Catégorie : Économie

  • INFLATION – L’orientation de la politique monétaire de la BFM devrait rester “restrictive” à court terme, selon la Banque mondiale

    INFLATION – L’orientation de la politique monétaire de la BFM devrait rester “restrictive” à court terme, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 10 Mars, 7h55 – La Banque mondiale préconise la prudence. Dans sa note de conjoncture économique 2025 de Madagascar, cette institution de Bretton Woods souligne que “l’orientation de la politique monétaire de la Banque centrale devrait rester restrictive à court terme”, dans un contexte d’inflation persistante.

     

    Dans ce document, la Banque mondiale estime que “le nouveau cadre de politique monétaire ciblant les taux d’intérêts au jour le jour adopté par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) n’est pas encore un cadre pleinement développé de ciblage de l’inflation”. Celui-ci “adopte plutôt une approche plus prospective, qui devrait améliorer l’efficacité de la politique monétaire”, expose cette institution financière.

     

    Ainsi, selon la Banque mondiale, les autorités monétaires du pays continuent de surveiller l’environnement économique. Elles auraient fait part de leur volonté d’augmenter encore les taux d’intérêt de référence si les pressions inflationnistes persistent, d’après cette institution de Bretton Woods.

     

    La Banque mondiale n’est pas la seule à préconiser cette politique monétaire restrictive. Les administrateurs du Fonds monétaire international (FMI) avaient souligné que la BFM devrait se tenir prête à relever ses taux directeurs afin de maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante. C’est ce qu’ils ont annoncé à l’issue de l’achèvement de la première revue des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité sur la résilience et la durabilité (FRD) de Madagascar.

     

    Ces administrateurs du FMI avaient aussi recommandé l’amélioration du fonctionnement du nouveau cadre opérationnel de la politique monétaire. Des communications claires, transparentes et opportunes faites par la BFM contribueraient par ailleurs à accroître la crédibilité et l’efficacité de sa politique monétaire, estiment-ils.

     

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  • ENERGIE – Deux centrales solaires de 3MW et de 2MW à construire en trois mois à Mahajanga 

    ENERGIE – Deux centrales solaires de 3MW et de 2MW à construire en trois mois à Mahajanga 

    Antananarivo, 10 Mars, 6h25 – “Les cauchemars des coupures de courant sont derrière nous”. Le président de la République Andry Rajoelina promet que ce sera bientôt la fin du délestage à Mahajanga. “L’électricité ne sera plus coupée surtout dans la journée dès que nous aurons fini de construire les parcs solaires”, assure-t-il lors du lancement officiel du chantier de la centrale solaire dans le fokontany de Manjarisoa. Durant son discours, le chef de l’Etat a promis que les travaux devraient se terminer dans trois mois.

     

    Outre la centrale de Manjarisoa qui aura une puissance de 3MW, une autre centrale de 2MW est prévue à Amborovy. Comme les chefs-lieux de province autres qu’Antananarivo, et Nosy Be, Mahajanga aura droit à des parcs solaires d’une puissance de 5MW en tout. “Des parcs immenses, construits sur l’équivalent de cinq terrains de foot”, souligne Andry Rajoelina dans son discours.

     

    La construction des centrales solaires de Mahajanga fait partie du projet de construction de centrales solaires de 50MW financées sur fonds propres de l’Etat malgache. Dans le cadre de ce projet, 20 MW sont prévus pour Antananarivo et ses environs tandis que 30 MW sont répartis dans les cinq autres chefs-lieux de province et Nosy Be.

     

    Selon le Conseil des ministres de la semaine dernière, les centrales solaires prévues à Antananarivo qui seront construites à Ambatomirahavavy, Ambohidrano Ilafy et Andoharanofotsy ont déjà commencé. Le projet de parcs solaires de 100MW, dont les 50MW d’Ambodifasina-Tsarasaotra dans le cadre du projet Lac Iarivo viendra également renforcer l’approvisionnement en électricité du réseau interconnecté d’Antananarivo.

     

    Photo d’illustration : Présidence de la République

  • ENERGIE – La première turbine du parc éolien de QMM et l’extension du parc solaire de la compagnie opérationnelles depuis février

    ENERGIE – La première turbine du parc éolien de QMM et l’extension du parc solaire de la compagnie opérationnelles depuis février

    Antananarivo, 9 Mars, 20h15 – L’une des 19 turbines du parc éolien de QMM est installée depuis le mois de janvier et elle est déjà fonctionnelle depuis le mois de février. Au rythme des travaux entrepris, ce parc devrait être livré cette année, avance cette compagnie minière.

     

    Lancée au mois d’août de l’année dernière, la construction de ce parc éolien implanté à Ehoala Park permettra à QMM d’injecter 16 MW supplémentaires d’énergie verte pour l’alimentation en électricité de ses sites de production ainsi que de la ville de Tolagnaro.

     

    L’extension de la capacité du parc solaire de QMM est également déjà opérationnelle, confirme la compagnie.Avec l’addition de 6 MW, ce parc solaire totalise 14 mégawatts de production d’électricité. Cette centrale solaire située à Ehoala Park, qui est composée de 14 640 panneaux et inaugurée le 27 avril 2024 est d’ailleurs le deuxième plus grand parc solaire de Madagascar, fait savoir QMM.

     

    Produire 30 mégawatts avec des sources renouvelables est la matérialisation de la vision « mine durable » de QMM. Cette transition s’inscrit dans le cadre des efforts de cette compagnie visant à adopter des pratiques responsables telles que la réduction des émissions, la gestion responsable des déchets et de l’eau et la restauration de l’environnement local.

     

    Photo : QMM

  • MOBILITE – Piqla lance une flotte de VTC conduits exclusivement par des femmes en partenariat avec Galana Madagascar 

    MOBILITE – Piqla lance une flotte de VTC conduits exclusivement par des femmes en partenariat avec Galana Madagascar 

    Antananarivo, 9 Mars, 19h00 – Piqla étoffe son offre. La société qui s’est imposée comme un des acteurs majeurs du transport urbain durable dans la capitale lance une nouvelle flotte qui sera conduite exclusivement par des femmes. Le lancement de cette nouvelle offre, fruit d’un partenariat durable avec Galana Madagascar, a été officiellement annoncé samedi à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.

     

    Avec le lancement de cette nouvelle flotte, Piqla souhaite promouvoir l’égalité des sexes et créer des opportunités économiques pour les femmes. L’idée est, d’une part, “d’offrir une expérience VTC agréable et sécurisée, respectueuse des différentes communautés présentes à Madagascar”. Mais il s’agit aussi d’ouvrir la voie aux femmes chauffeurs professionnelles. “Au fil de notre processus de recrutement, nous avons rencontré des femmes talentueuses, déterminées et tout aussi capables”, confie Shahim Ismaël, directeur général de Piqla.

     

    Suite à ce partenariat avec Galana Madagascar, les véhicules de la nouvelle flotte seront alimentés dans les stations de recharge de Galana Madagascar. La compagnie pétrolière s’est également engagée dans la promotion de l’énergie verte à Madagascar. Son objectif est de réduire son empreinte carbone à Madagascar.

     

    « Chez Galana, nous sommes convaincus que la mobilité électrique est une clé pour un futur plus propre et plus inclusif. C’est pourquoi nous soutenons des projets comme Piqla”, indique Marc Renauld, directeur général de Galana Madagascar. Il évoque des “initiatives en parfaite adéquation avec les valeurs de Galana et, plus largement, celles de notre groupe Rubis Énergie : une entreprise responsable, engagée pour l’inclusion, la durabilité et l’innovation ».

     

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  • EMPLOIS – Le Groupement des entreprises franches et partenaire composé majoritairement de femmes

    EMPLOIS – Le Groupement des entreprises franches et partenaire composé majoritairement de femmes

    Antananarivo, 8 Mars, 19h30 – Une confédération professionnelle employant majoritairement des femmes. Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) compte plus de 175 000 employés, soit environ 30% des emplois formels à Madagascar. Et selon ce groupement, 57% de l’ensemble de ses employés sont des femmes.

     

    Le GEFP rend ainsi hommage à ses collaboratrices en cette Journée internationale des femmes. “Derrière le succès du ‘Made in Madagascar’ à l’international, des femmes travaillent avec soin dans nos entreprises, pour donner le meilleur d’elles-mêmes “, souligne ce groupement. “Leur dextérité, leur créativité, leur leadership, leur capacité à répondre aux demandes des clients, même à distance, fait que Madagascar est reconnue à l’international pour la qualité des produits fabriqués au pays”, ajoute-t-il.

     

    Les entreprises membres du GEFP opèrent dans 15 secteurs d’activité et contribueraient à 20% du Produit intérieur brut (PIB) de Madagascar. 51% de ces entreprises mènent actuellement des initiatives de promotion de la femme, indique le Groupement des entreprises franches et partenaires.

     

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  • GOUVERNANCE – Un Comité pour le redressement de la Jirama composé de financiers et d’experts en énergie à mettre en place

    GOUVERNANCE – Un Comité pour le redressement de la Jirama composé de financiers et d’experts en énergie à mettre en place

    Antananarivo, 8 Mars, 13h45 – Une autre formation à composer. Un comité pour le redressement de la Jirama devra prochainement être mis en place. Il s’agit d’une des dispositions rapportées du Conseil des ministres délocalisé à Mahajanga, jeudi.

     

    Comme expliqué dans le compte-rendu de cette réunion de l’Exécutif, c’est le Conseil d’administration de la Jirama qui se chargera de la désignation des membres qui composeront ce Comité. Ils devront toutefois être, soit des financiers expérimentés, soit des experts dans le domaine de l’énergie, précise ce rapport.

     

    Mais ce Conseil d’administration de la Jirama devra lui-même être composé de professionnels expérimentés, qui est en mesure de soutenir la direction générale de la compagnie nationale, celle-ci étant l’organe d’exécution des décisions du CA. Il avait par ailleurs été souligné durant ce Conseil des ministres la nécessité pour la Jirama d’avoir de directeurs adjoints qui se chargeront entre autres de la gestion de la finance de cette société d’Etat, des énergies renouvelables et des grands projets d’adduction d’eau potable

     

    Le Conseil des ministres rappelle que les nouvelles dispositions prises concernant le Conseil d’administration de la Jirama figurent parmi les réformes à entreprendre dans le secteur de l’énergie, pour le second appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale. Des journées bloquées sont prévues pour la révision du statut de la Jirama. Elles impliqueront les représentants de la Présidence de la République, du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), du ministère de l’Economie et des finances (MEF), du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH), de la Jirama et de la Banque mondiale.

     

    Plusieurs réformes visant à renforcer la gouvernance du secteur de l’énergie avaient initialement été définies pour ce deuxième DPO avec la Banque mondiale. Le gouvernement devrait, par l’intermédiaire de son Conseil des ministres, adopter des décrets relatifs à la gouvernance de la Jirama, que ce soit pour sa forme juridique, la composition de son conseil d’administration, sa gestion, ses recrutements ou ses performances.

     

    Le gouvernement est également attendu sur les modalités de mise en œuvre du plan de développement à moindre coût (PDMC) pour la sélection et la priorisation des projets de production et de transmission, et le conditionnement de toutes les concessions ainsi que tous les contrats d’achat d’électricité. De même pour les dispositions relatives au développement de l’autoproduction d’électricité. Et par l’intermédiaire de son régulateur, l’Office pour la régulation de l’électrification (ORE), il est attendu la publication des règles pour un marché concurrentiel.

  • MINES – Sahondra Rabenarivo rejoint la société minière QMM

    MINES – Sahondra Rabenarivo rejoint la société minière QMM

    Antananarivo, 6 Mars, 9h55 – Un nouveau poste pour Sahondra Rabenarivo. Deux semaines après avoir quitté le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) qu’elle a présidé durant six ans, elle a rejoint la société minière Qit Madagascar Mineral (QMM) en tant que directrice des relations externes et d’entreprises. Elle a annoncé sa nomination sur LinkedIn, soulignant son engagement envers le développement économique tiré par le secteur privé.

    Sahondra Rabenarivo, juriste de formation, a exprimé sa motivation à rejoindre QMM, une filiale de Rio Tinto basée à Antananarivo. « Depuis le début de ma carrière, j’ai décidé de travailler sur les financements de grands projets transformationnels, notamment d’infrastructure. Je suis convaincue que le développement économique doit être tiré par le secteur privé », déclare-t-elle.

    Après 26 ans de conseil juridique et six ans de collaboration avec le gouvernement malgache dans la lutte contre la corruption, Sahondra Rabenarivo entame une nouvelle étape de sa carrière. « Le temps est venu de rejoindre ce client de longue date », annonce-t-elle sur son réseau social, faisant référence à QMM.
    Sahondra Rabenarivo a quitté le CSI mi-février, marquant la fin de son mandat de six ans au sein de l’organisation.

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  • PERFORMANCE – Le risque de faire faillite pour les sociétés à participation majoritaire de l’Etat est “faible”, selon le ministère des Finances

    PERFORMANCE – Le risque de faire faillite pour les sociétés à participation majoritaire de l’Etat est “faible”, selon le ministère des Finances

    Antananarivo, 5 Mars, 9h25 – Tout sauf faire faillite. Des risques sont à considérer concernant les entreprises à participation majoritaire de l’Etat, que ce soit en matière de rentabilité, de liquidité ou encore de solvabilité. Mais le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime que le risque pour ces entreprises de faire faillite est “faible”, en se basant sur la notation globale des risques. C’est ce que ce département expose dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiale (LFI) 2025.

    En matière de liquidité, le MEF estime que les risques sont très faibles pour les sociétés à participation majoritaire de l’Etat sous revue. Ces entreprises pourraient faire face à leurs passifs à court terme en liquidant leurs actifs à court terme.

    Les risques sont modérés en matière de rentabilité. Ces sociétés sont, selon le MEF dans leur globalité, capables de générer des revenus suffisants pour couvrir les dépenses de fonctionnement. Elles aussi sont capables de produire des bénéfices à partir des actifs en leur possession et du capital investi, estime le ministère chargé des finances.

    C’est en matière de solvabilité que les risques sont élevés. Bien que ces entreprises soient généralement solvables, beaucoup d’entre elles enregistrent un endettement très important. Ce qui peut, selon le ministère, entraîner des difficultés à assurer les services de la dette qu’elles détiennent.

    Comme rappelé dans ce document budgétaire, sur les 51 sociétés du portefeuille de l’Etat, 23 sont à participation majoritaire de l’Etat et 28 à participation minoritaire de l’Etat. “Une société est à participation majoritaire de l’Etat quand l’Etat détient une part égale ou supérieure à 50% dans le capital social”, rappelle le ministère de l’Economie et des finances.

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  • MICROFINANCE – Paositra Finances marque sa présence sur six grandes villes à Madagascar 

    MICROFINANCE – Paositra Finances marque sa présence sur six grandes villes à Madagascar 

    Antananarivo, 5 Mars, 7h05 – Paositra Finances, l’institution de microfinance de Paositra Malagasy (Paoma), connaît une expansion rapide. Depuis l’ouverture de sa première agence à Antaninarenina en septembre 2024, la filiale de la Paoma est désormais implantée dans six grandes villes de Madagascar, selon son directeur général Heritiana Andrianalisoa.

     

    À ce jour, huit agences sont en activité à Antananarivo, deux agences chacune à Antsirabe et à Fianarantsoa, trois à Mahajanga et Toamasina, et deux à Antsiranana. Se disant consciente du besoin d’inclusion financière dans d’autres régions, l’institution prévoit d’ouvrir huit nouvelles agences au cours des six prochains mois.

     

    “Nous ne sommes pas encore présents dans la partie Sud et le Sud-Ouest”, reconnaît Heritiana Andrianalisoa. Il souligne donc que “les huit nouvelles agences à venir seront installées dans cette partie de la Grande île.

     

    Pour étendre sa clientèle, et dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme, Paositra Finances met l’accent sur les femmes à travers le label « Ampela Paré », une initiative visant à soutenir l’entrepreneuriat féminin. Pour encourager les projets portés par des femmes, l’institution offre la gratuité des frais de dossier sur les demandes de crédit. Avec cette expansion et ces initiatives, Paositra Finances confirme son rôle clé dans l’inclusion financière et le développement économique à Madagascar.

     

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  • CARBURANT – Nouvelle baisse de prix de 180 ariary par litre pour le sans plomb, contre une nouvelle hausse de 80 ariary par litre pour le Gasoil

    CARBURANT – Nouvelle baisse de prix de 180 ariary par litre pour le sans plomb, contre une nouvelle hausse de 80 ariary par litre pour le Gasoil

    Antananarivo, 5 Mars, 1h20 – Les prix des trois produits pétroliers vendus à la pompe ont tous connu des ajustements. A l’issue de la révision des prix effectuée le 05 mars à minuit, le sans plomb qui était vendu auparavant à 5 500 ariary par litre est désormais proposé à 5 320 ariary par litre auprès des stations services, soit une baisse de 180 ariary. Le gasoil a connu pour sa part une hausse de 80 ariary, pour se vendre à 4 970 ariary contre 4 890 ariary par litre lors de la précédente révision de prix. Le prix du pétrole lampant a également augmenté dans le cadre de cet ajustement, passant de 2 630 ariary à 2 830 ariary, soit une hausse de 200 ariary par litre.

    Depuis l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants au mois de janvier de cette année, le prix de sans plomb a donc toujours été revu à la baisse lors des trois révisions de prix entreprises. Le 18 janvier, le prix de ce produit avait déjà baissé de 200 ariary par litre. Une autre baisse également de 200 ariary par litre s’en était suivie lors de l’ajustement le 5 février. Et voilà qu’il baisse encore de 180 ariary par litre pour cet ajustement le 5 mars. Durant cette espace de temps, le prix de l’Essence avait donc connu une baisse cumulée à 580 ariary, partant de 5 900 ariary à 5 320 ariary.

    L’ajustement de prix pour le gasoil avait pour sa part été enclenché par une baisse de 140 ariary par litre au mois de janvier. Une augmentation de 130 ariary par litre du prix de ce produit avait été entreprise au mois de février; suivie de cette hausse de 80 ariary qui vient d’être décidée pour ce mois de mars.

    Pour le pétrole lampant, aucune révision de prix n’avait été entrepris sur ce produit lors du premier ajustement effectué au mois de janvier. Une hausse de 200 ariary par litre avait toutefois été appliquée sur ce produit au mois de février, suivie de cette augmentation de 200 ariary par litre qui vient d’être décidée pour ce mois de mars.

    Ce qu’on entend par “mécanisme d’ajustement automatique des prix de carburants” est constitué des Prix maxima affichés à la pompe (PMAP) ajustés mensuellement d’une manière automatique et des Prix de référence calculés (PRC) mensuellement par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) sur la base d’une structure de référence définie par voie d’arrêté. Ces PRC représentent la vérité des prix dans le cadre de ce mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe.

    Ce mécanisme est également constitué de l’Ajustement nécessaire des prix maxima à la pompe (ANP) à chaque début du mois M qui est défini par le maximum entre, d’une part, la variation du PRC entre le mois M-1 et le mois M-2 de chacun des produits et d’autre part, l’écart entre le PMAP et le PRC de chaque produit au mois M-1.

    Le mécanisme tient également compte de l’Ajustement excédant la bande de prix (AEB) au mois M qui reflète la somme allant du mois M au mois M-5 des écarts mensuels entre l’ajustement nécessaire et l’ajustement automatique. Et enfin, il implique l’ajustement automatique à appliquer qui est défini par l’addition de l’ajustement nécessaire au mois M d’une part et de l’ajustement excédant la bande de prix au mois M-1 d’autre part; le tout plafonné dans une bande de prix ayant une limite inférieure fixée à 200Ar/litre en cas de baisse et une limite supérieure fixée à +200Ar/litre en cas de hausse.

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