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  • EDUCATION – Quatre bâtiments scolaires anticycloniques inaugurés à Ikongo 

    EDUCATION – Quatre bâtiments scolaires anticycloniques inaugurés à Ikongo 

     

    Antananarivo, 12 Avril, 7h20 – Des infrastructures plus résistantes. Le district d’Ikongo a bénéficié de quatre bâtiments scolaires anticycloniques de l’organisation internationale du travail (OIT) dans le cadre du projet réponse aux cyclones. Ces nouvelles infrastructures sont implantées à Antavolo, Amboangisay, Vohitsivalana et Ambahimarana.

     

    A en croire Coffi Agossou, directeur du bureau de pays de l’OIT à Madagascar, la construction de ces nouveaux bâtiments « permet de lancer rapidement des actions de réponses urgentes » après le passage des cyclones Emnati et Batsiraï dans la région Fitovinany, en 2022.

     

    Dans son discours, lors de la cérémonie de l’inauguration des deux bâtiments à Antavolo dans la commune Ikongo, le diplomate a indiqué que cette intervention permettra « d’assurer la continuité urgente de l’éducation des élèves qui étaient privés de cours ». Cela permettra également de renforcer la résilience des communautés locales victimes du cyclone Batsiraï par la reconstruction des infrastructures scolaires détruites.

     

    Le ministère de l’Education nationale a fait appel à des partenaires techniques et financiers de Madagascar pour la réhabilitation des salles de classe détruites par les cyclones en 2022. C’est dans ce sens que l’OIT a répondu à l’appel du gouvernement a indiqué Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’éducation nationale.

     

    Au total, 20 bâtiments ont été construits par l’OIT dans la région Atsinanana et Fitovinany. Ces constructions se sont appuyées sur les expériences de cette organisation en matière de réalisation/réhabilitation d’infrastructures scolaires par l’utilisation de l’approche haute intensité de main d’oeuvre (Himo) structurée avec le financement du Royaume de Norvège.

     

  • JUDO – Laura Rasoanaivo devient numéro un mondial dans la catégorie Junior féminin des moins de 70 kilos

    JUDO – Laura Rasoanaivo devient numéro un mondial dans la catégorie Junior féminin des moins de 70 kilos

    Antananarivo, 11 Avril, 18h55 – Au-dessus c’est le soleil. Laura Rasoanaivo se hisse en tête du classement mondial dans la catégorie Junior des moins de 70 kilos. Dans le classement mis à jour ce mardi, la judokate malgache gagne deux places de plus par rapport à son classement précédent et caracole en tête avec 500 points. Elle détrône l’Allemande Bock Samira qui passe à la deuxième place avec 466 points. La Tchèque Julie Zarybnicka complète le podium.

    “Suis numéro « une » mondial et j’en suis tellement fière”, se réjouit la judokate malgache. “Le chemin n’a pas été facile,quelques doutes, des hauts et des bas, des échecs, mais surtout beaucoup de leçons”, ajoute-t-elle sur son compte Facebook.

    Laura Rasoanaivo enchaîne actuellement les performances. La semaine dernière elle a décroché deux médailles d’or à l’Open d’Afrique de Luanda, en Angola, dans les catégories juniors et seniors des moins de 70 kg. Au mois de mars, elle a déjà remporté trois médailles d’or et une médaille de bronze durant les opens de Tunis et d’Alger.

  • BASKETBALL- Les Ankoay presque au complet pour un stage en France en vue de préparer la Coupe du monde U19 Debrecen

    BASKETBALL- Les Ankoay presque au complet pour un stage en France en vue de préparer la Coupe du monde U19 Debrecen

    Antananarivo, 7 Avril, 19h30 – La continuité pour les Ankoay garçons U19. La Fédération malgache de basketball (FMBB) choisit de reconduire l’ossature de l’équipe vice-championne d’Afrique U18 en 2022 pour préparer le mondial U19 à Debrecen, en Hongrie.

    A l’image de Mathias M’Madi, Lovasoa Andriatsarafara, Jerry Pepin Rabibisoa ou encore Rino Randimbiarivelo les joueurs composant les Ankoay lors de l’Afrobasket à Antananarivo ont été rappelés. Ils sont 13 joueurs à être convoqués en vue de la Coupe du monde, du 24 Juin au 2 Juillet. La liste des joueurs sélectionnés a été rendue public vendredi après-midi à Andraharo. Seul Tokiniaina Raobisaona, qui avait fait partie de l’effectif de l’année dernière, ne fera pas partie de l’aventure hongroise.

    Donovan Rakotonanahary figure dans la liste des joueurs convoqués. Mais il ne rejoindra pas ses coéquipiers pour le stage à Chalon-Sur-Saone, en France, programmé du 10 au 22 Avril. « Donovan fait partie de la sélection. Mais il y a encore un problème concernant les conditions de sa libération », informe Jean Michel Ramaroson, président de la FMBB. « Nous espérons qu’il pourra se libérer vers le 15 Mai car il sera en vacances », précise-t-il.

    Mathias M’Madi est « chez lui » pour ce rassemblement à Chalon. « Dina Randrianalinjafy est déjà en France. Davida Raharinaivo est aux Etats-Unis. Il rejoindra l’équipe en France », détaille le président de la FMBB. Celui-ci avait rejoint la sélection durant le premier stage des Ankoay en Décembre 2022. « Sydney Raolompanatena est le nouveau joueur dans la liste. « Il sera testé durant le stage en France », poursuit-il.

    Les Ankoay se rendront à Rennes, du 22 au 28 Avril, après le rassemblement à Chalon-sur Saone. La liste définitive des 12 joueurs pour la Coupe du monde devrait être rendue à la Fédération internationale de basketball (FIBA) avant le 28 Avril. La Fédération affirme que ladite liste n’est pas encore fermée.

    Madagascar sera dans le même groupe que les Etats-Unis, la Slovénie et le Liban. « L’un des avantages de l’équipe malgache est la vitesse. Notre désavantage c’est notre taille mais les séances entraînement porteront sur le renforcement de notre avantage pour pallier celui-ci », assure Malalatiana Razazarohavana, membre du staff technique. De son côté, Lovasoa Andriatsarafa tente de dédramatiser l’ogre américain, premier adversaire des Ankoay le 24 Juin. « Je pense que ce ne sont pas les Etats-Unis que l’on perçoit comme étant une bête noire. Madagascar a toutes ses chances », estime le joueur de Redemption christian Academy de New York.

    La première phase de la préparation de l’équipe nationale malgache avait eu lieu à Madagascar. Après la France, les joueurs de la N1A seront remis à leur club avant de se rendre en Serbie pour disputer des matchs amicaux avec d’autres équipes qualifiées pour la Coupe du monde. Le choix de la Serbie a été dicté par la volonté de faciliter le déplacement en Hongrie, avance la FMBB.

    Liste des joueurs des Ankoay U19 convoqués pour le stave à Chalon-sur-Saône
    – Lovasoa Andriantsarafara
    – Jerry Pepin Rabibisoa
    – Rino Randimbiarivelo
    – Maharo Levah Mirando
    – Yves Victorien Emmanuel
    – Fabrizio Mickaël Patrick Heritiana
    – Richcard Be
    – Mariano Sylvain Tovolalaina
    – Laurent Tahintsoa Tsihindiny
    – Dina Randrianalinjafy
    – Davida Raharinaivo
    – Sydney Raolompanatena
    – Mathias M’Madi

  • TRANSPORT AERIEN – Un Airbus A330 en deuxième choix pour les vols longs courriers de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN – Un Airbus A330 en deuxième choix pour les vols longs courriers de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 7 Avril, 17h40 – Madagascar Airlines à l’heure du choix. Bien que l’acquisition d’un Dreamliner 787-900 soit déjà dans les projets de Madagascar Airlines pour assurer ses vols longs-courriers, un plan B est déjà prêt le cas échéant. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, confie en marge de l’ouverture du business forum à Toamasina, qu’un Airbus A330 constitue le deuxième choix de la compagnie si la première option venait à ne pas aboutir.

    L’acquisition d’un aéronef pour assurer les vols longs-courriers devrait intervenir dans la foulée de l’arrivée des Embraer qui sont censés assurer les vols domestiques et régionaux. Le premier d’entre eux est prévu entrer en service à partir du second semestre de cette année. « Nous aurons assez d’aéronefs pour répondre aux attentes pour le réseau domestique ainsi que pour les liaisons régionales et internationales », assure le ministre.

    L’Etat s’est déjà porté garant de Madagascar Airlines pour l’acquisition en dry lease des Embraer 190-E2 ainsi que d’un Dreamliner dont les négociations ne semblent donc pas encore avoir abouti. La loi des finances 2023 prévoit une garantie souveraine de 20 millions de dollars pour la location de ces nouveaux appareils prévus être utilisés par Madagascar Airlines.

    Valery Ramonjavelo indique par ailleurs être en train de travailler avec le cluster du transport aérien ainsi que celui du tourisme, pour voir avec ces acteurs les moyens de répondre à l’engouement qu’il y aurait actuellement pour la destination Madagascar. Le ministre des Transports annonce parallèlement que Madagascar va commencer à ouvrir son ciel. C’est une disposition qui entre dans le plan de Madagascar Airlines et sur laquelle la compagnie nationale malgache pourrait tirer profit, avance-t-il.

  • INVESTISSEMENTS – Les opportunités de développement économique des régions Atsinanana, Analanjirofo et Alaotra-Mangoro promues au Business forum régionaux de Toamasina

    INVESTISSEMENTS – Les opportunités de développement économique des régions Atsinanana, Analanjirofo et Alaotra-Mangoro promues au Business forum régionaux de Toamasina

    Antananarivo, 7 Avril, 7h10 – Mobilisation générale dans la Capitale économique de la Grande île. Décideurs du secteur public, opérateurs du secteur privé, investisseurs directs nationaux et internationaux ou encore les Partenaires techniques et financiers (PTF) sont réunis sur un même plateau, durant la deuxième édition du Business forum régionaux (BFR) qui se tient à Toamasina, depuis ce jeudi. Objectif de la rencontre : transformer les potentialités économiques des régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo et d’Alaotra-Mangoro en opportunités d’investissements, comme l’indique le directeur général de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy.

     

    Les trois régions de la province de Toamasina sont ainsi mises en avant durant ce business forum. Celui-ci devrait notamment permettre d’identifier les synergies, les intégrations commerciales et productives qui permettraient, à terme, aux régions concernées d’accélérer leur développement en tirant partie de leurs forces et atouts respectifs, ajoute la responsable.

     

    Le gouverneur de l’Atsinanana, Richard Theodore Rafidison, rappelle que sa région est déjà reconnue comme étant un des pôles les plus importants et reste une région d’avenir et d’opportunité. Mais elle regorge encore d’énormes potentialités sectorielles ainsi que de nombreuses opportunités d’investissements privés qui ne demandent qu’à être exploitées et mobilisées. Ce gouverneur avance entre autres les cultures de rente pour la transformation locale ou l’exportation ou encore les nombreux sites touristiques auprès desquels les intéressés peuvent investir.

     

    Analanjirofo, pour sa part, présente une forte potentialité dans les domaines agricoles, forestiers, miniers ou touristiques, d’après son gouverneur Marcellin Randriamanantena. Ces secteurs constituent des leviers de développement pour la région, assure-t-il. Les opportunités sur place peuvent d’ailleurs être exploitées par le secteur privé, notamment avec le développement d’un partenariat public-privé, avance-t-il encore.

     

    L’Alaotra Mangoro, pour sa part, avec sa vocation agricole, n’a pas caché son ambition d’augmenter sa surface cultivée de 188 600 hectares à 200 000 hectares. Un objectif visant à maintenir son titre de grenier à riz de Madagascar, si l’on en croit le gouverneur de cette région Guy Ramarosandratana. L’Alaotra-Mangoro a encore differents secteurs à exploiter, comme le tourisme, l’agriculture, l’industrie, la foresterie et les mines, énumère ce représentant de l’Etat.

     

    Connu surtout pour la promotion des Investissements directs étrangers (IDE), l’EDBM met également les Investissements directs nationaux (IDN) au cœur des réflexions et des préoccupations, comme le soutient la présidente de son conseil d’administration, Lantosoa Rakotomalala. « D’où l’intérêt de cette rencontre qui est régionale mais qui se veut également nationale, à travers notamment les différentes résolutions prises durant le dialogue public-privé est programmé dans le cadre de ce forum », explique-t-elle. Outre la session sur la promotion des opportunités économiques de ces trois régions, des sessions plénières et des sessions en side-events sont aussi programmés.

     

    Le directeur général de l’EDBM, Josielle Rafidy, a par ailleurs rassuré que le cadre de suivi de ce forum a été déjà initié avec les gouverneurs de ces trois régions. Des points focaux sur place sont en contact avec les responsables des investissements de l’agence national des investissements pour accompagner les projets d’investissements concrets issus de ce forum. «Un certain nombre de bailleurs vont nous accompagner dans la réalisation de quelques projets qui vont être ciblés à l’issue de ce Forum» indique-t-elle.

     

    Photo. : Commune urbaine de Toamasina

     

     

  • FOOD – Annya Fitia Raondry, créatrice de Kaiky By Us et son rêve de coffre shop

    FOOD – Annya Fitia Raondry, créatrice de Kaiky By Us et son rêve de coffre shop

    Vous aimez les cookies, vous aimez le rhum, Kaiky by us est fait pour vous. Kaiky by Us c’est une petite startup qui produit des cookies et des brownies boosté au rhum et portée par Annya Fitia Raondry, jeune étudiante en psychologie. Vu le succès du produit auprès de son entourage, la jeune femme a décidé de lancer sa petite startup et a pu bénéficier de l’aide de quelques étudiants de l’Inscae dans son parcours.

     

  • ECOLOGIE – L’épicerie zéro déchet d’Ecobazar

    ECOLOGIE – L’épicerie zéro déchet d’Ecobazar

    Ecobazar s’inscrit dans la lignée des innovations permettant de réduire l’empreinte écologique de l’Humain. Il s’agit d’un concept d’épicerie à zéro déchet proposant des produits dont on a besoin au quotidien mais sans emballage, ou avec des emballages réutilisables ou encore avec un système de consignation. Pour découvrir cette nouvelle manière de faire son marché, entretien avec sa fondatrice Lalatiana Raveloarison.
    Selon les enquêtes de la National Geographic, la moitié des plastiques produits dans le monde est utilisée pour faire des emballages.
    La production est estimée à près de 450 millions de tonnes par an en 2015, et elle ne cesse d’augmenter.
    D’où l’enjeu d’une mutation de nos modes de consommation dont Ecobazar se fait le défenseur.
    La solution facilement applicable. Mais Ecobazar, c’est quoi ?
    « Ecobazar c’est une épicerie. Donc, comme c’est une épicerie, on y présente différents produits issus de producteurs divers et variés. La seule différence, c’est qu’on y met en œuvre le concept de zéro déchet. Ainsi, tous les produits de cette épicerie n’utilisent pas d’emballages jetables, surtout pas les emballages plastiques. Plutôt des emballages en verre essentiellement qui sont encore réutilisables. Et il y a les produits habituels que sont le miel, le sucre, mais il y a aussi des produits particuliers, comme il s’agit d’un concept zéro déchet, dont les shampoings solides au lieu du shampoing classique. », explique Lalatiana Raveloarison, Fondatrice et gérante d’Ecobazar
    Le zéro déchet, qui a aujourd’hui le vent en poupe, ne date pas d’hier. Avant l’avènement du plastique, les ventes s’effectuaient en vrac en utilisant des contenants en verre ou réutilisables, avec le système de consignation.
    C’est ce même processus, mais réaménagé aujourd’hui qui est appliqué chez Ecobazar aujourd’hui.
    Le concept est devenu une épicerie qui donne la primauté aux producteurs locaux et naturels.
    « Nos fournisseurs sont en général des producteurs locaux. Donc soit c’est vraiment fait maison, soit c’est artisanal, avec des produits issus du terroir. Il s’agit de produits naturels, par exemple nos paniers de légumes sont constitués de produits sans engrais chimique. », selon Lalatiana Raveloarison, Fondatrice et Gérante d’Ecobazar.
    L’histoire d’Ecobazar débute en 2018 au salon de la RSE, la responsabilité sociale des entreprises.
    Au fil des années sa fondatrice n’a cessé d’innover, notamment avec son épicerie mobile qui ne passe pas inaperçue.
    Une trois-chevaux rénovée réalise la proximité avec les clients en les sensibilisant toujours sur la réduction de l’utilisation du plastique.
     « Pour débuter, Ecobazar a participé au salon de la RSE 2018. Puis, il a surtout existé en ligne sur Facebook. C’est à partir de l’année dernière, en 2022, qu’on a acquis cette boutique mobile. Le but de la boutique mobile est de se rapprocher des clients afin de les sensibiliser à la réduction de l’utilisation du plastique. Ainsi, c’est nous qui venons vers les clients et non le contraire. On va vers les écoles, les entreprises ou encore par exemple une association dans une résidence, pour matérialiser une sorte de marché privé dans les endroits où la boutique [mobile] peut se garer. ».
    Lalatiana Raveloarison, Fondatrice et Gérante de Ecobazar
    Aujourd’hui, en partenariat avec des élèves de deuxième année de l’Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration d’Entreprises, INSCAE, Ecobazar a développé un autre procédé pour faciliter encore plus nos courses, tout en gardant l’esprit du zéro déchet. « L’amélioration la plus évidente, à part les petits embellissements, c’est le panier. Il s’agit d’un panier personnalisé. Vous pouvez choisir tous les produits que vous voulez mettre à l’intérieur selon la quantité que vous voulez. », tient à souligner Mialy Robinson du Groupe Créa’Ti, étudiante en L2 INSCAE.
  • CLIMAT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar plaide pour une taxation raisonnable et intelligente

    CLIMAT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar plaide pour une taxation raisonnable et intelligente

    Antananarivo, 6 Avril, 18h55 – Veiller à la « poule aux œufs » et en prendre soin. L’Etat ne devrait pas « traire » le secteur privé jusqu’à ce qu’il meure et jusqu’à ce que tout le monde y perde finalement, estime le Syndicat des industries de Madagascar (SIM). Ce groupement professionnel n’entend pas rester parmi les seuls qui paient chaque fois. C’est la raison pour laquelle il appelle à une « taxation raisonnable», comme rapporté par son nouveau président Tiana Rasamimanana lors de l’ouverture de la deuxième édition du Business forum régionaux (BFR) à Toamasina ce jeudi.

    C’est sur l’élargissement du taux de pression fiscale qui est faible que l’Etat devrait considérer sa stratégie. Il y a également la formalisation des activités économiques puisque 75% d’entre elles sont dans l’informel à Madagascar, estime le président du SIM. « Nous ne voulons pas rester continuellement les seuls qui paient et que ça se retourne après contre les industriels et le secteur privé en général », lance-t-il.

    Le Syndicat des industries plaide aussi pour une « taxation intelligente ». Cette taxation devrait se baser sur une taxation juste et loyale pour tout le monde, explique Tiana Rasamimanana. « Ce qui sous-entend que le secteur privé accepte de payer ce qu’il doit à l’Etat. Les opérateurs économiques qui les versent s’attendent en retour à voir où vont réellement aller les taxes, quelles sont les réalisations de l’Etat avec les recettes pour que tout le monde puisse en bénéficier », poursuit-il.

    Le président du SIM estime que l’Etat devrait considérer les attentes du secteur privé si l’intention réelle des deux parties est de développer le secteur économique à Madagascar. Il trouve « incompréhensible » que le pays dispose de toutes les ressources nécessaires alors que le taux d’industrialisation est encore en dessous de 15%.

    Bien qu’il se réjouisse d’un dialogue public-privé franc depuis ces quatre dernières années, notamment dans le processus d’élaboration des Lois des finances, le nouveau président du SIM regrette que seules deux doléances sur les dix soumises pare secteur privé aient été satisfaites . « Ce qui n’est pas juste à notre avis car ce que nous demandons n’est pas quelque chose d’irréalisable », avance-t-il.

    Le SIM admet toutefois que l’Etat n’est pas le seul à avoir un rôle à jouer dans le développement économique de Madagascar. Il y a également le secteur privé dont il reconnaît le rôle. L’Etat doit, selon Tiana Rasamimanana, garantir la mise en place des infrastructures routières ou énergétiques. Il doit également garantir la sécurité des biens et personnes et mettre en place les cadres réglementaires adaptés. Le secteur privé, dont les industriels pour leur part doivent produire, transformer, innover, distribuer, exporter. Ces membres doivent assurer une bonne gestion, dont entre autres le paiement de taxes.

    Pour le président du SIM, l’Etat et le secteur privé doivent se mettre d’accord sur une feuille de route. Chacune des deux parties doit respecter ses engagements, en tenant compte de la continuité de l’Etat, conclut-il.

     

    Photo : Governora Faritra Atsinanana

  • CONSEIL DES MINISTRES – Le déploiement de la fibre optique désormais ouvert à tous les opérateurs, deux nouvelles licences créées pour les opérateurs

    CONSEIL DES MINISTRES – Le déploiement de la fibre optique désormais ouvert à tous les opérateurs, deux nouvelles licences créées pour les opérateurs

    Antananarivo, 6 Avril, 13h55 – La construction de liaisons nationales en fibre optique n’est plus réservée à deux opérateurs. Un nouveau décret adopté mercredi en Conseil des ministres prévoit « la libéralisation totale du déploiement et de l’utilisation des fibres ». Cette disposition fait partie des « gros changements que l’Etat entend mettre en place dans le secteur des télécommunications en vue de sa libéralisation totale », comme le souligne le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    ⭕Outre la libéralisation du déploiement de la fibre optique et de son exploitation, le nouveau décret adopté mercredi prévoit la mise en place de deux nouvelles licences, la « licence satellite » et la « licence globale ». Celles-ci viennent s’ajouter aux « licence fixe », « licence mobile » et « licence transferts de données radio » auxquelles les opérateurs pouvaient jusqu’ici prétendre. Selon le communiqué du Conseil des ministres, ce décret a été adopté afin « d’encourager la concurrence, de faire baisser les coûts des télécommunications, et de protéger les consommateurs ».

    ⭕Jusqu’en 2019, les opérateurs n’étaient pas autorisés à installer ou à déployer de nouvelles capacités de transmission en fibre optique dupliquant les liaisons nationales existantes. L’Etat avait plutôt encouragé la mutualisation des infrastructures. Depuis 2019, un nouveau décret avait été adopté et celui-ci prévoyait que « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ». L’autorisation avait alors été donnée à l’opérateur Gulfsat Madagascar. Avec le nouveau décret adopté mercredi, tous les opérateurs devraient pouvoir construire de nouvelles capacités de transmission dupliquant les liaisons nationales existantes.

    Photo d’illustration.

  • AIDE FINANCIERE – Un crédit de 600 millions de dollars approuvé par la Banque mondiale pour soutenir l’agriculture, l’énergie et les télécommunications

    AIDE FINANCIERE – Un crédit de 600 millions de dollars approuvé par la Banque mondiale pour soutenir l’agriculture, l’énergie et les télécommunications

    Antananarivo, 6 Avril, 8h10 – Un appui important pour les secteurs considérés comme porteurs de croissance. La Banque mondiale annonce l’approbation d’un financement de 600 millions de dollars pour soutenir l’agriculture, l’énergie et les télécommunications à Madagascar.

    Avec le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (DECIM) à hauteur de 400 millions de dollars, l’objectif est de doubler l’accès à l’énergie, qui passera de 33,7 % à 67 % à Madagascar et d’ajouter 3,4 millions d’utilisateurs de l’internet. Il soutiendra, entre autres, le déploiement d’infrastructures et la mobilisation de capitaux privés pour améliorer et étendre l’accès à l’énergie et aux services numériques dans les zones mal desservies.

    Le projet de Productivité et de résilience des moyens de subsistance en milieu rural, à hauteur de 200 millions de dollars, entend, pour sa part financer la réhabilitation de 30 000 ha de périmètres irrigués, de 30 000 ha de bassins versants et de 150 kilomètres de routes rurales pour améliorer l’accès aux marchés. Il vise également à soutenir les investissements des agriculteurs dans la micro-irrigation et la gestion durable des paysages par les communautés sur 61 000 hectares. Il concernera en particulier les régions d’Alaotra-Mangoro et de Sofia.