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  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines accumule 35 millions de dollars de perte en 18 mois

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines accumule 35 millions de dollars de perte en 18 mois

    Antananarivo, 9 Novembre, 13h35 – Madagascar Airlines évoque une situation critique. La compagnie aérienne nationale est passée de zéro endettement à près de 35 millions de dollars de dette en 18 mois d’existence, confie son directeur général, Thierry de Bailleul, lundi. Cet endettement met actuellement la compagnie dans une position délicate, d’après ses explications.

    Depuis sa création en avril 2022, Madagascar Airlines a enregistré des pertes importantes. Thierry de Bailleul, son directeur général, explique que deux facteurs sont à l’origine de cette situation, dont le premier est le modèle d’exploitation « Acmi » que la compagnie a choisi d’adopter. Cette location d’avion avec équipage et maintenance inclus lui a fait perdre environ 2,8 millions de dollars par mois. Une rotation Tana-Paris coûtait à Madagascar Airlines entre 300 000 et 320 000 dollars. « Nous avons brûlé du cash pendant 18 mois et il fallait stopper ces locations car nous étions sur le point d’entrer dans une catastrophe économique », expose-t-il.

    Le coût du carburant permettant d’effectuer les vols est le second facteur à l’origine de cette perte. Thierry de Bailleul fait remarquer que le prix du kérosène d’aviation à Madagascar est particulièrement élevé, soit environ 40% de plus que dans les îles voisines. Et ce sont les effets combinés de l’Acmi et du prix du kérosène qui faisaient perdre mensuellement près de 2,8 millions de dollars à la compagnie, poursuit-il.

    Ce sont les loueurs d’avions qui sont donc les premiers créanciers de Madagascar Airlines puisque c’est à eux que la compagnie doit le plus d’argent. Les discussions sur le règlement de leurs factures sont en cours, rassure Thierry de Bailleul. La première partie du financement que cette compagnie recherche actuellement va d’ailleurs être affectée dans le remboursement de toutes les dettes qu’elle a cumulées depuis le mois d’avril 2022, selon les explications de ce responsable. La deuxième part de cette enveloppe de financement servira à combler le déficit financier de la compagnie. Et la troisième sera pour la flotte ou encore la digitalisation de l’entreprise.

    Thierry de Bailleul estime que le nouveau plan d’affaire « Phoenix 2030 » de Madagascar Airlines démontre que la rentabilité, le développement et le renouveau sont tout à fait à la portée de la compagnie. « Il faut néanmoins faire des choix de flotte et d’investissements ambitieux mais raisonnés et raisonnables », lance-t-il. Selon ses explications, ce plan sera autofinancé par l’emprunt et des prises de participation et ne fera pas appel à l’aide des finances publiques, insiste-t-il.

    Ce plan d’affaires vient, par ailleurs, d’être validé par le gouvernement qui préconise une mise en oeuvre graduelle. La première étape consiste à promouvoir les vols domestiques et à l’amélioration de la flotte qui permettrait d’améliorer les services intérieurs. La reprise des vols internationaux vient en deuxième partie de la mise en oeuvre du plan d’affaires.

  • Office malgache des hydrocarbures : Fredon Ratovondrajao nommé président du Conseil d’administration

    Office malgache des hydrocarbures : Fredon Ratovondrajao nommé président du Conseil d’administration

    Antananarivo, 9 Novembre, 11h10 – Un nouveau président du Conseil d’administration de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) vient d’être nommé par décret pris en Conseil des ministres, mercredi sur proposition du ministère chargé des Hydrocarbures (MEH). Il s’agit de Fredon Ratovondrajao, d’après ce qu’a précisé cet organe de régulation du secteur pétrolier aval sur sa page Facebook.

    Plus connu pour son métier d’avocat, Fredon Ratovondrajao avait déjà occupé un poste d’administrateur auprès de la Jirama où il a été désigné pour sa « compétence particulière ». Il assure dorénavant la présidence du CA de l’OMH qui « doit, de préférence, être une personne ayant une connaissance suffisante sur le fonctionnement du secteur », selon le statut et les attributions de cet organe.

    Dans son rôle de PCA, Fredon Ratovondrajao aura à veiller à l’exécution et l’application des décisions du Conseil. Il se charge également de la réception du compte rendu de la direction générale sur le fonctionnement de l’OMH ainsi que sur sa gestion financière et comptable ou encore la signature de tous les actes établis ou autorisés par le conseil.

    Le Conseil des ministres de mercredi a également nommé le vice-président du Conseil d’administration de l’OMH, en la personne de Landry Razafindrakoto, selon toujours la précision de l’organisme. Selon son statut, l’Office malgache des hydrocarbures est administré par un Conseil d’administration composé de membres issus de différents ministères et d’opérateurs. On compte des représentants du ministère de l’Economie et des finances (MEF), de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), de l’Environnement et du développement durable (MEDD), du ministère des Transports ou encore du ministère de la Justice. Les associations des consommateurs ainsi que les exploitants du secteur pétrolier aval y sont également représentés.

  • PESIDENTIELLE – L’ancien vice-président zambien, Godfrey Miyanda, nommé à la tête de la mission d’observation de la SADC

    PESIDENTIELLE – L’ancien vice-président zambien, Godfrey Miyanda, nommé à la tête de la mission d’observation de la SADC

    Antananarivo, 9 Novembre, 13h03 – L’information vient d’être officialisée. Le président de la République de la Zambie, Hakainde Hichilema, a nommé le général Godfrey Miyanda à la tête de la mission d’observation de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour la présidentielle malgache du 16 Novembre. L’information a été partagée mercredi par Stanely Kakubo, ministre des Affaires étrangères et des relations internationales de Zambie.
    ⭕Le général Godfrey Miyanda est un ancien vice-président de la République de Zambie de 1994 à 1997. Militaire de formation, cet officier est plus tard entré en politique. Il est à la tête du parti Heritage depuis 2001. Il s’est présenté à la présidentielle zambienne à quatre reprises sans succès.
    ⭕Le ministre zambien des Affaires étrangères et des relations internationales a aussi souligné que le chef de mission et son équipe collaboreront avec les parties prenantes concernées à Madagascar, ainsi qu’avec les autres missions d’observation électorale pour contribuer à des élections crédibles, pacifiques, libres et équitables » à Madagascar.
    ⭕Le président Hakainde Hichilema est actuellement à la tête de l’Organe de politique, défense et sécurité de la SADC d’où sa capacité à nommer le chef de la mission d’observation. L’observation électorale de la SADC a pour but d’assurer « la transparence et l’équité des processus électoraux » dans les pays membres de la communauté.
    ⭕Les observateurs de la SADC sont à Madagascar depuis plusieurs jours. Ces derniers jour, ils ont participé à des échanges et des formations avec les parties prenantes du processus électoral à Madagascar. Le chef de la mission est attendu dans la grande île ce jeudi ou ce vendredi selon une source auprès de la mission.
  • COMMERCE EXTERIEUR – Baisse de 15,7% des exportations globales de Madagascar durant les neuf premiers mois de l’année

    COMMERCE EXTERIEUR – Baisse de 15,7% des exportations globales de Madagascar durant les neuf premiers mois de l’année

    Antananarivo, 9 Novembre, 11h42 – Les exportations malgaches reculent. Madagascar a enregistré une baisse de 15,7% de ses exportations durant les neuf premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière. Une situation qui est attribuée au repli des expéditions des principaux produits tels que la vanille, le girofle, le nickel et le cobalt ainsi que les produits des entreprises franches, rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans la note de conjoncture économique qu’elle vient de publier.

    ⭕Ce sont les exportations de vanille qui ont enregistré la plus forte baisse, en régressant de 48,5%. Ceci fait suite à une baisse de 39,9% du volume de vanilles exportés ainsi que de la baisse de 14,3% de leur prix. Le volume des girofles exportés a également baissé de 24,5% bien que leur prix ait connu une hausse de 3,7%. Selon les chiffres provisoires livrés par l’administration douanière (DGD), le volume du groupe de produits « céréales, épices, fruits et légumes » était de 196 600 tonnes durant les trois trimestres de 2023 pour une valeur de 2 432 milliards d’ariary.

    ⭕Les exportations des entreprises franches ont également perdu 5,9% de valeur à la suite de la baisse de 6,8% de leur prix à l’international, d’après la BFM. Par ailleurs, les exportations de cobalt et de nickel se sont également repliées respectivement de 48,4 % et de 4,1 % principalement à cause des diminutions respectives de leurs prix à l’international de 54,1 % et de 3,4 %. Selon les chiffres de la DGD, la Grande île a exporté 31 000 tonnes de nickel et de cobalt durant les trois premiers trimestres de 2023. Ces opérations ont valu 3 413 milliards.

    ⭕D’autres produits ont néanmoins vu leurs recettes s’améliorer. C’est le cas entre autres pour les exportations de minerais de titane, le minerais de zirconium ou encore le minerais de chrome qui a connu un triplement de valeur exportée.

    ⭕Pour ce qui est des importations des Madagascar, elles ont connu une régression de 15,3% d’après la note de conjoncture économique de la BFM. La baisse a été de 29,9% pour l’énergie, de 26,9% pour les matières premières, de 20,7% pour les zones franches, de 11% pour les biens d’alimentation et de 4,7% pour les biens de consommation. Ce sont les importations de biens d’équipement qui ont connu exceptionnellement une hausse de 15,9% durant la période sous revue, indique la BFM dans son rapport.

  • ARMEE – Le Commandant de la Zone de défense et de sécurité d’Ikopa remplacé  

    ARMEE – Le Commandant de la Zone de défense et de sécurité d’Ikopa remplacé  

    Antananarivo, 9 novembre, 7h50 – Du changement au sein de l’armée. Le général de brigade Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy s’est vu ôter le commandement de tête de la Zone de défense et de sécurité d’Ikopa (ZDS) auprès de l’État-Major des Armées, lors du Conseil des ministres au palais de Mahazoarivo, mercredi.

     

    L’officier général n’a plus été aperçu sur la Place du 13 Mai depuis le 4 novembre. Il a pourtant toujours été sur les lieux, avec les hauts responsables de la gendarmerie et de la police, depuis le début des tentatives du Collectif des candidats d’occuper le site et de se rassembler sur ladite place, pourtant interdite d’accès par les autorités.

     

    Le général Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy est resté un peu moins de huit mois à la tête de la ZDS d’Ikopa. Il avait été nommé à ce poste en mars avant de prendre le commandant de la ZDS au mois d’avril, relayant le général de division Saifoudine Nandrasana Hassanaly, parti à la retraite.

     

    L’officier général faisait partie des gradés appelés à occuper les postes crées pour accompagner la restructuration de l’armée. Il faisait partie des huit premières nominations au poste de commandement des ZDS, censées remplacées, dans une certaine mesure, les régions militaires, en février 2021. Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy, encore Colonel à l’époque, avait été placé à la tête de celle d’Andringitra.

     

    Le général de brigade Félicien Arthur Randrianantenaina succède au général Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy à la tête de la ZDS d’Ikopa. Cet ancien commandant de la ZDS de Matitanana a occupé le poste de directeur du Centre des opérations interarmées de l’Etat-Major des Armées (COIA) avant sa nomination. Il avait été nommé à ce poste au sein de l’Etat-major des Armées le 18 octobre. Il avait alors remplacé le général de brigade Jean-Yves Rasolondraibe, nommé directeur de cabinet de la présidence de la République le 8 septembre.

     

  • Les forces de l’ordre démentent l’utilisation d’arme létale durant les échauffourées de Mahamasina 

    Les forces de l’ordre démentent l’utilisation d’arme létale durant les échauffourées de Mahamasina 

    Antananarivo, 8 Novembre, 22h10 – Une précision des forces de l’ordre. Ces derniers affirment qu’il n’y a pas eu d’utilisation d’armes létales à Mahamasina ce mercredi lors de la dispersion des manifestants. “Nous n’utilisons pas d’arme létale lors des gestions démocratique de la foule” indique le commissaire de police Andry Ny aina Radanielson, commissaire central d’Antananarivo à l’issue des échauffourées qui ont fait plusieurs blessés.

     

    Lors d’un point de presse à l’issue de la manifestation, les forces de l’ordre ont montré l’arme utilisée qui a blessé à la bouche un des manifestants suite à un tir à bout portant d’un agent de police. “On a utilisé cette arme avec des balles en caoutchouc”, indique le policier.

     

    Concernant la balle retrouvée sur les lieux, les forces de l’ordre indiquent qu’il s’agit d’une « balle de pistolet “non percutée” alors qu’aucun agent sur place n’a apporté de pistolet lors de la manifestation ». “On ne dit pas que cette balle ne vient pas de nous mais on va aussi enquêter si elle vient des autres”, ajoute le lieutenant-colonel Tojo Raoilijon, le commandant du groupement de la gendarmerie d’Analamanga.

     

    D’après le récit des forces de l’ordre, ils ont dû disperser la foule avec des grenades lacrymogènes et des armes non létales car celle-ci est devenue violente après l’arrestation du député Fetra Ralambozafimbololona. “Le député a incité les gens à aller à la place du 13 mai. C’est pour cela qu’on l’a arrêté”, explique le commissaire central. “Les gens se sont mis à jeter des pierres et des bouteilles et d’autres s’en sont pris physiquement à un agent des forces de l’ordre”, ajoute-t-il. “C’est là qu’un policier a essayé d’aider le gendarme qui a failli subir une vindicte populaire”, poursuit le commissaire

  • Christine Razanamahasoa appelle à la cessation de la violence

    Christine Razanamahasoa appelle à la cessation de la violence

    Antananarivo, 8 Novembre, 18h05 – Une première déclaration avant la résolution finale, jeudi. « Dès aujourd’hui, nous annonçons que nous n’apprécions pas la violence », déclare Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, qui dirige avec le Conseil chrétien des Eglises à Madagascar (FFKM) une médiation pour trouver une solution à la tension pré-électorale à Madagascar.

    A la fin de la rencontre avec des candidats à la présidentielle, ce mercredi à Tsimbazaza, cette plateforme composée également d’anciens présidents d’institution, ministres, la présidente de l’Assemblée nationale appelle à la cessation des violences. « Nous suivons l’actualité. Nous obtenons également des rapports », poursuit celle qui a été élue à Ambatofinandrahana en évoquant la gravité de la situation.

    Christine Razanamahasoa annonce une résolution finale jeudi vers la fin d’après-midi. « Vous allez avoir un détail plus large de ce qui devrait être la marche à suivre pour régler cette crise qui règne sur notre pays », conclut-elle devant les journalistes en présence du Général à la retraite Désiré Ramakavelo, de l’ancien Premier ministre Charles Rabemananjara, de Béatrice Attalah, ancienne ministre des Affaires étrangères et ancienne présidente de la commission électorale nationale indépendante de la transition (Cenit), Alain Raondry, bâtonnier de l’ordre des avocats de Madagascar, entres autres.

    Les membres du collectif des candidats ont tous répondu à l’appel de cette plateforme. Pour Andry Raobelina qui se trouve à l’extérieur du pays pour des raisons de santé a envoyé un représentant. Ils étaient accueillis en premier. Après, c’est le représentant du candidat Siteny Randrianasoloniaiko qui poursuit sa campagne électorale, qui a rencontré l’organisateur de cette médiation.

    Le candidat Andry Rajoelina, dans la partie Nord-Est pour la propagande était absent et n’a pas envoyé de représentant. C’est aussi le cas du candidat Sendrison Daniela Raderanirina.

  • MANIFESTATION  – Le député Fetra Ralambozafimbololona interpellé à Mahamasina

    MANIFESTATION – Le député Fetra Ralambozafimbololona interpellé à Mahamasina

    Antananarivo, 8 Novembre, 16h20 – Un mercredi sous tension à Mahamasina. Les forces de l’ordre ont usé des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les partisans du Collectif des candidats venus se rassembler sur place mercredi. Selon des témoins oculaires, au moins six blessés ont été recensés du côté des manifestants et des marchands aux abords du lieu des échauffourées.

    L’interpellation du député Fetra Ralambozafimbololona a déclenché la tension. Des manifestants ont réagi à l’action des forces de l’ordre contre le président du groupe parlementaire du Tiako i Madagasikara (TIM) à l’Assemblée nationale. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont ensuite répliqué.

    Christine Razanamahasoa, présidente de la Chambre basse réagit après l’interpellation du député. « Nous sommes en pleine session parlementaire (…) Il ne devrait pas y avoir d’arrestation d’un député sans avoir l’autorisation du président de l’Assemblée nationale et du bureau permanent », rappelle-t-elle. La magistrate de formation précise qu’elle n’est pas encore été informée de ladite arrestation d’un élu. Entre-temps, le calme n’est pas encore revenu sur le terrain en milieu de la journée.

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale fait part d’un ralentissement de l’inflation et décide de ne pas réviser ses taux d’intérêts

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale fait part d’un ralentissement de l’inflation et décide de ne pas réviser ses taux d’intérêts

    Antananarivo, 8 Novembre, 14h55 – Le taux de facilité de dépôt de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) reste à 9%. Le taux des facilités de prêt marginal est également maintenu à 11%. Le maintien de ces taux de facilités permanentes à leur niveau du mois d’août a été décidé par le comité monétaire de la BFM lors de sa réunion trimestrielle de revue de la politique monétaire, mardi.
    ⭕La BFM a pris cette décision en estimant que les mesures restrictives de politique monétaire qu’elle a prises ces derniers temps ont commencé à avoir leurs impacts sur l’évolution des prix. L’inflation aurait également considérablement ralenti ces derniers mois et la poursuite de sa décélération est à prévoir, avance l’autorité monétaire. Dans sa note de conjoncture économique, la BFM indique que le taux d’inflation a été de 8,2 % au mois septembre 2023, s’il a été de 8,5 % un mois auparavant et de 9,5 % au mois de juillet.
    ⭕Bien qu’un ralentissement de l’inflation soit enregistré, son niveau reste élevé selon la BFM et « ne milite pas en faveur d’un assouplissement des conditions monétaires ». Sur le plan international d’ailleurs, les incertitudes en relation avec les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient pourraient encore avoir des incidences sur les prix locaux. Ainsi, « les prochains mois seront consacrés à l’observation et à l’évaluation des effets des dispositions de politique monétaire précédemment mises en œuvre » pour l’Autorité monétaire.
    ⭕Le corridor de taux d’intérêts est un des trois instruments dont dispose la BFM pour gérer la liquidité bancaire. Ce corridor est composé du taux des facilités de prêt marginal (FPM) et celui des Facilités de dépôts (FDD). Ces facilités permanentes sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. L’objectif de ces instruments du marché monétaire consiste à stabiliser les taux d’intérêt à court terme et à transmettre le signal par rapport à l’orientation de la politique monétaire.
    Photo d’illustration.
  • DESTINATION MADAGASCAR – Les opérateurs touristiques se disent très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques

    DESTINATION MADAGASCAR – Les opérateurs touristiques se disent très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques

    Antananarivo, 8 Novembre, 10h50 – Un point crucial. Les opérateurs touristiques disent être très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques. Leur secteur a plus que besoin d’avions internationaux qui atterrissent à Madagascar mais également de plus de liaisons domestiques de et par Antananarivo. C’est un sujet exposé par Johann Pless, président du Conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM) mais également administrateur auprès de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM).

     

    La FHORM préconise une multitude de compagnies internationales qui puissent atterrir sur tous les aéroports internationaux de la Grande île. Et compte tenu de la dégradation des infrastructures routières malgaches, « il parait évident et d’un grand pragmatisme que Tsaradia puisse se concentrer sur la mise en place de plusieurs vols vers les provinces du pays pour pouvoir y acheminer non seulement ces touristes internationaux mais surtout les touristes nationaux », lance le PCA de cette association professionnelle.

     

    Johann Pless salue la décision de Madagascar Airlines de concentrer ses activités sur les vols domestiques. Mais il estime que la compagnie nationale aura encore plusieurs sujets à traiter comme la régularité et le dispatch de ses vols ou la qualité de ses services pour répondre à une grosse demande notamment sur Sainte-Marie et les parties Est, Sud, Nord ou encore Nord-Ouest du pays. Johann Pless fait par ailleurs remarquer que plusieurs zones touristiques se trouvent encore désenclavées parce qu’elles ne sont accessibles ni par les routes ou ni par voie aérienne. « Nous souhaitons qu’il y ait plus d’avions en service qui desserviront toutes les destinations touristiques pour avoir des taux d’occupation plus ou moins homogènes dans toutes les régions », lance-t-il.

     

    Dans sa stratégie de recentrer « provisoirement » ses activités sur le réseau domestique, Madagascar Airlines compte remettre en état sa flotte d’ATR et la restructurer à travers la restitution de certains appareils. Son directeur général, Thierry de Bailleul parle également de formation d’équipages ATR supplémentaires. « A mesure que les ATR seront en état de voler davantage, nous intensifierons leurs rotations pour une utilisation maximale des aéronefs. Nous aurons alors un besoin de 2 ou 3 équipages supplémentaires », a-t-il avancé.

     

    Johann Pless a par ailleurs livré un bilan qu’il estime « positif » pour le secteur du tourisme pour les trois premiers trimestres de cette année. Bien que Madagascar soit encore à près de -25% des arrivées touristiques par rapport à celles enregistrées en 2019, le pays a recensé plus de touristes que l’année dernière, rapporte-t-il. Ce PCA de la FHORM parle également d’une relance effective du secteur du tourisme. « Le secteur privé travaille avec le ministère et l’Office nationale du tourisme de Madagascar (ONTM) pour supporter cette relance qui est déjà en marche. Nous travaillons pour que rien ne le compromette », conclut-il.