Catégorie : Économie

  • ECONOMIE – L’accroissement du commerce de Madagascar conditionné par des politiques robustes et davantage d’investissements, selon l’OMC

    ECONOMIE – L’accroissement du commerce de Madagascar conditionné par des politiques robustes et davantage d’investissements, selon l’OMC

    Antananarivo, 24 Février, 8h30 – L’Organisation mondiale du commerce livre la formule. Politiques robustes, davantage d’investissements, une plus grande valeur ajoutée au sein du pays puis une augmentation des échanges commerciaux. Ce n’est qu’ainsi que Madagascar pourrait accroître son commerce, souligne la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. C’était durant sa rencontre avec le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, au lendemain de l’examen de la politique commerciale de Madagascar.

    Ngozi Okonjo-Iweala se veut néanmoins optimiste. “Je pense que si l’on regarde les chiffres, Madagascar fait de réels efforts”, lance-t-elle. “On peut voir que le pays se concentre désormais sur la mise en œuvre des bonnes réformes, sur la recherche d’investissements et sur l’amélioration de son taux de croissance et de son développement, afin d’améliorer les réalités auxquelles sont confrontés ses habitants”, fait-elle remarquer.

    Le ministre David Ralambofiringa avait alors soutenu que “Madagascar est à un tournant critique de son développement aujourd’hui”. L’industrialisation devient d’ailleurs un leitmotiv et une nécessité absolue, de par la création de valeurs, explique-t-il. Et ce, “pour pouvoir justement développer le pays et apporter davantage d’emplois et surtout une valeur ajoutée et augmenter le produit intérieur brut du pays”, expose-t-il.

    Madagascar a néanmoins besoin non seulement de cadres, mais aussi de normalisation et de qualité par rapport aux différents accords régionaux et mondiaux auxquels le pays s’est engagé. “C’est pour ça que nous avons beaucoup échangé avec la directrice générale de l’OMC et l’ensemble de ses équipes sur le renforcement de la collaboration et l’engagement de Madagascar à être un réel acteur de l’OMC”, a rapporté le ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce.

    L’OMC avait alors rassuré sur son soutien pour Madagascar. “Nous sommes derrière vous, nous sommes avec vous, nous vous soutiendrons. Nous ferons de notre mieux avec les moyens limités dont nous disposons”, avanc sa directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala.

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  • Madagascar ambitionne de devenir une destination incontournable des investissements autour du numérique avec Choose Digital Madagascar

    Madagascar ambitionne de devenir une destination incontournable des investissements autour du numérique avec Choose Digital Madagascar

    Antananarivo, 23 Février, 12h30 – Un branding national pour attirer les investisseurs du secteur numérique. Le Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication de Madagascar (Goticom) lance le programme Choose Digital Madagascar afin de “renforcer l’image de Madagascar comme une destination technologique compétitive”. “Avec Choose Digital Madagascar, nous souhaitons projeter une image moderne et innovante de notre pays”, souligne Mbolatiana Andriamanantsoa, présidente du groupement lors de la signature du protocole d’accord entre les divers acteurs la semaine dernière.

    Avec ce branding national, l’organisation entend “attirer les investisseurs et partenaires internationaux en mettant en avant les atouts du pays en matière d’innovation et de services numériques”. Mais il s’agit aussi de “valoriser les compétences locales en démontrant la capacité des entreprises malgaches à répondre aux standards internationaux” et de “structurer un écosystème numérique attractif et performant, en favorisant l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires et de collaboration”, précise-t-elle dans un communiqué.

    Outre l’initiative “Choose Digital Madagascar”, le Goticom lance aussi “Excelia, un label qualité conçu pour garantir la fiabilité et l’excellence des entreprises du numérique”. Ce label vise à “instaurer un cadre de référence pour les entreprises malgaches, leur permettant de se positionner favorablement sur le marché régional et international”, comme l’indique le communiqué du Goticom.

    Les entreprises, selon leur secteur, peuvent ainsi prétendre à trois catégories de label. Il y a d’abord la certification Excelia Trusted E-Commerce qui “garantit la conformité des services de commerce en ligne aux meilleures pratiques en matière de sécurité, d’expérience utilisateur et de protection des consommateurs”. Il y a ensuite “le label Excelia Digital Services (ESN) destiné aux entreprises de services numériques, assurant la qualité des prestations en développement logiciel, intégration de systèmes et solutions technologiques”. La troisième certification est “Excelia Digital Academy qui constitue une reconnaissance attribuée aux centres de formation spécialisés dans les métiers du digital, attestant de la pertinence et de la qualité des formations dispensées”.

    Ces projets, financés par l’Union européenne à travers le Programme d’appui au développement des exportations et à l’intégration régionale (Padeir), visent, entre autres, à améliorer l’accès des services numériques malgaches aux marchés de l’Union européenne et régionaux et la compétitivité de chaînes de valeur exportatrices. Mis en oeuvre par le Goticom, en partenariat avec le ministère en charge du Développement numérique, celui en charge du Commerce, ainsi que l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), le projet prévoit alors “d’appuyer la compétitivité propre des entreprises et de soutenir une meilleure offre en formation professionnelle pour les entreprises”.

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  • INVESTISSEMENT – L’ambassadeur du Japon souhaite un meilleur climat des affaires et plaide pour la nomination d’un ambassadeur de Madagascar au Japon

    INVESTISSEMENT – L’ambassadeur du Japon souhaite un meilleur climat des affaires et plaide pour la nomination d’un ambassadeur de Madagascar au Japon

    Antananarivo, 22 Février, 14h45 – “Des avis plutôt réservés”. Abe Koji, ambassadeur du Japon à Madagascar, évoque un climat des affaires à améliorer pour Madagascar. Rapportant les opinions de 13 entreprises japonaises qu’il a rencontrées durant un récent voyage en Afrique du Sud, Abe Koji indique que ses interlocuteurs ont émis des réserves sur l’environnement des affaires sur la Grande Ile. Ceux-ci ont, entre autres, soulevé des “problèmes de manque d’infrastructures, de gouvernance et de lenteur administrative”, indique-t-il dans son discours à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de l’empereur du Japon, vendredi.

    Dans son allocution, le diplomate japonais indique souhaiter que l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) apporte des réponses à ces préoccupations. “Nous y réfléchissons et nous y travaillons”, assure la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, en conférence de presse en marge de la réception officielle.

    Parmi les points soulevés par Abe Koji figure également la question de remboursement des TVA, aussi bien d’Ambatovy que des autres entreprises japonaises intervenant à Madagascar. L’ambassadeur a remercié les autorités pour le remboursement partiel des TVA pour la compagnie minière filiale de Sumitomo Corporation, mais indique attendre le remboursement intégral. Le même sujet concerne également d’autres entreprises japonaises, indique-t-il. Mais “les procédures sont en cours”, confie Rafaravavitafika Rasata.

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  • ENGAGEMENT MONDIAL – Madagascar invité à ratifier l’Accord sur les subventions à la pêche de l’OMC

    ENGAGEMENT MONDIAL – Madagascar invité à ratifier l’Accord sur les subventions à la pêche de l’OMC

    Antananarivo, 21 Février, 8h15 – Madagascar appelé à s’engager. De nombreux membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont demandé à la Grande île de ratifier l’accord de cette institution sur les subventions à la pêche. Le pays est ainsi sollicité à déposer son instrument d’acceptation de cet accord déjà adopté à la douzième Conférence ministérielle (CM12) de l’OMC en 2022.

     

    L’accord sur les subventions à la pêche établit des règles contraignantes “visant à freiner les subventions néfastes accordées par les gouvernements au secteur de la pêche”. Selon l’OMC, il interdit les subventions à la pêche préjudiciables, facteurs clé de l’épuisement général des stocks de poissons dans le monde. L’accord tient néanmoins compte des besoins des pêcheurs des pays en développement des Pays les moins avancés (PMA).

     

    Bien que cet accord ait déjà été adopté en 2022, le dépôt par chaque membre de l’OMC de son instrument d’acceptation est important. Car pour qu’il soit mis en œuvre, les deux tiers des Membres de l’Organisation doivent le faire. Le Secrétariat de l’OMC peut alors fournir une assistance dans ce sens.

     

    Le ministre de l’Industrialisation et du commerce David Ralambofiringa avait rencontré la Directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala à l’issue de l’examen de la politique commerciale de Madagascar. Ngozi Okonjo-Iweala avait alors indiqué que le ministre malgache chargé du commerce avait fait part de son engagement à promouvoir la ratification de l’Accord sur la pêche. “Ce qui est très bien”, avait lancé la directrice générale de l’OMC.

     

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  • CONCOURS – La startup Plastikôo remporte le Grand prix international de l’Orange Summer Challenge 2024

    CONCOURS – La startup Plastikôo remporte le Grand prix international de l’Orange Summer Challenge 2024

    Antananarivo, 21 Février, 6h15 – “Excellente nouvelle pour Madagascar !”. Orange Madagascar rapporte fièrement la victoire de la startup malgache Plastikôo à l’Orange Summer Challenge d’Orange Afrique et Moyen Orient. L’équipe de Sarobidy Nombatsitoha remporte ainsi le trophée et un chèque de 28 000 euros. De quoi lui permettre d’avancer dans son projet de recyclage de matière plastique pour en faire des matériaux de construction durable. Car comme le confiait Sarobidy Nombatsitoha, si son équipe a pu fabriquer les briques, “pour le moment seuls des prototypes existent, la société est encore en phase d’experimentations”.

    En octobre 2024, la startup a gagné le prix national de l’Orange Summer Challenge. Elle est d’ailleurs née dans le cadre de ce concours. Pendant trois mois, elle a bénéficie d’un soutien et d’un accompagnement de l’Orange Digital Center. Frederic Debord, directeur général d’Orange Madagascar assure que, en plus de récompenser le talent de la jeunesse malgache, “ce prix remporté par Palstikôo démontre aussi la qualité de l’encadrement et de l’accompagnement offert par Orange Digital Center Madagascar”.

    Le prix a été remis jeudi soir à Casablanca au Maroc. Il a été remis à Dina Mallet et Renaud Raharijaona qui ont représenté Orange Madagascar à la cérémonie.

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  • COOPÉRATIONS COMMERCIALES – Madagascar entend mettre en avant ses minerais critiques pour négocier le renouvellement de l’Agoa

    COOPÉRATIONS COMMERCIALES – Madagascar entend mettre en avant ses minerais critiques pour négocier le renouvellement de l’Agoa

    Antananarivo, 20 Février, 15h30 – “Madagascar a l’avantage de pouvoir mettre en exergue ses minerais critiques, utilisés dans la fabrication des matériels de nouvelle technologie et des équipements de production d’énergie renouvelable, pour attirer les investisseurs américains”. Le Gouvernement entend mettre en avant ses atouts pour peser dans les négociations avec les Américains dans le cadre des discussions sur le renouvellement de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa).

    Le Conseil des ministres de mercredi souligne que “Madagascar et les pays partenaires renforcent le lobbying sur les avantages économiques et stratégiques de l’Agoa qui est une mesure dont dépendent directement de nombreux emplois”. Et c’est dans le cadre de ces négociations, en vue de “préserver les intérêts économiques de la Grande île, la coopération dans le cadre de l’Agoa et les investissements directs étrangers” que les minerais critiques sont mis en avant.

    Selon le communiqué du Conseil des ministres qui rapporte les propos présidentiels, “l’Etat fait des accords ayant un impact direct sur le quotidien de la population une priorité”. L’objectif final, poursuit le communiqué, est de “défendre les intérêts malgaches”.

    Les minerais critiques sont, selon les spécialistes, “des matières premières nécessaires à l’énergie renouvelable, aux technologies propres et à la transition vers un avenir plus durable et à faibles émissions de carbone”. Ils sont considérés comme critiques en raison de leur “importance pour le développement industriel et économique”, et des “risques liés à l’approvisionnement, compte tenu de leur volatilité”

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  • INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – Madagascar dans le groupe des pays à performances moyennes, selon les prévisions de la Banque africaine de développement

    INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – Madagascar dans le groupe des pays à performances moyennes, selon les prévisions de la Banque africaine de développement

    Antananarivo, 19 Février, 9h30 – Madagascar devrait enregistrer un taux moyen de croissance de 4,9% entre 2025 et 2026, selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD). Le taux moyen pour l’inflation au pays durant cette période sous revue devra pour sa part se situer à 7%, d’après ce qu’a avancé cette institution panafricaine dans son rapport sur les Performances et perspectives de l’Afrique, publié au mois de janvier.

    La BAD place ainsi Madagascar parmi les pays avec des performances moyennes dans ces indicateurs. Les pays dans cette catégorie sont ceux qui enregistrent des taux de croissance du PIB réel entre 0 et 4,99%. La performance est considérée “bonne” pour la BAD quand les pays enregistrent des taux de croissance supérieurs ou égaux à 5%. Et elle est faible pour ceux qui enregistrent des croissances négatives.

    Madagascar devra par ailleurs enregistrer un déficit de la balance courante de -4,6% et un déficit budgétaire de -3,9% du PIB. Et là encore, la BAD met Madagascar parmi les pays avec des performances moyennes pour ces indicateurs. Elle juge moyenne la performance des pays avec un déficit de la balance courant inférieur ou égal à 5% et la performance des pays avec un déficit budgétaire entre 3 et 5% du PIB.

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  • ENVIRONNEMENT – Six aires protégées pour lancer les projets de mise en concession des parcs nationaux en vue de créer des écolodges de luxe

    ENVIRONNEMENT – Six aires protégées pour lancer les projets de mise en concession des parcs nationaux en vue de créer des écolodges de luxe

    Antananarivo, 19 Février, 12h30 – Nosy Hara. Lokobe. Tsimanampetsotse. Ankarana. Bemaraha. Analamazaotra-Mantadia. Ce sont les six parcs nationaux retenus par les autorités pour lancer le projet de mise en concession des parcs nationaux en vue d’y construire et d’exploiter des ecolodges de luxe. Un atelier de présentation des zones écotouristiques de consultation avec le secteur privé s’est tenu mardi à la Maison de la Diplomatie verte à Ampandrianomby.

    En réponse aux questions soulevées durant l’atelier, il a été indiqué que la concession ne porte pas sur l’ensemble des parcs nationaux. Il s’agira plutôt de confier aux investisseurs la construction, la gestion et l’exploitation d’écolodges de luxe respectueux de l’environnement dans les zones tampons de six parcs nationaux retenus qui sont aujourd’hui gérés par Madagascar National Parks.

    L’objectif de l’atelier était alors de finaliser le cahier des charges du projet de concession, indique le ministère du Tourisme et de l’artisanat, l’un des départements porteurs du projet, avec le ministère de l’Environnement et du développement durable et le ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire. Le ministère parle d’une “nouvelle étape qui marque l’avancement vers le lancement d’un appel à investissement”.

    Avec le projet de mise en concession des parcs nationaux, le gouvernement entend “attirer des investissements pour ????????????́???????????????????????? ???????? ???????????????????????????? ???????????? ????????????????????, ???????????????????????????????????? ???????? ???????????????????????????????????????????????? ???????? ???????? ????????????????????????????????????????????????́ et ???????????????????????????????? ???????? ????????́???????????????????????????????????????????? ????́???????????????????????????????????? ???????????? ????????????????????????????????????????́???? ????????????????????????????”. L’idée est que le projet contribue à “????????́???????????????????????????? ???????? ????????????????????????????, ????????́????????́???????????? ???????????? ???????????????????????????? ???????????????? ???????????? ???????????????????????????????????????????? ???????????????????????????? ???????? ????????????????????́???????????? ???????????????????????????????????????????? ????’????????????????????????????????????????????????????”. Mais le projet devrait aussi aider à “l’expansion de l’offre d’hébergement, dans l’objectif de combler le besoin de 11 500 chambres additionnelles afin d’atteindre le cap du million de touristes”, conclut le ministère en charge du Tourisme.

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  • FINANCEMENT – La deuxième tranche de l’aide budgétaire de la Banque mondiale toujours en discussion

    FINANCEMENT – La deuxième tranche de l’aide budgétaire de la Banque mondiale toujours en discussion

    Antananarivo, 19 Février, 8h15 – En cours de négociation. Les représentants des ministères sectoriels bénéficiant de l’appui budgétaire de la Banque mondiale ont récemment tenu une réunion de travail avec l’équipe de cette institution financière conduit par Atou Seck. Leur rencontre a surtout porté sur le deuxième décaissement d’appui budgétaire pour une croissance équitable et résiliente dont devrait bénéficier Madagascar, selon le compte rendu fait par le ministère de l’Économie et des finances (MEF).

     

    Le ministre de l’Économie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison, avait déjà expliqué en janvier que quelques conditionnalités devraient encore être complétées pour l’obtention de ce second appui de la Banque mondiale. Mais “actuellement, les démarches pour ce décaissement sont en cours”, indique le département en charge des Finances.

     

    Les Opérations de politique de développement (DPO) pour une croissance équitable et inclusive ont été convenues entre la Banque mondiale et Madagascar en 2023. Elles devraient fournir trois tranches de 100 millions de dollars chacune, en soutien budgétaire sur la période 2023-2025. Un premier décaissement avait déjà eu lieu au mois de juin 2023. Aucun versement dans le cadre de cet appui n’a cependant été effectué par la Banque mondiale l’année dernière. Et c’est ce second décaissement qui est encore en négociations jusqu’à ce jour.

     

    Photo : Ministère de l’Economie et des finances

  • COOPERATION AVEC LE FMI – Décaissement attendu de 77 millions de DTS après l’examen des premières revues des accords FEC et FRD

    COOPERATION AVEC LE FMI – Décaissement attendu de 77 millions de DTS après l’examen des premières revues des accords FEC et FRD

    Antananarivo, 18 Février, 7h30 – Le rendez-vous est fixé. Le dossier de Madagascar devra passer devant le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le 26 février 2025. Ce Conseil aura à y achever les premières revues des programmes de

    Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) liant cette institution de Bretton Woods et la Grande île. Ces examens étaient initialement prévus vers la fin du mois de novembre de l’année dernière mais avaient été reportés. Ainsi, sauf changement, c’est ce 26 février que ces examens sont prévus être achevés, sur la base du respect des critères de performance pour fin juin 2024.

     

     

    Si on s’en tient à la proposition initiale de calendrier des décaissements et des revues de ces programmes, un avis favorable du Conseil d’administration du FMI permettra à Madagascar de bénéficier d’une seconde tranche de 36,66 millions de DTS au titre de la FEC et d’une première tranche totalisant 40,732 millions de DTS au titre de la FRD.

     

    Le décaissement d’une deuxième tranche au titre de la FEC, après le premier versement effectué au mois de juillet de 2024, est conditionné par plusieurs mesures préalables. Parmi ces conditions figurent par exemple la finalisation et l’approbation par le Conseil des ministres du Plan de redressement de la Jirama, prévue au mois de novembre. Il y a également l’opérationnalisation et l’approvisionnement de 10 banques alimentaires avant le début de la période de soudure prévue au mois d’octobre de l’année dernière. Mais il y avait surtout la mise en place un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, avec l’inscription de la subvention associée dans le budget.

     

    La ministre de l’Économie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait déjà avancé que toutes les conditions avaient déjà été remplies pour soumettre le dossier de Madagascar devant le Board du FMI. Et ce, après l’enclenchement du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants au mois de janvier.

     

    Pour la FRD, deux mesures de réformes devaient déjà être prises vers la fin du mois de novembre, dans le cadre de la première revue de ce programme ; avec à la clé 20,366 millions de DTS pour chacune des réformes. La première mesure de réformes porte sur la gouvernance climatique, à travers l’adoption d’un décret précisant que le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME) couvre toutes les politiques climatiques.

     

    La seconde mesure de réforme c’est l’adoption d’un nouveau décret sur les évaluations d’impact environnemental pour remplacer le décret de 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE) et l’adoption ainsi que la publication des critères de hiérarchisation et de sélection des projets d’investissement comprenant des éléments liés au changement climatique. Ces deux décrets avaient été publiés au mois de janvier de cette année.

     

    Photo d’illustration : Xinhua