Catégorie : Économie

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Un lycée technique agricole de l’Akamasoa ouvrira prochainement ses portes à Antolojanahary-Ankazobe

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Un lycée technique agricole de l’Akamasoa ouvrira prochainement ses portes à Antolojanahary-Ankazobe

    Agrément en vue. Le mouvement Akamasoa, fondé par le père Pedro Opeka, verra bientôt son lycée technique agricole opérationnel à Antolojanahary, dans la commune de Mahavelona, sur la route d’Ankazobe. Son partenariat avec le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) permettra de faciliter l’ouverture de cet établissement, où des enseignants fonctionnaires seront affectés.

    La signature de la convention en ce sens s’est tenue ce mercredi à Andralanitra.Celle-ci prévoit notamment l’accompagnement du lycée technique agricole Akamasoa Antolojanahary (LTAAA) vers son agrément officiel. A cela s’ajoutent l’amélioration de l’offre de formation et l’adaptation des cursus aux besoins du marché du travail, sans oublier l’affectation des enseignants fonctionnaires. Selon le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Todisoa Manampy Andriamampandry, l’objectif est de “permettre aux jeunes de s’insérer dans le monde du travail et de créer eux-mêmes des emplois”.

    Le bâtiment du LTAAA existe déjà à Antolojanahary. L’établissement se spécialisera dans les filières de l’agriculture et de l’élevage. Il sera ouvert à tous, particulièrement aux jeunes en situation de précarité. Le lycée ambitionne de former les techniciens et agronomes dont Madagascar a besoin. Selon le père Pedro Opeka, le LTAAA contribuera à former les compétences indispensables au développement du pays, en renforçant la production agricole et en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes. Il pourra accueillir entre 600 et 1 500 lycéens.

    L’Akamasoa recense environ 21 000 élèves inscrits auprès de ses établissements, depuis les crèches jusqu’à l’université. Pour le mouvement, reconnu d’utilité publique, “l’éducation est le véritable fondement de tout développement, d’où son implication pour le rendre accessible aux enfants et aux jeunes, y compris ceux vulnérables”.

  • ENERGIE – Un déficit de production de 29 MW perturbe l’approvisionnement en électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo

    ENERGIE – Un déficit de production de 29 MW perturbe l’approvisionnement en électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo

    Un manque annoncé. La Jirama évoque un déficit de production électrique d’environ 29 mégawatts (MW) sur le Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA). Ce gap perturbe actuellement la distribution d’électricité dans la capitale et ses environs souligne cette société d’Etat. Cette situation résulte de la conjonction de deux problèmes techniques survenus presque simultanément.

    Le premier concerne un incident technique survenu au niveau de la Turbine à Combustion (TAC ) à Ambohimanambola. Cette panne a immédiatement réduit la capacité de production disponible sur le réseau. La TAC d’Ambohimanambola fait l’objet d’un redémarrage récemment, précisément il y a un mois, pour renforcer l’approvisionnement en électricité dans la capitale et ses environs.

    Le second facteur, tout aussi préoccupant, est la baisse critique du niveau d’eau du barrage d’Andekaleka, principale centrale hydroélectrique alimentant la capitale. Selon la Jirama, le niveau a atteint sa cote d’alerte minimale, fixée à 357,7 mètres, obligeant les techniciens à procéder à l’arrêt immédiat de deux groupes de production de la centrale, afin de préserver l’infrastructure et d’éviter des dommages plus graves liés à un fonctionnement en dessous du seuil critique.

    Face à cette double contrainte technique et hydrologique, la Jirama a tenu à rassurer sa clientèle quant à sa mobilisation. Dans un communiqué, la société affirme que ses équipes techniques sont d’ores et déjà mobilisées à 100 % pour faire face à la situation. L’entreprise indique déployer tous les efforts nécessaires afin de réguler au mieux la distribution d’électricité encore disponible, en attendant la résolution complète des pannes.

    La Jirama n’a pas communiqué de délai précis pour un retour à la normale, la remise en service des installations concernées dépendant à la fois de la réparation de l’incident technique à Ambohimanambola et de l’évolution du niveau d’eau à Andekaleka, qui reste tributaire des conditions hydrologiques.

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  • CLIMAT DES AFFAIRES – Yvon Tsimbazafy Randriamialison, nouveau PCA de l’EDBM, fait du dialogue public-privé sa priorité

    CLIMAT DES AFFAIRES – Yvon Tsimbazafy Randriamialison, nouveau PCA de l’EDBM, fait du dialogue public-privé sa priorité

    Le nouveau président du conseil d’administration de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) fixe le cap. Entré en fonction lundi, Yvon Tsimbazafy Randriamialison affirme que les priorités de l’EDBM doivent s’inscrire dans la vision du Président de la Refondation, en privilégiant “des projets à impact direct sur la population ainsi que des initiatives favorisant rapidement l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé”.

    Il précise également la feuille de route de l’institution pour cette année, en faisant de la relance du dialogue public-privé une priorité. Selon lui, cette démarche constitue désormais une “priorité stratégique” que l’EDBM devra “impérativement concrétiser” avant la fin de l’année.

    Cette annonce intervient alors que les relations entre l’État et le secteur privé traversent l’une de leurs périodes les plus tendues de ces derniers mois. Le 24 juin, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), principale organisation patronale du pays, a annoncé dans un communiqué la suspension de la participation de ses représentants à toutes les instances de gouvernance des institutions de l’État, ainsi que du dialogue public-privé. Cette décision fait suite à l’affaire dite “CNaPS-SMGD”, qui met en cause cinq administrateurs siégeant au nom du GEM au sein du conseil d’administration de la CNaPS.

    Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, lors de l’ouverture du Salon RSE le 2 juillet, avait annoncé la tenue d’une rencontre avec le secteur privé, appelant à l’apaisement et à la reprise des échanges. Le nouveau PCA de l’EDBM confirme, dans le même esprit, que l’État demeure ouvert au dialogue. Il indique que les discussions ont déjà repris. “D’après les informations dont je dispose, des échanges ont déjà eu lieu entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Premier ministre, et ces discussions se poursuivront encore cette semaine”, affirme-t-il.

    Yvon Tsimbazafy Randriamialison, magistrat de l’ordre financier, est actuellement secrétaire général adjoint à la Présidence de la Refondation de la République. Il succède à Andrianaina Rabarisoa, magistrat de l’ordre administratif, récemment nommé premier président du Conseil d’État.

    La composition du conseil d’administration de l’EDBM est également connue. Y siègent les ministres des Affaires étrangères, de Industrialisation et du développement du secteur privé, du Travail, de l’emploi et de la Fonction publique, de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, ainsi que de l’Énergie et des hydrocarbures.

  • ENTREPRENEURIAT – Plus de 200 projets élaborés par des jeunes malgaches en lice pour un financement de la Confejes

    ENTREPRENEURIAT – Plus de 200 projets élaborés par des jeunes malgaches en lice pour un financement de la Confejes

    Un atelier technique pour sélectionner les projets du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPJ) de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes). Pendant cinq jours, les membres du Comité technique de sélection et d’orientation (CTSO), issus de plusieurs pays francophones, examineront plus de 200 projets présentés par de jeunes entrepreneurs malgaches originaires des 24 régions du pays.

    Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, Madagascar bénéficie depuis plusieurs années de ce programme, en tant que membre de la Confejes. Celui-ci finance des projets portés par des jeunes répondant aux besoins de développement économique des territoires. Pour cette édition, 217 dossiers ont été déposés et une dizaine de projets devraient être retenus pour bénéficier d’un appui financier.

    L’enveloppe globale consacrée au programme s’élève à 7,6 millions d’euros. “Toutefois, le montant accordé à chaque bénéficiaire variera selon la nature du projet, son niveau de développement ainsi que sa chaîne de valeur”, souligne le ministre, ce lundi, lors de l’ouverture de l’atelier à Antanimena.

    Les projets attendus concernent principalement les secteurs jugés prioritaires pour la relance économique de Madagascar. Il s’agit notamment de la production, de la transformation des produits locaux, de l’agriculture, de l’élevage, de la valorisation des ressources nationales ainsi que de l’artisanat lié au secteur du tourisme. L’objectif est de soutenir des initiatives capables de répondre aux besoins du marché national tout en développant des produits compétitifs à l’international.

    Pour le membre du gouvernement, la création d’entreprises demeure un levier essentiel du développement économique du pays. Dans un contexte de fragilité économique, il estime que les initiatives entrepreneuriales portées par les jeunes constituent l’un des principaux moteurs de la relance, notamment au niveau des économies locales.

    “Le PPJ constitue un levier pour accroître le nombre de jeunes entrepreneurs financés et favoriser la création d’emplois à travers le pays. J’encourage ainsi les jeunes, en particulier les jeunes femmes, à saisir cette opportunité afin de créer leurs propres entreprises et de générer des emplois pour d’autres jeunes”, indique le ministre Alain Désiré Rasambany.

    Cette édition revêt une importance particulière pour Madagascar, membre de la Confejes depuis 1994, qui entretient une coopération constante avec l’organisation en faveur de l’autonomisation économique des jeunes. Depuis le lancement du programme, plus d’une centaine de jeunes entrepreneurs malgaches ont déjà bénéficié d’un financement dans le cadre du PPJ de la Confejes.

  • HYDROCARBURES – Les autorités évoquent des raisons de sécurité pour expliquer la limitation à 100 litres des achats de carburants en contenant mobile

    HYDROCARBURES – Les autorités évoquent des raisons de sécurité pour expliquer la limitation à 100 litres des achats de carburants en contenant mobile

    “Les stations services sont destinées à la vente au détail”. Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures explique la note publiée vendredi par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) limitant à 100 litres la quantité de carburant pouvant être vendu dans des contenants mobiles. Dans un communiqué transmis à la presse, il évoque des raisons de sécurité à l’interdiction d’achat en station de carburant de plus de 100 litres dans des contenants mobiles.

    Pour le ministère, il s’agit avant tout d’une mesure destinée à assurer la sécurité dans les points de vente de carburant. “Les pompes des stations-service sont conçues pour remplir les réservoirs des véhicules, situés à hauteur de la taille du pompiste”, indique le ministère dans son communiqué. A l’entendre, le remplissage de grandes citernes ou de conteneurs en plastique par le haut peut provoquer des décharges d’électricité statique et accroître les risques d’incendie.

    “Les pompes ne sont pas non plus conçues pour effectuer des transferts continus de très grandes quantités de carburant, bien supérieures au remplissage des réservoirs de véhicules”, poursuit-il. Selon le ministère, les transferts continus de très gros volumes peuvent accélérer “une usure prématurée des équipements, voire des pannes interrompant le service”.

    Mais au-delà de la sécurité des opérations, le ministère met aussi en avant la nécessaire sécurisation des approvisionnements. “Certains clients monopolisent les pompes pendant de longues périodes, obligeant les autres usagers à attendre”, explique le ministère. Mais il insiste surtout sur les risques de revente à un tarif plus élevé dans les zones où il n’existe qu’une seule station service, ainsi que les risques sur l’économie même du pays.

    “Les prix pratiqués dans les stations-service sont destinés aux consommateurs de détail”, rappelle le ministère qui souligne que “les gros consommateurs doivent s’approvisionner directement auprès des distributeurs de carburant dans le cadre de contrats de fourniture (B2B)”. Tout achat de carburant en gros auprès des stations-services “entraîne une charge financière supplémentaire pour l’État et détourne le mécanisme mis en place pour protéger les consommateurs ordinaires”, conclut le ministère.

    Pour les autorités, la note ne signifie nullement qu’il y a une pénurie de carburant ou une baisse des stocks. “Même si vous venez avec mille voitures à remplir, cela ne pose aucun problème”, indique le ministère. Il martèle que la seule restriction concerne le carburant acheté en jerricans, fûts ou tout autre contenant mobile et non le carburant distribué directement dans les réservoirs des véhicules.

  • ENERGIE – WeLight prévoit un investissement de 650 millions USD pour électrifier des zones rurales d’Afrique subsaharienne

    ENERGIE – WeLight prévoit un investissement de 650 millions USD pour électrifier des zones rurales d’Afrique subsaharienne

    Expansion stratégique. Afin de répondre au déficit d’accès à l’électricité dans les zones rurales d’Afrique subsaharienne, la société WeLight, spécialisée dans l’électrification par mini-réseaux solaires, annonce un plan d’investissement de 650 millions USD. Cette stratégie vise à renforcer sa présence dans la région en ciblant prioritairement les pays où les besoins en infrastructures électriques sont les plus marqués.

    WeLight, qui déploie actuellement ses activités à Madagascar et au Mali, prévoit d’étendre son empreinte géographique. Selon les informations transmises par l’entreprise, des démarches sont en cours pour une implantation au Nigeria et en République démocratique du Congo. Un cinquième pays, dont l’identité n’a pas encore été révélée, est également à l’étude. L’objectif opérationnel affiché par la société est d’atteindre un million de raccordements à l’horizon 2030.

    Le plan d’investissement est structuré pour répondre aux spécificités des zones ciblées. Une enveloppe de 450 millions USD est allouée au développement des activités au Nigeria et au RD Congo, deux pays qui concentrent une part importante des populations privées d’accès à l’électricité dans la région. Les 200 millions USD restants seront destinés à consolider les opérations à Madagascar, au Mali et dans la cinquième juridiction à intégrer le réseau.

    Pour financer ce déploiement, WeLight table sur une approche mixte. La moitié des fonds devrait provenir de mécanismes dédiés aux énergies renouvelables distribuées, tels que le programme Distributed Access through Renewable Energy Scale-up (Dares) au Nigeria ou le Fonds Mwinda en République démocratique du Congo. Le complément sera mobilisé via des cessions d’actions et des emprunts à conditions préférentielles.

    À ce jour, WeLight a déployé près de 190 mini-réseaux, permettant l’alimentation quotidienne de plus de 800 000 personnes. Le modèle technique s’appuie sur une combinaison d’énergie solaire, de stockage par batteries et d’un système de distribution localisé, offrant ainsi une alternative aux réseaux nationaux classiques. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), ces solutions techniques représentent une option pertinente pour l’électrification rurale, favorisant le développement socio-économique des zones desservies.

  • TRANSPORT AERIEN – Réouverture de l’agence commerciale de Madagascar Airlines à Mahajanga

    TRANSPORT AERIEN – Réouverture de l’agence commerciale de Madagascar Airlines à Mahajanga

    Proximité à renforcer. Dans le cadre de sa restructuration progressive et de sa transition vers la marque Air Madagascar, Madagascar Airlines annonce la réouverture effective de son agence commerciale à Mahajanga. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la compagnie de consolider sa présence locale et d’améliorer la qualité de service offerte aux voyageurs, particulièrement à l’approche de la haute saison.

    Cette réouverture permet à la compagnie de rapprocher ses services opérationnels des usagers de la région. L’agence propose désormais l’ensemble du catalogue de prestations commerciales : émission et modification de billets, gestion des voyages en groupe, services de fret, affrètement, ainsi qu’un accompagnement personnalisé via le programme de fidélité. Les équipes sur place sont opérationnelles pour répondre aux besoins d’assistance des passagers et accompagner leurs projets de mobilité.

    Pour Madagascar Airlines, cet investissement traduit une volonté d’accompagner durablement l’évolution de la connectivité régionale et de répondre aux besoins de mobilité des populations locales. Au-delà de ce point de vente, la compagnie souligne que cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large visant à faire évoluer son offre de services sur l’ensemble du territoire national et à réaffirmer son rôle de transporteur aérien national.

  • TOURISME – L’ONTM rapporte un bilan positif de l’ITM 2026 avec près de 30 000 visiteurs, en hausse par rapport à 2025

    TOURISME – L’ONTM rapporte un bilan positif de l’ITM 2026 avec près de 30 000 visiteurs, en hausse par rapport à 2025

    L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) se met à l’heure du bilan. Il rapporte une amélioration de la fréquentation de l’International Tourism Fair Madagascar (ITM) 2026. Selon le bilan présenté jeudi, le salon organisé du 11 au 14 juin 2026 à Ivato a accueilli 29 932 visiteurs contre près de 24 000 lors de l’édition précédente. Cette 12e édition a également réuni 379 exposants, répartis sur 478 stands, avec l’appui de 73 partenaires et sponsors, confirmant la progression de l’événement.

    Au-delà de l’exposition commerciale, l’ITM 2026 a mis l’accent sur le développement d’un tourisme durable et responsable. Les Assises internationales du tourisme, organisées en marge du salon, ont réuni 50 experts nationaux et internationaux autour de dix thématiques consacrées aux enjeux du secteur. L’ONTM met également en avant la portée de la campagne de communication autour de l’événement, qui aurait généré plus de 6 millions d’audiences cumulées sur les plateformes numériques. Des journalistes internationaux ont également été invités à couvrir la manifestation.

    Selon les organisateurs, l’ITM 2026 a rassemblé des participants issus d’une vingtaine de nationalités, renforçant son positionnement comme plateforme d’échanges entre les professionnels du tourisme. L’ONTM considère que cette édition s’inscrit dans la stratégie du ministère du Tourisme et de l’Artisanat visant à accroître la visibilité internationale de Madagascar et la compétitivité de sa destination touristique.

  • ENERGIE – Les discussions autour du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Volobe 2 étendues jusqu’en juin 2027

    ENERGIE – Les discussions autour du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Volobe 2 étendues jusqu’en juin 2027

    L’Etat et la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV) jouent la prolongation. Les deux parties s’accordent un délai supplémentaire pour boucler le projet hydroélectrique de Volobe 2, avec la mise en place d’une installation hydroélectrique dotée d’une puissance installée de 127 Mégawatts. 

    “Ils se donnent jusqu’en juin 2027 [pour la clôture financière du projet]”, confie une source proche du dossier à l’issue de la signature de l’avenant du contrat entre le gouvernement et CGHV. La signature entre Radonirina Rabearimanga, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, et Rémy Huber, directeur général CGHV, matérialisant cette volonté de poursuivre les discussions, s’est tenue à Toamasina ce vendredi. 

    “Le délai fixé initialement pour les discussions a expiré. Cet avenant permet aux autorités et à l’opérateur du projet de poursuivre le dialogue”, explique la même source. “Cette signature témoigne de la volonté commune de l’État malgache et de la CGHV de poursuivre la mise en œuvre du projet”, se réjouit la société chargée du développement, de la construction, de l’exploitation de l’aménagement hydroélectrique de Volobe Amont, dans son communiqué.  

    La clôture financière du projet était fixée pour décembre 2025. Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique, comprenant, entre autres, un barrage et une centrale électrique souterraine, devaient démarrer cette année. Sa mise en service avait été prévue pour 2030.  

    “Avec l’Etat malgache, nous maintenons le cap et poursuivons le travail engagé”, promet Rémy Huber, cité par le communiqué de la société qu’il dirige. La société promet de “faire avancer ce projet utile au pays”, poursuit-il pour évoquer le projet construction d’une centrale hydroélectrique du côté de l’Ivondro, dans la Région Atsinanana. 

    Une nouvelle course contre la montre est engagée entre le gouvernement et CGHV jusqu’en juin 2027. Plusieurs dossiers sont encore sur la table avant un accord final entre les deux parties. C’est, entre autres, le cas du bouclage financier du projet de construction, la durée de la concession, l’entrée de l’Etat dans la capitale de la société. 

    Un point important discuté concerne le tarif final du coût de l’électricité. Aujourd’hui, la société CGHV propose une base de 17 cents/kWh, soit environ 725 ariary/kWh alors que les autorités ne veulent pas aller au-delà de 9 cents/kWh, soit environ 385 ariary/kWh même si beaucoup de paramètres entrent encore en jeu, pouvant réajuster ce prix.  

    Le Colonel Michaël Randrianarina, président de la refondation de la République, avait déjà touché quelques mots sur cette question en évoquant l’argument des autorités. Il avait mis en avant les difficultés pour les ménages à supporter un coût élevé de l’électricité.

  • INFRASTRUCTURES – Le mode de paiement du futur péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka encore à l’étude

    INFRASTRUCTURES – Le mode de paiement du futur péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka encore à l’étude

    Etudes en cours. Le mode de paiement du futur poste de péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka n’est pas encore arrêté. Alors que des panneaux annonçant l’installation d’un péage ont été mis en place au niveau de cette voie rapide, les autorités indiquent que les modalités d’exploitation de l’infrastructure sont toujours en cours de finalisation.

    Selon une source auprès du ministère des Travaux publics, le tarif du péage attend encore sa validation en Conseil des ministres. En parallèle, un comptage du trafic est actuellement réalisé afin d’établir une base de données sur le nombre de véhicules empruntant quotidiennement cette route.

    Le mode de paiement fait également l’objet de discussions. D’après cette même source, les autorités cherchent une solution permettant de limiter les ralentissements au niveau des barrières de péage. Un paiement par carte figure parmi les options envisagées afin de fluidifier la circulation, le règlement en espèces risquant de provoquer des files d’attente. Dans l’attente de la finalisation de ces dispositions, la circulation sur la rocade reste entièrement gratuite.

    La gestion provisoire du péage sera assurée par China Road and Bridge Corporation (CRBC), partenaire du projet, dans le cadre d’une société détenue à 60 % par l’État malgache et à 40 % par l’entreprise chinoise. À terme, cette mission devrait être confiée à l’Orinasa Fitantanana Lalana Malagasy (OFLM), une société nouvellement créée dont les démarches administratives sont en cours.

    Le poste de péage est mis en place au niveau de la première portion de la rocade entre la route de la Francophonie et le rond-point d’Andranotapahina. La voie rapide, ouverte à la circulation depuis 2025 permet de relier plus rapidement la Route de la Francophonie ou la Route Digue (rue Gilles Andriamahazo) à la Route nationale RN 4 en passant par Ambohitrimanjaka. Sa deuxième portion offre une liaison directe avec l’aéroport international d’Ivato. 

    La nouvelle voie rapide à péage réduit considérablement le temps de parcours vers ces axes en évitant le passage par Talatamaty – Ambohibao ou pat les voies secondaires habituellement empruntées. Selon notre source, les recettes issues de l’exploitation de la voie via le péage sont destinées à financer son entretien, son exploitation et, le cas échéant, à contribuer au remboursement des investissements réalisés pour sa construction.