Des échantillons d’aliments impropres à la consommation. Les analyses effectuées sur les restes des repas consommés par les 291 employés de l’entreprise privée victimes d’une intoxication alimentaire collective ont révélé la présence d’Escherichia coli (E. coli) et des quantités de moisissures et de levures supérieures aux limites autorisées. Deux des quatre échantillons alimentaires prélevés ont été jugés impropres à la consommation, selon les résultats communiqués par le ministère de la Santé publique, par l’intermédiaire de l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA).
L’échantillon de salade de fruits présentait des quantités de moisissures et de levures dépassant les limites réglementaires. Les restes du déjeuner, composés notamment de riz, d’achard de chou, de fraises et de légumes secs, contenaient, pour leur part, des taux d’E. coli supérieurs aux seuils tolérés. Selon une source auprès du ministère de la Santé publique, ces résultats mettent en évidence une contamination microbienne des aliments analysés. Les deux autres échantillons examinés étaient, en revanche, conformes aux normes sanitaires en vigueur.
L’E. coli est une bactérie naturellement présente dans l’intestin des humains et des animaux. Si la plupart de ses souches sont inoffensives, certaines peuvent provoquer des troubles digestifs, notamment des diarrhées. Sa présence dans les aliments peut signaler une contamination d’origine fécale. Les moisissures et les levures sont, quant à elles, des champignons microscopiques dont la prolifération peut témoigner d’une altération des denrées alimentaires.
L’intoxication alimentaire collective a touché 291 employés sur deux sites de la société. Après plusieurs jours de prise en charge médicale, tous les patients sont sortis de l’hôpital, selon la source ministérielle. Aucune complication n’a été constatée chez les victimes ayant reçu des soins à temps, précise-t-elle.
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