Catégorie : Économie

  • PECHE – Madagascar a exporté 3 065 tonnes de crevettes sur 3 546 tonnes pêchées en 2024

    PECHE – Madagascar a exporté 3 065 tonnes de crevettes sur 3 546 tonnes pêchées en 2024

    Antananarivo, 4 mars, 18h30 – Les 38 navires utilisés par les cinq sociétés autorisées à effectuer des pêches industrielles aux crevettes côtières ont collecté 3 546 tonnes de ce produit en 2024. 481 tonnes de cette production avaient été consommées localement, si les 3 065 tonnes avaient été exportées pour une valeur d’exportation de 105 milliards d’ariary. C’est ce qu’avait rapporté le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Paubert Mahatante, en marge du lancement de la campagne crevettière, au début de ce mois de mars.

    Ces activités de pêche avaient engagé environ 1 500 marins selon ce qu’avait indiqué ce membre du Gouvernement. Le ministre Paubert Mahatante rapporte par ailleurs 12,131 milliards d’ariary de redevances perçues de ces 38 navires licenciés.

    Pour le ministre chargé de la Pêche, cette performance de la filière crevettes témoigne de la contribution de l’économie bleue sur la caisse de l’Etat. Et elle participe à l’équilibrage de la balance commerciale du pays, lance-t-il.

    Toutefois, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait déjà rapporté que les ventes de crevettes et autres produits de la pêche par les entreprises franches s’étaient contractées de 37,6%. Et ce, en s’établissant à 41 millions de dollars au premier semestre de 2024 contre 65,7 millions de dollars durant la même période en 2023.

    Le prix moyen et le volume des commandes avaient respectivement diminué de 11,3% et de 29,7% dont 7 155,6 tonnes exportées à 5 729,3 dollars la tonne en 2024, contre 10 171,9 tonnes d’envois à 6 455,8 dollars la tonne en 2023. Les « crevettes congelées » (près de 80,0 % du total) et les « conserves de thons » (près de 20,0 % du total) ont respectivement baissé de 37,7 % et de 33,5 % par rapport à 2023, détaille la BFM.

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  • ENERGIE – Changement attendu des prix à la pompe dans la nuit de ce mardi à mercredi

    ENERGIE – Changement attendu des prix à la pompe dans la nuit de ce mardi à mercredi

    Antananarivo, 4 Mars, 14h45 – Sauf changement, les prix des carburants devraient à nouveau changer à 00h00 ce mercredi. Comme déjà annoncé par le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean Baptiste, en janvier, le public devrait commencer à s’habituer au changement des prix à la pompe au début de chaque mois, entre le 1er et le 5 du mois.

    Depuis janvier, les autorités avaient commencé la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Il s’agit d’un engagement pris par l’Etat de façon à bénéficier du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) et du Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD) avec le Fonds monétaire international. Le décaissement de la deuxième tranche de ce programme a été conditionné par l’application de cette mesure censée réduire les subventions de l’Etat aux compagnies pétrolières.

    Le retard de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des carburants a déjà repoussé l’examen de la première revue du dossier de Madagascar par le Conseil d’administration du FMI. Si le calendrier initial avait prévu un examen en fin novembre, celui-ci n’a pu avoir lieu que le 26 février, ouvrant la voie au décaissement immédiat de 101 millions de dollars.

    Pour l’heure, les prix qui seront affichés à la pompe dans la nuit de mardi à mercredi ne sont pas encore connus. Les variations peuvent être à la hausse ou à la baisse. Elles ne devraient juste pas dépasser les 200 ariary. Les variations sont surtout conditionnées par le cours international du baril et par le cours de change.

    Lors du premier ajustement opéré en janvier, les prix du sans-plomb et du gasoil ont baissé tandis que celui du pétrole n’a pas bougé. En février, le prix du gasoil a augmenté alors que celui du sans plomb a continué à baisser. Le pétrole lampant, pour sa part, a connu sa première hausse de prix, l’Etat ayant décidé de ne plus subventionner non plus ce produit.

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  • PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Le closing financier de Volobe prévu au mois de décembre de 2025, selon le calendrier avancé par l’Etat

    PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Le closing financier de Volobe prévu au mois de décembre de 2025, selon le calendrier avancé par l’Etat

    Antananarivo, 3 Mars, 17h55 – Décembre 2025. C’est la date prévue par les autorités malgaches pour la clôture financière du projet hydroélectrique de Volobe Amont, dans le Pacte énergétique national pour Madagascar. Elles rappellent dans ce document que ce sont la Société financière internationale (SFI) et la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), qui sont mandatées pour mobiliser le financement pour ce projet.

    L’entreprise qui entreprendra les travaux de construction de cette centrale devrait également être connue cette année, confie une source proche du dossier. Le directeur général de la CGHV, Rémy Huber, a de son côté déjà indiqué être dans la phase de consultation des entreprises en vue de sélectionner les partenaires EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) pour ce projet. “C’est un processus qui est long et complexe mais qui est cependant indispensable pour s’assurer de bien sélectionner les entreprises”, a-t-il expliqué en marge d’une visite sur le site où sera implantée la future centrale de Volobe Amont.

    D’autres travaux vont encore se poursuivre pour ce promoteur, notamment sur le volet foncier. Ces travaux vont prendre en compte les indemnisations et la préparation des relocalisations. Il y a également les permis et autorisations qui doivent encore être obtenus.

    Suivant ce calendrier, Rémy Huber estime que les travaux de construction de cette centrale hydroélectrique devraient démarrer en 2026. Et ce, pour une mise en service de cette infrastructure énergétique en 2030, avance toujours le directeur général de CGHV.

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  • NOTATION DE CREDIT – Un “B-/B” avec perspectives “stables” pour Madagascar selon Standard&Poors

    NOTATION DE CREDIT – Un “B-/B” avec perspectives “stables” pour Madagascar selon Standard&Poors

    Antananarivo, 3 Mars, 10h30 – Madagascar figure parmi les 26 pays africains notés publiquement par Standard&Poors l’année dernière. Cette agence de notation a reconfirmé non seulement ses notations de crédit souverain à long et court terme “B-/B” mais également les perspectives qu’elle juge “stables’ pour la Grande île. C’est une situation rapportée dans l’Examen des notations de crédit de l’Afrique en 2024, qui est publié sur le site web de cette agence.

    Le 11 avril 2022, S&P Global Ratings avait attribué ses notations souveraines “B-/B” à long et court terme en devises étrangères et locales, avec des perspectives “positives” pour Madagascar. A l’époque, Standard&Poors avait soutenu que les perspectives “positives » qu’elle avançait reflétaient son opinion selon laquelle cette agence de notation pouvait relever la note de Madagascar au cours des 18 prochains mois si les performances économiques et budgétaires et la position des comptes extérieurs s’améliorent.

    Le 7 octobre 2022, S&P Global Ratings avait révisé ses perspectives sur Madagascar de “positives” à “stables”. Elle avait dans la même foulée confirmé ses notations souveraines à long et à court terme “B-/B” de Madagascar. Pour Standard&Poors, ces perspectives stables permettaient d’établir un équilibre entre les perspectives de croissance relativement solides, le soutien continu des donateurs internationaux et la mise en œuvre des réformes structurelles et les pressions budgétaires et financières extérieures croissantes.

    Le 7 avril 2023, S&P Global Ratings a confirmé ses notations de crédit souverain à long et court terme « B-/B » sur Madagascar. Les perspectives restaient stables. Cette fois-ci, les perspectives stables mettent en balance des perspectives de croissance économique relativement solides, un soutien continu des donateurs internationaux et la mise en œuvre de réformes structurelles d’un œil à des déséquilibres budgétaires et extérieurs toujours élevés et à d’importantes vulnérabilités aux catastrophes climatiques, telles que la sécheresse, les inondations et les cyclones.

    Comme expliqué par WeShareBonds, S&P utilise une échelle de notation, allant de AAA à D, divisée en deux catégories à savoir la catégorie « investment grade » et la catégorie dite “spéculative”. La notation de Madagascar est dans la catégorie spéculative. Si BB+, BB, BB- renvoient à des éléments dits spéculatifs, B+, B, B- marque l’absence de caractéristiques d’investissement souhaitables, détaille WeShareBonds.

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  • COMMERCE – De grandes opportunités offertes par le marché britannique à exploiter pour Madagascar

    COMMERCE – De grandes opportunités offertes par le marché britannique à exploiter pour Madagascar

    Antananarivo, 3 Mars, 10h45 – Un marché à percer davantage. Les entreprises malgaches pouvaient déjà utiliser le “Developing countries trading scheme” (DCTS) pour accéder au marché britannique en franchise de droits et de quotas. Mais l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat économique pour l’Afrique orientale et australe (APE-AOA) entre Madagascar et le Royaume-Uni devait à son tour renforcer les liens commerciaux et économiques entre les deux parties. Ces dispositions avaient été exposées par Dean Hurlock, chef des affaires politiques, de la prospérité et de la diplomatie publique de l’Ambassade du Royaume-Uni à Madagascar.

    Lors d’une interview accordé à www.2424.mg, vendredi, Dean Hurlock avait soutenu que la DCTS, comme l’APE ont les mêmes objectifs fondamentaux, à savoir promouvoir le développement économique avec les pays partenaires, et renforcer des relations commerciales mutuellement bénéfiques. “Nous souhaitons aider nos partenaires à diversifier leurs économies, en passant de l’exportation de matières premières à celle de produits manufacturés et à valeur ajoutée”, a-t-il expliqué.

    Ce diplomate britannique rappelle par ailleurs que le Royaume-Uni avait soutenu le Centre du commerce international pour travailler avec des PME et des coopératives dans le secteur du textile et de l’habillement. Et ce, par le biais du Programme de partenariats commerciaux du Royaume-Uni à Madagascar qui vise à augmenter le volume et la valeur des exportations pour soutenir les industries locales afin de développer l’emploi et les opportunités.

    Aussi, depuis 2020, le financement du gouvernement britannique à travers l’UK Trade Partnership Programme (UKTP) a aidé à créer plus de 10 000 emplois à Madagascar. Ce programme avait également généré plus de 7 millions de dollars d’exportations vers les marchés du Royaume-Uni et de l’UE depuis Madagascar dans les secteurs du textile et de l’habillement, rapporte Dean Hurlock.

    Le total des échanges commerciaux entre les deux pays a toutefois baissé, s’établissant à 41 millions de livres sterling au cours des quatre trimestres à la fin du trimestre 3 de 2024. Une baisse de 43,8% est rapportée par rapport à la valeur des échanges entre le Royaume-Uni et Madagascar durant la même période en 2023.

    Sur ces 41 millions de livres sterling, les exportations totales du Royaume-Uni vers Madagascar se sont élevées à 15 millions de livres sterling au cours des quatre trimestres jusqu’à la fin du T3 2024. Ses importations totales en provenance de Madagascar se sont pour leur part élevées à 26 millions de livres sterling au cours de cette période sous revue.

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  • CONDITION DE VIE – Le PIB par habitant de Madagascar passe de 812 dollars en 1960 à 456 dollars en 2024

    CONDITION DE VIE – Le PIB par habitant de Madagascar passe de 812 dollars en 1960 à 456 dollars en 2024

    Antananarivo, 2 Mars, 14h30 – Des conditions de vie qui continuent de se détériorer. C’est ce que note la Banque mondiale par rapport au revenu réel moyen des Malgaches au fil des années. Le PIB par habitant de Madagascar, en dollars constants de 2015, est passé de 812 dollars en 1960 à 456 dollars en 2024, d’après ce que rapporte cette institution de Bretton Woods dans l’édition 2025 de la Note de conjoncture économique de Madagascar.

     

    Le PIB par habitant de Madagascar avait donc été de 812 dollars en 1960. Il a baissé à 685 dollars par habitant en 1980 pour descendre encore à 466 dollars en 2000. Et en 2024, ce PIB par habitant du pays s’établissait à 456 dollars. En d’autres termes, en moyenne, un Malgache en 2024 avait été 43,84% plus pauvre qu’un malgache en 1960.

     

    La Banque mondiale souligne que la croissance est insuffisante pour améliorer de manière significative le niveau de vie à Madagascar. Et que le taux de pauvreté dépasse de loin les niveaux des pays voisins de la Grande île et des comparateurs internationaux.

     

    Ce partenaire de la Grande île rappelle que près de 70 % de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par habitant et par jour en 2022. Le nombre de personnes qui vivaient dans la pauvreté est passé de 15,4 millions en 2012 à 21,1 millions en 2022, soit une augmentation de 50 %, indique-t-elle.

     

    La Banque mondiale estime néanmoins que la croissance devrait s’accélérer et atteindre une moyenne de 4,7% entre 2025 et 2027 pour Madagascar. Cette perspective dépend cependant de la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles mais également soumise à des risques de détérioration, avance-t-elle.

     

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  • La mise en place d’un conseil national pour le textile mise en avant dans la stratégie nationale du textile et de l’habillement

    La mise en place d’un conseil national pour le textile mise en avant dans la stratégie nationale du textile et de l’habillement

    Antananarivo, 2 Mars, 10h45 – Le secteur textile malgache a été au cœur d’une réunion organisée par la Société financière internationale (IFC) de la Banque mondiale à Anosy, lundi dernier. L’objectif : présenter la Stratégie malgache du textile et de l’habillement, un plan ambitieux visant à positionner Madagascar comme un leader mondial dans la fabrication durable de textiles et de vêtements.

     

    La Stratégie, élaborée pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’industrialisation, identifie des actions clés à entreprendre à court, moyen et long terme pour développer le secteur textile. Parmi les priorités, la création d’un conseil national dédié au secteur textile se distingue comme un élément crucial pour diriger les réformes nécessaires.

     

    Le conseil national du textile, une fois mis en place, réunira le secteur public et privé pour définir ensemble les opérations à entreprendre. Karim Guezi, consultant ayant contribué à l’élaboration de la stratégie, souligne l’importance de cette collaboration. « Il y a beaucoup d’opportunités pour Madagascar. La seule chose qui peut stopper cela, c’est probablement la politique. Il y a cependant beaucoup à faire si toutes les parties se mettent sur la même table et se mettent d’accord d’aller de l’avant », a-t-il déclaré.

     

    Ce conseil sera responsable de la politique textile, de l’octroi d’appuis techniques aux acteurs de la filière, de la promotion de la filière, de la certification, des formations des membres, et de la mobilisation des fonds. “Il doit être dirigé par le secteur privé mais avec la participation importante de l’Etat”, ajoute l’expert. Ce conseil jouera un rôle central dans le développement durable du secteur.

     

    Le secteur privé, représenté par Béatrice Chan Chying Yiu, présidente du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), exprime son enthousiasme pour la mise en place de cette plateforme. “Le GEFP a déjà milité il y a quelques années pour la mise en place d’une département ministériel dédié au textile”, indique Béatrice Chan Chying Yiu. Cela n’a cependant pas abouti, regrette-t-elle.

     

    “A un moment nous avons parlé du conseil national du textile . C’est un besoin identifié par le GEFP depuis plusieurs années. Ce serait une bonne chose si on l’institue de façon formelle, une association avec un certain statut qui permettrait aux deux parties d’avoir une discussion saine et surtout avec un véritable dialogue et des négociations” ajoute-t-elle.

     

     

    Le GEFP se plaint d’un manque de vrai dialogue entre l’Etat et les professionnels du textile. La structure de dialogue public privé existe bien au sein de l’EDBM mais sans qu’il n’y ait “de vrai dialogue” ajoute -t-elle. Le GEFP s’est notamment retiré momentanément des discussions concernant la réforme de la loi sur les zones franches, confie la présidente. “Ce sont des propositions voire des décisions qui nous tombent dessus. On nous écoute sans nous prendre en compte. Nous sommes favorable à la mise en place de ce conseil pour discuter et prendre des résolutions qui sont force de proposition au plus haut niveau”, conclut la présidente du GEFP.

     

    De son côté, l’État indique qu’une plateforme est déjà en cours de mise en place. Il s’agit du Conseil national de l’industrie de Madagascar (CNIM). Isidore Razanakoto, directeur général du commerce au ministère de l’Industrialisation et de la consommation, explique que ce conseil permettra de définir une vision commune en tenant compte des problèmes actuels et des opportunités. “Il reste à opérationnaliser, les parties prenantes seront définies à travers cela”, explique Isidore Razanakoto. “Ce sera au travers de ce conseil que le secteur privé et le secteur public pourront définir ensemble cette vision là en tenant compte des problèmes actuels, des opportunités comme le problème à l’importation, les fraudes à l’importation donc tout cela pourrait être pris en compte. Il aura pour mérite de mettre à la même table le secteur public et privé”, explique-t-il.

     

    Aujourd’hui, le secteur textile malgache emploie près de 150 000 personnes et contribue de manière significative aux exportations et au PIB du pays. L’atelier organisé lundi a mis en avant la nécessité de promouvoir un environnement commercial concurrentiel, de faciliter l’accès à l’information, et d’investir dans des infrastructures durables pour soutenir la croissance de l’industrie.

     

    La Stratégie malgache du textile et de l’habillement représente une opportunité majeure pour Madagascar de se positionner comme un leader mondial dans la fabrication durable de textiles et de vêtements. La collaboration entre le secteur public et privé sera essentielle pour atteindre cet objectif ambitieux.

     

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  • 50 000 ha de parcs agricoles pilotes à créer en partenariat avec Sinomach Hainan dans des zones agricoles stratégiques

    50 000 ha de parcs agricoles pilotes à créer en partenariat avec Sinomach Hainan dans des zones agricoles stratégiques

    Antananarivo, 1er Mars, 18h00 – Des sites vitrines dans des zones stratégiques. Le gouvernement envisage de créer des parcs agricoles pilotes dans des sites connus pour être des zones productrices comme le Menabe et le Bongolava. Ces parcs devraient servir de site de démonstration de l’utilisation des équipements agricoles et de site d’expérimentation des innovations agricoles. Ils devraient s’étendre sur une superficie totale de 50 000 ha.

     

    Ces projets entrent dans le cadre des programmes de renforcement de la mécanisation et de l’industrialisation de l’agriculture. Ils seront menés en collaboration avec la société Sinomach Hainan. La signature du memorandum d’entente entre le gouvernement et la société d’Etat chinoise a eu lieu vendredi entre le ministre malgache de l’Agriculture et de l’élevage, Sergio Hajarison, et le représentant de la compagnie. La ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, et la secrétaire d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire, Tahiana Razanamahefa, ont assisté à la cérémonie.

     

    Outre la mise en place de parcs agricoles pilotes, l’accord entre Madagascar et Sinomach Hainan comprend également “la construction d’usines de production d’engrais, afin d’assurer un approvisionnement stable en intrants et réduire la dépendance de la Grande Ile aux importations”. Il s’agira aussi de développer “un réseau national d’unités de transformation agroalimentaire, visant à accroître la valeur ajoutée des productions et à renforcer la compétitivité des filières stratégiques sur les marchés régionaux et internationaux”.

     

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  • PARTENARIAT – Le Pnud réaffirme son engagement à soutenir Madagascar dans l’atteinte de ses objectifs de développement

    PARTENARIAT – Le Pnud réaffirme son engagement à soutenir Madagascar dans l’atteinte de ses objectifs de développement

    Antananarivo, 1er Mars, 10h15 – Un allié infaillible. C’est ce que serait le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) pour la Grande ile. Cette agence onusienne a réaffirmé, mardi, son engagement à soutenir le gouvernement, les acteurs du secteur privé et de la société civile dans l’atteinte des objectifs de développement de Madagascar.

    L’annonce avait été faite par le représentant résident adjoint du Pnud, Jean-François Dubuisson. Et c’était à l’occasion de la Revue annuelle 2024 et la présentation des perspectives programmatiques 2025 du programme de coopération Madagascar-Pnud.

    Des nombreuses réalisations ont déjà été enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de l’actuel cycle de programmation 2024-2028 qui lie le Programme des nations unies pour le développement et Madagascar. Pour Jean-François Dubuisson, ces résultats ont été obtenus “grâce à la contribution de tous les acteurs, et à une bonne collaboration entre le gouvernement et le PNUD”.

    Le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) parle de “progrès satisfaisant”, dans la mise en œuvre de ce programme de coopération, notamment dans les domaines de la gouvernance, de l’économie, de l’environnement et de la gestion des finances publiques.

    Comme rappelé par ce département, en 2024, le Pnud avait apporté son appui à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi qu’à la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Cette agence onusienne avait également soutenu Madagascar dans son intégration à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Elle avait également fourni son appui pour la transition énergétique, grâce à la construction de centrales hybrides dans la région Anosy et Atsimo Andrefana, détaille le ministère.

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  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banque centrale appelée par le FMI à se tenir prête à relever ses taux directeurs

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banque centrale appelée par le FMI à se tenir prête à relever ses taux directeurs

    Antananarivo, 28 Février, 14h30 – Le resserrement avancé. La Banky foiben’i Madagasikara “devrait se tenir prête à relever ses taux directeurs”, déclare Nigel Clarke, le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI). C’est une disposition qui devrait permettre de “maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante”, expose-t-il.

     

    Cette déclaration avait été faite à l’issue de la réunion du Conseil d’administration sur les premières revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et de l’accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la République de Madagascar.

     

    Une banque centrale augmente ses taux d’intérêts, généralement, pour réduire l’offre de monnaie. Et ce resserrement monétaire est surtout utilisé pour contrôler l’inflation et stabiliser l’économie.

     

    Le comité monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara avait dernièrement décidé de maintenir le niveau de ses taux directeurs. Le taux des facilités de prêts marginal est maintenu à 11,5%, tout comme celui des facilités de dépôts qui restait à 9,5%.

     

    Pour justifier cette décision, ce Comité avait soutenu que les conditions monétaires décidées lors de sa précédente réunion sont encore appropriées à la conjoncture économique actuelle. Mais le maintien de ces taux directeurs avait également pour objectif de soutenir le dynamisme des activités économiques tout en maîtrisant le risque inflationniste, avait indiqué la Banque centrale.

     

    L’autorité monétaire malgache appréhende toutefois plusieurs incertitudes. Elle avait alors rassuré qu’elle continuerait à surveiller l’évolution macroéconomique, afin d’anticiper d’éventuels ajustements de politique monétaire pour stabiliser l’ariary. La prochaine réunion du Comité monétaire de la BFM est prévue le 06 mai 2025.

     

    Le FMI s’est par ailleurs exprimé sur la crédibilité de la BFM. Selon cette institution de Bretton Woods, cette crédibilité de l’autorité monétaire malgache pourrait être renforcée par de nouvelles améliorations du cadre de gestion des liquidités et une meilleure communication sur les décisions de politique monétaire.

     

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