Catégorie : Économie

  • ENTREPRENEURIAT : L’ “Akao” Fianarantsoa, le premier hub entrepreneurial de Miarakap en régions entre en service

    ENTREPRENEURIAT : L’ “Akao” Fianarantsoa, le premier hub entrepreneurial de Miarakap en régions entre en service

    Antananarivo, 26 Fevrier, 13h45 – Miarakap étend son réseau de hubs entrepreneuriaux en région. Akao, le premier hub en dehors d’Antananarivo a été inauguré la semaine dernière à Fianarantsoa. Pour le fonds d’investissement à impact, le principal objectif de Akao est de dynamiser l’écosystème entrepreneurial dans la région Haute Matsiatra et alentours, tout en facilitant et en accélérant le déploiement de ses activités dans les régions Sud et Sud Est et Sud-Ouest de Madagascar.

    “Akao Fianarantsoa pourra ainsi accueillir divers événements de réseautage, de formations, de réunions ou encore de panels de discussions”, avance la directrice de programme de Miarakap, Layticia Rasidimanana. L’équipe de ce Fonds pourra également y être au plus près des nombreux entrepreneurs qu’il accompagne, ajoute-t-elle.

    Miarakap bénéficie du soutien de la direction de la Coopération internationale du gouvernement de Monaco. Cet appui lui permettra de renforcer la dimension régionale de sa mission qui est “d’impacter avec les entrepreneurs”.

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  • INTERNET – Starlink propose des tarifs spéciaux pour les projets liés aux services sociaux et sur les communautés rurales, selon le ministère du Développement numérique

    INTERNET – Starlink propose des tarifs spéciaux pour les projets liés aux services sociaux et sur les communautés rurales, selon le ministère du Développement numérique

    Antananarivo, 26 Février, 12h15 – Un numérique qui se veut au service de l’humain. La délégation de Starlink reçue lundi par la ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications aurait exprimé la volonté de la société d’Elon Musk de mettre en place une politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) à Madagascar.

    Si l’on en croit le ministère, les représentants de cette société qui fournit un accès Internet par satellite ont proposé d’accorder au gouvernement malgache des tarifs spéciaux pour les projets touchant les écoles, les hôpitaux et les communautés rurales. L’achat des équipements devrait néanmoins être effectué sur les ressources propres de l’Etat ou des bénéficiaires, précise le ministère.

    Dans le cadre de sa contribution aux activités de développement, la participation de Starlink à des initiatives visant à réduire la fracture numérique avec les différents partenaires et les bailleurs de fonds classiques comme la Banque mondiale, a également été évoquée. D’après le ministère, les deux parties partagent les mêmes convictions et valeurs, et ont démontré une volonté commune de contribuer au développement économique et social du pays.

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  • ECONOMIE – Le travailleur malgache trois fois moins productif que la moyenne en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale

    ECONOMIE – Le travailleur malgache trois fois moins productif que la moyenne en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 26 Février, 8h55 – Un environnement économique peu favorable à la productivité. La note de conjoncture économique publiée mardi par la Banque mondiale indique que Madagascar fait partie des pays les moins performants au monde en matière de productivité. Selon cette note, “un travailleur malgache est aujourd’hui trois fois moins productif que la moyenne en Afrique subsaharienne”.

    Mais en plus d’être faible, la productivité ne cesse de diminuer ces deux dernières décennies sur la Grande Ile, poursuit encore la note de la Banque mondiale. En témoigne le recul de 0,2% par an du produit intérieur brut par travailleur, signalé dans le document.

    Cette faible productivité est notamment due un accès limité au financement des entreprises, au manque de fiabilité des services publics, notamment l’électricité et l’eau, ainsi qu’aux incertitudes politiques. Ces situations sont considérées comme des obstacles importants à la productivité des entreprises. A ces obstacles s’ajoutent l’insuffisance des infrastructures de transport et les capacités limitées du capital humain.

    En raison de cette faible productivité, beaucoup d’emplois sont mal rémunérés et la pauvreté reste élevée. La note de la Banque mondiale indique que 25% des entreprises les plus productives sont capables de payer leurs employés jusqu’à sept fois plus que 25% des entreprises figurant dans la liste de celles qui sont les moins productives. Par ailleurs, pour cause de faible revenu, 70% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté international qui est de 2,15 dollars.

    La note de conjoncture économique de la Banque mondiale met ainsi met en lumière “l’urgence d’accroître la productivité pour garantir une croissance durable et inclusive, ainsi que la création d’emplois”. Pour la Banque mondiale “l’augmentation de la productivité est un moteur essentiel de la croissance économique”.

    Se disant aux côtés du gouvernement, du secteur privé et de la population, l’institution de Bretton Woods insiste alors sur la nécessité “de garantir une énergie fiable, des infrastructures efficaces et une meilleure connectivité” pour améliorer la productivité. Elle rappelle que c’est la productivité qui “permet de créer des emplois mieux rémunérés et de réduire la pauvreté”.

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  • CHIFFRE DU JOUR : 26%, la part moyenne de la France sur les IDE à Madagascar

    CHIFFRE DU JOUR : 26%, la part moyenne de la France sur les IDE à Madagascar

    Ravi d’être à nouveau avec vous pour cette nouvelle journée. C’est l’émission « le chiffre du jour » que vous êtes sur le point de suivre. Et c’est toujours avec la visée informative, sur laquelle l’équipe de la rédaction de www.2424.mg s’investit, que nous vous la présentons.

    En parlant justement d’investissement, l’EDBM qui est l’agence qui s’assure de sa promotion au pays a rapporté lundi que les flux entrants d’Investissements directs étrangers ou IDE à Madagascar s’élevaient à 519 millions de dollars en 2023.
    Et sachez que c’est la France qui était le premier investisseur étranger à Madagascar, avec 199 millions de dollars investis au pays pendant la période sous revue, d’après l’EDBM.

    Nous allons donc nous intéresser donc à ce partenaire économique de la Grande île pour notre « chiffre du jour ».

    Le secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce avait déjà noté dans un récent rapport sur Madagascar que les principaux investisseurs étrangers au pays n’ont pas connu de changement majeur.
    Entre 2019 et 2023, la France avait toujours été le premier investisseur de la Grande île. Celle-ci représentait en moyenne 26% des IDE à Madagascar durant cette période.
    Le flux d’IDE de la France à Madagascar était de 115,6 millions de dollars en 2019, pour baisser à 105,7 millions de dollars en 2020. Il a significativement baissé à 63 millions de dollars en 2021 pour augmenter à 93,6 millions de dollars en 2022. En 2023, les investissements français à Madagascar s’élevaient à 199,4 millions de dollars.

    C’est quoi au juste les IDE ?

    Les investissements directs étrangers sont définis comme les investissements effectués par un résident d’une économie bien définie (là il s’agit de la France), dans une autre économie étrangère (qui est Madagascar).
    Qu’en est-il des autres pays investisseurs à Madagascar ? Je vais vous en livrer le top 5.

    Entre 2019 et 2023, le deuxième investisseur à Madagascar était les Etats Unis pour 16,9%. Vient l’île Maurice avec 10,4%, suivi du Japon avec 13,6% et la République de Corée avec 7,8%.
    A Madagascar, c’est l’EDBM qui est l’agence qui s’assure non seulement de la promotion mais également de la facilitation des investissements.
    Sa troisième mission est l’amélioration du climat des affaires au pays.

    L’EDBM avait par ailleurs livré des données hautement intéressantes lundi lors de la présentation de son rapport d’activité de 2024. Et c’est sûr que nous allons les traiter dans les prochaines éditions de cette rubrique « le chiffre du jour ». On se donne déjà rendez-vous demain pour un nouveau chiffre !
    Je compte toujours sur vous.

  • IMPÔTS – Le GEM annonce la création d’un observatoire fiscal pour une meilleure gestion des contrôles et du traitement des contentieux fiscaux

    IMPÔTS – Le GEM annonce la création d’un observatoire fiscal pour une meilleure gestion des contrôles et du traitement des contentieux fiscaux

    Antananarivo, 25 Février, 18h00 – Trouver ensemble des solutions pour une meilleure gestion des contrôles fiscaux et de traitement de contentieux fiscaux. C’est l’objectif de la création d’un Observatoire fiscal, prévue par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Le président de cette confédération d’organisations professionnelles, Francis Rabarijohn, avait fait part de ce projet lors de la présentation par la Banque mondiale de la Note de conjoncture économique à Madagascar, ce mardi.

    Comme expliqué par le président du GEM, cet Observatoire servira “à recueillir et à consolider les données en matière de contrôles fiscaux et des anomalies qui peuvent se présenter”. Il devra permettre de trouver des solutions avec l’administration fiscale et l’administration douanière, explique-t-il.

    Une telle disposition est prise par rapport au souci des entreprises vis-à-vis de la fiscalité, des contrôles fiscaux ainsi que des contentieux fiscaux. Francis Rabarijohn souligne que “ce sont des sujets qui préoccupent quotidiennement les entreprises et il faut les traiter”.

    Les enjeux fiscaux avaient déjà été abordés durant la réunion du Comité stratégique du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), au début de ce mois de février. Ce fut une occasion pour ce groupement d’avancer des propositions pour mieux accompagner ses membres, surtout face aux contrôles et contentieux fiscaux rencontrés par les entreprises.

    Le ministère de l’Economie et des finances avait, pour sa part, décidé de réduire cette année à 25% la garantie exigée d’un contribuable concerné par un litige fiscal, qui était auparavant de 50%. Et pour le MEF, il s’agit d’une “réforme majeure du dispositif de sursis de paiement en matière fiscale”, et qui devrait être “une mesure en faveur des entreprises”.

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  • SECTEUR SECONDAIRE – Neuf nouvelles entreprises franches agréées rapportées par l’EDBM

    SECTEUR SECONDAIRE – Neuf nouvelles entreprises franches agréées rapportées par l’EDBM

    Antananarivo, 25 Février, 13h55 – Sur une courbe ascendante. L’Economic development board of Madagascar (EDBM) fait part de l’intérêt des investisseurs pour le statut d’Entreprise franche. La directrice des Services aux investissements de cette agence, Adriannie Tamoha, rapporte neuf nouvelles entreprises agréées pour bénéficier de ce régime en 2024, contre six en 2023 et trois en 2022. Cette croissance avait été rapportée durant la présentation du Rapport d’activités 2024 de l’EDBM, lundi.

    L’investissement total prévu pour ces nouvelles entreprises franches avait atteint 34 millions de dollars en 2024, représentant une forte croissance par rapport à 2023 durant lequel l’investissement dans le secteur s’élevait à 22,5 millions de dollars, précise Adriannie Tamoha. Le secteur textile reste le principal bénéficiaire du statut d’entreprise franche, représentant 66,67 % des agréments, et prévoyant à lui seul 6 445 emplois, poursuit-elle.

    L’EDBM délivre l’agrément d’entreprise franche après avis conforme du Comité technique interministériel mis en place par l’Etat, précise la directrice générale de cette agence de promotion des investissements à Madagascar, Josielle Rafidy. L’assainissement des bénéficiaires du régime de zone franche a par ailleurs été déjà avancé depuis quelques années. Il était notamment indiqué en 2021 que pas moins de 300 entreprises auraient joui du statut de zones franches pour des activités économiques non prises en compte par ce statut.

    La relance de l’adoption du décret abrogeant l’agrément de ces entreprises franches en situation irrégulière, ainsi que le blocage de leur numéro d’identification fiscale (NIF) avaient été discutées lors du dialogue Public-privé à l’époque. L’appartenance à un groupement avait été également avancée comme étant un facteur de diminution des risques de dérives durant cette réunion.

    Concernant cette opération d’assainissement, la directrice générale de l’EDBM, Josielle Rafidy, avait indiqué que des rapprochements de données en provenance de différents ministères et directions en charge des activités des Zones et entreprises franches avaient été entrepris l’année dernière. « Nous avons concilié ces données suivant l’instruction du Conseil des ministres. Chaque entité avait déjà communiqué les données à leur disposition et les responsables étatiques étaient déjà avisés du point de situation. Nous devrions nous attendre à une décision cette année », avance-t-elle.

    La directrice générale de l’EDBM fait par ailleurs part de l’avancée de la réforme de la loi sur les zones et entreprises franches qui est en cours actuellement. C’est une disposition qui engage toutes les parties prenantes, à travers la plateforme de Dialogue Public-privé (DPP), rappelle-t-elle. Sept groupes de travail se penchent sur diverses thématiques, dont les critères ainsi que les failles de la loi sur les ZEF actuelle, a-t-elle indiqué.

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  • CONDITION DE VIE : Plus de 70% des malgaches souffrent de privation dans l’accès aux besoins essentiels, selon la Banque mondiale

    CONDITION DE VIE : Plus de 70% des malgaches souffrent de privation dans l’accès aux besoins essentiels, selon la Banque mondiale

    Education, santé, logement décent. Ce sont plus de 70% des malgaches qui en sont privés, d’après la Banque mondiale. Ce niveau de privation est l’un des faits marquants rapportés dans la Note de conjoncture économique à Madagascar que cette institution de Bretton Woods a présenté ce mardi. La Banque mondiale soutient par ailleurs dans ce document que la croissance actuelle de Madagascar “demeure insuffisante pour réduire durablement la pauvreté ou générer un nombre significatif d’emplois”. Ce partenaire de la Grande île indique alors que près de 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par habitant et par jour. Le rapport “Note de conjoncture économique : combler le gap de la productivité” de la Banque mondiale analyse les évolutions récentes de l’économie malgache. Il présente également les perspectives économiques du pays à moyen terme.

  • INTERNET – Stéphanie Delmotte discute avec Starlink des possibilités de transférer ses services clients à des PME locales

    INTERNET – Stéphanie Delmotte discute avec Starlink des possibilités de transférer ses services clients à des PME locales

    Antananarivo, 25 Février, 12h30 – La création d’emplois locaux était au cœur des discussions entre le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT) avec une délégation de Starlink lundi. A en croire un communiqué du ministère, “Starlink envisage de transmettre ses compétences aux entreprises locales qui seront ensuite chargées de fournir les services à la clientèle”. “Les représentants de Starlink ont exprimé leur engagement à soutenir le gouvernement malgache à travers une collaboration avec des Petites et moyennes entreprises malgaches (PME)”, poursuit encore le ministère.

    Si l’on en croit le ministère, le déploiement des partenariats avec les PME locales pour assurer les services clients de la société fournisseur d’Internet par satellite est déjà en phase d’études au sein même de la société appartenant au milliardaire Elon Musk. “Ce modèle est encore en phase d’étude, étant donné que Starlink se trouve actuellement en phase de démarrage”, souligne le ministère. Il rapporte dans son communiqué que “le projet s’inscrit dans une initiative globale, bien au-delà de Madagascar”.

    Lors de sa rencontre avec Dynamite Obinna, responsable des opérations de Starlink en Afrique et de Sarah Litzenberg, en charge des projets de connectivité stratégique et des initiatives de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de Starlink, la ministre Stéphanie Delmotte a rappelé les attentes du ministère en matière de coopération avec Starlink. Celles-ci incluent, entre autres, “le transfert de compétences en télécommunications et création d’emplois locaux afin de renforcer l’expertise nationale dans le domaine du numérique” ainsi que l’amélioration des services d’accompagnement client, en privilégiant une approche favorisant l’interaction humaine et adaptée aux réalités culturelles locales”.

    La possibilité d’une “domiciliation des paiements des abonnements auprès des établissements bancaires locaux” fait également partie des axes prioritaires des attentes du gouvernement dans le cadre de la présence de Starlink à Madagascar. Le communiqué du ministère ne rapporte cependant aucune réponse de la société américaine à ce sujet. Le ministère souligne toutefois que “les discussions se poursuivront ultérieurement aux Etats-Unis”. L’occasion pour le ministère en charge du Développement numérique d’exprimer encore plus “clairement ses requêtes”.

    En attendant, le paiement des services Starlink, aussi bien de l’achat des équipements que des abonnements, se fait en ligne. Et les échanges avec les services clients se font par messagerie électronique.

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  • INVESTISSEMENT – Madagascar plus performant en termes de création d’entreprise mais faible dans les domaines des services d’utilité publique

    INVESTISSEMENT – Madagascar plus performant en termes de création d’entreprise mais faible dans les domaines des services d’utilité publique

    Antananarivo, 25 Février, 7h35 – Forces et faiblesses. Madagascar enregistrait des meilleures performances dans trois indicateurs que sont la création d’entreprise, le commerce international et la fiscalité, en matière d’investissement. Le directeur des Réformes et du développement du secteur privé de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Tojo Ramamonjisoa, avait apporté plus de précision sur l’évaluation faite par la Banque mondiale dans la première édition du rapport « Business Ready » dans lequel l’environnement des affaires de la Grande île avait été évaluée.

     

    Sur la création d’entreprise, la procédure d’immatriculation des sociétés commerciales au niveau de l’EDBM figure parmi les plus simplifiées en Afrique et même par rapport au pays développés. “Parvenir à immatriculer une Société à responsabilité limitée (Sarl) en 48 heures est déjà une bonne performance, mais nous allons encore l’améliorer”, lance Tojo Ramamonjisoa.

     

    Madagascar avait aussi enregistré des bonnes performances dans le commerce international, notamment avec le traitement des opérations au niveau du Port de Toamasina. Et l’autre bonne performance enregistrée par la Grande île c’est la procédure d’enregistrement fiscal. Selon la Banque mondiale, Madagascar “permet un enregistrement simplifié des entreprises, suit les bonnes pratiques en matière de commerce numérique et durable, et fournit un processus d’enregistrement fiscal transparent”.

     

    Madagascar enregistre pour des faibles performances dans les domaines des services d’utilité publique, de l’insolvabilité des entreprises et de la concurrence sur le marché. “Dans ces domaines, l’économie ne met pas en œuvre les réglementations environnementales pour la fourniture et l’utilisation durables de l’électricité, ne dispose pas de services numériques opérationnels pour la liquidation et la réorganisation, et n’a pas publié de documents d’orientation sur l’application de la loi sur la concurrence”, soulignait la Banque mondiale.

     

    “Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons des gros problèmes en matière d’infrastructures. Il y a des grandes lacunes à combler. Mais pour l’EDBM, ces défis peuvent se présenter comme des opportunités d’investissements », avance le directeur des Réformes et du développement du secteur privé de l’agence malgache de promotion des investissements.

     

    Comme souligné par Tojo Ramamonjisoa, l’EDBM se base sur des indicateurs objectifs et non sur des perceptions tendancieuses dans son appréciation de la situation du climat des affaires. L’EDBM tient par exemple compte de la note de conjoncture économique que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) publie périodiquement. “Chaque rapport se base d’ailleurs sur sa propre méthodologie. Aussi, notre rôle consiste à collecter toutes ces informations et croiser ensuite les données”, explique-t-il.

     

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  • STATISTIQUES – 17 000 ménages à “sonder” dans le cadre de la onzième Enquête permanente auprès des ménages (EPM), selon l’Instat

    STATISTIQUES – 17 000 ménages à “sonder” dans le cadre de la onzième Enquête permanente auprès des ménages (EPM), selon l’Instat

    Antananarivo, 24 Février, 14h05 – Quatre ans après, l’Institut national de statistique (Instat) lance à nouveau son Enquête permanente auprès des ménages (EPM). Pour cette édition de 2025 de l’EPM, ce sont 17 000 ménages répartis à travers les 23 régions du pays qui seront interrogés. L’Instat parle d’un “échantillon représentatif” à qui elle demande “engagement et participation active” pour la réussite de l’enquête.

    “Nous encourageons vivement les ménages tirés à accueillir favorablement des enquêteurs et à répondre aux questions avec sincérité”, invite Iary Michael Rakotondradany, directeur des statistiques et des conditions de vie des ménages. Pour convaincre les ménages, l’Instat indique que “au-delà d’une simple collecte de données, il s’agit d’une “opportunité pour chaque ménage de partager sa réalité quotidienne, d’exprimer les défis auxquels il est confronté et de contribuer ainsi à une meilleure compréhension des conditions de vie à Madagascar”.

    Pour rassurer également les ménages, Iary Michael Rakotondradany assure que “toutes les données collectées seront strictement confidentielles et utilisées exclusivement à des fins statistiques”. Il met en avant la réalisation des enquêtes par “des enquêteurs spécialement formés” et “facilement reconnaissables grâce à leurs uniformes et badges officiels”. L’Instat évoque également l’utilisation des “outils de nouvelle génération, exploitant les technologies modernes”. L’objectif étant de ne pas seulement avoir des données fiables et sécurisées, mais aussi “des informations précises et de qualité”

    Selon l’Instat, l’EPM est “une initiative majeure visant à fournir des données précises et actualisées sur la situation socio-économique des ménages malgaches”. Ces données, censées être “fiables et détaillées” devraient “servir de base aux décideurs publics, aux chercheurs et aux partenaires du développement pour mettre en place des stratégies adaptées aux besoins réels de la population”. Il s’agira, grâce à ces données “d’orienter efficacement les politiques publiques et les interventions visant à améliorer les conditions de vie de la population”.

    Avec l’EPM2025, les autorités espèrent pouvoir “identifier les populations les plus vulnérables, mesurer les inégalités en matière d’accès aux services essentiels et comprendre les dynamiques de pauvreté et de résilience des ménages”. Selon l’Instat, l’enquête consistera surtout à mesurer les niveaux de vie et les inégalités entre les différentes catégories de ménage, à évaluer leur accès aux services de base, à analyser leurs sources de revenus et leurs modes de consommation, mais aussi à appréhender les dynamiques de pauvreté et de vulnérabilité.

    L’EPM 2025 sera menée en deux vagues : la première vague sera effectuée durant le premier semestre, la deuxième durant le deuxième semestre.

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