentielle devrait permettre d’avoir une solution qui soit appliquée correctement, souligne le GEM dans un communiqué rapportant la rencontre de vendredi entre les deux parties à Iavoloha.

    Plusieurs entreprises privées sont concernées par ce problème de paiement d’arriérés de l’Etat, dont le remboursement des crédits de TVA, indique le GEM. Or c’est une question qualifiée de « vitale » car cette « situation où des milliards d’Ariary sont bloqués compromet significativement la capacité de développement des entreprises concernées, en particulier en termes de création d’emplois, d’investissement et d’exportation », expose ce Groupement. Celui-ci demande ainsi des solutions concrètes d’ici à la fin du mois d’avril.

    Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) avait été parmi les premiers à annoncer publiquement être victimes de ce problème de remboursement. L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, avait à son tour soulevé ce problème qui pénalise l’activité de la compagnie Ambatovy, dont l’entreprise Sumitomo Corporation en est l’actionnaire majoritaire.

    Pour le cas des entreprises du GEFP, une convention entre l’Etat et ce groupement pour apurer les arriérés avait déjà été annoncée au mois de février de cette année. L’objectif durant la réunion entre les représentants entre les deux parties à l’époque était de débloquer le problème d’arriérés qui se sont accumulés depuis 2019.

    Les bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA sont entre autres les entreprises admises au régime de zone franche, selon la direction générale des Impôts (DGI). Les professionnels de l’exportation et toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles, et dont la TVA correspondante s’élève au moins à 20 millions d’ariary en sont également les bénéficiaires.

    Comme soutenu par l’administration fiscale, le remboursement de crédit de TVA (RCTVA) constitue un des points de discorde entre le secteur privé et l’Etat, la problématique étant de rembourser au plus vite et sans risque. Il est en effet indispensable, selon le Fisc, de rembourser au plus vite les opérateurs économiques de bonne foi afin de ne pas les pénaliser en trésorerie et assurer ainsi la neutralité de la TVA. L’administration fiscale pour sa part doit sécuriser le processus de remboursement pour limiter les risques de remboursements injustifiés, lutter contre la fraude à la TVA et in fine, garantir une bonne utilisation des deniers publics.

  • Le GEM sollicite l’élargissement pour une année supplémentaire de l’application des tarifs préférentiels de l’électricité

    Le GEM sollicite l’élargissement pour une année supplémentaire de l’application des tarifs préférentiels de l’électricité

    Antananarivo, 14 Avril, 19h10 – Une nécessité absolue. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) rapporte avoir profité de leur rencontre avec le Président de la République, vendredi à Iavoloha, pour solliciter la reconduction pendant une année supplémentaire des dispositions du tarif “Optima Business industries sensibles”. Il s’agit des tarifs préférentiels pour la facturation des consommations d’électricité dont avaient déjà bénéficié 19 entreprises qualifiées de « sensibles », depuis le mois d’avril de 2023.

    L’application de ces tarifs préférentiels pour les entreprises « sensibles » avait été approuvée en Conseil des ministres au mois d’avril de l’année dernière. Les 19 entreprises bénéficiaires avaient été sélectionnées à partir de la liste des entreprises éligibles dressée conjointement le Syndicat des industries de Madagascar, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) et le Syndicat des entrepreneurs du BTP (SEBTP). Ces tarifs devaient s’appliquer pendant douze mois, selon ce qui était décidé à l’époque.

    La mise en place de ces tarifs préférentiels est à la demande du secteur privé, suite à l’application de l’”Optima business” par la Jirama. Les entreprises franches, entre autres, avaient alors défendu que l’application dans son intégralité de cette nouvelle tarification générerait une augmentation de 80% de leur facture d‘électricité. Les entreprises avaient alors milité pour la mise en place de tarifs préférentiels pour les entreprises sensibles afin de ne pas pénaliser leurs activités avec une augmentation conséquente de dépenses en énergie.

    Conscient de la place importante qu’occupent ces entreprises sensibles dans le développement de l’économie de Madagascar, l’Etat avait approuvé ces tarifs préférentiels pour une année. Le GEM espère et a demandé au Chef de l’Etat que cette disposition soit élargie pour 12 mois supplémentaires. Reste à savoir le nombre d’entreprises qui pourraient en bénéficier si l’Etat entend y répondre favorablement.

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  • La valeur du crédit de TVA d’Ambatovy non remboursée par l’Etat est « énorme », d’après l’administration minière

    La valeur du crédit de TVA d’Ambatovy non remboursée par l’Etat est « énorme », d’après l’administration minière

    Antananarivo, 14 Avril, 20h00 – Une grosse ardoise à effacer. Aucune précision n’est jusqu’à ce jour livrée sur la valeur exacte du crédit de TVA que l’Etat doit rembourser à la compagnie Ambatovy. Le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, parle d’une somme « énorme », alors qu’il était interrogé sur le sujet en marge de la consultation des parties prenantes sur le décret d’application du Code minier ce vendredi.

    Pour ce membre du gouvernement, « c’est son droit [d’Ambatovy] de bénéficier du remboursement de son crédit de TVA ». Cette compagnie minière en a déjà discuté avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et ils se seraient déjà convenus sur plusieurs procédures permettant à Ambatovy de maintenir ses activités, indique le ministre Herindrainy Rakotomalala. Il ajoute que c’est le ministère en charge des Finances qui connaît le dossier plus que lui.

    C’est l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, qui avait soulevé publiquement cette situation vers la fin du mois de février de cette année. Le diplomate japonais avait souligné la difficulté que traverse Ambatovy et n’avait pas hésité à demander à l’Etat de soutenir la compagnie minière, quelle que soit la forme de ce soutien, dont entre autres le remboursement de son crédit de TVA.

    Comme indiqué par la direction générale des Impôts (DGI), les bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA sont, entre autres, les entreprises admises au régime de zone franche. Les professionnels de l’exportation et toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles, et dont la TVA correspondante s’élève au moins à 20 millions d’ariary en sont également les bénéficiaires.

    Ce n’est pas seulement Ambatovy qui connait ce problème de remboursement de crédit de TVA. Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) avait indiqué depuis l’année dernière en être concerné. Il avait été annoncé au mois de février de cette année que l’Etat aurait présenté des propositions concrètes pour régler ses arriérés envers ce groupement.

     

  • Madagascar Airlines a failli « mettre la clé sous le paillasson » en novembre, selon le ministre Valery Ramonjavelo

    Madagascar Airlines a failli « mettre la clé sous le paillasson » en novembre, selon le ministre Valery Ramonjavelo

    Antananarivo, 14 Avril, 7h20 – Madagascar Airlines s’accroche. La compagnie nationale aérienne avait en effet été « à quelques heures de mettre la clé sous le paillasson », au mois de novembre, confie le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. « Nous avons pu convaincre, avec le plan Phénix 2030 et avec l’ensemble des équipes, qu’il fallait pouvoir accompagner Madagascar Airlines dans sa faculté de se redresser et d’offrir des services », rapporte ce membre du gouvernement durant la Table ronde sur le développement de la filière aérienne à Madagascar, programmée jeudi dans le cadre du Salon international des transports, de la logistique et de la manutention.

    Les efforts déployés avaient ainsi permis à Madagascar Airlines d’obtenir le soutien et l’appui financier de la Banque mondiale. C’est au mois d’octobre 2023 que le gouvernement malgache avait sollicité cette aide, indique Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de cette institution de Bretton Woods pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique.

    « La Banque mondiale a décidé d’appuyer Madagascar Airlines après avoir préparé une évaluation approfondie de la situation actuelle et du plan d’affaires de la compagnie nationale malgache », confie-t-elle. L’appui convenu est à hauteur de 25 millions de dollars et se fera à travers le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3). Il pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien, précise-t-elle encore.

    Pour la Banque mondiale, “le transport aérien est essentiel pour l’économie de Madagascar”. Valery Ramonjavelo se dit alors optimiste par rapport à la volonté des parties prenantes à aller de l’avant. Le ministre des transports réalise l’ampleur du défi à relever. “Nous devons être dans une communication positive entre nous. Nous n’allons pas réussir si nous nous mettons des bâtons dans les roues”, lance-t-il.

    Le ministre Valery Ramonjavelo note déjà des améliorations dans la gestion de cette entreprise. A l’en croire, cela ferait actuellement deux mois que les employés de Madagascar Airlines perçoivent leur salaire avant la fin du mois. La compagnie aurait également réussi à payer ses factures au courant du mois depuis un certain temps, poursuit ce membre du gouvernement, qui ne minimise pas les arriérés que Madagascar Airlines doit encore régler.

    Par ailleurs, Madagascar Airlines doit actuellement être “meilleur joueur” sur le marché national, avant de revenir sur le marché international, lance-t-il. Valery Ramonjavelo rassure que la compagnie aérienne nationale va reprendre ses opérations sur le réseau international. “La route entre l’Europe et Madagascar est une route qui nous revient. Les droits de trafic sont du pouvoir régalien de Madagascar. Mais ce retour ne pourra pas se faire si nous ne sommes pas capables de démontrer que nous sommes rentables”, insiste-t-il.

  • FOOTBALL/COUPE DU MONDE- Le gouvernement promet la mise aux normes « dans les plus brefs délais » du stade de Mahamasina 

    FOOTBALL/COUPE DU MONDE- Le gouvernement promet la mise aux normes « dans les plus brefs délais » du stade de Mahamasina 

    Antananarivo, 13 avril, 19h30 – Un engagement et une course contre la montre engagés. Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) exprime la volonté des autorités malgaches de « réaliser les mesures supplémentaires dans les plus brefs délais » dans une publication postée sur Facebook samedi après-midi. Il fait référence au contenu d’une lettre envoyée à la Confédération africaine de football (CAF) en vue de l’homologation du stade de Barea-Mahamasina. Ladite homologation est nécessaire afin de permettre aux Barea d’accueillir les Aigles du Mali et les Coelacanthes comoriens lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

    Le SENVH réagit face aux « nouvelles mesures requises par la CAF ». « On va installer huit escaliers supplémentaires vers la pelouse, en dehors des trois déjà existants », détaille le communiqué. « A part les cinq portes de sortie, on va en créer d’autres », poursuit-il, évoquant également l’installation des tourniquets d’entrée sur chaque entrée « afin de compter le nombre des spectateurs même si chaque siège est déjà identifié », ajoute-t-il.

    Le SENVH explique que les recommandations émises par l’instance du football africain visent à « protéger les spectateurs ». Des mesures « qui n’ont rien à voir avec les normes » du stade Barea de Mahamasina, tient-il à préciser.

    La réaction des autorités intervient près d’une semaine après la visite d’inspection d’un émissaire de la CAF à Antananarivo. Le SENVH souligne que « 16 stades en Afrique, qui avaient été homologués, sont suspendus dans le cadre de l’accueil de la 3e et de la 4e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 ». La non-homologation a un lien avec les nouvelles recommandations émises par l’instance continentale de football.

    Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football (FMF), assure qu’il n’y a encore aucune décision sur l’homologation du stade de Barea-Mahamasina. Il évoque les « efforts déployés par tous, que ce soit au niveau du gouvernement qu’au niveau de la Fédération afin de trouver la solution pour que nous puissions jouer ici », affirme-il en marge de l’assemblée générale de la FMF ce samedi.

    Le président de la Fédération évoque des discussions avec Gelson Fernandes, directeur régional de la division associations membres de la Fédération internationale de football association (Fifa), présent dans la Grande île. « Il va dépêcher un émissaire de la Fifa pour constater s’il y a suivi des recommandations émises », rapporte Alfred Randriamanampisoa.

    La possibilité pour les Barea de jouer sur leur terre face aux Aigles du Mali et face aux Coelacanthes comoriens au début du mois de juin revêt une importance particulière. Avec trois points, Madagascar se trouve à la troisième place du groupe I après les deux premières journées. Des résultats positifs face aux deux nations qui occupent les deux premières places du groupe [les Comores sont en tête avec six points tandis que le Mali est second avec quatre points], permettraient à l’équipe nationale malgache de se relancer dans la course à la qualification à la Coupe du monde.