Catégorie : Économie

  • ENTREPRENEURIAT – Le JPM place sa prochaine rentrée sous le thème du passage à l’échelle afin d’aider les entreprises à durer et à croître

    ENTREPRENEURIAT – Le JPM place sa prochaine rentrée sous le thème du passage à l’échelle afin d’aider les entreprises à durer et à croître

    Créer une entreprise ne suffit plus, il faut désormais lui permettre de durer et de croître. C’est autour de cet enjeu que le Jeune patronat de Madagascar (JPM) organise la deuxième édition de la Rentrée du Jeune Patronat (RJP), les 8 et 9 octobre prochains à Ivato. Placée sous le thème du “passage à l’échelle”, la rencontre ambitionne d’identifier les leviers permettant aux entreprises malgaches de franchir un cap dans leur développement et de briser le plafond de verre qui freine leur croissance.

    Après une première édition consacrée à la mise en réseau et aux échanges, le JPM recentre cette année les discussions sur les défis auxquels sont confrontées les entreprises lorsqu’elles atteignent un certain niveau de développement. L’objectif est d’apporter des pistes concrètes pour renforcer leur structuration, améliorer leur capacité à absorber une croissance plus importante et accompagner leur changement de dimension.

    “Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus seulement de créer, mais de durer et de croître. À travers le thème « Passage à l’échelle », nous souhaitons accompagner nos membres pour qu’ils puissent franchir ce cap déterminant”, souligne Lilia Randriamifidimanana, présidente du JPM. Elle explique alors que l’idée est “d’aider les entrepreneurs à structurer leurs organisations pour que celles-ci puissent absorber une croissance plus forte et ainsi briser ce plafond de verre qui les maintient parfois dans une activité restreinte”.

    Le programme des deux journées sera conçu autour de ces problématiques. La première sera consacrée au climat des affaires à travers des échanges réunissant des représentants des institutions publiques, des acteurs économiques et des partenaires financiers. La seconde sera davantage orientée vers les aspects opérationnels avec des masterclass et des ateliers pratiques sur la posture managériale, l’accès aux marchés et le financement de la croissance.

    L’événement s’inscrit également dans une logique de renforcement des collaborations entre le JPM et les principaux acteurs de l’économie malgache. Plusieurs conventions de partenariat ont ainsi été conclues avec des institutions nationales afin d’accompagner le développement des entreprises et leur montée en puissance.

  • EMPLOI – Une base de données unique pour suivre les flux de travailleurs migrants malgaches

    EMPLOI – Une base de données unique pour suivre les flux de travailleurs migrants malgaches

    Quels sont les pays qui accueillent le plus de travailleurs provenant de Madagascar ? Dans quels secteurs les travailleurs migrants malgaches sont-ils les plus actifs ? Combien sont-ils à partir chaque année ? Ces informations devraient bientôt être plus facilement disponibles grâce à une base de données unique sur la migration de travail que le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique et l’Institut national de la statistique (Instat) prévoient de mettre en place. Les deux institutions ont signé une convention de partenariat en ce sens vendredi.

    La future plateforme centralisera les données sur les flux de travailleurs migrants, les principaux pays de destination ainsi que les secteurs d’activité les plus concernés. Ces indicateurs doivent permettre d’anticiper les besoins en compétences, d’adapter les formations et de mieux encadrer la mobilité professionnelle.

    Au-delà du suivi des mouvements de travailleurs, cet outil doit également renforcer la production des statistiques officielles sur la migration de travail. Les deux institutions entendent disposer de données régulièrement actualisées afin d’appuyer l’élaboration des politiques publiques, d’orienter les programmes liés à la mobilité professionnelle et de répondre aux engagements internationaux de Madagascar.

    “Cette base de données constitue un outil stratégique pour l’État”, souligne le directeur général du Travail, Rojomampionona Ravelomahatratra. Jusqu’à présent, les informations sur les travailleurs malgaches exerçant à l’étranger étaient dispersées et souvent limitées à certains secteurs, rendant difficile une vision d’ensemble de la migration de travail.

    Selon le partenariat conclu entre les deux institutions, le ministère du Travail sera chargé de la collecte des données, tandis que l’Instat assurera leur traitement, leur analyse et la production des indicateurs statistiques. “Le ministère collecte les données, tandis que l’Instat les traite, les analyse et produit les indicateurs statistiques”, explique le directeur général de l’Instat, Eric Jean Michel Rakotomanana.

  • DÉVELOPPEMENT – Le Fida annonce avoir mobilisé 450 millions de dollars sur quatre ans pour les paysans malgaches 

    DÉVELOPPEMENT – Le Fida annonce avoir mobilisé 450 millions de dollars sur quatre ans pour les paysans malgaches 

    Des résultats significatifs. Le Fonds international pour le développement agricole indique avoir soutenu plus de 500 000 ménages ruraux en quatre ans. Ces appuis ont pu être possibles grâce aux 450 millions de dollars que l’organisation a pu mobiliser pour accompagner le développement rural dans la Grande île. Cette enveloppe financière a largement contribué à la mise en œuvre de priorités nationales de Madagascar, notamment à travers le Programme d’options stratégiques (2022–2026) et des projets structurants tels que le programme de Développement de filières agricoles inclusives (Defis) ou le Programme for Strengthening Sustainable Entrepreneurship and Economic Integration of Rural Youth (Progres).

     

    Ce bilan a été mis en avant lors de la cérémonie de remise de distinction honorifique au premier représentant résident du Fida à Madagascar, Joseph Rostand Olinga Biwole. Celui-ci a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national malgache vendredi. L’occasion pour les autorités malgaches d’exprimer “la reconnaissance du Gouvernement malgache pour la qualité du partenariat avec le Fida ainsi que l’appui constant du Fonds pour soutenir les efforts du gouvernement en faveur de l’accroissement de la productivité agricole, le renforcement de la résilience des communautés rurales face aux effets du changement climatique et la transformation des systèmes alimentaires”.

     

    Le Fida demeure l’un des partenaires stratégiques de Madagascar dans le secteur rural, cumulant, depuis son installation en 1979, le financement de 18 projets pour un montant global dépassant le milliard de dollars au profit de plus d’un million de familles rurales.

  • COMMERCE – L’ANMCC dénonce des pratiques frauduleuses de certains importateurs de lait concentré pour contourner les mesures de sauvegarde

    COMMERCE – L’ANMCC dénonce des pratiques frauduleuses de certains importateurs de lait concentré pour contourner les mesures de sauvegarde

    Des étiquettes non conformes. Le renforcement des contrôles sur l’étiquetage menés par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives (ANMCC) a révélé que des importateurs utilisent des codes du système harmonisé inappropriés pour le lait concentré et les “creamer”. Certains importateurs s’adonnent à ces pratiques frauduleuses pour soustraire leurs produits aux droits additionnels qu’ils doivent payer, dénonce l’ANMCC au cours d’une réunion d’information organisée jeudi. 

    Lors de la rencontre avec les opérateurs, l’ANMCC rappelle que le quota annuel de lait concentré et de “creamer” non soumis à des droits additionnels est de 3 000 tonnes. “Au-delà de ce quota, les importations sont soumises à un droit additionnel de 29 % jusqu’au 31 décembre 2026, puis de 28 % jusqu’au 5 juin 2027”, précise l’organisme chargé de veiller  à l’application des mesures de défense commerciale conformément aux accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). 

    “Indépendamment des exigences d’étiquetage, le lait concentré et le creamer demeurent des produits directement concurrents relevant du champ d’application de la mesure de sauvegarde”, insiste alors Barthélémy, directeur général de l’ANMCC. La mesure de sauvegarde définitive sur le lait concentré avait été prise en septembre 2023, après que les enquêtes menées par l’ANMCC avaient conclu à un “accroissement des importations de lait concentré” d’une part et à “l’existence d’un dommage grave subi par la branche de production nationale” de l’autre. 

    Jusqu’en décembre 2023, les produits importés hors-quota avaient été frappés de droit additionnel de 32%. Ce droit a progressivement baissé et ne devrait plus s’appliquer à partir de juin 2027. 

  • ENTREPRENEURIAT – Miarakap évoque une année antifragile pour résumer son bilan de l’exercice 2025

    ENTREPRENEURIAT – Miarakap évoque une année antifragile pour résumer son bilan de l’exercice 2025

    2025 n’a pas été une année facile. Elle a même été particulièrement difficile. Malgré un contexte marqué par les incertitudes institutionnelles à Madagascar et une conjoncture internationale complexe, Miarakap, gestionnaire de fonds spécialisé dans l’accompagnement des entrepreneurs, affirme s’être renforcé. Dans le bilan de son exercice 2025, son directeur général, Emmanuel Cotsoyannis, qualifie cette période d’“année antifragile”. “C’est un socle, celui d’une équipe qui se renforce dans le temps long, et qui fait la différence quand le système est sous tension”, explique-t-il.

    Selon Miarakap, l’arrêt des financements de l’Agence des Etats-Unis pour l’aide internationale (Usaid) a pesé sur l’équilibre macroéconomique. Malgré cela, l’entreprise dit avoir augmenté ses effectifs de 5 % et les rémunérations de 10 %. “Ces chiffres traduisent notre capacité à tenir, à adapter notre modèle et à continuer à investir dans notre mission”, affirme Emmanuel Cotsoyannis. Les revenus de la société de gestion ont progressé de 15 %, tandis que ceux issus des investissements ont triplé.

    L’entreprise cite également plusieurs réalisations en 2025, dont le développement de son activité de conseil dans la région de l’océan Indien, la poursuite de la levée de fonds de “Mitsiry”, dédié aux projets liés au climat, ainsi que les premiers désinvestissements de “Miarakap Investissement”. Trois sorties ont été réalisées, dont deux bénéficiaires. Miarakap indique que la valeur totale de son portefeuille dépasse désormais de plus de 100 % sa valeur historique.

    Pour 2026, l’entreprise prévoit de finaliser le closing du fonds Mitsiry, avec un objectif de 50 millions de dollars, de poursuivre la distribution de valeur aux investisseurs historiques et de renforcer ses processus. “Pour la première fois depuis longtemps, une crise institutionnelle n’a pas entraîné mécaniquement un effondrement économique immédiat. Je reste prudent, mais j’y vois une raison d’espérer”, conclut Emmanuel Cotsoyannis.

  • PROTECTION SOCIALE – Une nouvelle stratégie de sensibilisation conduit au doublement du nombre des sans-abri accueillis à Isotry

    PROTECTION SOCIALE – Une nouvelle stratégie de sensibilisation conduit au doublement du nombre des sans-abri accueillis à Isotry

    Il y a quelques mois, le centre Madcap Isotry accueillait 200 personnes sans-abri. Depuis quelques semaines, la fréquentation du centre augmente. Aujourd’hui, il accueille plus de 460 sans-abri chaque nuit, si l’on en croit le directeur régional de la Population et de la solidarité (DRPS) Analamanga, Dina Michel Ramananirina. Une augmentation qui est due à la mise en oeuvre, depuis juin, d’une nouvelle stratégie privilégiant la sensibilisation et l’adhésion volontaire plutôt qu’une prise en charge imposée.

    Lors des descentes nocturnes, les équipes misent désormais sur le dialogue pour convaincre les personnes vivant dans la rue de rejoindre les centres d’accueil. Auparavant, celles-ci y étaient directement conduites. Un mois après le lancement de cette approche, les autorités estiment que les premiers résultats sont encourageants.

    Certaines familles résident de manière permanente au centre Madcap, tandis que d’autres y séjournent temporairement avant de repartir. Grâce au transfert progressif de certains bénéficiaires vers le centre Seba situé à Isotry même, de nouvelles places se libèrent. Six nouveaux ménages ont d’ailleurs intégré le centre le 12 juillet, à en croire le DRPS Analamanga. Les admissions y restent ouvertes à toute personne sans-abri, à l’exception de celles nécessitant une prise en charge médicale préalable.

    Le nombre de bénéficiaires varie toutefois selon les périodes de l’année. Pendant la saison des pluies, le centre fonctionne généralement à pleine capacité. En hiver, certains résidents retournent temporairement dans leurs villages pour participer à des cérémonies familiales, comme le famadihana ou les circoncisions, ou pour prendre part à des activités en milieu rural. Les autorités espèrent que cette approche, fondée sur l’écoute, l’accompagnement et le volontariat, permettra de réduire durablement le nombre de personnes vivant dans la rue tout en favorisant leur réinsertion et leur protection sociale.

  • ENTREPRENEURIAT – Le FOM s’allie à Clood Madagascar afin d’accélérer la transformation numérique des petites entreprises malgaches

    ENTREPRENEURIAT – Le FOM s’allie à Clood Madagascar afin d’accélérer la transformation numérique des petites entreprises malgaches

    Les petites entreprises et les très petites entreprises malgaches devraient pouvoir accéder plus facilement aux solutions numériques. La convention de partenariat signée jeudi entre l’Association des entreprises malgaches (FOM – Fikambanan’ny orinasa Malagasy) et la start-up Clood Madagascar vise principalement à accélérer leur transformation digitale. Dans le cadre de l’accord conclu entre les deux parties, il est notamment prévu que les membres de la FOM bénéficieront de conditions préférentielles exclusives sur les prestations de la start-up. Ces conditions incluent, entre autres, des facilités de paiement et une remise de 20%.

    “Ce rapprochement entend lever les freins majeurs auxquels font face les TPME, souvent hésitantes par manque d’accompagnement ou de solutions adaptées”, souligne Aina Tolojanahary, manager directeur de Clood Madagascar. “Nous mettrons notre expertise au service de la conception de solutions numériques personnalisées, pensées pour structurer les activités, automatiser les processus internes et soutenir durablement la croissance de chaque structure accompagnée”, poursuit-il.

    “Le partenariat met à l’honneur des valeurs purement locales telles que le Fihavanana et le Firaisankina”, indique, de son côté, Fiona Tsiranana, présidente de la FOM. Cette initiative témoigne de la conviction de ce groupement du secteur privé que l’essor du secteur privé ne dépend pas uniquement de financements externes ou de politiques publiques. Il s’appuie également sur la capacité des acteurs économiques à partager leurs compétences et à créer des synergies directes, ajoute-t-elle.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Deux vols hebdomadaires envisagés pour la reprise de la liaison aérienne directe Madagascar-Comores prévue le 30 juillet

    TRANSPORT AÉRIEN – Deux vols hebdomadaires envisagés pour la reprise de la liaison aérienne directe Madagascar-Comores prévue le 30 juillet

    Le ciel reliant Madagascar et les Comores va de nouveau s’ouvrir après des années d’interruption. Le vol inaugural opéré par Madagascar Airlines est programmé pour le 30 juillet 2026. Cette échéance a été annoncée à la fois par le ministère malgache des Transports et de la Météorologie et par l’Ambassade de l’Union des Comores à Antananarivo. Deux vols hebdomadaires sont ainsi programmés, et ils auront lieu tous les jeudi et dimanche.

    Selon les informations obtenues auprès de la compagnie nationale Madagascar Airlines, une liaison Antananarivo – Mahajanga – Moroni est prévue pour cette reprise. Cette nouvelle connexion est prévue faciliter les déplacements des voyageurs entre les deux pays, mais aussi renforcer les échanges économiques, touristiques et familiaux entre les communautés malgaches et comoriennes.

    La liaison aérienne entre les deux pays a été officiellement suspendue depuis juillet 2022. Après la crise Covid qui a vu de nombreuses liaisons aériennes avec l’extérieur suspendues, les vols Antananarivo – Moroni opérés par Madagascar Airlines avaient repris, mais cela n’a pas duré. Madagascar avait à nouveau décidé de suspendre les vols après que des lingots d’or présumés provenant de la Grande île avaient été saisis dans l’archipel. Depuis, les passagers entre les deux pays sont obligés de faire un détour par Nairobi au Kenya ou Addis Abeba en Ethiopie.

    Cette semaine, l’Ambassadeur de ‘Union des Comores à Madagascar, Caabi Elyachroutu Mohamed, a multiplié les rencontres avec les autorités. D’abord avec le ministre malgache des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona. La possibilité de voir la compagnie comorienne Royal Air exploiter à son tour cette liaison a été au centre des discussions entre les deux personnalités comme l’indique le communiqué du ministère.

    Une autre rencontre entre le diplomate comorien et le directeur général de Madagascar Airlines, Rabarilala Rado, s’est aussi tenue jeudi. Selon le communiqué de la représentation comorienne à Antananarivo, d’autres perspectives de développement, notamment la possibilité d’une liaison Moroni–Antananarivo–Marseille a été évoquée à l’issue de leur rencontre.

  • BANQUE – BNI MADAGASCAR lance un service d’ouverture de compte à distance via son application mobile

    BANQUE – BNI MADAGASCAR lance un service d’ouverture de compte à distance via son application mobile

    Savez-vous qu’il est désormais possible d’ouvrir un compte bancaire sans se déplacer en agence ? Cette fonctionnalité, ouverture de compte à distance, est possible avec l’application mobile de BNI Madagascar. Une initiative visant à répondre aux contraintes géographiques et temporelles rencontrées par une partie de la population malgache en matière d’accès aux services financiers.

    Dans un contexte où la bancarisation est identifiée comme un vecteur de développement économique, l’éloignement physique des agences et les contraintes liées aux horaires d’ouverture demeurent des freins pour de nombreux usagers. Avec ce nouveau service, BNI Madagascar propose un parcours client entièrement numérique, accessible depuis un smartphone, à toute heure de la journée.

    Ce dispositif permet aux utilisateurs de finaliser l’ouverture d’un compte bancaire sans déplacement en agence ni formalités papier. Le parcours, conçu pour être accessible tant aux habitués des outils numériques qu’aux nouveaux utilisateurs, intègre les normes de sécurité bancaire en vigueur afin de garantir la confidentialité des données personnelles.

    Selon la direction de la banque, l’objectif est d’adapter les services bancaires aux modes de vie contemporains, notamment pour les personnes résidant dans des zones éloignées des centres urbains ou dont l’emploi du temps professionnel limite les déplacements. “Nous allons vers les clients, qu’ils vivent loin de nos agences ou qu’ils préfèrent gérer leurs démarches en dehors des horaires classiques”, explique Patrice Mazzei, directeur général de BNI Madagascar.

    Pour encourager l’adoption de cette solution, la banque a assorti ce lancement d’une offre de bienvenue, consistant en une année de gratuité sur les frais de pack bancaire pour tout nouveau compte ouvert via l’application. Cette mesure est présentée comme un levier pour faciliter l’accès aux outils de gestion financière, tels que l’épargne ou la sécurisation des revenus.

  • ENVIRONNEMENT – Madagascar réfléchit à l’élaboration d’un cadre juridique et d’une politique nationale des emplois verts

    ENVIRONNEMENT – Madagascar réfléchit à l’élaboration d’un cadre juridique et d’une politique nationale des emplois verts

    Madagascar engage une réflexion sur la mise en place d’un cadre juridique et d’une politique nationale des emplois verts. Une table ronde de trois jours organisée à Antaninarenina réunit les ministères concernés ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers afin d’établir un état des lieux des emplois et des compétences liés à l’économie verte avant leur formalisation. L’objectif de cette rencontre est d’identifier et d’évaluer les emplois verts ainsi que les compétences existantes dans le pays afin de disposer d’une base de référence pour accompagner la transition vers une économie verte. Les travaux doivent déboucher sur une feuille de route qui servira de base à l’élaboration d’une politique nationale des emplois verts.

    “Il est indispensable d’identifier et d’évaluer les emplois verts et les compétences vertes existants avant leur formalisation”, souligne Nolave Luck Aristide Andriatsihala, ministre de l’Environnement et du développement durable. Selon les autorités, Madagascar ne dispose pas encore d’un cadre juridique spécifique encadrant les emplois verts, alors qu’une partie importante des activités liées à l’environnement est exercée dans le secteur informel. Les premières démarches de structuration de ce secteur ont été engagées après la COP27 avec l’ambition de créer un environnement favorable au développement de ce secteur.

    L’initiative est portée conjointement par le ministère de l’Environnement et du développement durable, le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique et le ministère de la Jeunesse et des sports, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation internationale du Travail (OIT), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Unicef. Dans la répartition des responsabilités, le ministère de l’Environnement est chargé de piloter la transition vers une économie verte, le ministère du Travail de préparer le cadre réglementaire pour la reconnaissance des emplois verts, tandis que le ministère de la Jeunesse devra promouvoir l’accès des jeunes et des femmes à ces métiers.

    Le Gouvernement mise également sur ce secteur pour répondre au défi du chômage des jeunes. D’après le ministre de l’Environnement et du développement durable, Madagascar dispose d’un potentiel considérable pour créer des emplois verts dans plusieurs secteurs, notamment le recyclage des déchets, la gestion durable des forêts, l’agriculture durable ainsi que la protection des aires protégées.
    Il estime également que Madagascar peut tirer profit du marché du carbone. Comptant parmi les sept pays les moins émetteurs de carbone, le pays entend valoriser cet atout pour générer des revenus susceptibles de financer la création d’emplois verts au bénéfice des communautés locales, en particulier des jeunes et des femmes.