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  • Les autorités annoncent l’arrivée imminente de Starlink à Madagascar

    Les autorités annoncent l’arrivée imminente de Starlink à Madagascar

    Antananarivo, 9 Avril, 15h05 – Ce n’est plus qu’une question de procédure. Starlink va débarquer à Madagascar. Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique et des Postes et des télécommunications annonce lundi l’arrivée imminente de ce fournisseur d’accès internet par satellite du milliardaire Elon Musk. “Leur installation locale est actuellement en cours, ainsi que la régularisation de leur situation administrative pour l’obtention de leur licence en tant qu’opérateur satellite”, fait savoir le membre du gouvernement devant le personnel de son département lors de la traditionnelle levée des couleurs.

    Le membre du gouvernement ne précise pas la date à laquelle les produits Starlink seront commercialisés à Madagascar. Sur son site officiel, Starlink annonce néanmoins que ses services seront disponibles à Madagascar au troisième trimestre de cette année. Le temps pour l’équipe d’Elon Musk d’acquérir la licence lui permettant de devenir officiellement l’un des opérateurs satellites du pays.

    Au-delà des conditions techniques pour le temps de réponse ou la qualité de services, il faut que l’opérateur s’implante d’abord à Madagascar et s’enregistre en tant que société au niveau de l’Economic development board of Madagascar (EDBM). “Il faut que ces opérateurs soient installés à Madagascar pour qu’ils paient leurs taxes et leurs impôts au pays”, avait indiqué le ministre en début janvier.

    Les opérateurs satellites peuvent couvrir tout Madagascar sans avoir à installer un seul kilomètre de fibre ou un seul site. Leurs services présentent des avantages de coût, d’accessibilité et de rapidité. Pour Starlink par exemple, plusieurs plans tarifaires sont visibles sur son site internet. L’offre standard pour les clients résidentiels par exemple est affichée à 40 euros par mois, et le prix du matériel pour ce type d’abonnement est à 225 euros.

    Le ministère chargé des Télécommunications mise davantage sur l’ouverture à la concurrence pour permettre aux consommateurs plus de choix. “Cette avancée a été rendue possible grâce à l’État Malgache qui, pour ouvrir le secteur à la concurrence, a permis l’obtention de licences à tous les fournisseurs d’accès à internet souhaitant investir à Madagascar”, indique le membre du gouvernement face à l’arrivée de Starlink.

    L’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) avait lancé en novembre 2023 un appel à candidature à l’endroit des opérateurs de télécommunications, en vue de l’attribution de licences pour l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de communication par satellite.

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  • Un tiers des personnes en situation d’extrême pauvreté au monde localisées dans six pays d’Afrique subsaharienne dont à Madagascar

    Un tiers des personnes en situation d’extrême pauvreté au monde localisées dans six pays d’Afrique subsaharienne dont à Madagascar

    Antananarivo, 9 Avril, 13h105 – Pauvre et appartenant à la région la plus pauvre. 60% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde en 2019 se trouvent en Afrique subsaharienne. Alors que le tiers de ces personnes sont concentrées dans deux pays, à savoir la République démocratique du Congo et le Nigeria, l’autre tiers se trouve dans six pays de la région. Il s’agit de l’Ethiopie, du Kenya, de Madagascar, du Mozambique, de la Tanzanie et l’Ouganda. Cette situation est rapportée dans la dernière édition du rapport Africa’s Pulse, le baromètre semestriel de l’état des économies africaines, publié en ce mois d’avril.

    Comme exposé dans ce rapport, l’Afrique subsaharienne se distingue par son taux élevé d’extrême pauvreté. Mais cette région se démarque aussi par ses niveaux importants d’inégalité et sa faible capacité de contribution de la croissance à la réduction de la pauvreté.
    La Banque africaine de développement (BAD) avait aussi déjà souligné que les taux élevés de pauvreté et d’inégalité restent endémiques dans la région de l’Afrique Australe.

    Madagascar avec ses 80,7 % et le Zimbabwe avec ses 64,5 % avaient affiché les taux de pauvreté les plus élevés dans leur groupe de revenu respectif, rapporte cette institution financière dans ses Perspectives économiques de l’Afrique australe de 2023. Dans ce document, la BAD explique que la faiblesse de la croissance pèse sur l’emploi et que le chômage des jeunes, qui est le plus grand défi de la région en la matière, requiert une action urgente.

    La BAD a néanmoins estimé que Madagascar figurerait parmi les pays les plus performants de l’Afrique Australe en 2023-2024, aux côtés du Mozambique, de Maurice, de l’Eswatini et de la Zambie. La reprise de la croissance du PIB réel de la Grande île devrait surtout être renforcée par la relance dans le secteur minier.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) table sur une croissance économique de 4,5% pour cette année. Une croissance qui devrait être portée par les principaux moteurs comme l’agriculture, les industries extractives et le tourisme, expose ce département dans le Document de performance annexé à la Loi des finances de 2024.

    Il est exposé dans ce document que les actions pour booster la productivité ainsi que le développement de la pêche devraient permettre une croissance significative du secteur agricole. La dynamique du secteur extractif devrait être nourrie par l’application du nouveau code minier et le contexte international, qui tend toujours vers la transition énergétique. Et le secteur du tourisme devrait se rapprocher plus encore du niveau d’activité atteint en 2019. Mais le MEF admet que ces perspectives sont soumises à des risques au niveau international et au niveau national.

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  • ADMINISTRATION – La plateforme de demande de rendez-vous en ligne pour la confection du passeport officiellement lancée pour l’ambassade de Madagascar en France

    ADMINISTRATION – La plateforme de demande de rendez-vous en ligne pour la confection du passeport officiellement lancée pour l’ambassade de Madagascar en France

    Antananarivo, 9 Avril, 9h30 – Les membres de la diaspora malgache en France ou même en Europe ne sont plus obligés de se déplacer pour déposer leur dossier de demande d’acquisition ou de renouvellement de passeport. Avec la nouvelle plateforme numérique de prise de rendez-vous officiellement lancée lundi, ils peuvent désormais transmettre en ligne les documents nécessaires à leur demande et obtenir un ticket de rendez-vous. Ils ne devront se déplacer auprès de l’ambassade de Madagascar en France qu’au moment de l’enregistrement électronique, muni des pièces originales de leur dossier.
    Si le dossier soumis par le demandeur est complet, la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, assure que le passeport peut être délivré en un mois. Avec la digitalisation des prises de rendez-vous, la ministre parle “d’un effort important” des autorités dans leur volonté de s’approcher davantage des usagers, notamment des membres de la diaspora, mais aussi dans l’amélioration de l’accueil des usagers auprès des services publics. L’objectif, souligne-t-elle, est de “réduire le délai de délivrance de passeport”, et de faire passer ce délai “de six à un mois”.
    Pour l’instant, seule l’ambassade de Madagascar en France dispose néanmoins encore d’un service d’enrôlement électronique des données des usagers dédié au traitement des demandes de passeport. “Les autres pays auront leur propre service prochainement”, indique le ministère. En attendant, le matériel d’enrôlement des données auprès de l’ambassade à Paris a été renforcé et les agents affectés à leur traitement formé à l’utilisation du matériel afin d’accélérer la délivrance du passeport. Après l’enrôlement électronique et le dépôt des documents originaux, les dossiers doivent encore être transmis auprès des services de l’immigration-émigration du ministère de la Sécurité publique à Madagascar qui se chargera des travaux d’impression.
  • ELECTIONS – Sept ministres inscrits dans la course aux législatives du 29 Mai

    ELECTIONS – Sept ministres inscrits dans la course aux législatives du 29 Mai

    Antananarivo, 9 Avril, 6h30 – En route vers Tsimbazaza. Ils sont finalement sept ministres à vouloir se lancer dans la course aux législatives prévues le 29 mai. Ces membres du gouvernement se présentent tous sous les couleurs de la coalition des partis soutenant Andry Rajoelina ou Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar). Six d’entre eux sont en tête de liste tandis qu’un seul, Justin Tokely, ministre de l’Intérieur est deuxième sur la liste. Cet ancien gouverneur de la Sava se présente à Sambava et est colistier du député sortant, Norbert Mamangy qui dirige la liste Irmar dans ce district chef-lieu de la Sava.

    Les trois ministres en charge de l’Education sont, eux aussi, candidats. Andriamanantena Razafiarison, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dirige la liste Irmar dans le district d’Ampanihy Ouest. Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale se présente quant à elle à Fianarantsoa. Elle a comme colistier Seth Rajoelina l’actuel député de cette circonscription électorale.

    Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, elle, est candidate à Faratsiho après avoir été pressentie pour Antsirabe où deux sièges sont à pourvoir. La cheffe du parti Free indique cependant avoir choisi le district dont elle est ooriginaire et soouligne livrer le combat pour son père pour lui dédier la victoire qui en découlera.

    Le ministre de la Communication et de la culture, Augustin Andriamananoro est également candidat. L’ancien directeur général des projets présidentiels est en tête de liste de la plateforme Irmar au niveau du premier arrondissement de la Capitale. Avec sa colistière Tahiana Razanamahefa, directrice générale du groupe STOI, il fera notamment face à Hanitra Razafimanantsoa, candidate de la plateforme de l’opposition Firaisankina et qui brigue un troisième mandat d’affilée dans cette circonscription électorale.

    Une autre femme ministre se lance aussi dans cette course à Tsimbazaza. Il s’agit de Haingo Elysette Fomendraza, ministre de la Population et des solidarités. Elle dirige la liste Irmar dans le district d’Ambositra, un terrain qui ne lui est pas inconnu. Maire de la commune éponyme, elle avait été nommée gouverneure de la région Amoron’i Mania avant d’être désignée membre du gouvernement.

    Le dernier ministre en course est André Haja Resampa qui dirige la liste Irmar dans le district de Morondava. Actuel ministre de la Jeunesse et des sports, celui-ci est ministre coach de la région Menabe. Son colistier n’est autre que Christophe Diddiot Tsiliva, député sortant et artiste originaire de Menabe.

    Ces ministres candidats aux législatives devraient démissionner de leurs postes dèsla validation de leur candidature, comme l’a récemment rappelé la Haute cour constitutionnelle (HCC).

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  • LÉGISLATIVES –  Duel entre Tinoka Roberto Raharoarilala et Siteny Randrianasoloniaiko à Toliara I

    LÉGISLATIVES – Duel entre Tinoka Roberto Raharoarilala et Siteny Randrianasoloniaiko à Toliara I

    Antananarivo, 8 Avril, 21h15 – Une farouche bataille politique en perspective entre les tenants du pouvoir et l’opposition à Toliara I. “Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina” (Irmar), mise sur une liste menée par Tinoka Roberto Raharoarilala, consul général de Madagascar à La Réunion et ancien député lors des législatives du 29 mai dans la capitale de la région du Sud-Ouest.

    L’ancien ministre des Transports et de la météorologie, ancien ministre de la Jeunesse et des sports et ancien député est secondé par Jean de Dieu Maharante, ancien ministre, ancien député et ancien gouverneur. La liste proposée par la coalition présidentielle comprend également Jean Rabehaja, député en exercice élu dans le district de Toliara I, et ancien maire de la commune éponyme de la province.

    De l’autre côté, la coalition de l’opposition «Firaisankina» présente une liste avec comme tête d’affiche le député en exercice et ancien candidat à la présidentielle Siteny Randrianasoloniaiko. L’un des fondateurs de la coalition, avec, entre autres, le «pro-Siteny», le Tiako i Madagasikara (TIM) ou encore le Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) est secondé par Tony Perkins.

    L’ancien responsable du Tim à Toliara et ancien chef de région, l’officier supérieur retraité Jules Rabe, mène sa propre liste sous la bannière « indépendant ». D’autres listes comme celle de Rihno Soafilira, Harenantsoa Repifiny, ou encore Ferdinand Maharante, frère de Jean de Dieu Maharante, sont également en course pour briguer les deux ou l’un deux sièges à pourvoir dans la capitale de la région du Sud-Ouest. Pour sa part, Ambroise Rakotozafindrabe a également déposé son dossier de candidature, sous les couleurs du parti Arema, lundi en fin d’après-midi.

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  • Tournoi inter-universitaire de débats de La Haye – Les deux équipes malgaches se qualifient en huitièmes de finale

    Tournoi inter-universitaire de débats de La Haye – Les deux équipes malgaches se qualifient en huitièmes de finale

    Antananarivo, 8 Avril, 16h00 – La deuxième place chacune pour les deux Universités malgaches participant au concours inter-universitaire de débat de La Haye. Vainqueur de l’Université de Tours sur le score de 234 – 227 lors de la troisième journée, l’Université d’Antananarivo rattrape son retard après la défaite de la deuxième journée. En remportant deux joutes et en en pendant une, l’équipe d’Ambohitsaina se classe deuxième de son groupe et se qualifie pour les huitièmes de finale du tournoi.

    De son côté, bien que battue par l’Université de Szeged de la Hongrie sur le score de 199 à 213 lors de la troisième journée, l’Université catholique de Madagascar se qualifie aussi pour les huitièmes de finale. Sur ses trois matchs de groupe, l’équipe d’Ambatoroka a remporté les deux premiers et a perdu le troisième.

    Pour la troisième journée, l’équipe de l’Université d’Antananarivo devait débattre sur le thème “l’inclusion des échecs aux Jeux olympiques contribue à la paix internationale”. L’équipe de l’Université d’Ambohitsaina, pour sa part, est tombée sur le thème “Le baseball et le softball empêchent le cricket, malgré son immense popularité, et la pelote basque, malgré son fort héritage culturel, de devenir des sports olympiques”.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Le décret d’application du code minier sur la table des discussions des parties prenantes

    SECTEUR EXTRACTIF – Le décret d’application du code minier sur la table des discussions des parties prenantes

    Antananarivo, 8 Avril, 11h06- La réforme entreprise dans le secteur extractif se poursuit. Suite à la promulgation de la loi portant refonte du code minier, de nombreuses dispositions doivent être fixées par voie réglementaire pour leur application effective. L’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar annonce la tenue d’une consultation des parties prenantes sur le décret d’application du code minier cette semaine.

    Si on s’en tient à ce code minier révisé, plusieurs dispositions nécessitent des décrets d’application, ne serait-ce que pour les principes de perception des Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers. De même pour l’affectation de la part des recettes de la ristourne minière qui revient aux provinces une fois leur mise en place effective ou encore la fixation du montant de base des Frais d’administration minière (FAM).

    Pour la Banque mondiale, l’adoption des décrets d’application du code minier est la poursuite des réformes menées dans les industries extractives. Elle entre dans le cadre de la deuxième opération d’appui aux politiques de développement (DPO) de la part de cette institution financière pour Madagascar.

    Le nouveau code minier, tout en tenant compte de la réalité locale, introduit de nouvelles dispositions destinées à mettre la législation malgache au diapason des meilleures pratiques internationales. Les innovations apportées concernent le régime du permis minier, les substances minières stratégiques, la filière or, la prise de participation de l’Etat ou le Fonds minier d’investissement social et communautaire.

    Elles concernent également la fiscalité minière, les garanties de stabilité, les normes environnementales d’hygiène et de sécurité, le renforcement de la gouvernance institutionnelle, le règlement des litiges, le régime des carrières, des déchets et des sous-produits. Et elles considèrent le comptoir des pierres précieuses et des pierres fines, la responsabilité sociétale des entreprises, la protection des droits humains ainsi que les manquements aux obligations et les infractions minières.

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  • LEGISLATIVES – Des ministres en tête de liste du parti gouvernemental dans certains districts

    LEGISLATIVES – Des ministres en tête de liste du parti gouvernemental dans certains districts

    Antananarivo, 7 Avril, 21h35 – A quelques heures de la clôture du dépôt de candidatures pour les élections législatives, dans le camp du parti gouvernemental, ou dans le camp des oppositions, les candidats, du moins ceux des grandes villes sont presque connus. Pour la coalition Isika miaraka amin’i Andry Rajoelina, des ministres sont alignés dans la course pour Tsimbazaza.

    A Fianarantsoa par exemple, Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale est associée avec le député en exercice Seth Rajoelina pour représenter l’IRD/Irmar. A Ambositra, Haingo Elisette Fomendraza, ministre de la Population et des solidarités, est en tête de liste. C’est aussi le cas pour Andriamanantena Razafiharison, ministre de l’Enseignement supérieur à Ampanihy Ouest.

    D’après des informations reçues auprès de ce parti gouvernemental, ce ne sont pas les seuls membres du gouvernement qui vont se lancer dans la course à l’Assemblée nationale. La candidature d’autres membres du gouvernement devrait aussi être officialisée d’ici quelques heures.

    Outres les ministres en exercice, des anciens membres du gouvernement sont aussi dans la liste de l’IRD/Irmar. Solo Randriamanampisoa, ancien ministre de l’Energie et des hydrocarbures, est candidat à Fandriana. Princia Soafilira, ancienne ministre de la Population et de la protection sociale, est en course à Analalava où elle est arrivée par avion privé ce week-end. Il y a aussi Tinoka Roberto Raharoarilalala à Toliara I.

    D’après le calendrier publié par la commission électorale nationale indépendante, le dépôt de candidature pour les élections législatives sera clôturé ce lundi 8 avril. Les prétendants ont encore la journée de ce lundi pour déposer leur dossier auprès des Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures (OVEC) dans les districts.

    Photo d’illustration : Ministère de l’Education nationale

  • Les cas de corruption au niveau du ministère de l’Economie et des finances dénoncées par les usagers en hausse

    Les cas de corruption au niveau du ministère de l’Economie et des finances dénoncées par les usagers en hausse

    Antananarivo, 7 Avril, 19h50 – Un doublement annuel. De deux cas en 2021, puis sept cas en 2022, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) indique avoir noté quatorze cas de corruption dénoncés par les usagers l’année dernière. Ces chiffres sont avancés dans le rapport annuel 2023 sur l’Évaluation de la satisfaction des usagers (RESU) du ministère qui vient d’être publié ce vendredi.

    C’est au niveau du bâtiment central du ministère de l’Economie et des finances que la grande partie de ces dénonciations avaient été enregistrées, indique le rapport. Certaines avaient été rapportées au niveau de la direction générale des Douanes (DGD), de la direction générale des impôts (DGI) ou encore de la direction générale du Trésor (DGT). Le rapport du MEF note toutefois qu’il s’agit de dénonciations sans précision ni observation.

    Ceux qui se disent témoins ou victimes de corruption ne représentent d’ailleurs que 0,48% des usagers ayant rempli les fiches d’enquête qui avaient été mises à leur disposition dans le cadre du RESU. Quoi qu’il en soit, le ministère annonce la prise de “mesures radicales” face à la situation.

    Pour ce qui est de la perception quant à la qualité de l’accueil, la clarté et l’orientation sur la procédure correspondant aux services offerts par les départements où le délai de traitement des dossiers, le MEF note à travers les fiches d’enquêtes qu’il a collectées une “satisfaction générale” des usagers.

    Une satisfaction générale élevée avec un taux de 84% concernant l’accueil au niveau des services opérationnels avait par exemple été enregistrée. 92% des répondants à l’enquête indiquent également avoir été bien orientés et éclairés sur les procédures associées aux services des départements. 52% des demandes déposées auprès des différents départements ont été résolues dans un délai inférieur à 4 heures, soit, plus de la moitié des demandes ou dossiers déposés, rapporte le ministère.

    Les usagers qui ont répondu à cette enquête ont cependant émis plusieurs remarques, dont le non-respect des horaires de travail, le mauvais accueil des agents du ministère, l’inaccessibilité, l’insalubrité et l’exiguïté de certains locaux. Il y a également la lourdeur administrative ou encore le manque de personnel surtout au niveau régional.

  • Andry Rajoelina aux côtés de plusieurs hauts dignitaires internationaux pour commémorer le trentenaire du génocide des Tutsis au Rwanda

    Andry Rajoelina aux côtés de plusieurs hauts dignitaires internationaux pour commémorer le trentenaire du génocide des Tutsis au Rwanda

    Antananarivo, 7 Avril, 18h00 – “Kwibuka 30” (“Se souvenir” en kyniarwanda). Les commémorations du trentenaire du génocide des Tutsis au Rwanda ont officiellement demarré ce dimanche. De nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, mais aussi hautes personnalités venues du monde entier, dont le couple présidentiel malgache, ont entouré Paul Kagame, président rwandais, à cette occasion.

    Après s’être recueilli devant une gerbe de fleurs en hommage aux centaines de milliers de victimes des massacres et allumé la flamme du souvenir au mémorial de Gisozi, Paul Kagame a pris la parole à la BK Arena pour rappeler à la Communauté internationale ses responsabilités durant le génocide. “La communauté internationale nous a tous laissé tomber, que ce soit par mépris ou par lâcheté”, dénonce-t-il notamment devant quelques-uns de ses pairs africains mais aussi l’ancien président américain Bill Clinton, en poste à la Maison Blanche durant le génocide, et le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné.

    Le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat a, lui aussi, souligné que “personne, pas même l’Union africaine (UA), ne saurait se disculper de son inaction face à la chronique d’un génocide annoncé”. Il a ainsi appelé le monde à avoir “le courage de reconnaître, et d’assumer » cette inaction. Dans une vidéo diffusée ce dimanche, le Président français Emmanuel Macron, indique que « la France assume tout et exactement cela dans les termes que j’ai employés » le 27 mai 2021. A cette époque, le Chef d’Etat français avait reconnu la responsabilité de la France et avait soulevé que “nous avons, tous, abandonné des centaines de milliers de victimes à cet infernal huis clos”.

    En 1994, au lendemain d’un attentat dans lequel le président rwandais de l’époque, le Hutu Juvenal Habyarimana, trouve la mort, entre 800 000 et un million de Tutsis et Hutus modérés étaient tués en moins de cent jours. Les massacres, commencés le 7 avril 1994, ne se sont arrêtés que lorsque Kigali, la capitale rwandaise, est prise, en juillet 1994, par le Front patriotique rwandais sous le commandement du général-major Paul Kagame. Celui-ci devient vice-président et ministre de la Défense du Rwanda jusqu’en 2000, date à laquelle il accède à la présidence.