Le Ghana décide de franchir le pas. Mardi soir, son ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a annoncé que le pays d’Afrique de l’Ouest allait demander officiellement son adhésion au Brics, le groupe des grandes puissances émergentes, et qu’il avait déjà sollicité le soutien de New Delhi. Il s’est exprimé devant la presse aux côtés de son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar, en visite au Ghana.
« Le cabinet du président John Dramani Mahama a décidé que le Ghana devait déposer une demande officielle pour rejoindre les Brics », a-t-il déclaré. Pour Accra, il s’agit de diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques. « Rejoindre l’Inde au sein des Brics nous offrira des options économiques, diversifiera notre base et nos partenariats, et nous permettra également de renforcer notre coopération dans le cadre du Sud global », a-t-il ajouté.
L’Inde se dit favorable, mais sans s’engager. Subrahmanyam Jaishankar a assuré que son pays soutenait les aspirations du Ghana, tout en rappelant que l’adhésion devrait être examinée par l’ensemble des membres du groupe.
Le forum des Brics a été créé en 2009 autour du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, rejoints ensuite par l’Afrique du Sud. Son but est de rassembler les grandes économies émergentes en dehors des institutions dominées par les États-Unis et les puissances occidentales, comme le G7. Le groupe s’est élargi ces dernières années à plusieurs pays du Sud, dont l’Éthiopie, l’Iran, l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Indonésie.











