Étiquette : Politique

  • AFFAIRES NATIONALES – Le Président de la République réunit quelques membres du gouvernement

    AFFAIRES NATIONALES – Le Président de la République réunit quelques membres du gouvernement

    Antananarivo, 23 Juillet, 17h55 – C’est la mobilisation en haut lieu. Le président Andry Rajoelina a tenu une rencontre avec quelques membres de l’équipe gouvernementale ce vendredi. « Compte tenu de la situation qui prévaut, la responsable de l’émission « Tsy ho tompon-trano mihono » [Lalatiana Rakotondrazafy Androatongarivo, ministre de la Communication et de la culture] est en réunion extraordinaire avec le Président », informe le ministère de la Communication et de la culture sur sa page Facebook, ce vendredi en début d’après-midi. L’annonce explique l’annulation du rendez-vous hebdomadaire donné par la porte-parole du gouvernement pour évoquer les affaires nationales sur les ondes de la Radio nationale (RNM).
    ⭕️Pour l’heure, aucune information ne filtre de la rencontre. Le chef de l’Etat, annoncé comme étant l’une des cibles d’un projet d’élimination de personnalités, selon Berthine Razafiarivony, la Procureure générale près la Cour d’appel d’Antananarivo, ne s’est pas encore exprimé sur le sujet. Ce sont ses collaborateurs à la Présidence de la République qui sont montés au front, tout comme les parlementaires issus de la majorité présidentielle.
    ⭕️Mercredi, Berthine Razafiarivony avait révélé l’existence d’interpellation de plusieurs personnalités de nationalité malgache et étrangère pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Elle avait évoqué l’existence d’un plan visant à éliminer des « personnalités dont le chef de l’Etat ». Le lendemain, Fanomezantsoa Randrianarison, ministre de la Sécurité publique, avait évoqué l’arrestation de six individus « un Etranger, deux bi-nationaux et trois Malgaches ».
    Photo : archives
  • DEVELOPPEMENT – Le plaidoyer d’Andry Rajoelina pour la stabilité

    DEVELOPPEMENT – Le plaidoyer d’Andry Rajoelina pour la stabilité

    Le président de la République Andry Rajoelina a appelé à la stabilité ce mercredi lors de la signature d’une convention de financement d’une totalité de 490 millions de dollars avec la Banque mondiale à Iavoloha. Pour le président de la République, la stabilité politique est une des conditions requises pour redresser Madagascar. Une vision partagée par Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des opérations de la Banque mondiale à Madagascar.

  • ADMINISTRATION – Des organisations de la société civile alertent sur un risque de renforcement de la centralisation du pouvoir entre les mains l’Exécutif central

    ADMINISTRATION – Des organisations de la société civile alertent sur un risque de renforcement de la centralisation du pouvoir entre les mains l’Exécutif central

    Antananarivo, 20 Juillet, 21h20 – Des organisations de la société civile s’inquiètent. Dans un communiqué publié lundi, elles attirent l’attention sur les velléités du pouvoir central de doter les gouverneurs des régions de plus de pouvoirs, et partant de renforcer ses propres pouvoirs sur les collectivités territoriales décentralisées (CTD). Elles font part de l’existence d’un projet de décret visant à « renforcer les pouvoirs de ces autorités désignées vis-à-vis des services territoriaux déconcentrés ».
    ⭕Le projet de texte prévoit, entre autres, « des dispositions qui obligent les STD à rendre compte au chef de l’Exécutif de la région et d’assister les CTD selon leurs besoins », révèle un communiqué signé par le collectif des OSC qui le conteste. Mais comme « les gouverneurs, chefs des régions, ne sont toujours pas élus », ce projet, « par extension, ne fera que renforcer la concentration des pouvoirs entre les mains du pouvoir central », poursuivent les signataires du communiqué. Si le texte peut être perçu comme « une avancée vers la territorialisation des fonctionnaires », le maintien d’un système de désignation à la direction des régions lui enlève tout son sens, regrettent-ils encore.
    ⭕Dans leur communiqué, les organisations demandent ainsi aux autorités « de se rétracter et de ne pas présenter le projet de décret en Conseil des ministres ». Elles en appellent, par ailleurs, à l’organisation « dans les meilleurs délais les élections des chefs de région et des conseils régionaux », et à la dotation aux CTD et STD des moyens adéquats leur permettant de réaliser leurs attributions.
    ⭕Discuté lors du Conseil des gouverneurs qui s’est tenu à Iavoloha le 9 Juillet dernier, le projet de décret consiste, notamment, à « permettre aux gouverneurs des régions d’avoir la possibilité de surveiller et de coordonner les activités des STD sur les projets de développement de l’Etat », confie un gouverneur, joint au téléphone. « Il s’agit surtout de permettre aux gouverneurs d’avoir le contrôle sur le fonctionnement des STD », ajoute u autre gouverneur.
    ⭕Les deux gouverneurs contactés précisent néanmoins que les rôles des gouverneurs en tant que représentants de l’Etat s’arrêtent à la direction des STD et au pilotage des projets de développement décidés au niveau central. « Tout ce qui est contrôle de légalité et tout ce qui relève de la souveraineté de l’Etat restent entre les mains des préfets et des chefs de district », soulignent-ils. L’objectif, ajoutent-ils, est qu’il y ait « le moins de blocage et le plus de facilité dans la réalisation des projets de développement ».
    ⭕Lors du dernier Conseil des gouverneurs, le président de la République Andry Rajoelina a clairement spécifié que la réalisation des « velirano » présidentiels incombe aux gouverneurs. Ils ont ainsi reçu des instructions pour « accélérer la mise en œuvre des projets de développement afin de relever les défis à court et à long terme ». La collaboration avec les élus des CTD et les fonctionnaires au niveau des directions régionales des ministères fait partie de ces instructions données par le chef de l’Etat.
    Photo : Présidence de la République
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 16 JOLAY 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 16 JOLAY 2021

    – VALANARETINA – Roa no maty vokatry ny Covid-19 omaly alakamisy, 16 ireo tranga vaovao
    – FAMPIANARANA – Tsy hisy fahatapahany ny fanadinana BEPC na dia andro tsy fiasana aza ny talata ho avy izao.
    – FITANTANANA – Efa notombanan’ny filoham-pirenena ireo mpikambana ao amin’ny governemanta, hoy ny minisitry ny serasera sy ny kolontsaina.
  • 14 JUILLET  –  La France dit aussi vouloir reprendre au plus vite les discussions autour des iles éparses, son ambassadeur à Madagascar

    14 JUILLET – La France dit aussi vouloir reprendre au plus vite les discussions autour des iles éparses, son ambassadeur à Madagascar

    Antananarivo, 14 Juillet, 21h15 – Liva Djakoba Tehindrazanarivelo, ministre des Affaires étrangères, et Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar, ont unanimement reconnu ce mercredi que la consolidation et l’apaisement des relations entre Madagscar et la France passe par la poursuite, ou plutôt la reprise des discussions sur les îles éparses. mercredi à la résidence de France. Tous deux ont ainsi fait part de la volonté des deux pays de renouer le dialogue autour de ce thème qui a plus ou moins causé une tension entre les deux pays ces derniers mois.
    ⭕« La France partage la volonté de reprendre au plus vite les discussions autour des iles du canal de Mozambique », a déclaré Christophe Bouchard dans son discours à l’occasion de la célébration de la fête nationale française ce mercredi à Ivandry. Une reprise qui doit se faire le plus rapidement possible, a renchéri Liva Djakoba Tehindrazanarivelo dans son allocution. Ce sujet constitue « un blocage pour une relation apaisée entre les deux pays », a-t-il poursuivi. La résolution du différend est d’autant plus importante que la réclamation de ces îles font partie du « parachèvement du processus indépendance de la grande île » en vue de sa « liberté totale « , insiste-t-il. Mais surtout, ajoute Christophe Bouchard, les « deux chefs d’Etat s’y sont engagés » et cela se fera.
    ⭕La commission mixte mise en place pour discuter du sujet s’est réunie une première fois en Novembre. Un deuxième round des discussions devait avoir lieu, mais la crise sanitaire mondiale n’a pas permis la reprise des discussions. Entre temps, la France a poursuivi puis parachevé le processus de création des îles Glorieuses en réserve naturelle nationale. Une décision contre laquelle Madagascar s’est clairement insurgé.
    ⭕Au-delà des questions liées à la souveraineté sur lesquelles Madagascar entend aborder le sujet, la France, elle estime surtout que « la commission mixte doit trouver des solutions dans l’intérêt des deux pays de lancer des coopérations bénéfique dans la biodiversité la pêche durable ou la sécurité maritime dans cette zone ».
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 14 JOLAY 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 14 JOLAY 2021

     

    – FIFANDRAISAN-DAVITRA : Nampitsahatra ny fitokonana ireo mpiasa mikamba ao amin’ny vondrona sendikalin’ny Paositra Malagasy
    – ANGOVO : Efa manomboka mihatra tsikelikely ny vidin’ny herinaratra vaovao
    – DIPLAOMASIA : Manatrika ny fivorian’ny Filoham-panjakana aty Afrika momba ny politikam-pamatsiam-bolan’ny Fikambanana iraisam-pirenena momba ny Fampandrosoana ny Filoha Rajoelina
  • DIPLOMATIE – Andry Rajoelina s’envole pour la Côte d’Ivoire afin d’assister au Sommet des chefs d’Etat africains en vue reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement

    DIPLOMATIE – Andry Rajoelina s’envole pour la Côte d’Ivoire afin d’assister au Sommet des chefs d’Etat africains en vue reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement

    Antananarivo, 14 Juillet, 11h25 – La présidence de la République annonce la participation du Président Andry Rajoelina au Sommet des chefs d’Etat africain en vue de la 20ème reconstitution du fonds de l’Association internationale de développement (IDA-20) qui se tiendra jeudi à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le président de la République a quitté Antananarivo ce jeudi en milieu de matinée. Son vol était prévu décoller à 10h00.
    ⭕️La réunion qui se tient en Côte d’Ivoire devrait permettre d’identifier les priorités clés pour le financement en Afrique. Les chefs d’Etat devraient également plaider pour une politique et pour des contributions plus importantes en vue de la reconstitution des ressources de l’IDA-20.
    ⭕️Plateforme de lutte contre la pauvreté mise en place par la Banque mondiale, l’IDA a été créée en 1960 et intervient dans 74 pays dans le monde, majoritairement en Afrique. Elle octroie « des dons, des prêts à taux zéro ou faible ainsi que des conseils stratégiques pour stimuler la croissance économique, renforcer la résilience et améliorer la vie des plus pauvres ».
    ⭕️Selon la Banque mondiale, l’IDA a fourni environ 422 milliards d’ariary de dollars d’investissements dans 114 pays depuis sa création. La présidence de la République indique de son côté que Madagascar reçoit en moyenne 200 à 300 millions de dollars par an, sauf cette année où le financement de l’IDA aurait triplé pour atteindre le milliard de dollars en 2021.
  • RECONCILIATION NATIONALE – La mise en place d’un espace de dialogue national privilégiée par le Comité du Fampihavanana Malagasy (CFM).

    RECONCILIATION NATIONALE – La mise en place d’un espace de dialogue national privilégiée par le Comité du Fampihavanana Malagasy (CFM).

    Antananarivo, 9 Juillet, 16h00 – Du pain sur la planche. Le Conseil du fampihavanana malagasy (CFM – Conseil pour la réconciliation malgache) croule sous les dossiers et les demandes. 1.300 dossiers et requêtes en tous genres ont été reçus par le Conseil depuis le début de son mandat. Cependant selon Alphonse Maka, président du CFM, la mise en place d’un dialogue social est privilégiée actuellement. La situation politique qui prévaut dans le pays risque d’accroitre le ressentiment et la haine entre les différents acteurs politiques du pays et peut diviser la population estime l’institution.
    ⭕️Pour y remédier, le CFM met en avant la mise en place d’un espace de concertation entre les acteurs politique et appelle à l’apaisement. Il rappelle les actions qu’il a déjà entreprises depuis le début d’une nouvelle crise apparue tôt cette année. Le CFM annonce avoir déjà approché toutes les entités politiques du pays dans le but d’instaurer ce climat d’apaisement.
    ⭕️Le CFM a entamé depuis jeudi et ce pendant 15 jours sa deuxième session ordinaire. Prévue au mois de juin, elle a été repoussée en raison de la situation sanitaire du pays. Au programme de cette session, figurent l’étude de nombreux dossiers en instance, notamment les demandes d’amnistie en faveur de prisonniers politiques depuis les années 2000 et la réparation des préjudices subis par les victimes des crises politiques successives. Certains dossiers ont déjà été transférés à la Commission spéciale indépendante pour l’amnistie pour ceux qui en formulent une demande et au ministère des finances pour les demandes de réparations, informe le CFM.
    Photo : Conseil pour le fampihavanana malagasy (CFM)
  • TERRITOIRE – Madagascar dit regretter la démarche française de faire des îles Glorieuses une réserve naturelle française

    TERRITOIRE – Madagascar dit regretter la démarche française de faire des îles Glorieuses une réserve naturelle française

    Antananarivo, 2 Juillet, 14h35 – Madagascar proteste à nouveau. Dans un communiqué publié ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères fait part des « regrets » de l’Etat malgache par rapport à ce qu’il qualifie de « démarche arbitraire du gouvernement français » de faire des îles Glorieuses une réserve naturelle française. Cette démarche, indique le ministère, « va à l’encontre de l’engagement des deux parties à s’abstenir de tout acte unilatéral pendant la durée des négociations pour le règlement pacifique du différend relatif aux îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India ».
    ⭕Dans son communiqué, le MAE souligne que « le projet de décret de création de la réserve naturelle nationale avait déjà fait l’objet d’une opposition du gouvernement malgache ». « La position Madagascar sur cette création demeure inchangée », poursuit le MAE qui dénonce une volonté de l’Etat français « d’ignorer l’appel à la retenue lancé par le gouvernement malgache » et « d’aller à l’encontre du communiqué conjoint issu de la Commission mixte du 18 Novembre 2019 dans lequel les deux parties sont convenues de poursuivre leur dialogue dans un esprit positif, constructif et de bonne foi ».
    ⭕Dans son communiqué, le MAE s’en tient à la protestation et aux regrets. Aucun détail n’est annoncé sur la suite des négociations menées avec le gouvernement français pour la « rétrocession » des îles éparses. Le communiqué semble juste insister sur le fait que Grande île s’oppose à la démarche de l’Etat français et non à la préservation de l’archipel des Glorieuses.
    ⭕Dans son communiqué, le MAE rappelle en premier lieu que « Madagascar s’attache à la préservation de l’environnement et à la sauvegarde de l’exceptionnelle richesse de notre biodiversité à l’échelle mondiale et sur l’ensemble du territoire malgache ». Il parle d’une « cause nationale et d’une priorité de l’Etat malgache ».
  • INSTITUTION – La Haute cour constitutionnelle corrige sa décision sur la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition et n’y mentionne plus la possibilité pour l’opposition extra-parlementaire de choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure extra-parlementaire

    INSTITUTION – La Haute cour constitutionnelle corrige sa décision sur la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition et n’y mentionne plus la possibilité pour l’opposition extra-parlementaire de choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure extra-parlementaire

    Antananarivo, 30 Juin, 6h50 – La décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) relative à la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition est de nouveau en ligne depuis mardi après en avoir été retirée lundi. Comme indiqué par un haut conseiller, le texte a fait l’objet de correction.
    ⭕Mais plus qu’une « correction d’ordre syntaxique et de formulation », c’est une phrase entière qui a été retirée de la décision. Celle qui indiquait, dans le considérant n°4 que « l’opposition extra-parlementaire peut choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure parlementaire » a été extirpée du texte initial et ne figure plus dans le nouveau texte officiel.
    ⭕La décision en elle-même, celle qui indique que la loi déférée est conforme à la Constitution sous réserve des considérants 4, 5 et 6, n’a pas changé. La HCC maintient que « le chef de l’opposition officielle dirige uniquement l’opposition parlementaire et non l’opposition extra-parlementaire ».
    ⭕En ouvrant la possibilité pour l’opposition extra-parlementaire de choisir librement un ou des chefs de l’opposition en dehors de toute procédure parlementaire dans sa décision initiale, la HCC consacrait juridiquement l’existence d’une opposition en dehors du Parlement. La phrase ayant été retirée du texte initial, l’opposition extra-parlementaire peut, certes, continuer à exister, mais aucun droit ne lui est officiellement reconnu.
    ⭕Si le texte est promulgué par le chef de l’Etat, le chef de l’opposition officielle devrait ainsi être un député choisi parmi et par les élus qui siègent au sein de l’Assemblée nationale et non une personnalité qui aura été choisie par les groupes politiques d’opposition. Il devrait devenir vice-président de l’Assemblée nationale et devrait bénéficier de tous les droits et avantages prévus par la loi.
    ⭕Dans l’ancien texte adopté en 2011, le chef de l’opposition pouvait ne pas être un député. Il revenait aux groupements politiques d’opposition de le choisir en dehors de toute procédure parlementaire. Mais une fois choisi, le chef de l’opposition officielle pouvait acquérir de par son statut un siège de député, et avoir rang de vice-président.