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  • Le gouvernement valide le plan d’affaires « Phenix 2030 » de Madagascar Airlines

    Le gouvernement valide le plan d’affaires « Phenix 2030 » de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 11 Novembre, 10h20 – Feu vert. Le Conseil des ministres de mercredi a donné son accord pour la présentation du plan d’affaires « Phenix 2030 » de Madagascar Airlines. Un plan que la compagnie va désormais partager plus largement, après cette validation du gouvernement, comme l’a déjà soutenu son directeur général, Thierry de Bailleul, lundi.

     

    Ce plan avait été soumis à l’examen des autorités et aurait déjà fait l’objet d’une pré-approbation des partenaires techniques et financiers approchés, a confié le directeur général de Madagascar Airlines en début de semaine. Il devrait permettre à la compagnie nationale de revenir à l’équilibre opérationnel sans faire appel à l’argent public et d’atteindre la rentabilité en moins de deux ans, a-t-il exposé. Pour lui, ce plan devrait amener la compagnie à « être rentable pour financer et garantir son avenir ».

     

    La mise œuvre de ce plan d’affaires se fera en plusieurs étapes, indique le compte rendu du Conseil des ministres. Madagascar Airlines va recentrer toutes ses activités sur le réseau domestique dans un premier temps. Cette stratégie inclut l’augmentation du nombre des appareils pour assurer les dessertes puisqu’ils ne sont que trois à être en service actuellement. L’acquisition d’un Embraer E1 et d’avions ATR 72 est avancée.

     

    Le gouvernement estime que l’amélioration des offres sur le réseau intérieur permettra de faciliter les prochaines étapes de la mise en œuvre de ce plan d’affaires. Dans ces futures étapes figurent la reprise des vols internationaux que Madagascar Airlines a décidé de suspendre temporairement.

     

    Pour Thierry de Bailleul, la rentabilité, le développement et le renouveau sont « à la portée » de Madagascar Airlines avec ce nouveau plan d’affaires. Il souligne néanmoins que la compagnie devra faire des choix de flotte et d’investissements qui ne seront pas seulement ambitieux mais également raisonnés et raisonnables.

     

    Le plan « Phenix 2030 » sera autofinancé par l’emprunt et des prises de participation et ne fera pas appel à l’aide des finances publiques, rassure-t-il. Ce plan aurait déjà l’adhésion franche des PTF , dont des institutions financières internationales, des banques locales, des banques de développement et d’autres investisseurs potentiels.

     

  • VIE DE PARTI – Christine Razanamahasoa exclue du parti présidentiel TGV

    VIE DE PARTI – Christine Razanamahasoa exclue du parti présidentiel TGV

    Antananarivo, 11 Novembre, 10h55 – Le bureau politique du parti Tanora malagasy vonona (TGV) prend une décision radicale avec la présidente de l’Assemblée nationale. Christine Razanamahasoa est exclue de ce parti à laquelle elle est affiliée après ses déclarations avec la plateforme de dialogue PAN-FFKM, demandant la suspension du processus électoral et le report de la présidentielle prévue le 16 Novembre.

     

    Un communiqué de ce parti, publié vendredi juge les actions de la présidente de l’Assemblée nationale « non conformes aux orientations et aux principes politiques du parti. » Le bureau national du TGV condamne le « comportement » de celle qui a été élue députée à Ambatofinandrahana dans son initiative de trouver une solution face au problème pré-électoral à Madagascar.

     

    A en croire ce communiqué, Christine Razanamahasoa n’est plus autorisée à s’exprimer au nom du parti TGV.  » Les déclarations et les opinions qu’elle a émises ne reflètent pas l’opinion de la majorité des députés de l’Assemblée nationale et ont été faites sans leur autorisation », poursuit le communiqué.

     

    Le président du groupement parlementaire IRD a déjà condamné cette prise d’initiative de la Présidente de l’Assemblée nationale vendredi. Les sénateurs issus de ce parti ont également annoncé leur point de vue sur la décision annoncée par Christine Razanamahasoa.  » C’est une fausse idée qui plongera le pays dans une crise », soutiennent les sénateurs.

     

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – Réouverture de la ligne Antananarivo-Antsirabe vers le début du mois de décembre

    TRANSPORT FERROVIAIRE – Réouverture de la ligne Antananarivo-Antsirabe vers le début du mois de décembre

    Antananarivo, 11 Novembre, 07h45 – Reprise imminente. La ligne Antananarivo-Antsirabe (TA) devrait être ouverte au transport de marchandises vers le début du mois de décembre de cette année. Le ministère des Transports et de la météorologie indique avoir été avisé de ce programme par la société Madarail, au cours d’une récente visite de la gare ferroviaire d’Antsirabe.

    La société Madarail avait déjà avancé l’année dernière la réouverture de la ligne ferroviaire TA pour le transport des marchandises vers le début du second trimestre de cette année. La reprise de la liaison Antananarivo-Ambatolampy était même prévue au mois d’octobre 2022. Cette compagnie, qui est le concessionnaire de cette ligne, s’y était attelée ces derniers temps en menant plusieurs travaux de réhabilitation, dont notamment pour la voie ou encore pour le pont sur la rivière Sisaony.

    La réouverture de la ligne Antananarivo-Antsirabe contribuera au développement de l’économie du Vakinankaratra, indique le ministère des Transports. Elle servira dans le transport de carburant ou encore l’acheminement des produits issus de cette région, dont les produits agro-alimentaires, les textiles ou encore les ciments qui y sont produits. Et la reprise du transport des marchandises par voie ferroviaire entre Antsirabe-Toamasina, qui est suspendue depuis sept ans maintenant, y contribuera davantage, selon ce département.

    La société Madarail prévoit par ailleurs d’entreprendre des travaux de rénovation sur la gare ferroviaire d’Antsirabe. Ces travaux devraient débuter vers le début de l’année 2024. Cette compagnie indique disposer de 28 gares opérationnelles sur le Réseau Nord, dont cinq sur la ligne Antananarivo-Antsirabe, 20 sur la ligne Antananarivo-Cote Est (TCE) et trois sur la ligne Moramanga-Lac Alaotra (MLA).

    Photo : Ministère des Transports et de la métérologie

  • Le gouvernement condamne une « tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée » par Razanamahasoa 

    Le gouvernement condamne une « tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée » par Razanamahasoa 

    Antananarivo, 10 Novembre, 20h10 – Des réactions en chaîne. Après les parlementaires partisans du président sortant et candidat Andry Rajoelina, c’est le gouvernement qui monte au créneau. Il « condamne avec la plus grande vigueur la tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée par Mme Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale », assène le communiqué de l’Exécutif, publié vendredi en début de soirée.

     

    Pour l’Exécutif, la présidente de la Chambre basse manœuvre « de façon fallacieuse et irresponsable avec certaines organisations et personnalités politiques de l’opposition pour suspendre le processus électoral en cours ». Il « dénonce des actions subversives tendant à ne pas respecter la Constitution » autour de la demande de report de la présidentielle du 16 novembre.

     

    Pour le gouvernement, la présidente de la Chambre basse n’est pas habilitée à « mener une quelconque médiation électorale pour empêcher la tenue des élections démocratiques et conduire Madagascar vers une voie extra-constitutionnelle ». Il déclare qu’il « prendra ses responsabilités vis-à-vis de toute action engendrant une entorse grave au respect de la démocratie et de l’Etat de droit » .

     

    La réaction du gouvernement intervient après l’annonce d’une demande de « suspension du processus électoral », à l’issue de la « médiation parlementaire » menée par la présidente de l’Assemblée nationale, en tandem avec le Conseil chrétien des Eglises (FFKM). « Il a été décidé par les participants le report du scrutin (…) il existe plusieurs points à régler », rapporte-t-elle à l’issue des consultations réalisées vendredi.

     

    Un peu plus tôt dans la journée, ce sont les sénateurs et députés issus de « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD) qui rejettent en bloc la démarche et les résolutions issues de l’initiative menée par Christine Razanamahasoa et le FFKM. Le président sortant et le candidat Andry Rajoelina s’exprime également sur le sujet en insistant sur le maintien du scrutin à la date prévue.

     

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière annonce la reprise effective de l’exportation légale de l’or

    SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière annonce la reprise effective de l’exportation légale de l’or

    Antananarivo, 10 Novembre, 17h25 – Toutes les conditions sont remplies. Le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Herindrainy Rakotomalala, annonce la reprise effective de l’exportation légale de l’or. C’était en marge de l’inauguration du Guichet unique d’exportation d’or et d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines sis à Ivato, jeudi.

    La suspension des exportations légales du métal jaune décidée au mois de septembre 2020 avait été déjà levée au mois de mars de cette année. Mais plusieurs critères fixés par le régime de l’or devaient encore être remplis pour la reprise effective des expéditions d’or par les opérateurs. Le ministre Herindrainy Rakotomalala parle de plusieurs dispositions comme la fixation de la valeur de référence de l’or, la révision des conditions d’obtention d’agrément pour les comptoirs de l’or ou encore la mise en place d’un guichet unique pour l’exportation de ce produit minier.

    Au mois de septembre, elles étaient une quinzaine de société à souhaiter devenir des comptoirs de l’or, et neuf d’entre elles avaient demandé leur agrément auprès de l’Agence nationale de la filière or (Anor). L’agrément de Comptoir de l’or confère à son titulaire le droit de procéder à l’achat, la vente, le traitement, la fonte, l’exportation et l’importation de l’or. Le ministre des Mines a alors indiqué jeudi que des opérateurs avaient déjà obtenu leurs agréments et que certains d’entre eux avaient déjà procédé à la collecte de l’or à expédier.

    Pour rassurer de la traçabilité de l’or qui sera exporté, le ministre Herindrainy Rakotomalala explique que le comptoir de l’or est soumis à un cahier des charges. Le comptoir détaille entre autres dans ce cahier de charges les formes d’approvisionnement ou les lieux d’achat, qu’il soit fait auprès d’agents d’approvisionnement ou de collecteurs qui lui sont affiliés.

    Tout or présenté à l’exportation doit par ailleurs faire l’objet de titrage et de poinçonnage officiel effectués conjointement par le Laboratoire des Mines de Madagascar et l’Anor au sein du Guichet unique qui vient d’être inauguré. Tous les services compétents de l’Administration sont représentés au sein de ce guichet à Ivato. Il y a le service des Mines, les administrations fiscale et douanière, le service de recettes du Trésor, le service de la Finance extérieure, le Laboratoire des mines de Madagascar, l’Anor, la Gendarmerie et la Police nationale.

  • Andry Rajoelina refuse toute idée de report de la présidentielle et de mise en place d’une transition

    Andry Rajoelina refuse toute idée de report de la présidentielle et de mise en place d’une transition

    Antananarivo, 10 Novembre, 17h25 – Andry Rajoelina fait entendre sa voix. Pour le président sortant, le report de l’élection présidentielle du 16 novembre n’est pas envisageable alors que les appels pour le report de l’élection se sont multipliés ces dernières heures. A Fenerive-Est ce vendredi, galvanisé par tout un stade, le candidat à sa propre succession a rejeté toute velléité de reporter les élections et de suspendre le processus électoral.

    “A Antananarivo, il y a des gens qui disent qu’il faut arrêter le processus électoral, qu’il faut mettre en place une transition. Aucun groupe de personnes ni personne ne peut s’accaparer le pouvoir du peuple”, lance le candidat. “Le peuple est le seul décideur lors du choix démocratique qui sera fait le 16 novembre, c’est la seule voix pour élire le président de la République”, ajoute-t-il.

    Pour le candidat TGV, il n’est pas question de faire machine arrière. Il compare la présidentielle à une course où “la ligne de départ est tracée”, “les dossards déjà distribués” et le départ déjà donné. “Les autres se plaignent encore d’avoir mal au pied ou au ventre”, se moque le candidat. “Ceux qui n’avancent pas, n’avancent pas, nous on est prêt à changer l’histoire de Madagascar. Nous avons pris le départ et nous irons jusqu’à la ligne d’arrivée et nous allons gagner”, scande-t-il.

    Cette déclaration de Andry Rajoelina vient appuyer les déclarations successives des sénateurs et députés de son parti ce jour qui ont eux aussi réfuté toute idée de report de l’élection présidentielle. Ces derniers qualifient cette voie “d’extra constitutionnelle”, “illégale” et “inacceptable”.

    Depuis plusieurs jours, la plateforme Razanamahasoa/FFKM ont mené des consultations et des médiations afin de résoudre le différend pré-électoral actuel. La concertation menée par la plateforme ce vendredi avec les forces vives et le collectif des candidats à Tsimbazaza a accouché d’une résolution qui demande tout simplement le report de l’élection du 16 novembre.

  • Les forces vives réunies à Tsimbazaza décident de demander le report de l’élection présidentielle

    Les forces vives réunies à Tsimbazaza décident de demander le report de l’élection présidentielle

    Antananarivo, 10 Novembre, 16h10 – Le report de l’élection présidentielle demandé une fois de plus. Cette fois la demande est issue de la concertation qui s’est tenue à Tsimbazaza sous la houlette de Christine Razanamahasoa et du Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). “Les participants ont décidé de demander le report de l’élection présidentielle qui doit se tenir le 16 novembre”, indique la présidente de l’Assemblée nationale à la presse après l’adoption de la résolution. Selon l’élue d’Ambatofinandrahana, la résolution va être présentée “à la Ceni, le gouvernement, aux partenaires techniques et financiers et à la communauté internationale”.

    Comme lors de la déclaration à l’issue des consultations menées par la plateforme PAN/FFKM, la concertation de ce vendredi avance aussi des motifs qui justifient un report de la présidentielle et une suspension du processus électoral en cours. Selon Christine Razanamahasoa, “il y a encore beaucoup de choses qui doivent être discutées”. Elle ajoute que la nation est “encore en pleine confusion et dans l’insécurité et il y a une crainte sur ce que cela peut produire dans le futur”

    De nombreuses personnalités de divers horizons ont rempli la cafétéria de l’Assemblée nationale ce vendredi lors de cette concertation. En tête d’affiche, les membres du collectif des candidats qui ont pu s’exprimer tour à tour. Ces derniers ont notamment remercié la patronne de l’Assemblée nationale de son implication. Le candidat Jean Jacques Ratsietison a même demandé à ce que la PAN soit investie comme présidente par intérim d’une transition de 12 mois. Ils ont aussi réitéré leur demande de mettre en place des élections transparentes et acceptées par tous notamment via la modification des institutions en charge des élections.

    Comme les sénateurs IRD l’ont fait ce vendredi matin, les députés de la majorité ont aussi condamné l’appel à la suspension du processus électoral effectué par la Plateforme PAN/FFKM jeudi. D’après la déclaration lue par le député Paul Bert Velontsara, président du groupe parlementaire IRD, cela est “inacceptable”, “inconstitutionnel” et peut être assimilé à un “coup d’Etat”.

    Reniant totalement la présidente de l’Assemblée nationale à l’initiative de la médiation et de la concertation de ce vendredi, les députés IRD indique être “contre l’utilisation du palais de Tsimbazaza et le sceau de l’Assemblée nationale à d’autre activités qui ne sont pas en lien avec la législation”. “Nous demandons à Christine Razanamahasoa d’arrêter d’utiliser l’autorité et les infrastructures de l’Etat pour des manœuvres politiques personnels”, ajoute le député élu à Port Bergé.

  • La majorité présidentielle du Sénat rejette les appels à la suspension du processus électoral

    La majorité présidentielle du Sénat rejette les appels à la suspension du processus électoral

    Antananarivo, 19 Novembre, 12h15 – Les sénateurs IRD répondent les premiers. “Le processus électoral ne doit pas être entravé par la recherche d’autres voies extra-constitutionnelles », indiquent-ils dans déclaration faite à Anosikely et lue par Nicolas Rabemananjara, président par intérim du Sénat.

    ⭕Les sénateurs IRD, majoritaires à la chambre haute, fustigent les appels à la suspension du processus électoral en cours et ceux qui soutiennent cette position. Selon ces parlementaires, la suspension du processus électoral est “une fausse idée qui plongera le pays dans la crise”. “Nous mettons ceux qui font cet appel devant leurs responsabilités et nous déclarons ouvertement qu’ils seront jugés par l’histoire si le pays tombe dans une crise profonde”, déclarent-ils.

    ⭕Pour les sénateurs IRD, il n’y a aujourd’hui aucune raison qui pourrait empêcher la tenue des élections selon le calendrier établi. C’est pour eux “l’unique voie qui permet de juger la puissance des diverses entités politiques”. “Une poignée de gens imbus d’égoïsme et qui recherchent leur intérêt personnel ne doit pas empêcher la population de faire son choix sur celui qui va diriger le pays pour les cinq prochaines années”, ajoutent-ils.

    ⭕Les sénateurs appellent aussi la population à ne pas accepter d’être utilisée comme “sacrifice” et à se “tourner vers les élections”. “La vie de la Nation ne doit pas être prise en otage par ceux qui convoitent des sièges”, déclarent-ils.

    ⭕La déclaration des sénateurs IRD viennent à contre-pied de l’appel qui a été effectué jeudi par la présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa et le FFKM qui avaient demandé “la suspension du processus électoral” suite à une tentative de médiation débutée mercredi. Selon la déclaration faite jeudi soir, “les conditions pour des élections légales, transparentes, respectant les normes internationales et acceptées par tous ne sont pas réunies”. Ils ont ainsi demandé aux autorités compétentes de donner une force exécutoire à la déclaration.

  • L’Eglise catholique à Madagascar demande aux acteurs politiques de « mettre de côté leur fierté » et de laisser la population « tracer librement son avenir »

    L’Eglise catholique à Madagascar demande aux acteurs politiques de « mettre de côté leur fierté » et de laisser la population « tracer librement son avenir »

    Antananarivo, 10 novembre, 11h42 – Des messages tous azimuts. La Conférence des évêques met les acteurs politiques devant leur responsabilité face à la « confusion » dans laquelle le pays se trouve. Elle demande en même temps le respect du choix de la population.

    ⭕« Vous [hommes politiques et candidats à la présidentielle] devez mettre de côté votre fierté et les intérêts particuliers si c’est vraiment l’amour de la patrie qui vous anime. Vous devrez être les premiers à respecter la loi et d’être les modèles en ce sens», lance Mgr Gabriel Randrianantenaina, secrétaire général de la Conférence épiscopale, lisant le message de la Conférence des évêques, vendredi.

    ⭕Dans leur message, les évêques regrettent la posture de certains acteurs de la vie politique. « Beaucoup d’hommes politiques et ceux qui ont les moyens semblent penser que Madagascar constitue leur propriété privée et qu’ils peuvent en faire tout ce qu’ils veulent », pointent-ils.

    ⭕La Conférence des évêques s’interroge sur la cohérence entre le discours des acteurs politiques et leurs actes concernant les valeurs qu’ils évoquent.« Comment se fait-il que notre pays arrive à ce stade alors que ceux qui affirment vouloir le développer mettent en avant ces valeurs », se demande-t-elle. « Il semble que l’adage actuel, qui dit que « ceux qui sont dignes ne sont pas prêts et ceux qui sont prêts ne font pas réussir le pays » est fondé », enchaîne-t-elle.

    ⭕La Conférence épiscopale rapporte que « la population ne sait plus quoi faire ». « Nous lançons un appel aux politiciens, aux responsables et surtout à ceux qui dirigent le pays ainsi qu’aux candidats : donnez sa part de soleil à la population à qui appartiennent les droits et devoirs. Laissez-la tracer librement son avenir selon la loi, par le biais de l’élection », revendique-t-elle avant de demander aux candidats de « cesser d’acheter sa [population] voix ».

    ⭕La Conférence épiscopale lance également quelques messages à la population. « Prenez vos responsabilités pour être les maîtres de Madagascar. Suivez ce que dit votre conscience. Ne laissez pas l’argent ou autre chose guider votre choix », conseille-t-elle. « Il faut rester calme devant la pratique des hommes politiques qui nous divisent », poursuit-elle.

    ⭕Les évêques s’expriment face aux débats sur le bien-fondé ou non de la tenue du scrutin dans les conditions actuelles. « Il n’appartient pas l’Eglise d’avancer ou de reporter le calendrier électoral. Des responsables sont habilités pour cela. Laissons chacun prendre ses responsabilités », affirment-ils. « Certes, des failles existent dans notre gestion de l’élection, mais on ne peut pas attendre que tout soit parfait pour y aller dans la mesure où la souveraineté est quelque chose de précieuse et nous devrons en être jaloux », avance-t-elle avant d’exhorter « tout un chacun à prendre ses responsabilités ».

    ⭕La Conférence épiscopale félicite au passage « ceux qui prennent des initiative, selon leur conscience, pour chercher des solutions afin de rapprocher et de faire rapprocher toutes les forces et les différentes tendances ». ‘C’est le fait de pouvoir reconnaître ses torts et l’écoute des autres qui poussent à se rapprocher de Dieu et les proches afin pour pouvoir viser l’intérêt général », conclut-elle.

  • PARLEMENT – Le vice-président de l’Assemblée nationale, Honoré Rasolonjatovo, élu dans le district de Faratsiho, décédé

    PARLEMENT – Le vice-président de l’Assemblée nationale, Honoré Rasolonjatovo, élu dans le district de Faratsiho, décédé

    Antananarivo, 10 Novembre, 10h30 – Le Palais de Tsimbazaza de nouveau en deuil. Honoré Rasolonjatovo, député élu dans le district de Faratsiho et vice-président de l’Assemblée nationale pour la province d’Antananarivo, est décédé ce vendredi matin, annonce la Chambre basse. Il a été évacué à l’hôpital jeudi soir, indique une source auprès de cette institution.

    ⭕Il a été élu sous les couleurs de la coalition des partis au pouvoir, Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD). Mais il y a quelques semaines, le parlementaire était aperçu avec les députés partisans du collectif des candidats.

    ⭕Les hommages des élus et sympathisants des deux camps pleuvent ce vendredi matin sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à « Papa Solo ». Honoré Rasolonjatovo a cumulé plusieurs mandats au sein de l’Assemblée nationale. Il a été élu sous la bannière Tiako i Madagasikara en 2007 puis a choisi d’être un candidat indépendant lors de la précédente législature. En 2019, il s’est présenté sous les couleurs de l’IRD pour briguer un nouveau mandat à l’Assemblée nationale.

    ⭕Honoré Rasolonjatovo est donc le deuxième membre de l’Assemblée nationale décédé en cours de mandat cette année et le sixième depuis 2020. Lucien Rakotomalala, élu à Morombe, est décédé le 7 Juillet 2020. La mort de Dera Harinjafimino Ralalason, élu à Ankazobe, a été annoncée le 1er Janvier 2021. Giscard Andriano, élu à Manakara est mort le 12 Avril 2021. Jocelyn Raymond Andriamanalinarivo, élu dans le premier arrondissement de la capitale est décédé le 17 Juillet 2022 et Rémi dit Jao Jean, élu à Antsohihy a perdu la vie le 22 Juin 2023.